En ce monde, tout ce qui n'a pas de proportion juste ou de bornes convenables finit par aller trop loin.
- En ce monde, tout ce qui n'a pas de proportion juste ou de bornes convenables finit par aller trop loin. (1)
Choisir de bons amis, éviter les mauvais.
- Choisir de bons amis, éviter les mauvais. (1)
Si nous avons une attitude positive et optimiste, et une juste compréhension des limites des relations humaines, nous pourrons devenir le genre de personne qui, tel un soleil, diffuse le bonheur et le réconfort sur sa famille, sur ses amis et, en fin de compte, sur la société tout entière. Mais en tant que junzi, nous devons commencer par nos amis.
- Si nous avons une attitude positive et optimiste, et une juste compréhension des limites des relations humaines, nous pourrons devenir le genre de personne qui, tel un soleil, diffuse le bonheur et le réconfort sur sa famille, sur ses amis et, en fin de compte, sur la société tout entière. Mais en tant que junzi, nous devons commencer par nos amis. (1)
L'homme honorable est maître de lui-même et n'a de contestation avec personne ; il est sociable, mais n'est pas homme de parti. Il cultive l'harmonie et non le conformisme.
- L'homme honorable est maître de lui-même et n'a de contestation avec personne ; il est sociable, mais n'est pas homme de parti. Il cultive l'harmonie et non le conformisme. (1)
Le junzi a l'esprit satisfait et apaisé. Il est dans un état de sérénité désinterressée et aborde les autres avec amitié.
- Le junzi a l'esprit satisfait et apaisé. Il est dans un état de sérénité désinterressée et aborde les autres avec amitié. (1)
Ne vous préoccupez pas des gains et des pertes personnels pour mieux vous vouer aux intérêts de la communauté.
- Ne vous préoccupez pas des gains et des pertes personnels pour mieux vous vouer aux intérêts de la communauté. (1)
Apprécier ses limites.
- Apprécier ses limites. (1)
Réaliser sereinement les désirs de notre coeur sans franchir la ligne
- Réaliser sereinement les désirs de notre coeur sans franchir la ligne (1)
Le désir tranquille
- Le désir tranquille (1)
L'abandon à l'irrationnel
- L'abandon à l'irrationnel (1)
L'être est le rêve de la philosophie
- L'être est le rêve de la philosophie (1)
La force créatrice échappe à toute dénomination, elle reste en dernière analyse un mystère indicible. Mais non point un mystère inaccessible incapable de nous ébranler jusqu'au tréfonds. Nous sommes nous-mêmes chargés de cette force jusqu'au dernier atome de moelle. Nous ne pouvons dire ce qu'elle est, mais nous pouvons nous rapprocher de sa source dans une mesure variable. Il nous faut de toute manière révéler cette force, la manifester dans ses fonctions tout comme elle se manifeste en nous.
- La force créatrice échappe à toute dénomination, elle reste en dernière analyse un mystère indicible. Mais non point un mystère inaccessible incapable de nous ébranler jusqu'au tréfonds. Nous sommes nous-mêmes chargés de cette force jusqu'au dernier atome de moelle. Nous ne pouvons dire ce qu'elle est, mais nous pouvons nous rapprocher de sa source dans une mesure variable. Il nous faut de toute manière révéler cette force, la manifester dans ses fonctions tout comme elle se manifeste en nous. (1)
Nos buts sont d'une importance capitale, car ils déterminent le développement et la direction de notre vie entière.
- Nos buts sont d'une importance capitale, car ils déterminent le développement et la direction de notre vie entière. (1)
Le rêve de...
- Le rêve de... (1)
La lune est le rêve du soleil
- La lune est le rêve du soleil (1)
Faut-il, faut-il pas
- Faut-il, faut-il pas (1)
Il ne faut pas
- Il ne faut pas (1)
Entre glaise et firmament | Je suis un élastique
- Entre glaise et firmament | Je suis un élastique (1)
J'ai décidé | De ne rien décider
- J'ai décidé | De ne rien décider (1)
Si vous donnez une rose, son parfum s'attarde sur vos mains.
- Si vous donnez une rose, son parfum s'attarde sur vos mains. (1)
La fleur pas entièrement ouverte, la lune pas entièrement pleine : c'est la meilleure situation qui puisse exister entre les individus. Car dès qu'une fleur s'épanouit, elle commence à fâner ; dès que la lune est pleine, elle commence à décroître. Juste avant ce stade, l'attente, l'aspiration subsiste encore.
- La fleur pas entièrement ouverte, la lune pas entièrement pleine : c'est la meilleure situation qui puisse exister entre les individus. Car dès qu'une fleur s'épanouit, elle commence à fâner ; dès que la lune est pleine, elle commence à décroître. Juste avant ce stade, l'attente, l'aspiration subsiste encore. (1)
Du fond des siècles, les sages nous sourient, nous considèrent en silence, tandis que nous continuons à récolter les fruits de leurs paroles.
- Du fond des siècles, les sages nous sourient, nous considèrent en silence, tandis que nous continuons à récolter les fruits de leurs paroles. (1)
La lune pas entièrement pleine
- La lune pas entièrement pleine (1)
La fleur pas entièrement ouverte
- La fleur pas entièrement ouverte (1)
Le moment où nous agissons et l'engagement que nous y mettons ont une influence directe sur la manière dont nous devrions procéder.
- Le moment où nous agissons et l'engagement que nous y mettons ont une influence directe sur la manière dont nous devrions procéder. (1)
Si vous donnez une rose, son parfum s'attarde sur vos mains
- Si vous donnez une rose, son parfum s'attarde sur vos mains (1)
Le secret du bonheur est la paix en soi-même.
- Le secret du bonheur est la paix en soi-même. (1)
Rechercher dans chaque action et chaque parole une sorte d'entièreté, de perfection, d'harmonie entre la forme et le coeur.
- Rechercher dans chaque action et chaque parole une sorte d'entièreté, de perfection, d'harmonie entre la forme et le coeur. (1)
Le tempo n'est pas une affaire de vitesse, mais d'espacement suffisant pour laisser apparaître la richesse sonore de chaque note tout en gardant le lien qui les unit toutes.
- Le tempo n'est pas une affaire de vitesse, mais d'espacement suffisant pour laisser apparaître la richesse sonore de chaque note tout en gardant le lien qui les unit toutes. (1)
L'intervalle
- L'intervalle (1)
Voir dans chaque geste la possibilité d'un poème.
- Voir dans chaque geste la possibilité d'un poème. (1)
Je retourne à la mer
- Je retourne à la mer (1)
Mon corps enfin se repose
- Mon corps enfin se repose (1)
La répétition
- La répétition (1)
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige | Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir
- Voici venir les temps où vibrant sur sa tige | Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir (1)
I'm the boy that can enjoy invisibility
- I'm the boy that can enjoy invisibility (1)
Ombre parmi les ombres
- Ombre parmi les ombres (1)
Je me perds dans le nombre
- Je me perds dans le nombre (1)
You're gonna see the light
- You're gonna see the light (1)
You're gonna make the flight
- You're gonna make the flight (1)
- Eh ! Qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ? - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !
- - Eh ! Qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ? - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages ! (1)
L'icône de la Trinité d'Andreï Roublev
- L'icône de la Trinité d'Andreï Roublev (1)
It's gonna be alright
- It's gonna be alright (1)
You're gonna win the fight
- You're gonna win the fight (1)
Les nombres
- Les nombres (1)
Masque parmi les masques
- Masque parmi les masques (1)
"Le rêve est à l'origine de la création, mais il n'est pas la création. Il nécessite une conversion.", Jean Gillibert
- "Le rêve est à l'origine de la création, mais il n'est pas la création. Il nécessite une conversion.", Jean Gillibert (1)
Et cette rose sans pétale
- Et cette rose sans pétale (1)
Pour des larmes qui n'ont peut-être | Ni dieu, ni maître
- Pour des larmes qui n'ont peut-être | Ni dieu, ni maître (1)
Cette procédure qui guette | Ceux que la Société rejette | Sous prétexte qu'ils n'ont peut-être | Ni dieu, ni maître
- Cette procédure qui guette | Ceux que la Société rejette | Sous prétexte qu'ils n'ont peut-être | Ni dieu, ni maître (1)
A ce qui savent ce que peuvent les rêves
- A ce qui savent ce que peuvent les rêves (1)
Envisager le rêve comme une révélation intime, le signe d'une possible liberté qui advient par la voie du désir.
- Envisager le rêve comme une révélation intime, le signe d'une possible liberté qui advient par la voie du désir. (1)
Les masques
- Les masques (1)
L'amertume
- L'amertume (1)
Le rêve commence
- Le rêve commence (1)
Le rêve a ce pouvoir d'annoncer ce qui arrive, et de mettre entre nos mains la possibilité d'y répondre.
- Le rêve a ce pouvoir d'annoncer ce qui arrive, et de mettre entre nos mains la possibilité d'y répondre. (1)
La logique du profit conduit à négliger la dignité humaine
- La logique du profit conduit à négliger la dignité humaine (1)
La culture de l'immédiateté empêche de formuler, de poser et d'atteindre les objectifs de long terme, écologique notamment, mais pas seulement
- La culture de l'immédiateté empêche de formuler, de poser et d'atteindre les objectifs de long terme, écologique notamment, mais pas seulement (1)
Les éléments du rêve ne sont pas de simples représentations, mais des expériences mentales véritables et réelles semblables à celles qui sont faites durant la veille par l'entremise des sens.
- Les éléments du rêve ne sont pas de simples représentations, mais des expériences mentales véritables et réelles semblables à celles qui sont faites durant la veille par l'entremise des sens. (1)
Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité.
- Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité. (1)
Le bon sens nous dit que les choses de la Terre n'existent que bien peu, et que la vraie réalité n'est que dans les rêves.
- Le bon sens nous dit que les choses de la Terre n'existent que bien peu, et que la vraie réalité n'est que dans les rêves. (1)
La vraie réalité n'est que dans les rêves
- La vraie réalité n'est que dans les rêves (1)
Les hommes sont malheureux parce qu'ils ne réalisent pas les rêves qu'ils ont.
- Les hommes sont malheureux parce qu'ils ne réalisent pas les rêves qu'ils ont. (1)
Il faut d'abord rêver
- Il faut d'abord rêver (1)
Pour réaliser de grandes choses, il faut d'abord rêver
- Pour réaliser de grandes choses, il faut d'abord rêver (1)
La métaphore, si elle permet d'exprimer, permet aussi d'oblitérer, de réduire un pan de la réalité à notre avantage ou selon nos intérêts conscients ou inconscients. Les métaphores agissent surtout comme des outils de cadrage
- La métaphore, si elle permet d'exprimer, permet aussi d'oblitérer, de réduire un pan de la réalité à notre avantage ou selon nos intérêts conscients ou inconscients. Les métaphores agissent surtout comme des outils de cadrage (1)
La métaphore agit à la fois dans la langue et dans la cognition elle-même
- La métaphore agit à la fois dans la langue et dans la cognition elle-même (1)
Nos conversations ordinaires sont faites de métaphores qui, loin d?être seulement rhétoriques, structurent notre pensée
- Nos conversations ordinaires sont faites de métaphores qui, loin d?être seulement rhétoriques, structurent notre pensée (1)
Le goût du rêve
- Le goût du rêve (1)
Entre le caractère confus et incompréhensible du rêve et la résistance que l'on éprouve à en développer la pensée latente, il existe un rapport secret et nécessaire.
- Entre le caractère confus et incompréhensible du rêve et la résistance que l'on éprouve à en développer la pensée latente, il existe un rapport secret et nécessaire. (1)
Tout ce à quoi nous rêvons ou bien a manifestement une signification psychologique, ou bien est déformé et ne peut être jugé qu'après interprétation : on en aperçoit alors la signification cachée. Le rêve ne s'occupe jamais de vétilles, nous ne laissons pas troubler notre sommeil pour si peu. Les rêves innocents en apparence sont plein de « malice » quand on les interprète, ils ont, si on peut dire, quantité d'idées derrière la tête.
- Tout ce à quoi nous rêvons ou bien a manifestement une signification psychologique, ou bien est déformé et ne peut être jugé qu'après interprétation : on en aperçoit alors la signification cachée. Le rêve ne s'occupe jamais de vétilles, nous ne laissons pas troubler notre sommeil pour si peu. Les rêves innocents en apparence sont plein de « malice » quand on les interprète, ils ont, si on peut dire, quantité d'idées derrière la tête. (1)
Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie.
- Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. (1)
Je rêve souvent d'elle (je ne rêve que d'elle)
- Je rêve souvent d'elle (je ne rêve que d'elle) (1)
Osez rêver un nouveau monde, osez agir pour ce monde, le changement ne peut se faire autrement.
- Osez rêver un nouveau monde, osez agir pour ce monde, le changement ne peut se faire autrement. (1)
Osez rêver
- Osez rêver (1)
Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.
- Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. (1)
De l'importance de se souvenir de ses rêves
- De l'importance de se souvenir de ses rêves (1)
Un rêve est une promesse que l'on s'est faite.
- Un rêve est une promesse que l'on s'est faite. (1)
Le bonheur est un rêve d'enfant réalisé dans l'âge adulte.
- Le bonheur est un rêve d'enfant réalisé dans l'âge adulte. (1)
Le rêve est plus fort que l'expérience
- Le rêve est plus fort que l'expérience (1)
Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s?il existe une différence entre rêver et vivre.
- Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s?il existe une différence entre rêver et vivre. (1)
J'ai tant rêvé de toi
- J'ai tant rêvé de toi (1)
Notre langage tout entier, au quotidien, est traversé par la métaphore, constitutive de notre pensée et notre expérience du monde, selon les deux universitaires américains Mark Johnson et George Lakoff, dans leur livre "Les métaphores dans la vie quotideinne"
- Notre langage tout entier, au quotidien, est traversé par la métaphore, constitutive de notre pensée et notre expérience du monde, selon les deux universitaires américains Mark Johnson et George Lakoff, dans leur livre "Les métaphores dans la vie quotideinne" (1)
Les monuments
- Les monuments (1)
Le moustique
- Le moustique (1)
Je voudrais être de deux mois plus vieille ou de trois semaines plus jeune. Il y a vingt jours, je les avais tous les six dans la corbeille, aveugles et pelucheux ; ils ne savaient que rampaient et, suspendus à mes mamelles, onduler d'aise comme des sangsues. Comme c'était facile ! Maintenant, ils sont terribles, et quand il faudrait sévir, ma sévérité, désarme rien qu'à les voir.
- Je voudrais être de deux mois plus vieille ou de trois semaines plus jeune. Il y a vingt jours, je les avais tous les six dans la corbeille, aveugles et pelucheux ; ils ne savaient que rampaient et, suspendus à mes mamelles, onduler d'aise comme des sangsues. Comme c'était facile ! Maintenant, ils sont terribles, et quand il faudrait sévir, ma sévérité, désarme rien qu'à les voir. (1)
La maternité
- La maternité (1)
Je dédie ce livre, écrit Colette, à n'importe quel soldat inconnu que le printemps pourra revoir, sanguinaire, doux et rêveur comme le Premier Homme de la planète (?)
- Je dédie ce livre, écrit Colette, à n'importe quel soldat inconnu que le printemps pourra revoir, sanguinaire, doux et rêveur comme le Premier Homme de la planète (?) (1)
Au bout de l'allée, vert tunnel, brille l'issue étincelante, la fin de la haute futaie. Ce n'est qu'une étoile bleue, puis, à mesure que nous avançons, une ogive couleur de mer, puis un portique ensoleillé, ouvert sur un bois-taillis, rasé l'an dernier, ou des surgeons buissonnent, ombragés de rares chênes. Ici le soleil s'étale, l'air bourdonne de taons et de guêpes, la libellule grésille, déchirant le réseau de rayons que tisse le vol des moustiques et des minces mouches forestières.
- Au bout de l'allée, vert tunnel, brille l'issue étincelante, la fin de la haute futaie. Ce n'est qu'une étoile bleue, puis, à mesure que nous avançons, une ogive couleur de mer, puis un portique ensoleillé, ouvert sur un bois-taillis, rasé l'an dernier, ou des surgeons buissonnent, ombragés de rares chênes. Ici le soleil s'étale, l'air bourdonne de taons et de guêpes, la libellule grésille, déchirant le réseau de rayons que tisse le vol des moustiques et des minces mouches forestières. (1)
Je suis le diable. Le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir, d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, - d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun, comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, - pour tout dire, diabolique. (...)
- Je suis le diable. Le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir, d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, - d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun, comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, - pour tout dire, diabolique. (...) (1)
En cherchant des violettes sous les feuilles sèches et sous l'herbe morte de l'an dernier, nous trouvons seulement des glands germées, rouge comme des cerises et qui lance, hors de leur coque crevée, un délié, un tenace et vivant fil qui plonge, aveugle, intelligent dans la terre humide.
- En cherchant des violettes sous les feuilles sèches et sous l'herbe morte de l'an dernier, nous trouvons seulement des glands germées, rouge comme des cerises et qui lance, hors de leur coque crevée, un délié, un tenace et vivant fil qui plonge, aveugle, intelligent dans la terre humide. (1)
Le violettes
- Le violettes (1)
Les glands
- Les glands (1)
Le bonheur tranquille
- Le bonheur tranquille (1)
Passer du temps avec les animaux
- Passer du temps avec les animaux (1)
Colette nous invite à savourer avec elle les précieux moments en compagnie des bêtes ou au coeur de la nature.
- Colette nous invite à savourer avec elle les précieux moments en compagnie des bêtes ou au coeur de la nature. (1)
De la musique avant toute chose
- De la musique avant toute chose (1)
Le "chêne bourru", aux branches couvertes de bourre : "étêté de jeunesse par quelque accident", il a "poussé en épaisseur ; son feuillage, tout desséché par l'hiver, tenait encore dru, et il paraissait monter dans le ciel comme une roche"
- Le "chêne bourru", aux branches couvertes de bourre : "étêté de jeunesse par quelque accident", il a "poussé en épaisseur ; son feuillage, tout desséché par l'hiver, tenait encore dru, et il paraissait monter dans le ciel comme une roche" (1)
L'"orme Râteau", objet de superstition. "De près, il devient imposant par sa longue tige élancée, sillonnée de la foudre et plantée comme un monument à un vaste carrefour de chemins communaux."
- L'"orme Râteau", objet de superstition. "De près, il devient imposant par sa longue tige élancée, sillonnée de la foudre et plantée comme un monument à un vaste carrefour de chemins communaux." (1)
Chatoiements veloutés
- Chatoiements veloutés (1)
Pignochées d'ombres douces et de chatoiements veloutés, ces oeuvrettes [ndlr : livre "La paix chez les bêtes", Colette] débordent d'une tendresse lénifiante : une lecture balsamique et douillette.
- Pignochées d'ombres douces et de chatoiements veloutés, ces oeuvrettes [ndlr : livre "La paix chez les bêtes", Colette] débordent d'une tendresse lénifiante : une lecture balsamique et douillette. (1)
Les bêtes sauvages
- Les bêtes sauvages (1)
Qu'elle nous entretienne de ses mistigris et toutous, qu'elle dénonce les jardins zoologiques ou les marchands de chiens, qu'elle brocarde un avaleur de poissons rouges ou un naturaliste soumis à son chat, qu'elle dénonce les vivisecteurs pavloviens ou les victimes à plumes et poils de la Grande Guerre, Colette magnifie le moindre de ses texticules de sa plume rafraîchissante. Usant sans abuser de mots précieux et d'images audacieuses, l'amie des bêtes personnifie chaque animal portraituré, nous régalant de facétieux anthropomorphismes.
- Qu'elle nous entretienne de ses mistigris et toutous, qu'elle dénonce les jardins zoologiques ou les marchands de chiens, qu'elle brocarde un avaleur de poissons rouges ou un naturaliste soumis à son chat, qu'elle dénonce les vivisecteurs pavloviens ou les victimes à plumes et poils de la Grande Guerre, Colette magnifie le moindre de ses texticules de sa plume rafraîchissante. Usant sans abuser de mots précieux et d'images audacieuses, l'amie des bêtes personnifie chaque animal portraituré, nous régalant de facétieux anthropomorphismes. (1)
La défense des animaux
- La défense des animaux (1)
La maltraitance animale
- La maltraitance animale (1)
Des rêves à n'en plus finir
- Des rêves à n'en plus finir (1)
Si un peu de rêve est dangereux, ce qui en guérit n'est pas moins de rêve, mais plus de rêve.
- Si un peu de rêve est dangereux, ce qui en guérit n'est pas moins de rêve, mais plus de rêve. (1)
Tout ce que les hommes peuvent rêver
- Tout ce que les hommes peuvent rêver (1)
Tout ce que les hommes peuvent rêver, il se trouvera d'autres hommes pour le réaliser.
- Tout ce que les hommes peuvent rêver, il se trouvera d'autres hommes pour le réaliser. (1)
Garde tes songes ; Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous !
- Garde tes songes ; Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous ! (1)
Pays du rêve
- Pays du rêve (1)
Pays du rêve et du mirage où les agitations stériles de l'Europe ne parviennent pas.
- Pays du rêve et du mirage où les agitations stériles de l'Europe ne parviennent pas. (1)
Une bibliothèque, c'est le carrefour de tous les rêves de l'humanité.
- Une bibliothèque, c'est le carrefour de tous les rêves de l'humanité. (1)
Les rêves de l'humanité
- Les rêves de l'humanité (1)
An aeroplane leaves a trail in an empty blue sky
- An aeroplane leaves a trail in an empty blue sky (1)
L'amour non réciproque
- L'amour non réciproque (1)
Portrait d'une ville
- Portrait d'une ville (1)
Cobra fait un rêve étrange, puis se réveille...
- Cobra fait un rêve étrange, puis se réveille... (1)
Le rêve français
- Le rêve français (1)
Le rêve chez les amérindiens
- Le rêve chez les amérindiens (1)
La distance entre tes rêves et la réalité s'appelle l'action.
- La distance entre tes rêves et la réalité s'appelle l'action. (1)
Poursuivre son rêve
- Poursuivre son rêve (1)
Endors-toi avec un rêve et réveille toi avec un objectif.
- Endors-toi avec un rêve et réveille toi avec un objectif. (1)
La mémoire est du même bois que le rêve
- La mémoire est du même bois que le rêve (1)
Des armes, des chouettes, des brillantes, Des qu'il faut caresser souvent pour le plaisir Et qu'il faut nettoyer comme pour le plaisir L'autre, celui qui fait rêver les communiantes Des armes bleues comme la terre, Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme, Dans les yeux, dans le coeur, dans les bras d'une femme, Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère Des armes au secret des jours, Sous l'herbe, dans le ciel, et puis dans l'écriture, Des qui vous font rêver très tard dans les lectures, Et qui mettent la poésie dans les discours. Des armes, des armes, des armes, Et des poètes de service à la gâchette Pour mettre le feu aux dernières cigarettes Au bout d'un vers français brillant comme une larme.
- Des armes, des chouettes, des brillantes, Des qu'il faut caresser souvent pour le plaisir Et qu'il faut nettoyer comme pour le plaisir L'autre, celui qui fait rêver les communiantes Des armes bleues comme la terre, Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme, Dans les yeux, dans le coeur, dans les bras d'une femme, Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère Des armes au secret des jours, Sous l'herbe, dans le ciel, et puis dans l'écriture, Des qui vous font rêver très tard dans les lectures, Et qui mettent la poésie dans les discours. Des armes, des armes, des armes, Et des poètes de service à la gâchette Pour mettre le feu aux dernières cigarettes Au bout d'un vers français brillant comme une larme. (1)
Le matin tu peux rester couché pour poursuivre ton rêve ou te lever pour le réaliser.
- Le matin tu peux rester couché pour poursuivre ton rêve ou te lever pour le réaliser. (1)
Don't dream your life, live your dream
- Don't dream your life, live your dream (1)
La rêverie est le dimanche de la pensée.
- La rêverie est le dimanche de la pensée. (1)
Le poids de dix rêveries
- Le poids de dix rêveries (1)
Il n'y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l'accomplit.
- Il n'y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l'accomplit. (1)
Un but est un rêve avec un délai.
- Un but est un rêve avec un délai. (1)
It's a dream | Only a dream | And it's fading now | Fading away | It's only a dream | Just a memory without anywhere to stay
- It's a dream | Only a dream | And it's fading now | Fading away | It's only a dream | Just a memory without anywhere to stay (1)
I try to ignore what the paper says | And I try not to read all the news
- I try to ignore what the paper says | And I try not to read all the news (1)
J'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus.
- J'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus. (1)
If your dreams don't scare you, they're not big enough
- If your dreams don't scare you, they're not big enough (1)
Le nomade ne se met pas en marche s'il n'a pas une Terre promise à laquelle rêver.
- Le nomade ne se met pas en marche s'il n'a pas une Terre promise à laquelle rêver. (1)
La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller.
- La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller. (1)
Le réveil fait aux rêves une réputation qu'ils ne méritent pas.
- Le réveil fait aux rêves une réputation qu'ils ne méritent pas. (1)
Si tes rêves ne te font pas peur c'est qu'ils ne sont pas assez grands
- Si tes rêves ne te font pas peur c'est qu'ils ne sont pas assez grands (1)
Entrez dans le rêve
- Entrez dans le rêve (1)
Plus de rêve
- Plus de rêve (1)
Où s'en vont mourir les rêves
- Où s'en vont mourir les rêves (1)
L'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves
- L'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves (1)
Chut, je rêve
- Chut, je rêve (1)
Nous souffrons par les rêves. Nous guérissons par les rêves.
- Nous souffrons par les rêves. Nous guérissons par les rêves. (1)
Ce rêve bleu
- Ce rêve bleu (1)
La vie est trop courte pour vivre les rêves de quelqu'un d'autre
- La vie est trop courte pour vivre les rêves de quelqu'un d'autre (1)
Trop penser fait rêver.
- Trop penser fait rêver. (1)
Fin et commencement sont des rêves.
- Fin et commencement sont des rêves. (1)
L'esprit n'est jamais né. L'esprit ne cessera jamais. Et il n'y eut pas de temps où il n'était pas. Fin et commencement sont des rêves.
- L'esprit n'est jamais né. L'esprit ne cessera jamais. Et il n'y eut pas de temps où il n'était pas. Fin et commencement sont des rêves. (1)
Comme un songe, une nuit d'été | L'ai-je vécu, l'ai-je rêvé ?
- Comme un songe, une nuit d'été | L'ai-je vécu, l'ai-je rêvé ? (1)
Quand Yves Simon rêve New-York
- Quand Yves Simon rêve New-York (1)
Entre rêve et réalité
- Entre rêve et réalité (1)
De l'immensité
- De l'immensité (1)
J'ai rêvé New-York
- J'ai rêvé New-York (1)
Il aimait cette nature sauvage et virginale des Alpes... - Les Alpes, avec leurs torrents qui mugissent, leurs rivières qui bondissent échevelées du haut des pics gigantesques, leurs cavernes profondes, leurs forêts ombreuses et sonores ; leurs flancs nus et grisâtres, leurs têtes de neige, leurs aiguilles, leurs cimes plissées et découpées comme des franges ; - Les Alpes dont les bases s'allongent, se contournent, s'arrondissent avec une grâce infinie, et se développent en délicieuses collines, en gorges sombres et taciturnes ; les Alpes avec leurs lacs bleus dans d'énormes conques de rochers, courronnées quelquefois d'immenses forêts de pins, harmonieux dans la tempête, et de peupliers dont le feuillage ondoie comme une chevelure quand une soirée d'orage se balance à leurs cimes. Oh, c'était bien beau à voir, à parcourir, à embrasser de toutes les puissances de son âme. (Jean-Pierre Veyrat)
- Il aimait cette nature sauvage et virginale des Alpes... - Les Alpes, avec leurs torrents qui mugissent, leurs rivières qui bondissent échevelées du haut des pics gigantesques, leurs cavernes profondes, leurs forêts ombreuses et sonores ; leurs flancs nus et grisâtres, leurs têtes de neige, leurs aiguilles, leurs cimes plissées et découpées comme des franges ; - Les Alpes dont les bases s'allongent, se contournent, s'arrondissent avec une grâce infinie, et se développent en délicieuses collines, en gorges sombres et taciturnes ; les Alpes avec leurs lacs bleus dans d'énormes conques de rochers, courronnées quelquefois d'immenses forêts de pins, harmonieux dans la tempête, et de peupliers dont le feuillage ondoie comme une chevelure quand une soirée d'orage se balance à leurs cimes. Oh, c'était bien beau à voir, à parcourir, à embrasser de toutes les puissances de son âme. (Jean-Pierre Veyrat) (1)
Qui sait, au fond, si le monde vu par un papillon n'est pas plus réel que le nôtre ?
- Qui sait, au fond, si le monde vu par un papillon n'est pas plus réel que le nôtre ? (1)
[Le haikiste] met la focale au point sur ce qui est là, maintenant, inépuisable dans l'éphémère - non pas une essence, mais une dynamique, une énergie
- [Le haikiste] met la focale au point sur ce qui est là, maintenant, inépuisable dans l'éphémère - non pas une essence, mais une dynamique, une énergie (1)
Cette attention portée à l'infime, cette tendresse envers le monde et toutes les créatures vivantes, principe bouddhique s'il en est, participe aussi d'un souci constant du détail, caractéristique de l'art japonais [...] L'attention se centre sur un ou deux détails à même de dire la totalité d'un ensemble - la partie devient le tout.
- Cette attention portée à l'infime, cette tendresse envers le monde et toutes les créatures vivantes, principe bouddhique s'il en est, participe aussi d'un souci constant du détail, caractéristique de l'art japonais [...] L'attention se centre sur un ou deux détails à même de dire la totalité d'un ensemble - la partie devient le tout. (1)
Art de l'ellipse et du bref, le haiku se tient à l'évidence du côté de la "phrase vivante", mais il procède par retranchement, par soustraction - par dépouillement. Habité par une exigence d'expression absolue, il dénude la langue jusqu'à sa moelle.
- Art de l'ellipse et du bref, le haiku se tient à l'évidence du côté de la "phrase vivante", mais il procède par retranchement, par soustraction - par dépouillement. Habité par une exigence d'expression absolue, il dénude la langue jusqu'à sa moelle. (1)
Le haikiste semble photographier, enregistrer (André Breton dans le Premier Manifeste du Surréalisme n'appelait-il pas les poètes à être des "appareils enregistreurs" ?) un simple rien, mais dont l'éclat irradierait sans trêve. Il ne conçoit pas, il découvre.
- Le haikiste semble photographier, enregistrer (André Breton dans le Premier Manifeste du Surréalisme n'appelait-il pas les poètes à être des "appareils enregistreurs" ?) un simple rien, mais dont l'éclat irradierait sans trêve. Il ne conçoit pas, il découvre. (1)
Devant l'éclair - sublime est celui qui ne sait rien (Bashô)
- Devant l'éclair - sublime est celui qui ne sait rien (Bashô) (1)
Une fleur de sens
- Une fleur de sens (1)
Selon Bashô, un poème achevé doit révéler - dans le même temps - l'immuable, l'éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif, l'éphémère qui nous traverse (ryukô). Le haiku tremble et scintille alors comme un instant-poème, une étincelle jaillie de la confrontation permanent entre le présent et l'éternité, un minuscule aérolithe de modestie à l'échelle du cosmos.
- Selon Bashô, un poème achevé doit révéler - dans le même temps - l'immuable, l'éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif, l'éphémère qui nous traverse (ryukô). Le haiku tremble et scintille alors comme un instant-poème, une étincelle jaillie de la confrontation permanent entre le présent et l'éternité, un minuscule aérolithe de modestie à l'échelle du cosmos. (1)
Le présent et l'éternité
- Le présent et l'éternité (1)
[Le haiku] suspend, comme en se jouant, la raison discursive qui nous tient lieu de béquille - avec une ambition souveraine : dire la réalité telle qu'elle est.
- [Le haiku] suspend, comme en se jouant, la raison discursive qui nous tient lieu de béquille - avec une ambition souveraine : dire la réalité telle qu'elle est. (1)
"On appelle phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage : une phrase vivante est celle dont le langage n'est plus du langage", Leang-Kiai de Tong-chan
- "On appelle phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage : une phrase vivante est celle dont le langage n'est plus du langage", Leang-Kiai de Tong-chan (1)
Corps et âme
- Corps et âme (1)
L'être est voué à se défaire corps et âme, à se fondre dans le vide
- L'être est voué à se défaire corps et âme, à se fondre dans le vide (1)
L'éveil ? Une limpide immédiateté, sans la moindre grandiloquence. Une immanence prête à bruire dans les lieux les plus communs. Sauf qu'il n"est plus ici aucun lieu commun. Comme si chaque chose dans sa dimension fugitive dévoilait l'économie ultime de la nature
- L'éveil ? Une limpide immédiateté, sans la moindre grandiloquence. Une immanence prête à bruire dans les lieux les plus communs. Sauf qu'il n"est plus ici aucun lieu commun. Comme si chaque chose dans sa dimension fugitive dévoilait l'économie ultime de la nature (1)
Le lieu commun
- Le lieu commun (1)
Exercices spirituels
- Exercices spirituels (1)
Si le haiku est un exercice spirituel, c'est au sens où il approfondit le spiritus, c'est à dire le souffle, du monde en nous.
- Si le haiku est un exercice spirituel, c'est au sens où il approfondit le spiritus, c'est à dire le souffle, du monde en nous. (1)
Débordant les mots par les mots, leur faisant dire ce qu'ils ne semblent pouvoir dire, il [le haiku] gambade toujours aux limites du langage. Et s'il apparaît comme l'expression vraie d'un vertige, c'est sans doute parce qu'il s'attache à ciseler sans fin cette pure aporie : mettre en mots le silence
- Débordant les mots par les mots, leur faisant dire ce qu'ils ne semblent pouvoir dire, il [le haiku] gambade toujours aux limites du langage. Et s'il apparaît comme l'expression vraie d'un vertige, c'est sans doute parce qu'il s'attache à ciseler sans fin cette pure aporie : mettre en mots le silence (1)
[A propos du haiku] Ses quelques syllabes ouvrent un espace de naissance infinie que la lecture échoue à épuiser. Un espace de pure intensité mentale. Il faut dire que le lecteur est convoqué au plus vif, au plus vrai de sa palette sensible, pour "compléter" le poème. Le faire résonner. Comme si la métaphore cédait ici le pas à la résonance - onde d'un galet de sens ricochant sur les eaux du silence
- [A propos du haiku] Ses quelques syllabes ouvrent un espace de naissance infinie que la lecture échoue à épuiser. Un espace de pure intensité mentale. Il faut dire que le lecteur est convoqué au plus vif, au plus vrai de sa palette sensible, pour "compléter" le poème. Le faire résonner. Comme si la métaphore cédait ici le pas à la résonance - onde d'un galet de sens ricochant sur les eaux du silence (1)
Un sentiment du monde comme miracle. Un sentiment d'ouverture à l'insondabilité des choses que semble avoir peu ou prou oublié l'héritage philosophique occidental, gouverné d'ordinaire par un esprit de distance vis-à-vis de la réalité
- Un sentiment du monde comme miracle. Un sentiment d'ouverture à l'insondabilité des choses que semble avoir peu ou prou oublié l'héritage philosophique occidental, gouverné d'ordinaire par un esprit de distance vis-à-vis de la réalité (1)
L'insondabilité des choses
- L'insondabilité des choses (1)
La subtilité
- La subtilité (1)
Que je me lève et je parte, que je parte pour Innisfree
- Que je me lève et je parte, que je parte pour Innisfree (1)
Et dans ma clairière je vivrai seul, devenu le bruit des abeilles
- Et dans ma clairière je vivrai seul, devenu le bruit des abeilles (1)
Et là j'aurai quelque paix
- Et là j'aurai quelque paix (1)
"And I shall have some peace there"
- "And I shall have some peace there" (1)
Un paysage c'est comme un visage
- Un paysage c'est comme un visage (1)
Que le visiteur qui arrive à Barcelone en avion réserve un siège F et qu'il garde le présent petit livre dans son sac. La route le plus souvent attribuée au avions venant du nord survole la mer, et ce sont les hublots au tribord de l'appareil qui offrent la plus belle vue. Il y embrassera la ville comme un visage sur le corps de son territoire tout autour, de montagnes, d'étendues vertes ou roussies d'après la saison, de villes-satellites... Tout l'hinterland de la cité catalane...
- Que le visiteur qui arrive à Barcelone en avion réserve un siège F et qu'il garde le présent petit livre dans son sac. La route le plus souvent attribuée au avions venant du nord survole la mer, et ce sont les hublots au tribord de l'appareil qui offrent la plus belle vue. Il y embrassera la ville comme un visage sur le corps de son territoire tout autour, de montagnes, d'étendues vertes ou roussies d'après la saison, de villes-satellites... Tout l'hinterland de la cité catalane... (1)
Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?
- Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? (1)
La spontanéité, c'est à dire l'authenticité, rivalise avec la valeur de "vérité" plus spécifiquement attachée, dans la tradition philosophique classique, à la conscience de soi raisonnée.
- La spontanéité, c'est à dire l'authenticité, rivalise avec la valeur de "vérité" plus spécifiquement attachée, dans la tradition philosophique classique, à la conscience de soi raisonnée. (1)
On pourrait presque dire que l'eau est folle, à cause de cet hystérique besoin de n'obéir qu'à sa pesanteur, qui la possède comme une idée fixe. Certes, tout au monde connaît ce besoin, qui toujours et en tous lieux doit être satisfait. Cette armoire, par exemple, se montre fort têtue dans son désir d'adhérer au sol, et si elle se trouve un jour en équilibre instable, elle préférera s'abîmer plutôt que d'y contrevenir. Mais enfin, dans une certaine mesure, elle joue avec la pesanteur, elle la défie : elle ne s'effondre pas dans toutes ses parties, sa corniche, ses moulures ne s'y conforment pas. Il existe en elle une résistance au profit de sa personnalité et de sa forme. LIQUIDE est par définition ce qui préfère obéir à la pesanteur, plutôt que maintenir sa forme, ce qui refuse toute forme pour obéir à sa pesanteur. Et qui perd toute tenue à cause de cette idée fixe, de ce scrupule maladif. De ce vice, qui le rend rapide, précipité ou stagnant; amorphe ou féroce, amorphe et féroce, féroce térébrant, par exemple ; rusé, filtrant, contournant ; si bien que l'on peut faire de lui ce que l'on veut, et conduire l'eau dans des tuyaux pour la faire ensuite jaillir verticalement afin de jouir enfin de sa façon de s'abîmer en pluie : une véritable esclave.
... Cependant le soleil et la lune sont jaloux de cette influence exclusive, et ils essayent de s'exercer sur elle lorsqu'elle se trouve offrir la prise de grandes étendues, surtout si elle y est en état de moindre résistance, dispersée en flaques minces. Le soleil alors prélève un plus grand tribut. Il la force à un cyclisme perpétuel, il la traite comme un écureuil dans sa roue.
- On pourrait presque dire que l'eau est folle, à cause de cet hystérique besoin de n'obéir qu'à sa pesanteur, qui la possède comme une idée fixe. Certes, tout au monde connaît ce besoin, qui toujours et en tous lieux doit être satisfait. Cette armoire, par exemple, se montre fort têtue dans son désir d'adhérer au sol, et si elle se trouve un jour en équilibre instable, elle préférera s'abîmer plutôt que d'y contrevenir. Mais enfin, dans une certaine mesure, elle joue avec la pesanteur, elle la défie : elle ne s'effondre pas dans toutes ses parties, sa corniche, ses moulures ne s'y conforment pas. Il existe en elle une résistance au profit de sa personnalité et de sa forme. LIQUIDE est par définition ce qui préfère obéir à la pesanteur, plutôt que maintenir sa forme, ce qui refuse toute forme pour obéir à sa pesanteur. Et qui perd toute tenue à cause de cette idée fixe, de ce scrupule maladif. De ce vice, qui le rend rapide, précipité ou stagnant; amorphe ou féroce, amorphe et féroce, féroce térébrant, par exemple ; rusé, filtrant, contournant ; si bien que l'on peut faire de lui ce que l'on veut, et conduire l'eau dans des tuyaux pour la faire ensuite jaillir verticalement afin de jouir enfin de sa façon de s'abîmer en pluie : une véritable esclave.
... Cependant le soleil et la lune sont jaloux de cette influence exclusive, et ils essayent de s'exercer sur elle lorsqu'elle se trouve offrir la prise de grandes étendues, surtout si elle y est en état de moindre résistance, dispersée en flaques minces. Le soleil alors prélève un plus grand tribut. Il la force à un cyclisme perpétuel, il la traite comme un écureuil dans sa roue. (1)
Barcelone - Autobiographie et documentation
- Barcelone - Autobiographie et documentation (1)
I will arise and go now, and go to Innisfree
- I will arise and go now, and go to Innisfree (1)