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- Un vieil homme est assis à l'entrée d'une ville. Un étranger s'approche et lui demande : "Je ne suis jamais venu dans cette cité ; comment sont les gens qui vivent ici ?
Le vieil homme lui répond par une question :" Comment étaient les habitants de la ville d'où tu viens ?
Egoistes et méchants. C'est la raison pour laquelle je suis parti, dit l'étranger.
Le vieil homme répond : "Tu trouveras les mêmes ici."
Un peu plus tard, un autre étranger s'approche et demande au vieil homme : "Je viens d'arriver ; dis moi comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?"
Le vieil homme répond :  Dis-moi mon ami, comment étaient les gens dans la ville d'où tu viens ?
Ils étaient bons et acceillants ; j'y avais de nombreux amis. J'ai eu de la peine à le quitter.
Tu trouveras les mêmes ici, répond le vieil homme.
Comment le vieillard peut-il donner deux réponses opposées à la même question ? Parce que chacun porte son univers dans son coeur. (1)
- L'amour nous révèle que nous sommes faits pour la relation et que le dépassement de notre égo est source de joie. (1)
- Guérir de l'égo (1)
- Il n'y a pas de métamorphose sans douleur. Pour vivre de grandes joies, il faut prendre le risque de traverser de grandes peines. (1)
- Notre vie est tissée de fils visibles et invisibles. Nous n'en voyons que les fils visibles et nous nous insurgeons parfois contre la malchance ou le destin. Mais si nous pouvions en saisir la trame invisible, nous découvririons que tout événement qui nous paraît défavorable porte de manière cachée un sens profond qui peut nous être bénéfique. (1)
- Le langage a été donné à l'homme pour qu'il en fasse un usage surréaliste. [...] Il n'est rien sur quoi il devrait se refuser à parler, à écrire d'abondance. (1)
- Le talent (1)
- la conscience poétique des objets (1)
- Et de même que la longueur de l'étincelle gagne à ce que celle-ci se produise à travers des gaz raréfiés, l'atmosphère surréaliste créée par l'écriture mécanique, que j'ai tenu à mettre à la portée de tous, se prête particulièrement à la production des plus belles images. On peut même dire que les images apparaissent, dans cette course vertigineuse, comme les seuls guidons de l'esprit. L'esprit se convainc peu à peu de la réalité suprême de ces images. Se bornant d'abord à les subir, il s'aperçoit bientôt qu'elles flattent sa raison, augmentent d'autant sa connaissance. Il prend conscience des étendues illimitées où se manifestent ses désirs, où le pour et le contre se réduisent sans cesse, où son obscurité ne le trahit pas. Il va, porté par ces images qui le ravissent, qui lui laissent à peine le temps de souffler sur le feu de ses doigts. C'est la plus belle des nuits, la nuit des éclairs : le jour, auprès d'elle, est la nuit. (1)
- C'est peut-être l'enfance qui approche le plus de la "vraie vie" (1)
- Parlez-moi du talent de ce mètre en platine, de ce miroir, de cette porte, et du ciel si vous voulez. (1)
- La toute puissance du rêve (1)
- Au rendez-vous des occasions (1)
- Je m'étais mis à choyer immodérément les mots pour l'espace qu'ils admettent autour d'eux, pour leurs tangences avec d'autres mots innombrables que je ne prononçais pas (1)
- C'est sur ces entrefaites que je fus amené à renoncer définitivement à mon point de vue (1)
- SURRÉALISME, n. m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. ENCYCL. Philos. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie. (1)
- Tout est bon pour obtenir de certaines associations la soudaineté désirable. (1)
- Les associations d'idées (1)
- [Le suréalisme] déclare pouvoir, par ses méthodes propres, arracher la pensée à un servage toujours plus dur, la remettre sur la voie de la compréhension totale, la rendre à sa pureté originelle. (1)
- Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. Or, c'est en vain qu'on chercherait à l'activité surréaliste un autre mobile que l'espoir de détermination de ce point. (1)
- S'entretient le désir de passer outre à l'insuffisante, à l'absurde distinction du beau et du laid, du vrai et du faux, du bien et du mal (1)
- Le surréalisme n'a pas craint de se faire un dogme de la révolte absolue, de l'insoumission totale, du sabotage en règle. (1)
- Si, par le surréalisme, nous rejetons sans hésitation l'idée de la seule possibilité des choses qui "sont" et si nous déclarons, nous, que par un chemin qui "est", que nous pouvons montrer et aider à suivre, on accède à ce qu'on prétendait qui "n'était pas", si nous ne trouvons pas assez de mots pour flétrir la bassesse de la pensée occidentale, si nous ne craignons pas d'entrer en insurrection contre la logique, si nous ne jurerions pas qu'un acte qu'on accomplit en rêve a moins de sens qu'un acte qu'on accomplit éveillé, si nous ne sommes même pas sûrs qu'on n'en finira pas un jour (j'écris en attendant : un jour, j'écris : en attendant), qu'on n'en finira pas avec le temps, vieille farce sinistre, train perpétuellement déraillant, pulsation folle, inextricable amas de bêtes crevantes et crevées, comment veut-on que nous manifestions quelque tendresse, que même nous usions de tolérance à l'égard d'un appareil de conservation sociale, quel qu'il soit ? Ce serait le seul délire vraiment inacceptable de notre part. Tout est à faire, tous les moyens doivent être bons à employer pour ruiner les idées de famille, de patrie, de religion. La position surréaliste a beau être, sous ce rapport, assez connue, encore faut-il qu'on sache qu'elle ne comporte pas d'accommodements. (1)
- Au point de vue intellectuel il s'agissait, il s'agit encore d'éprouver par tous les moyens et de faire reconnaître à tout prix le caractère factice des vieilles antinomies destinées hypocritement à prévenir toute agitation insolite de la part de l'homme, ne serait-ce qu'en lui donnant une idée indigente de ses moyens, qu'en le défiant d'échapper dans une mesure valable à la contrainte universelle. (1)
- Volontaire incohérence (1)
- La voix surréaliste se taira peut-être, je n'en suis plus à compter mes disparitions. (1)
- Je crois à la joie surréaliste pure de l'homme qui, averti de l'échec successif de tous les autres, ne se tient pas pour battu, part d'où il veut et, par tout autre chemin qu'un chemin raisonnable, parvient où il peut. (1)
- Ce monde n'est que très relativement à la mesure de la pensée (1)
- C'est vivre et cesser de vivre qui sont des solutions imaginaires. (1)
- L'audace (1)
- Rien n'est impossible à qui sait oser (1)
- Ce mal qui nous fait du bien (1)
- It feels so good (1)
- La musique du silence (1)
- Des cheveux qui tombent comme le soir (1)
- Fatigués de cette farce (1)
- We'd never make anything better than this (1)
- You're going 'round in circles (1)
- Voici l'histoire d'un roi dont l'excellent serviteur a pour manie de dire en toute circonstance : "Tout est pour le mieux", ce qui agace le roi. Un jour, le roi se blesse le doigt en coupant une branche. Voyant cela, son serviteur ne peut s'empêcher de dire : "Tout est pour le mieux, ô mon roi".
Exaspéré, le roi l'emmène près d'un puits à sec.
"Je m'en vais te jeter dans ce puits, dit-il, qu'en penses-tu ?
Tout est pour le mieux, répond le serviteur imperturbable.
Fou de rage, le roi le jette dans le puits. Bientôt, il se retrouve cerné par un groupe de sauvages, adorateurs d'une redoutable déesse à laquelle ils ont coutume d'offrir des hommes en sacrifice. Le roi est attrapé, ligoté et traîné jusqu'au temple de la déesse pour y être sacrifié. Le prêtre du temple remarque la plaie au doigt et déclare qu'ayant une blessure, le roi est souillé et ne peut être sacrifié. Heureux d'être encore vivant, le roi se souvient des paroles de sons erviteur et rebrousse chemin pour l'aider à sortir du puits où ill'avait jet é. Une fois le serviteur tiré d'affaire, il lui confie son aventure et approuve son" tout est pour le mieux  car, sans son doigt blessé, il serait déjà dans l'autre monde. Il est toutefois saisi d'un doute.
Sage serviteur, ton 'tout est pour le mieux' s'est révélé exact pour moi. Mais comment le justifie-tu pour toi ?
Sire, si vous ne m'aviez pas poussé dans le puits, j'aurais été capturé par ces sauvages et sacrifié à la déesse. Voila pourquoi, pour moi aussi, 'tout est pour le mieux'. (1)
- Le bonheur et le malheur sont à l'intérieur de nous. Le paradis et l'enfer n'existent qu'en nous. (1)
- La conscience universelle est non duelle : il n'y a plus de séparation entre moi et le monde (1)
- La non dualité (1)
- Cette imagination qui n'admettait pas de bornes, on ne lui permet plus de s'exercer que selon les lois d'une utilité arbitraire. (1)
- La seule imagination me rend compte de ce qui peut être (1)
- De l'instant où il sera soumis à un examen méthodique, où, par des moyens à déterminer, on parviendra à nous rendre compte du rêve dans son intégrité (et cela suppose une discipline de la mémoire qui porte sur des générations ; commençons tout de même par enregistrer les faits saillants), où sa courbe se développera avec une régularité et une ampleur sans pareilles, on peut espérer que les mystères qui n'en sont pas feront place au grand Mystère. Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession. (1)
- Rendre compte du rêve (1)
- On raconte que chaque jour, au moment de s'endormir, Saint-Pol-Roux faisait naguère placer, sur la porte de son manoir de Camaret, un écriteau sur lequel on pouvait lire : LE POÈTE TRAVAILLE. (1)
- [...] mon intention était de faire justice de la haine du merveilleux qui sévit chez certains hommes, de ce ridicule sous lequel ils veulent le faire tomber. Tranchons-en : le merveilleux est toujours beau, n'importe quel merveilleux est beau, il n'y a même que le merveilleux qui soit beau. (1)
- Quelle raison, je le demande, raison tellement plus large que l'autre, confère au rêve cette allure naturelle, me fait accueillir sans réserve une foule d'épisodes dont l'étrangeté à l'heure où j'écris me foudroierait ? Et pourtant j'en puis croire mes yeux, mes oreilles ; ce beau jour est venu, cette bête a parlé. (1)
- La facilité de tout est inappréciable. (1)
- Il me paraît que tout acte porte en lui-même sa justification, du moins pour qui a été capable de le commettre, qu'il est doué d'un pouvoir rayonnant que la moindre glose est de nature à affaiblir (1)
- L'expérience même s'est vu assigner des limites. Elle tourne dans une cage d'où il est de plus en plus difficile de la faire sortir. Elle s'appuie, elle aussi, sur l'utilité immédiate, et elle est gardée par le bon sens. Sous couleur de civilisation, sous prétexte de progrès, on est parvenu à bannir de l'esprit tout ce qui se peut taxer à tort ou à raison de superstition, de chimère, à proscrire tout mode de recherche de la vérité qui n'est pas conforme à l'usage. (1)
- L'esprit de l'homme qui rêve se satisfait pleinement de ce qui lui arrive. L'angoissante question de la possibilité ne se pose plus. Tue, vole plus vite, aime tant qu'il te plaira. Et si tu meurs, n'es-tu pas certain de te réveiller d'entre les morts ? (1)
- Laisse-toi conduire, les événements ne souffrent pas que tu les diffères (1)
- Travail : faire son devoir, mais sans excéder ses fonctions ni se mêler des affaires des autres. (1)
- Le zêle (1)
- Les domaines de la connaissance (1)
- Soyez-en donc persuadés une fois pour toute : non seulement votre point de vue n'est pas à déterminer comme le vôtre, mais il doit aussi exister l'enseignement essentiel dans les oeuvres des dix mille domaines. (1)
- Daijaku dit encore : "Tu étudies la méditation assise, c'est pour apprendre à être assis en éveillé" (1)
- Telle est la pratique ingénieuse appelée le dépouillement du corps et du coeur (1)
- Le mot hyô (le recto) ri (le verso) est le plus souvent employé comme synonyme de funi (le non-dualisme) : "Le recto et le verso ne font qu'un" (hyôri ittai) (1)
- Dans quel dessein pratiques-tu la méditation assise ? (En pratiquant la méditation assise, que dessines-tu ?). A tête reposée, étudiez à fond et pratiquez avec ingéniosité cette question (1)
- Kufû, la pratique ingénieuse (1)
- "Une fleur éclôt, et le monde se lève." A l'éclosion d'une seule fleur, le monde entier se transforme, puisque ce monde est un monde de la résonance (1)
- Le terme "kôjô" en japonais désigne la montée vers l'état absolu de l'Eveil où sont abolies toute opposition et toutes pensées discriminantes. (1)
- Limpide et pure, la méditation doit se pratiquer avec l'esprit de la gratuité et de la non-obtention et se situer dans la sphère de la vacuité (1)
- La gratuité, la non-obtention (1)
- La connaissance consiste à ne pas souiller le phénomène ; ne pas souiller le phénomène est la connaissance. (1)
- La connaissance de soi n'est autre que les montagnes et les rivières, c'est à dire la Nature qui réalise sa propre image en se faisant écho à elle-même (1)
- Faire des rêves (1)
- Si on dit en français "faire des rêves", on dit en japonais "voir des rêves" (1)
- L'expression courante muga-muchû veut dire littéralement le "non-moi au milieu du rêve". Il s'agit d'être absorbé, captivé ou transporté dans le total oubli de soi par tout ce qui ravit nos coeurs, telle jeu chez l'enfant, l'art, la conversation, le travail, les sentiments amoureux, etc. (1)
- Autour du "flow" (1)
- Non-moi au milieu du rêve (1)
- La vertu acquise des éveillés antérieurs vous purifie et vous sauve, elle fait naître en vous une foi pure et l'esprit d'application libérés de toutes entraves. Dès l'instant qu'apparaît cette foi pure, le soi-même et l'autre se font également transformer par elle. Le bénéfice de cette transfornation se répand sur les êtres sensibles et sur les êtres non sensibles. (1)
- Tout est bon en tant que tel (1)
- Connaître en triturant, avec toutes nos forces, cet univers entier, les montagnes et les rivières (1)
- La vertu acquise de la voix des vallées et des formes-couleurs des montagnes (1)
- Les trois poisons qui nuisent à la racine du bien sont la convoitise, la colère et l'ignorance (1)
- Formes-couleurs des montagnes et voix des vallées. C'est elles qui ont une immense langue et énoncent les quatre-vingt-quatre mille poèmes. (1)
- C'est auprès de la nature que l'homme doit apprendre la liberté du non-faire (1)
- L'univers du phénomène qui n'est ni vrai ni faux, tout comme le rêve, par son perpétuel mouvement de l'apparaitre et du disparaitre (1)
- Mythe (1)
- L'avant-garde (1)
- Apres tout je suis con. Apres tout si, il faut Il faut ! (1)
- Ce qu'on ne peut pas dire, il ne faut surtout pas le taire, mais l'écrire. (1)
- Il ne faut rien faire que de raisonnable ; mais il faut bien se garder de faire toutes les choses qui le sont (1)
- Finir (1)
- Nous ces rues-là ça nous connaît
Vu qu'on machinait les pavés
Quand on faisait valser l'Histoire
Dans l' Drapeau Noir (1)
- La maîtrise (1)
- Les nuages (1)
- Deux nuages ne peuvent se rencontrer pour produire de la pluie que s'ils se trouvent à la même hauteur. (1)
- L'homme est placé face à lui-même comme l'artisan face à son chef d'oeuvre, cherchant toujours noblement une retouche possible qui rendra le travail accompli. (1)
- Chez Balzac, il faut goûter chaque phrase, presque chaque mot (1)
- Il faut admettre... (1)
- Chez Dôgen, le langage est conçu comme matière à exploiter, et le mot est perçu comme chose parmi les choses du monde (1)
- Dans le Shôbôgenzô, la poésie et la philosophie, la surface et la profondeur ne font qu'une (1)
- La langue japonaise omet volontiers, lorsqu'ils sont évidents aux locuteurs, le sujet et les compléments de toutes sortes (compléments d'objet direct, second ou indirect, complément circonstanciels de lieu ou de temps etc.) (1)
- Tel qu'il se présente originalement, le Shôbôgenzô est constitué de calligraphies qui ne comportent aucune ponctuation, ni de virgule, ni de point final, ni de guillemets (1)
- Le chinois ancien ne connaît pas la copule "être"; le rapport du sujet et du prédicat est indiqué par une simple juxtaposition (1)
- Le chinois, comme le japonais, n'est pas une langue flexionnelle ; les relations des mots et de chaque partie de la phrase, sont indiqués, non par le genre, la marque du singulier ou du pluriel, la déclinaison, la conjugaison, etc., mais seulement par la position des mots (1)
- Il faut admettre que si le coeur a ses raisons que la raison de connaît pas, c'est que celle-ci est moins raisonnable que notre coeur. (1)
- Les questions fondamentales (1)
- Le plan de l'ouvrage défie le principe même d'une cohérence systématique, linéaire, didactique ou circulaire telle qu'elle s'est développée en occident. (1)
- Le français, langue sans pareille pour sa clarté et sa précision. (1)
- Malgré sa nature dépourvue de l'être-là réel, le rêve est soumis, comme tout autre phénomène, à la loi des actes (1)
- Mise en parallèle de l'inexistence du rêve et de la vacuité de l'objet perçu (1)
- Le caractère japonais shin est un idéogramme qui représente le coeur en tant qu'organe. Il désigne à la fois l'esprit et le coeur. Contrairement à la tradition occidentale qui veut établir une nette distinction entre l'esprit et le coeur, entre la pensée et les sentiments et les émotions, la mentalité extrême-orientale considère que la faculté intellectuelle s'exerce aussi bien dans le coeur que dans la tête. Le coeur est considéré comme organe à la fois des affects et de l'intellect. On pense avec le coeur, l'esprit et le coeur n'étant pas dissociés. (1)
- La prédication de la loi faite par l'inanimé n'est autre que la totalité des énoncés des éveillés et des patriarche (1)
- La vertu acquise du non-confectionné, la vertu acquise du non-faire (1)
- C'est l'arrêt de la pensée et la fixation de l'esprit qui sont les existants non-confectionnés. La non-naissance et le non-faire, voilà la réalité ! (1)
- La fixation de l'esprit (1)
- Il y a mille pouvoirs pénétrant le coeur qui portent l'Oeil (1)
- Réfléchissez à fond et plus largement sur ce qu'est l'Oeil (1)
- L'Oeil qui sait entendre la résonance de l'univers au delà de la frontière entre l'animé et l'inanimé (1)
- A la question posée par un moine : "Qu'est-ce que la prédication de la loi faite par l'inanimé ?", le maître répond : "Ne pas jaser." (1)
- Jusqu'aux confins de tous les futurs et de l'avenir infini (1)
- Tantôt le subit tantôt le graduel et voir le fruit se réaliser comme présence (1)
- Trouvez le refuge dans la vraie Loi et étudiez la Loi de l'éveillé en suivant les écritures bouddhiques et les bons maîtres (1)
- C'est en recueillant la Vacuité dans la Vacuité qu'on fait de soi un éveillé (1)
- Etre assis tout simplement et se dépouiller du corps et du coeur (1)
- Selon la légende, la fleur d'Udumbara éclôt une fois tous les trois mille ans, et désigne métaphoriquement la manifestation des éveillés, événement rarissime dans ce monde terrestre. [...] A ce moment-là, assis au milieu d'un million de fidèles rassemblés sur le Mont du Pic du Vautour dans le pays de l'Ouest, l'Eveillé-Shâkyamuni tritura une fleur d'Udumbara et cligna l'Oeil. A ce moment-là, l'honorable Kâçyapa lui adressa un sourire. L'Eveillé-Shâkyamuni dit alors : "J'ai en moi la vraie Loi, Trésor de l'Oeil - le coeur sublime du Nirvâna. Je transmets ceux-ci à Kâçyapa." (1)
- Sachez-le aussi, l'égarement est la chose qui n'existe pas. Sachez-le aussi, l'éveil est la chose qui n'existe pas. (1)
- Ni le rejet ni la préférence (1)
- Réfléchissez sur vous-même ; ce que vous ne voudriez pas pour vous-mêmes sera toujours le vôtre. Prenez-en conscience aussi : ces voix du printemps et de l'automne dont vous voudriez qu'elles soient les vôtres ne le sont pas. Vos idées ne sont ni accumulées ni ne demeurent en vous. (1)
- Jouer avec l'Oeil, goûter le déploiement du coeur de l'Eveil, et s'en servir (1)
- Trituration (1)
- Le corps et le coeur de la Voie de l'Eveillé sont les herbes, les arbres, les tuiles, les cailloux ; ils sont le vent, la pluie, l'eau et le feu. Transformer ceux-ci en Voie de l'Eveillé n'est autre que le déploiement du coeur de l'Eveil. Déployer un seul déploiement du coeur de l'Eveil à cent, à mille, à dix mille reprises. (1)
- Il faut étudier à fond tous les existants tête par tête (1)
- L'Aspect réel est l'Aspect réel du tel quel, et le tel quel est le corps et le coeur de ce présent ! C'est avec ce corps et avec ce coeur qu'il faut déployer le coeur de l'Eveil. Ne détestez pas patauger dans l'eau et marcher sur les cailloux. Confectionner, en trituranr un seul brin d'herbe, le corps doré de l'Eveillé de six shakus, et dresser, en triturant une seule poussière, le mausolée d'un ancien éveillé, tel doit être le déploiement du coeur de l'Eveil. Cela n'est autre que de voir et écouter l'Eveillé, de voir et écouter la Loi, de faire de soi un éveillé et de faire la pratique de l'Eveillé. (1)
- Confectionner, en triturant un seul brin d'herbe, le corps doré de l'Eveillé de six shakus, et dresser, en triturant une seule poussière, le mausolée d'un ancien éveillé, tel doit être le déploiement du coeur de l'Eveil (1)
- Qui connaît une seule poussière connaît l'univers entier. Qui pénètre un seul existant pénètre les dix mille existants. Un ancien dit : "Au premier moment de ta naissance, tu as déjà pris part au rugissement du lion" (1)
- "Laissez d'elle-même se purifier cette conscience". Le "Laisser d'elle-même" est le non-faire, le "se purifier" est le non-faire (1)
- L'eau coagulée est plus dure que le diamant. Qui pourrait la briser ? Fondue, l'eau est plus tendre que le lait. Qui pourrait la briser ? (1)
- Les montagnes sont constamment au repos et constamment en marche. On parle de l'écoulement des montagnes et de l'écoulement du Soi (1)
- L'eau ne résiste à rien et suit le cours naturel des choses. Ainsi, dans la pensée chinoise, la métaphore de l'eau est souvent associée au Dao et à l'idéal taoïste de non-agir (1)
- Du fait qu'elle coule toujours vers le bas, l'eau est ce vers quoi tout le reste conflue, appelant ainsi l'image de la vallée. Dans son humilité, elle est pourtant ce qui donne vie à toute chose, symbole en cela du féminin, du Yin qui conquiert le Yang par attraction plutôt que par contrainte. De la figure du féminin, on en arrive à celle de la mère. (1)
- Tous les existants sont en dernier lieu la délivrance de soi ; ils sont sans nulle demeure (1)
- Dôgen signale que la pratique ne doit pas être conçue comme quelque chose tournée vers l'avenir (1)
- Le mot japonais shizen : la "nature", veut dire littéralement "de soi-même ainsi", "ce qui va de soi", "ce qui advient spontanément". La tradition taoïste développera, à partir de ce mot, les notions de pure spontanéité et de non-agir, notions tournées vers l'état originel de fusion et de non-dépendance totale. (1)
- L'inexistence du rêve (1)
- "Je méditais et méditais" (1)
- A obtenir l'équilibre, on voit l'équilibre (1)
- L'équilibre (1)
- Etudier à fond l'écoulement et le non-écoulement. Etudier à fond la montagne (1)
- Dôgen affirme l'identité réciproque du temps et de l'existence ; le temps est l'existence, et l'existence est le temps (1)
- Tout en étant la pratique, les bonnes actions ne sont pas à moi, ni connues par moi (1)
- Faire le bien n'est pas à mesurer (1)
- Dans la pratique (méditation), il y a toujours la réalisation des bonnes actions comme présence (1)
- Quoique la cause ne soit pas avant et le fruit ne soit pas après, par la cause qui atteint sa plénitude, le fruit atteint sa plénitude (1)
- Les commentaires de l'édition traduite du Shôbôgenzô forment un tout cohérent avec le texte même de Dôgen. Elles lui seront ici catégorisées conjointement. (1)
- C'est à nous de discerner quelles sont les bonnes et mauvaises actions suivant les relations circonstancielles de chaque moment (1)
- Un ancien éveillé dit : Ne faites pas de mauvaises actions,/ Pratiquez les bonnes actions,/ Laissez d'elle-même se purifier cette conscience,/ Ceci n'est autre que l'enseignement de tous les éveillés. (1)
- Lorsque la loi de cause à fruit est déjà clairement distinguée dans son aspect originel, elle n'est autre que le non-faire, la non-naissance, la non-permanence ; elle est sans ombre ni chute, puisqu'elle se dépouille d'elle-même ! (1)
- La puissance des actes qui s'accumule (1)
- La "Loi non discriminante" est une Loi absolue, non analytique, qui embrasse en profondeur le long mouvement de la méditation (1)
- Dans la culture chinoise, la maîtrise est l'état le plus élevé que n'importe qui puisse atteindre. (1)
- Faire ce qui est devant soi aussi bien que possible et ne pas s'inquiéter de la plupart des choses. (1)
- Un jour qu'il passait devant un immense chantier de construction, un homme vit une foule de personnes dégoulinantes de sueurs qui transportaient des briques sous un soleil ardent. Il avisa l'un d'eux et lui demanda : "Qu'est-ce que vous faîtes ?". L'homme répliqua, d'un ton rogue : "Vous ne voyez pas ? Charrier des briques, c'est un boulot très pénible !" Il posa la même question à un deuxième ouvrier. Beaucoup plus placide que le premier, celui-ci rangea soigneusement les briques qu'il portait, et, après un dernier coup d'oeil à sa pile, répondit : "Je construis un mur." Il interrogea ensuite un troisième travailleur. Jovial et affable, ce dernier posa son fardeau, s'essuya le front et, relevant la tête, dit avec une grande fierté : "Nous bâtissons une église." (1)
- Il faut vouloir commencer par les tâches les plus immédiates, et cela avec la plus grande perfection intérieure. (1)
- Nous bâtissons une église (1)
- Ce ne sont pas les actions qui comptent, pour un junzi, mais leur motivation. (1)
- Confucius dit un jour qu'il aurait voulu aller vivre au milieu des neuf tribus barbares de l'est", aux confins orientaux de la Chine peuplés de non-Han. Quelqu'un tenta de l'en dissuader en disant :"Ils sont grossiers ; convient-il de vivre parmi eux ?"Confucius répondit simplement :"Si un homme honorable demeurait auprès d'eux, le resteraient-ils encore ? (1)
- Un junzi ne parle pas de ce qu'il veut faire ou des buts qu'il cherche à atteindre : il attend toujours d'avoir réalisé ses intentions avant d'en glisser un mot dans la conversation. L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner, ensuite il enseigne. (1)
- L'homme honorable s'applique à être lent dans ses discours et diligent dans ses actions. (1)
- Plutôt que de lutter contre les autres, il vaut mieux lutter contre soi-même et essayer de trouver les moyens de s'améliorer. (1)
- L'important est d'être ferme dans son but et fidèle à ses convictions profondes. (1)
- Les convictions (1)
- Pour réaliser ses buts, il faut choisir les moyens les plus proches de son coeur. Laisser votre coeur vous guider sera toujours plus important que rechercher des réussites extérieures. (1)
- L'esprit d'un junzi émet une énergie constante et stable, capable d'illuminer et de faire fleurir tout ce qui l'entoure. (1)
- Se baigner dans la rivière Yi, respirer l'air frais sur la terrasse des Danses pour la Pluie, puis revenir en chantant des vers (1)
- Le niveau le plus élevé est la compréhension du destin. A ce stade, nous aurons créé un système de valeurs indépendant, notre être intérieur sera imprégné d'une force réaliste et sereine, que nous pourrons utiliser dans toutes nos interactions avec le monde extérieur. (1)
- La perfection de l'être intérieur d'une personne et son désir de se conformer à son destin sont beaucoup plus importants que d'imposer ses exigences aux autres. (1)
- Etre infiniment ouvert et accueillant, ne pas se borner à ses propres critères et ne pas rester obstinément au même endroit. (1)
- L'étude et le labeur de toute la vie, tel un creuset, raffinent tout le savoir que nous avons accumulé pour nous conférer une maîtrise réelle de notre connaissance. (1)
- Plus nous avançons dans la vie, plus nous devons raffiner notre être intérieur, et plus nous devons devenir apaisés et sereins. Mais avant d'atteindre cette sérénité, il faut que nous soyons forgés et martelés des centaines et des milliers de fois. (1)
- Ce que le destin veut se produira tôt ou tard ; ce que le destin ne veut pas, n'essaie pas de le forcer. (1)
- La voie du milieu (1)
- Chacun de nous a un but qui compte plus que tout au monde, et, si l'on arrive à trouver cet idéal sur lequel river ses espérances, on disposera pour la vie toute entière d'un solide ancrage et d'une fondation ferme pour son être intérieur. (1)
- L'étude pour s'améliorer. (1)
- Par l'étude et l'apprentissage, nous allons peu à peu progresser et finir par comprendre les choses à la fois intellectuellement et intuitivement. (1)
- Se demander quelle est la méthode la plus appropriée. Nos idéaux doivent être les plus élevés, mais nos actions doivent suivre la voie du milieu. Cette voie implique d'atteindre un état moral très élevé par la méthode la plus appropriée. (1)
- Voir au delà des victoires et des défaites immédiates. (1)
- Sentir ce qui peut être dit et ce qu'il vaut mieux taire. (1)
- Etre la meilleure version possible de soi-même. (1)
- Un homme honorable est un homme qui se perfectionne en veillant attentivement sur lui-même, en vue d'apporter la paix à autrui. (1)
- C'est seulement quand on dispose d'un esprit et d'un coeur véritablement apaisés, stables et réalistes que l'on peut éviter d'être ballotés par les hauts et les bas, par les gains et les pertes de la vie. (1)
- La nation est ma responsabilité. Faire autant pour la société que le permettent nos capacités. (1)
- La différence entre le junzi et l'homme de peu est que l'un prend des raccourcis alors que l'autre comprend ce qui est moral. (1)
- Les actions d'apparence insignifiantes sont en fait très importantes quand elles viennent du coeur et de l'âme. (1)
- Nous devons réfléchir soigneusement avant de parler ou avant d'agir. C'est la chose la plus importante à se rappeler dans toutes nos relations avec les autres. Envisager les conséquences, redoubler de précautions afin de ne pas blesser les autres et d'avoir moins de regrets dans l'avenir. (1)
- L'homme honorable ne veut ni ne rejette rien avec opiniatreté. La justice est la rêgle. (1)
- Le junzi n'essaie pas de forcer les choses. (1)
- Confucius attachait beaucoup plus d'importance aux actions qu'aux paroles. Il faut parler peu et agir davantage. Il faut montrer de l'enthousiasme dans ses actions mais parler avec circonspection. Ne pas proposer de faire quelque chose quand on ne le peut pas. (1)
- Pensez davantage, écoutez davantage, observez davantage, soyez prudents dans vos paroles et vos actes ? et vous aurez moins de regrets. (1)
- Pas un jour ne passe sans que l'honnête homme ne pense à la morale et à son progrès spirituel. (1)
- Persévérance, constance, envisager des perspectives lointaines. (1)
- L'ami droit, l'ami fidèle, l'ami cultivé. (1)
- Se faire un bon ami est le début d'un nouveau chapitre magnifique de sa vie. (1)
- Faites-vous des amis parmi les gens heureux qui prennent plaisir à leur vie telle qu'elle est. (1)
- En ce monde, tout ce qui n'a pas de proportion juste ou de bornes convenables finit par aller trop loin. (1)


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