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- Des mots purs (2)
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- "Que pensez-vous en restant immobile, assis sur le sol ?" Le maître dit : "Je pense la non-pensée." Le moine demanda : "Comment peut-on penser la non-pensée ?" Le maître dit : "Par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée." (2)
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- Bourgeois (2)
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- Vivre dans la nature (2)
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- Les timbres et la littérature (2)
- La curiosité (2)
- Tout sur tout (2)
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- L'art romantique (2)
- L'immensité d'un paysage (2)
- Le rêve ne peut-il être appliqué, lui aussi, à la résolution des questions fondamentales de la vie ? (2)
- Le printemps attire les fleurs et les fleurs attirent le printemps. (2)
- La mélancolie (2)
- La colère (2)
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- Le sauvage est celui qui se sauve (2)
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- Question ? Réponse (2)
- Les révolutions changent les hommes au pouvoir, mais ne changent rien au fond (2)
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- Ne cherchez ni commencement ni fin du passer et du venir. Tout s'en va d'ici et maintenant, et tout vient d'ici et maintenant (2)
- Le Tao (2)
- La mondialisation libérale et la loi sans pitié du profit spéculatif détruisent tous les efforts collectifs de protection, ici et dans tous les pays du monde (2)
- L'optimisme (2)
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- Le moment favorable (2)
- Joie et tristesse (2)
- Le bonheur vient de l'attention prêtée aux petites choses, et le malheur de la négligence des petites choses. (2)
- La félicité (2)
- Le(s) rêve(s) de la philosophie (2)
- Cocooning (2)
- L'aliénation (2)
- Les petites choses n'ont l'air de rien, mais elles donnent la paix. (2)
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- La santé (2)
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- Ressentir (2)
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- Je m'étonne d'être en vie à chaque seconde (2)
- L'humanisme (2)
- La culture est un lien (2)
- La conaissance (2)
- La tension (2)
- Se laisser transformer par l'autre (2)
- La forme est une algèbre (2)
- Les hommes ont été, sont et seront menés par les événements (2)
- La compassion (2)
- Anthropomorphisme (2)
- La non-répétition en musique (2)
- Vive la juste répartition des profits ! (2)
- La justesse (2)
- La confiance (2)
- L'humanité (2)
- Eloge de l'orgueil (2)
- Tout s'en va (1)
- Je suis le lieu de toutes les épithètes | Pour ainsi dire la Mecque, l'endroit le plus select | J'ai plus d'influence sur ta vie | Que tu n'en as toi même [...] | Non mais tu comprends pas l'humain est obsolète | Et je te jure que la mec on va déchirer les limites avec mes algorithmes | Crois moi j'irai te chercher jusqu'au fond des désirs ce que tu n'as pas encore | J'exaucerai sans effort tout ce que tu ne veux même pas imaginer [...] Prends moi dans tes bras | | De ... et de sel | De ta peau et la chair de ta voix | Nous sommes seuls | Je veux sentir la pluie qui ruisselle sur nos yeux | Et ne plus liker [...] Ici tu sais, je vois tout, je sais tout ce que tu fais de banal avec ton internet | Je collecte mes indices | Une police love & peace| Je prends soin de toi tu sais | Je te sais faible alors j'ai comme projet de faire ton bonheur malgré toi | C'est pas la première fois qu'on te fait le coup | Oui mais là | On te jure que c'est la bonne (1)
- Or we could surrender | And let love | Invade us (1)
- I miss you like the deserts miss the rain (1)
- Jacques Vaché, personnage de dandy nihiliste et suicidaire, qui avait la tranquille conviction de l'inutilité de toute action. (1)
- L'objectif est le chemin lui-même (1)
- Vous bouffez toutes nos vitamines | Pendant qu'en bas la masse turbine (1)
- Et le monde commence à partir d'aujourd'hui (1)
- There's no way we can fall (1)
- There's a choice we're making (1)
- We're saving our own lives (1)
- Breton attacha toujours beaucoup d'importance à la rencontre des êtres, même la rencontre fortuite avec des inconnus, car, à ses yeux, elle justifiait toutes les espérances, éveillait toutes les émotions, permettait le dépassement de soi-même. (1)
- Cent fois tomber à terre cent fois se relever (1)
- Nos bouches à questions (1)
- Are you still aware of the space and time? (1)
- C'est des mille et des cents dérobés aux pauvres gens | Eux qui coulent et sombrent au loin (1)
- Tout l'espace est ouvert | Tout le champs des possibles | Autant d'flèches que de cibles (1)
- J'te jure faut qu'on s'accroche (1)
- When the world must come together as one (1)
- Quand on n'a que l'amour | Pour parler aux canons | Et rien qu'une chanson | Pour convaincre un tambour (1)
- Enlace tout | Embrasse tout | Accueille tout | Reçois tout (1)
- To choose (1)
- La rencontre (1)
- Dieu est lumière ; en lui, il n'y a pas de ténèbres. (1)
- Rien à gagner, rien à perdre ce qui est est (1)
- 'Til we find a way to a different everyday (1)
- La pensée en termes de solution produit une véritable idéologie. Nos sociétés proposent une série d'images identificatoires du bonheur. Cette série très restreinte prétend être la solution à une myriade de problèmes non finis, que nous pouvons rencontrer au cours de notre vie. (1)
- La vie c'est parfois moche | Tu me dis que t'en peux plus | Que t'as bien trop reçu | De coups de canif (1)
- Excuse my french (1)
- La Marseillaise, même en reggae | Ça m'a toujours fait dégueuler (1)
- We can't go on | Pretending day by day | That someone, somewhere will soon make a change (1)
- Sers ta joie (1)
- Traveling at the speed of mind (1)
- La bonne attitude | C'est la béatitude | Alors tu traverses la rue la tête dans les nuages | T'es plein de gratitude envers les mots des sages (1)
- La béatitude (1)
- Saigne l'Afrique (1)
- On pourrait prendre à bras le corps le destin | Envisager la vie comme un festin (1)
- Berthe Morisot peinte par Manet (1)
- La gratitude (1)
- And the truth, you know, love is all we need (1)
- Evidemment, même si je perds mon temps (1)
- In the paper today, tales of war and of waste (1)
- Je veux être un homme heureux (1)
- Tout ce que l'on sait peut servir dans tout ce que l'on fait. (1)
- La sincérité (1)
- Sincère comme ce père noir qui repart en pleur d'un parloir (1)
- God is a concept by which me measure our pain (1)
- Ce qui est est (1)
- Prendre par à notre histoire (1)
- Love is real, real is love (1)
- As tu vraiment bien tout pensé ? (1)
- Des êtres humains qui essaient de battre des ailes (1)
- As-tu vraiment bien regardé ? (1)
- Guerriers schizophrènes fleurs de la zone (1)
- Personne n'est là par hasard (1)
- Quelques milliers e lendemains plus loin (1)
- Trop de colères qui courent les rues (1)
- Moi, mon avenir est sur le zinc | D'un bistrot des plus cradingues (1)
- J'aime pas l'travail, la justice et l'armée (1)
- La misère moderne et son jargon (1)
- L'exhaustivité (1)
- On constate la tendance vers une uniformisation des images identificatoires du bonheur (nous regardons tous les mêmes images de télévision) (1)
- Chaque homme sait une quantité prodigieuse de choses qu'il ignore qu'il sait. (1)
- Les douleurs perdent de leur lourdeur quand on les partage (1)
- Le savoir ignoré (1)
- We're always trapped in the city walls (1)
- Voir passer ta vie par la fenêtre (1)
- La perte de sens (1)
- On dormira le jour (1)
- Recrache comme un robot | Les conneries pré-mâchées | La soupe qu'on a jetée dans ton écuelle d'esclave (1)
- Pas encore vacciné contre la perte de sens (1)
- Les moutons de Panurge | Sont en phase de gagner la partie de poker du siècle (1)
- Pardon. Parlons et repartons. (1)
- J'attendrai la révolution de l'amour (1)
- Le soupir des lions (1)
- As-tu vraiment bien regardé ? | As tu vraiment bien tout pensé ? (1)
- Les sirènes du port de la mélancolie (1)
- J'ai voulu, j'ai couru à l'envers (1)
- On sait qu'on est unique | Chacun seul dans la toile | On est relié à tous | A la Terre des entrailles | Au cosmos, aux étoiles (1)
- L'espérance (1)
- Le vote (1)
- Notre histoire (1)
- Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n'y a en lui aucune occasion de chute. (1)
- C'est pas demain qu'on m'verra marcher | Avec les connards qui vont aux urnes (1)
- Ce que tu sais est comme le sable que contient ta main ; ce que tu ignores est comme l'univers. (1)
- Tu ne sais pas commment tu me fais me sentir Comme un idiot qui compte le temps perdu Entre un "On se voit" et un "Aujourd'hui je ne peux pas" (1)
- Les coulées de lave de l'histoire (1)
- Depuis le temps qu'on y pense | À la grande espérance (1)
- J'peux pas encaisser les drapeaux | Quoi qu'le noir soit le plus beau (1)
- Evidemment on se retrouvera | Comme si on ne s'était jamais perdu (1)
- Si au moins on pouvait en vouloir à quelqu'un. Si même on pouvait croire qu'on sert à quelque chose, qu'on va quelque part. Mais qu'est-ce qu'ils nous ont laissé ? Des lendemains qui chantent ? Le grand marché européen ? On n'a que dalle, on n'a plus qu'à être amoureux comme des cons, et ça c'est pire que tout. (1)
- And we stay in place 'cause there's nowhere else we know (1)
- La colonisation (1)
- La musique est une façon d'explorer toutes nos émotions dans un cadre sécurisé (1)
- La musique permet de vivre des expériences qui sortent de l'ordinaire et qui nous permettent de mieux appréhender notre identité (1)
- La musique s'adresse à une partie de nous qui dépasse notre raison (1)
- Can I get a witness (1)
- La musique est liée à nos propres souvenirs, ce qui fait d'elle une machine à remonter le temps. Elle réssuscite des sentiments et des émotions passés (1)
- Il est vrai que tiraillés par notre envie de perdurer dans notre soi, nous avons souvent du mal à nous laisser vivre, dans le sens plus profond du mot, c'est à dire déployer les multiplicités qui peuvent mettre en danger notre identité. Voilà pourquoi cete joie dont nous parlons existe qouvent chez nous sous la forme paradoxale d'une joie mélancolique : mélancolie du passeur, du voyageur, qui éprouve qu'il n'est jamais autant lui-même qu'au moment où il s'oublie, jusqu'au point de se mettre en danger. (1)
- En écoutant de la musique, nous cherchons inconsciemment des schémas, des régularités. (1)
- Can I ever live those dreams again (1)
- 90% de la musique est formé de répétition. La musique est structurée de manière à ce que nous sachions ce qui va suivre. Nous sommes dans l'attente de ce qui va suivre, c'est un jeu qui amuse notre cerveau. le public en sait plus en musique qu'il n'en a conscience. Les compositeurs peuvent satisfaire ou déjouer les attentes. (1)
- Que devient mon souvenir quand tu n'y penses pas ? (1)
- So take me to a place where we can shine (1)
- Le moi n'est pas simplement haïssable. Il est l'ennemi qui détruit tout, parce qu'il a commencé par nous détruire. (1)
- La patrie (1)
- Home (1)
- Nobody knows anybody at all (1)
- Amour sacré de la Patrie (1)
- Un mode d'éprouver la joie de notre être en tant qu'être lié... Et, à ce moment là, nous savons que l'heure est arrivée de dire à notre petit soi frelaté, aliéné et stupide de se pousser, s'agissant maintenant, tout bêtement, de la vie. (1)
- It's something that you can't leave behind (1)
- The life we live is tricky (1)
- Entrer en amitié avec le processus, voilà ce qu'il s'agit d'atteindre. (1)
- If only you saw it the same way (1)
- L'opérateur d'agir : le paysage (1)
- Partout dans le monde les humains jouent de la musique. On chante et on danse (1)
- La musique éveille en nous toute une gamme d'émotions. Elle nous fascine, nous bouleverse, nous emporte... Il existe peu de sentiments qu'on ne puisse pas associer à la musique. (1)
- Les émotions (1)
- Le pouvoir des instruments sur nos affects intriguait déjà Shakespeare : "N'est-il pas étrange que des boyaux de mouton puisse extraire l'âme du corps humain ? (1)
- Pas grand chose ne nous touche aussi fort que d'écouter de la musique (1)
- Say you believe | Just how easy| It is to please me (1)
- L'époque et le point de vue du paysage impliquent quant à eux un rapport de fragilité avec le réel un rapport ni de dominé (sacré) ni de dominateur (homme) (1)
- Et je marche dans les rues sans savoir | Sans savoir vraiment, ni comment ni pourquoi, oh-oh-oh | J'en suis arrivé là (1)
- Les prophètes du nihilisme, aujourd'hui recyclés dans leurs habits postmodernes, ont l'air tellement sérieux quand ils nous annoncent que nous nous sommes trompés, que tout "isme" est fascisme, que toute certitude est dangereuse, que tout est polysémique... Que consensus et molesse, associés au néolibéralisme et à la loi du marché, sont les nouveaux noms de l'éthique... C'est au nom du rien, du nihil, que ces nouveaux maîtres menseurs, au nom de la démocratie, justifient le néocolonialisme. C'est tellement chic le nihilisme ! Cela se marie si bien avec le sommelier et le dîner en ville qu'on ne peut éviter de se sentir très plouc chaque fois que l'on s'apprête à lutter pour la justice, qu'on éprouve la certitude d'une asymétrie radicale dans la situation qu'on vit. Il n'y a pas de vérité, pérorent les poules de luxe de salons, mais la bétise ayant ses limites, on doit comprendre qu'il y a là l'énoncé d'une vérité : le nihilisme et le relativisme culturel constituent la pire des ontologies sclérosées, la pire des métaphysiques. (1)
- La musique influence notre perception du monde (1)
- Il s'agit, dans une joyeuse pratique de résistance et construction, d'assumer les processus de nos vies, au delà de la dichotomie disciplinaire espoir/désespoir. (1)
- La musique favorise la cohésion sociale. La synchronisation de nos mouvements semble déclencher dans notre cerveau la sécrétion d'opioïdes endogènes, notamment des endorphines. Ces hormones favorisent le lien social et participent à réduire la peur, par exemple celle de se rapprocher d'autrui (1)
- Everywhere I go I seem to find | Shadows of our love (1)
- La musique nous lie, nous soude. Je ne suis plus simplement moi. Je deviens nous... (1)
- Nous ne sommes pas une institution bancaire : on n'a pas le droit de nous demander si nos investissements seront ou non "rentables". C'est dans la lutte ekke-même, dans le chemin que l'objectif se déploie en permanence. (1)
- La musique peut modifier notre fréquence cardiaque et respiratoire. Elle déclenche une activité cérébrale spécifique et chamboule notre neuro-chimie. Elle stimule la totalité du cerveau. L'imagerie montre qu'on ne s'imagine pas juste éprouver ces émotions, mais que la musique déclenche une véritable explosion cérébrale. (1)
- La corps (1)
- La musique a certaines fonctions, qui existent partout dans le monde. Partout dans le monde, les parents chantent pour apaiser leurs enfants, ils partagent et régulent leurs émotions avec la musique. Autre fonction : chanter pour séduire... C'est aussi un marqueur d'identité et de solidarité. (1)
- I had a dream that no one else could see (1)
- Life is crazy (1)
- Je pourrais me coucher peut-être | Mais j'ai peur de ne pas renaître (1)
- Eloge de la parole (1)
- A la destruction qu'opère le modèle utilitariste mondialisé, seule s'oppose la vie sous toutes ses formes... Dans chaque lutte, dans chaque résistance, ce qui s'exprime est la vie, tout projet, tout cheminement d'émancipation étant ontologiquement et éthiquement juste parce qu'il déploie la puissance et la joie dans des modes singuliers. (1)
- En panne d'existence (1)
- Voilà le coeur et le sens même de l'engagement : assumer, dans chaque situation éphémère, ce qui va du côté du déploiement de la puissance, de la joie, du partage, dans par et pour chaque situation (1)
- Alors je monte dans un taxi qui me dit de fumer, merci | Libertador même, même l'hiver j'adore (1)
- Plus je pense par et pour la partie congrue, c'est à dire moi en tant qu'individu, moins j'existe. Il est paradoxal qu'on en soit arrivé à identifier le point de liberté maximal à ce mécanisme : l'ensemble très vaste, voire infini par ses liens, qu'est chaque être humain a été réduit au sous-ensemble aliéné de son identité individuelle. Il ne s'agit donc jamais de libérer l'individu du pouvoir, mais de nous libérer nous-mêmes du pouvoir de l'individu. (1)
- La fidélité à soi-même (1)
- Connaître la nécessité du paysage, c'est comprendre des processus dans lesquels je suis inclus, comprendre quelsue chose de ce par quoi je suis traversé, et, en définitive m'oublier en tant que fausse unité. Les hommes ne sont que les plis du paysage, et il faut voir les nécessités du paysage comme pure intériorité, non pas comme quelque chose qu'on trouverait en regardant loin au dehors. (1)
- La vie n'est pas une mathématique et les investigations a son sujet ne s'opèrent pas selon le mode de la géométrie, n'en déplaise à Spinoza. (1)
- Le problème principal de notre époque réside dans cette incapacité, tournant le dos à la vie, d'entrer en amitié sincère avec ce qui est éphémère. On considère comme superflu ou dilettante tout agir qui déploie la multiplicité des possibles, qui se donne comme onjectif de désenclaver les processus des impasses où notre époque les a conduits. Nous n'avons pourtant pas d'autres solutions à trouver que celles qui, sans rien promettre à personne, nous réengage dans des processus de vie et d'existence : croire un peu moins à nous-mêmes, à nos identités sclérosées, élargir notre champ d'aperception du monde et de nous-mêmes, comprendre que ce qui arrive, ça nous arrive, repousser les limites de la séparation sur laquelle se fonde notre société... Penser et agir en termes de paysage n'apporte nulle solution, mais de acquis fondamentaux, qui nous réengagent du côté de la vie. (1)
- L'analogie est, presque d'instinct, une des premières manifestations de l'activité créatrice de l'esprit car, partant du connu, elle s'efforce d'expliquer l'inconnu à travers les ressemblances discernables de part et d'autre. A ce titre, elle aide à surmonter l'inquiétude en présence du réel et des énigmes que son questionnement provoque (1)
- L'analogie permet d'élargir les connaissances par les opérations homothétiques qu'elle met en oeuvre, mais elle aide aussi à les transmettre plus facilement par les multiples rapprochements qu'elle réalise entre ce qui est familier au profane et ce qui l'est uniquement au connaisseur. (1)
- Michel Foucault établit dans Les mots et les choses que le savoir du XVIe siècle est à la fois pléthorique et pauvre en ce qu'il accumule sans cesse des ressemblances qui en appellent à leur tour de nouvelles pour s'étayer mutuellement. Il a contribué à rendre suspect ce mode de raisonnement qui possède, pourtant, des vertus heuristiques incontestables (1)
- L'analogie ou la quête d'un principe unitaire susceptible d'expliquer une réalité multiforme (1)
- Toute recherche du non-éphémère, tout forçage de ce qui, parce qu'irréversible, renvoie à une éternité hors du temps place au centre de son dispositif le contraire de ce qu'il désirait au départ (1)
- Difficile travail de vivre (Primo Lévi) (1)
- Tout le champ du possible (1)
- Le modèle analogique est construit à partir du transfert d'unités (termes, traits, dimensions...) d'un contexte dans un autre : par exemple, expliquer la société à partir du modèle du corps humain ou du mécanisme d'une machine (1)
- Dès la prochaine vie, jurer de se rester fidèle (1)
- Le bon vouloir de l'équipage (1)
- I'm building it, brick by brick (1)
- Et on se cassera la voix | À gueuler qu'on y croit | Du moins qu'on y croyait | À quoi déjà on s'en souvient pas | On s'en souvient plus On l'a jamais su (1)
- I wanna live in peace, quietly (1)
- Dans nos sociétés, nous somme toujours en train de sacrifier des pans entiers de l'existence au nom d'une solution, parce que nous interprêtons le tout au nom d'une problématique unidimensionnelle utilitariste, en nous condamnant à une séparation des processus qui nous constituent, ce qui nous conduit à l'impuissance. (1)
- I'm building a house where I can think | And have some balance and dignity | I'm building a house where no one can hurt me (1)
- Liberté, liberté chérie (1)
- Je sais, y a des trucs qui s'oublient pas (1)
- Le monde entier ne saura jamais à quel point j'étais triste (1)
- On y croyait (1)
- I wanna build a house, where an ad don't scream (1)
- On gagne, on perd | On perd la gagne, la superbe (1)
- Le but n'est jamais représenté à notre conscience de manière complète avant le mouvement ; et au fur et à mesure que nous corrigeons notre mouvement en fonction des situations, nous découvrons quelle était effectivement l'intention de notre action. Nous ne pouvons donc penser objectivement en terme de solution. (1)
- l'analogie met en oeuvre, au départ, une façon bien simple de raisonner et qui consiste à essayer d'expliquer l'inconnu par le connu. Pour y arriver, il s'agira de comparer une réalité donnée avec une autre, relevant d'un ordre différent. L'analogie est donc par essence comparative et la comparaison s'effectue non entre une réalité et sa représentation symbolique, mais entre cette réalité (ou sa représentation symbolique), d'une part, et une autre réalité (ou sa représentation) étrangère, en principe, à la première, d'autre part (1)
- Le soleil (1)
- Michel de Coster fait la distinction entre analogie discursive (les artères du corps humain et d'une ville), méthodologique et discursive (1)
- Quelle aventure, quelle aventure (1)
- Quelle aventure ! (1)
- Le soleil est joli, plus triste que le cirque Gruss (1)
- La société de l'individu conçoit la question du lien comme relevant d'un extérieur optionnel aux individus (1)
- Nobody Knows the trouble I've seen (1)
- I'm wasting my time, I got nothing to do (1)
- Les images du monje (1)
- La connaissance de nos situations, avec les dispositifs matériels qui les accompagnent, rend consubstantiels la connaissance et l'agir : assumer une situation, c'est travailler dans cette situation, sans chercher des principes qui finissent par nous détourner du réel. Le déploiement de la puissance d'une situation est ce qui, du paysage, fait appel en nous... (1)
- Le printemps dans la peinture (1)
- Arithmetic arithmetock (1)
- Here we are now, entertain us (1)
- Stay on your island (1)
- Out in the endless green (1)
- It's fun to lose and to pretend (1)
- En réalité, ce qui fonde l'humanisme et pose problème, c'est la séparation entre l'homme et ce qui n'est pas l'homme, son tout autre, ce sur quoi il a tous les droits, ce qu'il peut donc utiliser en vue de ses fins "humanistes". C'est ce qui explique pourquoi l'humanisme s'articule si bien avec l'utilitarisme et avec son "tout est possible", au nom de la toute puissance de l'être humain. (1)
- La rage du peuple (1)
- I miss the power (1)
- L'occident (1)
- L'analogie révèle une similitude de rapports qui peut être exprimée par la formule suivante : A est à B comme C est à D. Dans cette expression, la similitude vise non les termes considérés séparément, mais la relation qui les unit respectivement deux à deux (1)
- The power (1)
- La rage car l'Occident n'a toujours pas ôté sa tenue de colons (1)
- Anyhow I'll get another toy (1)
- La rage car ce monde ne nous correspond pas | Où Babylone s'engraisse pendant qu'on crève en bas (1)
- Isolation in not good for me (1)
- If you believe in the power of magic | I can change your mind (1)
- Les koans (1)
- Le désespoir ça n'est pas sain | On s'en lasse et ça enlaidit | D'être décadente (1)
- Renouer avec nos paysages nous permettra peut-être de sortir du pur pâtir pour aller vers un agir concret et réel. (1)
- Penser qu'on est rien ici bas | Cela conduit à tous les vices | Fumer de la Marijuana | C'est mauvais pour mes rhumatismes (1)
- C'est là une des apparences phénoménales du mécanisme sous-jacent de la pensée de la solution : la dénégation des processus réels de la vie, agencés et compréhensibles seulement dans les situations et paysages que nous habitons. La solution va imposer un but abstrait qui tendra à donner une lecture unidimensionnelle de ces multiples réels. (1)
- J'suis décadente (1)
- Les chagrins d'amour (1)
- Pour qu'éclate de joie | chaque heure et chaque jour (1)
- Cette nuit est un enfer (1)
- Le désespoir j'en ai ma dose Je vais prendre une place à Passy Là au moins je serai quelque chose Et puis j'aurai foi en la vie Je serai méritante J'vais avoir un rôle et des devoirs J'me peindrai plus les ongles en noir J'mangerai un yaourt tous les soirs Quand j'serai psychiatre Avenue Mozart !! (1)
- Les dragons (1)
- Le "devenir sans avenir" peut être l'une des formules illustrant cette possibilité pour tout un chacun de renouer avec les processus qui l'enracinent dans une époque, dans un paysage. (1)
- Si je t'écris mon camarade | C'est pour parler de la saison | Si je t'écris | C'est que le vent de Foehn et de Lombarde | A abattu | Tous les hérons (1)
- Partout on ne jure que mitraille | Que vengeance | Que punition (1)
- L'existence, alors, ne serait concevable que comme cette tendance à persévérer dans les processus qui la constituent... Notre question est alors : comment pouvons-nous adapter nos pratiques et nos théories aux agencements réels des processus qui nous fondent ? (1)
- Eprouver de nouveaux possibles (1)
- You're high (1)
- La pensée de la politique et de la société a en effet très tôt pris la forme de la croyance en une voie royale : la prise du pouvoir central, clé magique préalable et nécessaire et nécessaire pour la résolution de tout problème. Ce faisant, les forces progressiste se sont condamné à un mode de traitement des problèmes piégé dans des questions d'intersubjectivité et de conflits d'intérêts. Elles ont confondu l'assomption des processus objectifs - sociaux, politiques, économiques, écologique, d'éducation, de santé etc, - avec une problématique simpliste, celle des moyens d'arriver au pouvoir. (1)
- La construction au Nord de forteresses fondées sur l'oppression du Sud (1)
- pouvoir changer l'humanité (1)
- Vois aux quatre coins du globe, la rage du peuple en ébullition (1)
- De monde meilleur on ne parle plus | Tout juste sauver celui-là (1)
- Un monde meilleur (1)
- Return to sea (1)
- Forgetting everyone (1)
- Il est temps à nouveau | De nous jeter à l'eau (1)
- Puisque les révolutions | Se font maintenant à la maison | Et que lorsque le monde implose | Ce n'est qu'une nouvelle émission (1)
- Changeons qui nous sommes, changeons d'âge (1)
- Qui cherche la vraie vie ? (1)
- It's all decided for us (1)
- Les plantes dans la cuisine (1)
- But I'm so down today (1)
- Le cri de tous les chefs d'oeuvre de l'antiquité et du monde moderne (1)
- What makes the world turn (1)
- Sometime I'm up, sometime I'm down (1)
- La chasse et la cueillette, l'ancienne sauvagerie (Rimbaud) (1)
- La musique acousmatique (1)
- Mais moi, pauvre de moi, j'ai ma croix dans la tête (1)
- Nous sommes en permanence happés par l'immédiat, par l'urgence, qui est à la fois un dispositif et une idéologie. (1)
- Vaste comme l'amour (1)
- Tout valdinguer (1)
- Le devenir (1)
- Dégager une partie de notre puissance pour résister et créer, pour développer la vie. (1)
- C'est lorsque nous prenons le pli pour un tout autonome, coupé du paysage, que nous commençons à penser en terme d'avenir (que m'est-il promis à moi ?) et que cette croyance nous sépare de notre existence réelle. (1)
- There's definitely, definitely, definitely no logic to human behaviour. But yet so, yet so irresistible (1)
- They're terribly, terribly, terribly moody, oh, human behaviour. Then all of a sudden turn happy (1)
- Les phénomènes (1)
- Nothing ever happens (1)
- La veille d'une révolution (mondiale et spirituelle) (1)
- Tout est là, tout a lieu, tout est phénomène (1)
- Dans l'abrutissement qui me tient lieu de grâce... (1)
- Le devenir sans avenir, si nous l'assumons, nous situe dans un mode d'existence où l'éphémère est la loi (1)
- If you ever get close to a human, and human behaviour, be ready, be ready to get confused (1)
- Les liens sociaux (1)
- I can feel so much (1)
- Selon l'OMS, « des liens sociaux de qualité sont essentiels à notre santé mentale et physique ainsi qu'à notre bien-être ». Avoir un réseau relationnel satisfaisant « procurerait avant tout un soutien permettant de modérer le stress suscité par certains événements ou situations », et pourrait jouer un rôle de protection contre le risque de dépression. Également, les personnes avec une diversité et une densité de contacts sociaux ont une estime de soi plus élevée, une meilleure qualité de sommeil et d'alimentation, et sont plus nombreuses à avoir une pratique sportive régulière. Notre rapport aux autres agit sur notre santé mentale, mais aussi globale. Or, il y n'y a jamais eu autant de personnes se sentant seules dans le monde. A tous les âges de la vie, les liens que l'on entretient avec les autres nous permettent de nous définir en tant qu'individu, et en tant que groupe. (1)
- Des puits sans fonds (1)
- Il faudrait que je meure ou que j'aille à la plage (1)
- I have made the big decision: I'm gonna try to nullify my life (1)
- You think it's the end, but it's just the beginning (1)
- N'ayant plus rien à perdre | Ni Dieu en qui croire | Afin qu'ils me | rendent mes amours dérisoires | Moi, comme eux | J'ai prié les cargos de la nuit | Et je garde cette espérance | D'un désastre aérien | Qui me ramènerait Melody (1)
- Les valeurs individualistes face aux nouvelles valeurs collectives (1)
- La volonté est omniprésente et toute-puissante (1)
- La pensée (représentation) est impuissante à modifier le cours de la volonté. Elle doit se contenter du rôle d'informateur infidèle et générateur d'illusion. (1)
- A propos du "monde comme volonté et comme représentation", on ne saurait parler de système, car il ne s'agit pas d'un édifice logique, patiemment construit, par déductions successives, mais bien d'une vision unique, d'un éclair génial; d'une intuition d'artiste qui satisfait l'esprit d'un coup ou le repousse définitivement. C'est dire qu'on ne réfute pas Schopenhauer, on l'accepte ou le rejette. (1)
- Savoir empêche de connaître (1)
- La volonté est la substance de la réalité (1)
- L'art comme contemplation, c'est à dire libération des souffrances occasionnées par la réalité et la volonté (1)
- L'esprit est absurde par ce qu'il cherche, il est grand par ce qu'il trouve. (1)
- Le dauphin (1)
- Nietzsche déclarait préférer lire Schopenhauer dans sa traduction française que dans sa version originale (1)
- La volonté ou le vouloir-vivre comme essence du réel (1)
- Schopenhauer s'approprie la théorie platonicienne des Idées qui ne sont en définitive que des approximations de la véritable essence du Monde, de la chose en soi, enfin reconnue et déterminée comme volonté. (1)
- La sagesse des nations (1)
- Schopenhauer, selon le mot de Thomas Mann, est un "humaniste pessimiste" (1)
- Schopenhauer prêche la résignation et l'anéantissement de la volonté (1)
- En Schopenhauer s'exprime déjà le nihilisme de ce siècle, le vide d'un monde sans dieux, ce vide que l'oin cherche alors à remplir en substituant aux anciennes certitudes la foi dans le progrès et les sciences, le culte de l'histoire et du succès, ou, plus banalement, la sécurité matérielle et le confort moral. (1)
- Le culte du succès (1)
- Le goût de la clarté (1)
- La tragédie du vouloir (1)
- L'humanité n'a pas d'autre ressource pour échapper à ses souffrances que le reniement de la volonté. (1)
- Du moins l'esprit humain peut-il se reconnaître dans le non-moi et parvenir au renoncement volontaire, à la résignation, à la véritable impassibilité et à l'arrêt absolu du vouloir. (1)
- Ce qu'on sait de quelqu'un empêche de le connaître. (1)
- Il n'est à chercher de force et de vertu humaine que dans le domaine de la contemplation (1)
- "Au fond", concept houellebecquien (1)
- Les énoncés (1)
- Le rôle des réseaux sociaux dans les révolutions arabes (1)
- Le rôle politique des réseaux sociaux (1)
- Prendre les énoncés là où ils sont. (1)
- Un savoir doit recueillir et relier. (1)
- Ne pas vouloir tout savoir (1)
- Les impasses (1)
- Nos yeux usés par tant d'images (1)
- Après la pluie pas de beau temps (1)
- Il n'y a pas d'autre bonheur que la paix. (1)
- On se lasse de tout, excepté d'apprendre (1)
- L'action au fonds ne change rien et n'"agit" pas (1)
- Je ne sais pas (1)
- Vivrais-tu un siècle, apprends toujours (1)
- Le sage doit avoir écouter les conseils du fou. (1)
- Le concept existentialiste de "facticité" de l'existence (1)
- La forêt (1)
- La connaissance est en elle-même puissance (1)
- L'Internet représente une menace pour ceux qui savent et qui décident. Parce qu'il donne accès au savoir autrement que par le cursus hiérarchique. (1)
- Enseigne à ta langue à dire : Je ne sais pas. (1)
- On ne peut retenir qu'en comprenant. (1)
- L'exègèse savante n'a pu rendre la pensée de Schopenhauer ni plus claire, ni plus systématique. Tout au plus a-t-on tenté de ranger ses propositions sous des catégories provenant d'autres systèmes. (1)
- Vouloir savoir (1)
- La responsabilité de chacun implique deux actes : vouloir savoir et oser dire. (1)
- Les réseaux sociaux (1)
- Ce qu'on doit chercher à savoir (1)
- La pensée systémique (1)
- Le mauvais coton (1)
- Caddies (1)
- Déstresser (1)
- Everything is OK (1)
- La vache enragée (1)
- L'agriculture (1)
- Les gens se lèvent, ils sont brimés. C'est l'heure où je vais me coucher (1)
- If you look in your mind | Do you know what you will find | Open your mind (1)
- Ouvre ton esprit (1)
- Even the words they fail me | Oh look what it's doing to me | I never say what I want to say | It's only a word believe me (1)
- I was looking through my eyes (1)
- The melody always finds me (1)
- He made a home in the wilderness (1)
- Lazing on a sunny afternoon, in a summertime (1)
- Ce qu'on doit chercher à savoir, c'est de quelle façon on doit vivre sa vie pour qu'elle soit la meilleure possible. (1)
- I love to live so pleasantly | Live this life of luxury (1)
- Notre savoir consiste en grande partie à "croire savoir ", et à croire que d'autres savent. (1)
- If you know what's good for you | Then you know what you can do (1)
- I've seen everybody | Everybody's seen me (1)
- I'm in everybody | Everybody's in me (1)
- So the story goes it | Everybody knows it (1)
- And you check your condition, your shape and your health (1)
- Open up the broken door for all lost will be found (1)
- Turn the world around (1)
- Tell me where I'm going... (1)
- Turn the pages over (1)
- Croire savoir (1)
- So you open the door with a look on your face | Your hands in your pockets and your family to face | And you go downstairs and you sit in your place (1)
- Contemplating Babylon (1)
- On the street for knowledge | You must eat your porridge (1)
- Let me tell you this | Before I walk out of this (1)
- I must be dreaming (1)
- What we believe in | Is just a feeling (1)
- The masterpiece is done (1)
- There's isn't anywhere to run (1)
- There's a place for everyone (1)
- But until the web is spun | Everybody must have fun (1)
- We went to the same schools and we | All learned the same rules of lament (1)
- Même si s'effacent toutes ces impasses (1)
- Et cet espoir tenace, insatisfait (1)
- Imagination et savoir (1)
- L'imagination est plus importante que le savoir (1)
- Se savoir esprit (1)
- Pratiquer le savoir (1)
- Plus important que le savoir (1)
- Il faut savoir ce que l'on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire (1)
- Savoir ce que Shakespeare pensait réellement (1)
- Il est difficile de savoir ce que Shakespeare pensait réellement, car ses personnages se contredisent les uns les autres. (1)
- Savoir pour prévoir, afin de pouvoir. (1)
- Savoir ce que l'on veut (1)
- La morale consiste à se savoir esprit et, à ce titre, obligé, absolument : car noblesse oblige (1)
- La soif de savoir et de connaissance (1)
- Il y a trois activités humaines : le travail, la création, l'action. Et trois activités cérébrales : le savoir, la pensée, le jugement (1)
- Transformer les savoirs (1)
- Les progrès du savoir sont essentiellement la transformation d'un savoir antérieur. (1)
- Déjà savoir (1)
- Savoir n'est pas savoir, si personne d'autre ne sait ce que l'on sait. (1)
- Le savoir que l'on ne complète pas chaque jour diminue tous les jours. (1)
- Une heure de paix, ce n'est pas si simple. Ce sont des moments - et ils m'emplissent de gratitude - où toutes les aspirations personnelles tombent, où ma soif de savoir et de connaissance s'apaise et où, d'un large coup d'aile, un peu d'éternité vient me survoler (1)
- Tout est à comprendre (1)
- Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre (1)
- Agir est facile, savoir est difficile. (1)
- Savoir pour pouvoir (1)
- Ne pas savoir se décider (1)
- Le cachet de la médiocrité, c'est de ne pas savoir se décider. (1)
- Savoir s'il faut commencer (1)
- On délibère pour savoir s'il faut commencer, alors qu'il est déjà trop tard pour entreprendre. (1)
- La durée de la vie, les actes, la richesse, le savoir, la mort, tout est déterminé dès le sein maternel. (1)
- Savoir écouter est un art (1)
- L'âme du monde (1)
- Renoncer même à vouloir comprendre (1)
- L'autre a lui-même les réponses à ses propres questions (1)
- Bien savoir les choses (1)
- Ce que l'on a le plus intérêt à savoir (1)
- Le savoir-vivre (1)
- Connaissance et action (1)
- Connaissance et action ne font qu'un. (1)
- Savoir est difficile (1)
- N'empêche que pour rendre la vie supportable, on peut le dire, l'humanité dispose d'une arme, qui est la connaissance. (1)
- Le savoir-vivre, c'est la façon heureuse de faire les choses. (1)
- Savoir le détail (1)
- Pour bien savoir les choses, il faut en savoir le détail. (1)
- Les vérités qu'on aime le moins à apprendre sont celles que l'on a le plus d'intérêt à savoir. (1)
- Oui, déjà savoir, c'est pas mal (1)
- Le pédantisme, c'est l'ostentation du savoir (1)
- Cette fuite se dirigeant vers le sommet (qu'est, dominant les empires eux-mêmes, la composition du savoir) n'est que l'un des parcours du labyrinthe. Mais ce parcours qu'il nous faut suivre de leurre en leurre, à la recherche de l'être, nous ne pouvons l'éviter d'aucune façon. (1)
- On risque pas de tenir longtemps (1)
- Garde le sourire, plus rien est grave | Tant qu'il nous reste une seconde de souvenir dans le crâne (1)
- La culture ne pense pas ; elle gère et digère des enseignements transformés en renseignements. (1)
- Un sourire qui pleure (1)
- Please, please, please | Let me, let me, let me | Let me get what I want this time (1)
- J'y crois comme à la terre, j'y crois comme au soleil (1)
- Croire (1)
- Comprendre, c'est déjà aimer (1)
- Autour, c'est le chaos (1)
- Le chaos (1)
- Garde le sourire (1)
- Les mots se font de l'ombre (1)
- Sous le feu j'abandonne, les forces m'ont quitté (1)
- It is time (1)
- Walking in the breeze | On the plains of Old Segona (Arizona) | Among the trees (1)
- On fonce vers la mort (1)
- La (di)gestion des savoirs (1)
- Le destin n'a pas honte (1)
- On dirait bien qu'on est cuits (1)
- Comprendre, c'est déjà aimer. (1)
- Utilité du savoir (1)
- Un port, il faut l'aborder par mer (1)
- Je trouve admirable ce conseil que donnait Alain au jeune André Maurois qui s'efforçait d'écrire : copier une page d'un roman de Stendhal (1)
- Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas. (1)
- Une bonne part de l'art de bien dire consiste à savoir mentir (1)
- Regarder la vie avec des yeux d'enfant (1)
- Tendre au dépouillement plutôt qu'à l'accumulation des détails, choisir, par exemple, dans le dessin, entre toutes les combinaisons possibles, la ligne qui se révélera pleinement expressive, et comme porteuse de vie (1)
- Arte povera (1)
- Savoir mentir (1)
- Simplifier la peinture (1)
- L'émiettement des savoirs (1)
- Laisser courir les voleurs de pomme (1)
- Le vol (1)
- La consolation par le savoir (1)
- La révolution permanente (1)
- Il va falloir changer de mémoire (1)
- Les connaissances nous suivent tout le reste de notre vie, nous sont toujours utiles, et quelquefois, nous consolent de bien des peines. (1)
- Savoir s'étonner à propos est le premier pas fait sur la route de la découverte. (1)
- Il y a trop de spécialités, pour qu'un seul homme puisse, en une seule existence, en posséder à fond une seule miette. (1)
- Le temps et l'attention sont les deux richesses les plus fondamentales et les plus nécessaires, non seulement pour acquérir un savoir, mais dans toute l'existence humaine. (1)
- Savoir et étonnement (1)
- If you're in the right mind (1)
- Now he's doing time in the back of his mind (1)
- Democracy (1)
- Let us not wallow in the valley of despair (1)
- Un monde plus uni (1)
- Despair (1)
- To make real the promises of democracy (1)
- The fierce urgency of Now (1)
- Enoncé (1)
- Le mysticisme (1)
- Frères et soeurs (1)
- The greatest demonstration for freedom in the history of the USA (1)
- A beautiful symphony of brotherhood (1)
- La spiritualité de l'unité (1)
- You may say I'm a dreamer. But I'm not the only one (1)
- It sounds very nice (1)
- It's time to take a cigarette (1)
- L'argot anglais (1)
- Imagine no possessions. I wonder if you can (1)
- Imagine all the people sharing all the world (1)
- Les minorités (1)
- No hell below us (1)
- "Père que tous soient un" (Jn 17, 21), Prière de Jésus (1)
- Construire des ponts (1)
- Les roboticiens font des robots à forme humaine. Même quand ils fabriquent un robot aspirateur, ils lui donneront peut-être pas une forme humaine mais celle d'un animal domestique. Quelque chose sur quoi mobiliser nos neurones-miroir à l'origine de comportements d'empathie. Il y a là comme une persistance de l'animisme (1)
- Dictons et proverbes (1)
- Les transhumanistes veulent aujourd'hui en finir avec la conscience ; ils considèrent qu'elle a été un avantage sélectif à une période donnée de l'histoire de l'espèce, mais qu'elle est devenue un frein. Ainsi l'humanité serait menacée de disparition si l'ntelligence n'est pas remplacée par l'instinct. (1)
- Aller à « ce qui est » et à ce que nous sommes (1)
- La perfectibilité (1)
- Gilles Deleuze, le grand philosophe de la singularité au XXe siècle (1)
- Il ne viendrait probablement à l'idée de personne de mettre en doute l'assertion selon laquelle Gille Deleuze serait autre chose qu'un philosophe immanentiste, si ce n'est LE philosophe de l'immanence. Et sans doute pas lui, tout bien considéré. (1)
- "Même le pire peut être considéré comme un moment de la Renaissance en cours" (1)
- Retour de balancier (1)
- Michel Maffesoli s'appuie pour une grande part, dans son livre, sur "la sagesse des dictons et des proverbes", qu'il "cite autant qu'Heideger ou Foucault". Cette idée de l'opérativité des proverbes est une des inspirations de la section "Proverbes" du site Mneseek et me semble très importante. Les proverbes d'une nation (il n'est qu'à regarder les proverbes chinois) sont l'émanation de sa sagesse propre et ancestrale et sont à mettre au même rang quant à leur pregnance culturelle que par exemple les citations d'auteurs. (1)
- Ce qui est (1)
- Ce que nous sommes (1)
- Jacques Attali prédit la victoire du marché sur la démocratie (1)
- La gestion des revendications nationalistes, culturelles ou identitaires (1)
- Selon Fichte, Napoléon a confisqué les résultats de la Révolution au peuple français en détournant les pouvoirs qui lui avaient été délégués pour ses propres fins (1)
- Pour mieux voir ce qu'on ne voit pas (1)
- Le pouvoir des savants (1)
- Troisième guerre mondiale (1)
- La voiture, emblème contesté de la liberté individuelle (1)
- Les neurobiologistes connaissent les limites de la plasticité cérébrale. A cette notion, je préfère celle de perfectibilité chère à Rousseau, plus réaliste et raisonnable. (1)
- Le secours de la mémoire (1)
- English slang (1)
- Pour être doux et gentil il faut de la force (1)
- Imagine none of this is real (1)
- I would like to find the answers (1)
- Les kigo ou "mots de saison" (1)
- You can have me all (1)
- I just dance the way I feel (1)
- The end of trauma (1)
- Nobody knows my sorrow (1)
- Sometimes I'm up | Sometimes I'm down (1)
- Hear the end (1)
- Design (1)
- J'ai des mots qui frappent | Qui sonnent | Et qui font mal comme personne (1)
- Le savoir-être (1)
- Empty spaces, what are we living for? (1)
- Does anybody know what we are looking for? (1)
- Heart in my mouth while my mind's on parade (1)
- J'ai tellement fermé les yeux, j'ai tellement rêvé, que j'y suis arrivé (1)
- Aller au bout de ses rêves (1)
- J'ai des mouvements de colère sur le troisième millénaire | Tout casser et tout refaire. (1)
- L'an 2000 (1)
- Partir seul dans la nature (1)
- Cracher comme une cascade lumineuse la pensée désobligeante, ou amoureuse, ou la choyer, avec la vive satisfaction que c'est tout à fait égal (1)
- Respecter toutes les individualités dans leur folie du moment : sérieuse, craintive, timide, ardente, vigoureuse, décidée, enthousiaste (1)
- If you're so funny | Then why are you on your own tonight? (1)
- Love is Natural and Real (1)
- Sans projet, sans danger (1)
- On peut pas toujours se marrer, ça fait du bien de pleurer. (1)
- Although she needs you | More than she loves you (1)
- See, the sea wants to take me (1)
- It takes strength to be gentle and kind (1)
- Gentleness (1)
- I know it's over (1)
- Ce qu'y a c'est que tu comprends pas | Que les gens y sont pas tous comme toi. (1)
- la pratique du jeûne pour améliorer la forme physique et guérir les maladies (1)
- Abolition de la logique (1)
- Abolition du futur (1)
- La tentation de l'impossible (1)
- Croyance absolue indiscutable dans chaque dieu produit immédiat de la spontanéité (1)
- "N'allez pas où le chemin peut mener. Allez où il n'y a pas de chemin, et laissez une trace.", Ralph Waldo Emerson (1)
- Misère sexuelle (1)
- Le jeûne (1)
- La forme physique (1)
- Les arts martiaux (1)
- Deleuze parvint sans aucun doute à faire de la philosophie moderne une authentique forme d'anthropologie appliquée (1)
- Oxymore (1)
- Le sage, autrement dit, maintient tous les possibles ouverts, n'en exclut à priori aucun, et se maintient dans le compossible (1)
- Enseignement (1)
- Je voudrais tout savoir (1)
- Le juste milieu, pour qui sait le penser avec rigueur, est de pouvoir faire l'un aussi bien que l'autre, c'est à dire d'être capable de l'un comme de l'autre extrême. C'est dans cet "égal" de l'égal accès à l'un comme à l'autre qu'est le "mi-lieu". Trois ans de deuil à la mort de son père, nous dit-on, ce n'est pas trop ; mais boire des coupes sans compter au cours d'un banquet, ce n'est pas trop non plus - je n'exagère d'aucun côté (mais vais à l'extrême de chaque possibilité, remplis complètement chaque exigence). Le risque est plutôt que, s'enlisant d'un côté, on se ferme à l'autre possibilité et qu'on en rate ainsi l'occurence. Par opposition à quoi, la disponibilité sera de maintenir l'éventail complètement ouvert - sans raidissement ni évitement - de façon à répondre pleinement à chaque sollicitation qui passe, c'est à dire sans rien laisser de côté ni soi-même se braquer. (1)
- Ce qui est su n'a plus besoin d'être appris. (1)
- Il y a un « moi » qui aime le savoir, qui éprouve à son égard comme un goût amoureux. (1)
- Découvrir les oeuvres, échanger les savoirs, partager les cultures entre les générations, les métiers, les communautés et les peuples est, à l'horizon du possible, la seule alternative heureuse au capitalisme pulsionnel. (1)
- Ne rien savoir (1)
- Rien vouloir, rien savoir, rien avoir. (1)
- Aimer le savoir (1)
- Du choix dans la pensée (1)
- Un autre monde est possible (1)
- La signification (1)
- Tu sais être seul c'est la mort, c'est comme un cancer qui te mord | Tu te sens mourir chaque instant sans pouvoir dormir pour autant (1)
- Le poète a toujours raison | Qui voit plus haut que l'horizon | Et le futur est son royaume (1)
- La femme est l'avenir de l'homme (1)
- Le cinéma ne sert pas à raconter des histoires (1)
- Ce qu'exprime la nature (1)
- Les classes (1)
- L'échec de la rationalité face au divin (1)
- Savoir, c'est-à-dire prévoir pour agir. (1)
- Non, cette déprise de la disponibilité est une prise, et même plus adroite parce que fluide, non engoncée, non arrêtée. La notion, en même temps qu'elle est éthique, est stratégique. "Prise" d'autant plus efficace qu'elle ne se localise plus, ne se spécifie plus, ne s'impose plus. Elle est d'autant plus continûment ajustée que , ne visant plus, elle n'est jamais déçue ni dapourvue, elle n'est ni déroutée ni fragmentée. "Prise" d'autant plus ample - ou plutôt ne connaît elle plus de borne ou d'extrémité - du seul fait qu'elle ne se donne plus de piste à suivre, de but à satisfaire, de quête à combler, d'objet à s'emparer. Car cette prise par déprise n'est plus orientée ; elle ne projette plus, elle est sans ombre portée, n'est plus conduite par une intentionalité, tient par conséquent tout à égalité. Son captage est grand ouvert parce qu'il n'attend rien à capter. (1)
- Il s'agit, en effet, de rien de moins, pour le sujet, que de renoncer à son initiative de "sujet". d'un sujet qui dés l'abord présume et projette, choisit, décide, se fixe des fins et s'en donne les moyens. Or, s'il renonce momentanément à ce pouvoir de maîtrise, à quoi l'invite la disponibilité, c'est qu'il craint, alors, que cette initiative dont il se prévaut ne fasse barrage et soit intempestive, qu'elle le ferme à l'"opportunité"... (1)
- We can be as bad as we can good (1)
- Underneath it all, we're just savages | Hidden behind shirts, ties and marriages (1)
- La philosophie ne consiste-t-elle pas, après tout, à faire semblant d'ignorer ce que l'on sait et de savoir ce que l'on ignore ? (1)
- We're just animals, still learning how to crawl (1)
- I'm not afraid of God | I am afraid of Man (1)
- I'm not the only one who | Finds it hard to understand (1)
- Run into the sun (1)
- Murder lives forever | And so does war (1)
- Rich against the poor (1)
- You can see it on the news | You can watch it on TV | You can read it on your phone (1)
- Ce qui change le monde, c'est la connaissance. Rien d'autre, rien ne peut transformer le monde. (1)
- Ce qui signifie que l'efficacité ne vient plus strictement de moi, sujet d'initiative, concevant et voulant, construisant idéalement un plan, puis m'acharnant à le mettre en oeuvre, selon le bon vieux rapport théorie-pratique dont l'Europe n'a pas décollé ; mais qu'elle procède à même la situation si je sais y diagnostiquer le potentiel en ma faveur, à titre de facteurs porteurs, puis l'exploiter graduellement. La situation ne sera plus, dès lors, cette donnée rétive et résistante à quoi je dois imposer mon plan dressé d'avance, mais une mine dont j'explorerai les filons, un champ de ressources dont je suivrai les sillons tel un réseau d'opportunités diverses sur lesquelles j'apprends à "surfer" (1)
- L'art du surf (1)
- Rien n'est plus nécessaire aujourdhui à notre fragile démocratie que le partage des savoirs et de la culture. (1)
- Echanger les savoirs (1)
- Je cherche l'impossible (1)
- Le temps perdu (1)
- La guerre cognitive (1)
- Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. (1)
- Dans "connaître", il y a "naître". (1)
- Il faudra réapprendre à vivre | Ensemble écrire un nouveau livre | Redécouvrir tous les possibles (1)
- Réapprendre à vivre (1)
- "Nouvelle Renaissance" (1)
- Le tribalisme (1)
- La progressivité (1)
- La machine de troisième espèce, la machine cognitive, la machine de toutes les machines, la machine-cerveau (1)
- Plus que se répliquer, c'est le moment à l'homme de répliquer (1)
- Aujourd'hui ou demain | On a tous rendez-vous avec le destin | Et tant qu'il il te tient, Il n'a pas dit son dernier mot, Il vole vite, vole vite, dans ton dos | Dans ton dos, ton dos (1)
- Même l'IA sait qu'on est brillants (1)
- Paradoxe (1)
- Tiens-bon ! (1)
- Le vécu (1)
- Immanence (1)
- Réenchantement du monde (1)
- Ecosophie (1)
- Prométhée (1)
- Deleuze met en évidence non seulement la structure inconsciente des sociétés humaines mais expose dans sa vérité la plus nue la structure machinique de l'inconscient de l'homme (1)
- La jouissance de ce monde tel qu'il est (1)
- L'"être-ensemble" (1)
- La post machine (1)
- Bien-être (1)
- Si le schizophrène est inscrit comme point limite de l'humain-capital, et qu'il est donc inscrit comme actualisation du capital dans l'homme et de l'homme dans le capital, alors cela signifie que l'homme ne fabrique pas ses sociétés en improvisant, pas plus qu'il ne les planifie, mais qu'il est lui-même le plan, le diagramme, la surface d'inscription et le module inscripteur. (1)
- Proverbes (1)
- Et quand je pense, je me retiens de ne pas trouver la vie trop belle (1)
- La question des conditions de travail (1)
- Une vie à assembler le savoir est une arme. (1)
- Savoir, c'est se souvenir. (1)
- la reproduction des classes sociales (1)
- Une des mythologies les plus profondément ancrées dans l'imaginaire social de notre pays : l'égalité des chances (1)
- L'ordre social (1)
- Savoir peu (1)
- Au fond, on ne sait que lorsqu'on sait peu ; avec le savoir croît le doute. (1)
- les dispositif de légitimation de l'ordre social (1)
- Se saisir de ce qui, dans les oeuvres humaines, étanche notre propre désir de comprendre. (1)
- Transformer la société (1)
- L'école (1)
- la recherche des mots "les moins faux possibles" (1)
- Demain on verra on verra (1)
- Utiliser l'étymologie pour "relier les mots étroitement aux choses" (1)
- La différence ne sert qu'à la complémentarité des savoirs et cette sève là se savoure (1)
- L'humanité ne compte qu'un seul peuple vu de tout là haut (1)
- Un excès d'expériences (1)
- Si toi aussi tu penses que la paix se prépare là bas bien en amont dans les poèmes d'amour (1)
- L'école comme entreprise de domestication sociale (1)
- No more rushing (1)
- Les thèses de Reverdy sur l'image poétique (1)
- Si j'existe, ma vie c'est d'être fan (1)
- Je voudrais m'arrêter (1)
- Etre fan (1)
- J'aime donc je suis (1)
- Tendre les bras à son destin (1)
- Faudra-t-il que je coure, tous les jours (1)
- La mer (1)
- Se mêler des affaires des autres (1)
- Différer (1)
- Mesure et démesure (1)
- Se tenir debout (1)
- La frugalité (1)
- Le désintéressement (1)
- Le self-control (1)
- L'indulgence (1)
- L'art (1)
- Du temps au temps (1)
- Profiter de la vie (1)
- La difficulté (1)
- Il faut de l'humilité et de l'amour pour comprendre (1)
- Notre postérité (1)
- La religion musulmane (1)
- Le dévouement (1)
- La crainte de Dieu (1)
- Se relever (1)
- Les choses inatteignables (1)
- L'Amérique (1)
- Eloge de développement personnel (1)
- L'urbanisme (1)
- L'information (1)
- Des futurs multicolors nous attendent (1)
- La timidité (1)
- La marche (1)
- L'esprit de la nature (1)
- L'enfant (1)
- Critique de la prudence (1)
- L'ornière des résultats (1)
- La fratrie (1)
- La ville apaisée (1)
- Ambiguïté des extrêmes (1)
- Etre un homme de bien (1)
- Les extrêmes (1)
- Le découragement (1)
- La loi du talion (1)
- L'excès (1)
- Gloire au passé (1)
- Mener des recherches scientifiques sur les questions de conflit et de coopération importantes pour la paix et la sécurité internationales (1)
- Contribuer à la compréhension des conditions d'une solution pacifique des conflits internationaux et d'une paix durable (1)
- Maintien de la paix et résilience - Ce domaine de recherche examine les conditions nécessaires à la résolution des conflits et à la promotion d'une paix positive, qui implique de construire les bases sociales, économiques et politiques d'une paix et d'un développement à long terme (1)
- Paix pour l'avenir et gloire au passé (1)
- (1)
- Le pouvoir de l'accueil (1)
- Ni avec toi, ni sans toi (1)
- Réfléchir par soi-même (1)
- La dépression (1)
- Vitalité de l'enfance (1)
- L'école buissonnière (1)
- Remise en question (1)
- En lisant, les hommes commencent à réfléchir, à analyser et à remettre en question leur vie et la réalité qui les entoure. (1)
- Une mathématique bleue (1)
- Des lassos à lasser les garces de la chance (1)
- Quand elle veut elle crie, la poésie (1)
- La tragédie (1)
- Le bien, en tant que fin de nos actes, relève de la science organisatrice : la science politique (1)
- Quel est le souverain bien de notre activité ? Sur son nom du moins il y a assentiment presque général : c'est le bonheur (1)
- Je paie pour les pères et les grands-pères qui ont travaillé avant moi, toutes ces générations laborieuses (1)
- "Le malheur peut être un pont vers le bonheur." (1)
- La télévision est un cinéma où l'on peut aller en restant chez soi (1)
- Moi, j'étais fort en rien du tout. Le travail, ça me donne la migraine (1)
- C'est intéressant un moteur (1)
- Les limites de la parole (1)
- L'activité déployée en différents domaines détermine notre caractère (1)
- Le propre de l'homme est l'activité de l'âme (1)
- Quant aux vertus, nous les acquérons d'abord par l'exercice (1)
- La plupart des gens sont, semble-t-il, les dupes du plaisir, qui leur fait l'effet du bien, sans l'être (1)
- Une fois la fin établie, on examine comment et par quels moyens on l'atteindra (1)
- Trouver refuge (1)
- Le désir de célébrer ensemble le cinéma (1)
- La famille (1)
- Le bon moment (1)
- La dette (1)
- Le deuil (1)
- Le chamanisme (1)
- L'insolence (1)
- La lenteur (1)
- Le chemin (1)
- L'intersubjectivité (1)
- La fin (1)
- L'introspection (1)
- La tradition du chamanisme mongol (1)
- L'aventure (1)
- Susciter la réflexion (1)
- Au milieu de la fureur et du vacarme de notre histoire, chaque grand film rend encore plus admirable et précieuse la face humaine (1)
- Créer aujourd'hui, c'est créer dangereusement (1)
- L'étrange paradoxe du grand cinéma, qui nous emporte le temps d'une projection loin des désordres du monde et des déséquilibres qui le rongent, mais pour nous contraindre à nous y plonger, à les regarder en face, à les interroger longtemps, après avoir retrouvé le réel, notre réel, nos vies en somme (1)
- La puissance de l'esprit ancestral (1)
- Notre insatiable besoin de beauté (1)
- Le secret (1)
- La force politique de la culture (1)
- Le recul nécessaire sur l'intensité du présent (1)
- Une réflexion profonde sur le monde (1)
- Egalité (1)
- Il n'y a pas de feu sans fumer (1)
- Leaving things undone (1)
- Avant Freud (1)
- L'incertitude (1)
- La piscine (1)
- Tous les animaux veulent vivre (1)
- Se prendre dans les bras (1)
- La clarté nous pendait au nez, dans sa vive lumière bleue. Nous étions pris, faits, cernés. L'évidence était sous nos yeux (1)
- Aux enfants de la chance, qui n'ont jamais connu les transes, des shoots et du shit (1)
- Un vent, un grand vent nouveau, soufflait sur le pays (1)
- Un monde nouveau, on en rêvait tous (1)
- Le monde de demain, on le bégayait tous, sans n'y comprendre rien (1)
- Le meilleur est de se contenir dans ses limites naturelles. (1)
- Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience. (1)
- À nos contes de fée (1)
- L'art à travers les timbres (1)
- les mots qu'il faut (1)
- What is there to gain (1)
- I'm so tired of America (1)
- Le sport à travers les timbres (1)
- Vouloir toujours cacher aux autres ses failles (1)
- Puzzle (1)
- Fragments de destins (1)
- Faking all like Hollywood (1)
- Mes illusions se sont écrabouillées toutes seules (1)
- Zéro héro à l'infini (1)
- Oeuvre lyrique dramatique représentée sans mise en scène, ni costumes, ni décors, l'oratorio est formellement assez proche de la cantate et de l'opéra, desquels il doit être distingué. (1)
- Solution/dis-solution (1)
- Il te suffit de l'action présente conforme à la nature (1)
- La fleur de la solution (1)
- Ne pas reporter (1)
- Nul ne peut contester qu'en un laps de temps relativement court (en comparaison de l'histoire et surtout de la préhistoire de l'humanité) les sciences et les techniques ont transformé notre planète au point d'ébranler des équilibres écologiques et ethnologiques immémoriaux, au point surtout de faire douter l'homme du sens de son existence et de ses travaux, jusqu'à faire vaciller sa propre identité (1)
- L'efficacité du milieu juste est suprême (1)
- La seule façon d'accomplir est d'être. (1)
- Heureusement que la santé fleurit à Fresne (1)
- Aujourd'hui les affranchis roulent en berline à Paris (1)
- Il rêve de politique pour être un gangster moderne (1)
- Les plus grands gangster font du marketing (1)
- L'accroissement du Potentiel se poursuit, défiant l'entendement et affolant la boussole de l'intelligence (1)
- Les mathématiques constituent le plus formidable instrument conceptuel dont l'homme puisse jamais disposer (1)
- Toutes les larmes du ciel et du corps et de l'âme (1)
- Renoncer au fardeau (1)
- Me fondre dans le miel (1)
- Basta la vie volée, la vie privée de tout ce qui serait la vie (1)
- Repose-toi là (1)
- Le grain de la peau du paysage (1)
- Il cherche la philosophie d'avant midi (1)
- Selon Max Weber, l'envers de la rationalisation est le désenchantement du monde (1)
- Le désenchantement du monde (1)
- Dans Du mode d'existence des objets techniques, Gilbert Simondon s''mploie à "réintégrer les techniques dans l'humain et dans la culture [et à] les comprendre en partant de leur genèse." (1)
- L'existence de l'objet technique se manifeste comme réalité ontologique étroitement associée à l'existence de l'Homme. La relation entre l'Homme et l'objet technique constituerait une relation directe avec la manifestation ontologique de l'Homme et, par extension, avec sa propre nature (1)
- I'm gonna make it up for all of The Sunday Times | I'm gonna make it up for all of the nursery rhymes | They never really seem to want to tell the truth | I'm so tired of you, America (1)
- Tell me, do you really think you go to hell for having loved? (1)
- Seul, je vais avec ma peine (1)
- Des sirènes numériques (1)
- Juste une autre vie (1)
- Lourde, la peine dans nos coeurs (1)
- Que sera demain ? (1)
- Le poids des cathédrales pendu à toutes les lèvres (1)
- A propos des chansons (1)
- Je dis aime, et je le sème sur ma planète (1)
- La haine je la jette (1)
- Dans mes artères coule la Seine (1)
- La France a raison d'aimer ses chansons (1)
- Talking about a revolution (1)
- I found treasure not where I thought (1)
- Bourgeois, your fire's a false alarm (1)
- Bourgeois, why would you care for more? They give you almost everything. You believe almost anything (1)
- Vouloir mourir d'aimer (1)
- La culture est un remède (1)
- Décadence (1)
- Ever blind (1)
- The hurt of going on (1)
- Peace of mind can't be bought (1)
- Turn my head (1)
- The hurt's relentless (1)
- The hurt of wanting (1)
- L'hygiénisme (1)
- L'indolence (1)
- Don't get sentimental (1)
- My god what have we done to you (1)
- Karma police (1)
- Arrest this man, he talks in maths (1)
- This is what you get (1)
- Precious and fragile things | Need special handling (1)
- Plans and schemes (1)
- You took advantage of a world that loved you well (1)
- You live and learn (1)
- Either way, win or lose (1)
- Times, nothing's right (1)
- Mieux vaut éviter les naufrages (1)
- Toi l'humain réfléchis quand sonneront les glas (1)
- Mon ami, j'écouterai les symphonies des saisons (1)
- I am just a man still learning how to fall (1)
- Je moissonne sans bousculade (1)
- J'ai le ménage nomade (1)
- La perdrix de montagne vole mais ne rêve pas (1)
- Ami, qui sais me comprendre (1)
- Je t'ai connu trop tard, toute une vie trop tard (1)
- Keep it simple (1)
- Et je renaîtrai Cerf au printemps Ou bien je deviendrai Mouette des falaises (1)
- Plus rien à oublier (1)
- Quand l'Afrique crève la dalle l'Europe débat sur des histoires sans fin (1)
- Nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop (1)
- Déborder de joie (1)
- La métaphore de la vie et de la mort (1)
- La mer en Bretagne ! (1)
- Les mots porteurs des idées, plus que l'inverse, opérateurs de charme, opérateurs magiques. (1)
- Les mots passent les uns dans les autres. Les mots se métaphorisent les uns dans les autres, se métabolisent les uns dans les autres. (1)
- La différence entre la consonance pure, la dissonance pure et la résonance s'illustre facilement à travers l'exemple d'une rencontre dialogique : lorsque deux personnes en train de discuter sont entièrement du même avis, cela les conforte peut-être dans celui-ci au sens d'un effet écho, mais il manque la rencontre avec « une autre voix » et donc la transformation émouvante. Si, au contraire, elles ne font que s'insulter et se déclarent réciproquement irresponsables, les éléments clés de la résonance sont également absents bien qu'elles puissent se sentir blessées. En revanche, si elles parviennent à établir un véritable dialogue dans lequel elles s'écoutent réciproquement (en étant affectées) et se répondent (avec auto-efficacité), elles modifieront toutes les deux leur position sans perdre leur propre voix. Cela présuppose, tout du moins au début du dialogue, l'existence d'une différence qui se manifeste sous la forme d'une opposition et d'un conflit sans lesquels il ne peut y avoir de résonance. (1)
- L''espoir de pouvoir surmonter conceptuellement la confrontation aporétique entre les théories de l'identité et les théories de la différence, car la résonance laisse envisager l'espoir d'une assimilation (toujours partielle) du Différent en tant qu'événement transformateur. (1)
- Résonance signifie en premier lieu et surtout un état ou mode de relation dynamique dans lequel le sujet et le monde se touchent et se transforment réciproquement. Le sujet est affecté, ému par le monde. (1)
- Les effets transformateurs d'une relation de résonance se dérobent constamment et inévitablement au contrôle et à la planification du sujet. Il n'est pas possible de prédire, tout du moins avec certitude, la manière et la profondeur avec laquelle nous changeons lorsque nous nous ouvrons vraiment à une autre forme de vie, une idée, un livre ou un paysage. (1)
- Résonance signifie rencontrer « là dehors » un Autre (indisponible), écouter, se laisser appeler par un interlocuteur qui est reconnu comme source indépendante de valeur et d'importance (1)
- La résonance décrit un événement qui se produit entre les pôles de la dissonance radicale et de la consonance pure ; elle présuppose nécessairement l'existence d'une différence (1)
- On croit marcher sur des idées... C'est sans doute un peu le fantasme du théoricien, du philosophe, mais à un moment donné, ce sont les mots eux-mêmes qui régénèrent les idées et qui servent de passeurs (1)
- Le langage pense, le langage pense pour vous au moins autant que vous le maîtrisez. C'est un échange. (1)
- Comment la pensée peut-elle encore se situer sans prétendre au sens ? En étant non-référenciée sur la vérité ? (1)
- Le statut de la pensée ne peut plus être celui d'un discours d'ordre, de rationalisation du monde. La pensée est un événement du monde. On ne peut plus penser un territoire de la pensée comme maîtrise analytique des choses. (1)
- La pensée doit abolir toute prétention à la vérité. (1)
- Les objets se vengent (1)
- Quelques instants volés qui se sont envolés (1)
- La physique parle de la séparatibilité et de l'inséparatibilité des particules. (1)
- Il n'y a plus d'Autre, il n'y a que du Même. (1)
- Les objets, acteurs de notre désocialisation (1)
- Nous ne pouvons plus savoir ce qui est vrai ou faux et il n'y a plus moyen de revenir en arrière. Nous sommes au delà de la fin, dans une perspective illimitée. (1)
- L'histoire continue par inertie, elle n'aura jamais de fin ni de finalité, de résolution. La fin de la fin est une issue fatale (1)
- Le monde vérifié : son extermination, le crime parfait : le monde réel devient une fonction inutile (1)
- Dans l'état d'aliénation, il manque simplement une « corde de résonance vibrante » entre le moi et le monde (1)
- La résonance désigne ainsi un mode spécifique de relation au monde, dont les contours commencent à se préciser lorsqu'on la considère tout d'abord comme l'Autre de l'aliénation (1)
- Les années 1970 (1)
- L'avortement en France dans les années 1970 (1)
- Entre filles (1)
- Justesse (1)
- Fleur des champs, Louis Janmot (1)
- Rechercher les trésors (1)
- Repose toi (1)
- Changer le monde, changer les choses, avec des bouquets de rose... Changer les âmes, changer les coeurs, avec des bouquets de fleurs (1)
- Tout changer en douceur (1)
- Faire un jardin (1)
- La nature, dernier recours contre l'injustice (Rousseau) (1)
- Transfuge de classe (1)
- Love people and use things, because the opposite never works (1)
- Différence entre l'appropriation (au sens de mise à disposition) et l'assimilation du monde (sous la forme d'une rencontre transformante) (1)
- La crainte fondamentale d'une perte du monde (1)
- Theodor Adorno avance l'idée d'un rapport au monde mimétique face au monisme de la raison instrumental (1)
- Herbert Marcuse veut opposer un mode d'existence érotique et orphique à la relation au monde agressive et prométhéiste (1)
- Une sociologie de la relation au monde qui cherche à répondre à la question des relations au monde spécifiques au pluriel qui se sont établies et matérialisées dans une certaine constellation culturelle et historique (1)
- Hans Blumemberg utilise la métaphore de l'illisibilité du monde, qui constitue une offense à l'homme moderne du fait qu'elle semble perpétuellement échapper à son emprise et lui refuser l'expérimentation vivante (1)
- L'argent, instrument magique d'"accès au monde" : les riches peuvent se payer un yacht comme un morceau de jungle... (1)
- Stay hungry, stay foolish (1)
- « Je reconnais mon affinité avec eux [tous les êtres], je ne suis rien qu'un pouvoir de leur faire écho, de les comprendre et de leur répondre », formule Maurice Merleau-Ponty ; la responsivité, ou capacité de résonance, devient ainsi l'« essence » de la nature humaine, mais aussi de toutes les relations au monde possibles (1)
- Merleau-Ponty : "Quelque chose est là, quelque chose est présent" (1)
- La modernité comme formation sociale vise, culturellement et structurellement, l'extension systématique de notre accès au monde : téléscopes, microscopes, smartphones, internet, argent... (1)
- Les mots comme limités (1)
- Les mots sont grands (1)
- Il n'y a rien de juste à ce qui fait leur loi (1)
- La première femme libre de l'univers (1)
- Les enfants sourient quelques 400 fois par jours (1)
- Sourire est contagieux (1)
- Selon la théorie de la rétroaction faciale de Charles Darwin, le simple fait de sourire nous fait vraiment nous sentir mieux (1)
- Il y a une jouissance contingente dans le sens que véhicule le langage. (1)
- Il nous appartient de veiller sur les objets silencieux et immobiles de nos lieux d'habitation et de leur témoigner de cette gratitude dont nous sommes tant économes. (1)
- L'indépendance (1)
- Le primat de l'art (1)
- La reconnaissance du rôle constitutif, mais aussi de la valeur de l'erreur (1)
- Les discours généreux sur internet : grâce à internet, chaque citoyen est relié à l'ensemble de la planète... peut être récepteur d'informations, mais aussi émetteur d'informations... En bref : "Nous allons vers un avenir radieux, nous sommes chacun le neurone d'un grand méga-cerveau mondial, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, peace and love." (1)
- Sourire stimule le mécanisme de récompense dans notre cerveau (1)
- Des chercheurs ont découvert qu'un sourire pouvait provoquer le même niveau de stimulation du cerveau que 2000 barres chocolatées ou que 16 000 livres streling (1)
- Ne pas respecter le droit des personnes handicapées est un délit (1)
- Entre aspirations et désenchantement (1)
- Le déni de fragilité amoindrit notre fraternité et la considérer élargirait notre humanité (1)
- Les plantes, une filière à fort potentiel (1)
- Economie (1)
- En quête d'alternatives (1)
- Les "vainqueurs cognitifs" (1)
- Sourire contribue à réduire le taux d'hormones de stress, augmenter le taux d'hormones de bien être et réduire la tension artérielle (1)
- Jardin de curé (1)
- Terme horticole (1)
- L'EFFICACITÉ est le concept suprême, l'emblème des relations de jungle dans une ''reféodalisation'' planétaire. (1)
- Essentialisation (1)
- Le respect d'autrui (1)
- Technologie et environnement (1)
- Ami, entends-tu ? (1)
- Le sage (1)
- L'événement (1)
- De la vulnérabilité (1)
- La peinture moderne (1)
- Fraîcheur (1)
- Lien social (1)
- La globalisation (1)
- Liberté (1)
- Découvrir la nature (1)
- Innocence (1)
- Quelle que soit notre situation, il y a toujours la possibilité de croire en la vie. (1)
- La règle du jeu (1)
- Hapax legomenon est un terme de lexicologie désignant un mot dont on ne peut relever qu'un exemple dans le corpus d'une langue. Page très intéressante, avec des exemples tirés de Rimbaud, Mallarmé... Le terme hapax est aussi utilisé en démographie : nom qui n'est présent qu'en un exemplaire. (1)
- Serge Gainsbourg, disparu il y a trente ans, a été samplé par De La Soul ou Massive Attack. Et toute une série de musiciens britanniques et américains le reconnaissent parmi leurs influences. (1)
- Hommage aux fans japonais de Noir Désir (1)
- Réconciliation avec ce qui a été refoulé (1)
- "A cette heure-ci la piazza Navona doit être déserte, on doit entendre le bruit de l'eau", Yves Montand dans "La guerre est finie", film d'Alain Resnais (1)
- Qui n'a pas vécu l'échec dans sa vie ? (1)
- De la difficulté de s'organiser (1)
- Du peuple français (1)
- Politique du bonheur (1)
- On laissait nos coeurs au pouvoir des fleurs (1)
- "La France c'est mon pays, mon pays de coeur et d'âme. Mais tu sais, un expresso à Rome, c'est un expresso à Rome.", Abel Ferrara (1)
- Down and down and down it goes. Where it stops nobody knows (1)
- Dumb it down (Simplifie) (1)
- Je crois en la certitude de la chance (I believe in the certainty of chance) (1)
- A butterfly flies through the forest rain / And turns the wind into a hurricane (1)
- Bouddhisme zen (1)
- No one can tell you what to think. And if you think that's true then you're a clown (1)
- Mes plus que frères (1)
- Unissons (1)
- Soleil sur notre espoir (1)
- Debout, frères, voici l'Afrique rassemblée (1)
- Salut Afrique mère (1)
- Tonight we fly (1)
- If heaven doesn't exist, what will we have missed ? This life is the best we've ever had (1)
- Puissance de la douceur (1)
- Il faudrait tout oublier (1)
- La solitude peut être une conquête sur la dépendance et l'aliénation à l'autre (1)
- "Je ne sais comment on peut s'ennuyer avec tout ce qui existe au monde, dans tous les domaines ! Je trouve qu'il n'y a pas assez d'une vie pour s'enrichir de connaissances" (1)
- La solitude peut être sereine, accueillie, attendue ou même provoquée (1)
- Le spleen (1)
- Le spleen n'est plus à la mode (1)
- My god what have we done to you ? (1)
- Le boulot pour lui c'est la chose la plus sacrée, il n'y touche pas (1)
- J'aime la guerre, j'aime la bagarre (1)
- Sur la guerre (1)
- Le pouvoir financier (1)
- Réenchantement (1)
- Inventer l'amour (1)
- Inventer le feu (1)
- Du stoïcisme (1)
- Inventer/imiter (1)
- Who could tell where my story had begun? (1)
- Oeuvrer à une paix stable, en cultivant de façon durable, des graines de joie, dans la profondeur de son coeur (1)
- L'oiseau fait son nid, petit à petit. Si seulement la colombe pouvait faire le sien, dans le coeur des humains. (1)
- Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d'humanité (1)
- Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse (1)
- La gentillsees (1)
- L'individu (1)
- Oh, it's called love. And it belongs to us. It's called love. And it belongs to everyone of us (1)
- Love (1)
- Faire société avec les objets techniques, les fréquenter de manière correcte (1)
- Il n'existe pas d'enseignement de l'histoire des techniques, et c'est regrettable (1)
- On pourrait faire la psychanalyse des objets techniques (1)
- Le temps d'une paix éclair (1)
- Courir vers le pôle inconnu (1)
- Pour bien vivre avec un objet technique, il faut SAVOIR comment il est constitué (1)
- Eveiller à la civilisation technique (1)
- Arnaque (1)
- Il y a une phase d'individuation et de stabilisation d'un outil en tant qu'objet technique (1)
- La mécanologie comme goût et comme poésie (1)
- Voir le monde d'un avion, le voir depuis un satellite, c'est le voir comme jamais homme ne l'a vu. (1)
- La solitude reposante (1)
- La solitude, apprendre à en jouir ou l'éviter quand elle est pesante, c'est le fait de la maturité, d'un exercice réfléchi de sa liberté. (1)
- "Notre monde étant de plus en plus exposé à la passion de l'avoir, du materiallisme et de l'agressivité, alors que seul le fait d'être simplement, fondé sur l'amour, l'accomplissement spirituel et le partage, pourrait nous sauver. Si l'homme ne prend pas conscience de la gravité de ce choix, il courra au-devant d'un désastre psychologique et écologique sans précédent" (1)
- On était jeunes, on était fous (1)
- Résilience (1)
- Sortir du deuil (1)
- On a toujours besoin des outsiders (1)
- La richesse de l'informulé (1)
- Les phrases nous trompent (1)
- Etre parents (1)
- Cupabilité (1)
- La morale des riches (1)
- Décompensation (1)
- A cela il n'est rien à faire (1)
- Les feuilles mortes te rappellent à mon souvenir (1)
- Dégager les questions fondamentales (Edgar Morin) (1)
- Please, please, please, let me get what I want (1)
- Le harcèlement (1)
- Le juge et la garde des enfants (1)
- Joie et acceptation (1)
- L'échec insurmonté (1)
- Etre frères (1)
- Jour après jour, les amours mortes n'en finissent pas de mourir (1)
- Triangle amoureux (1)
- Road movie (1)
- Indécision (1)
- Le travail d'acteur (1)
- L'exploration de l'espace (1)
- Les injonctions cachées sont un poison qui te tue à petit feu. (1)
- Se foutre la paix (1)
- Les injonctions cachées (1)
- J'achète un hôtel rue de la paix (1)
- Un monde où tout le monde s'aimerait (1)
- Une jeune fille facile (1)
- Histoire d'amour (1)
- La situation fondamentale de l'homme est la solitude (1)
- Les français (1)
- Célébrité (1)
- Les plantes sauvages et comestibles (1)
- Les ténèbres ou l'amour, c'est à nous de choisir (1)
- La tempérance (1)
- L'anti-intellectualisme de notre époque (1)
- L'anti-intellectualisme, arme politique des despotes (1)
- la recherche des mots "les moins faux possibles" (1)
- "Le malheur peut être un pont vers le bonheur." (1)
- Le temps nous est compté (1)
- Vivre au jour le jour (1)
- "Plus nous recevons dans la prière silencieuse, plus nous pouvons donner.", Mère Teresa (1)
- La réalité, ça n'est pas le mental. La réalité c'est bien plus grand que ça. (1)
- Il faut une sacrée volonté, une détermination terrible (1)
- Ne pas mourir d'un truc si con (la cigarette) (1)
- C'est réunis que les charbons brûlent ; c'est en se séparant que les charbons s'éteignent. (1)
- Le bonheur est né de l'altruisme et le malheur de l'égoïsme (1)
- L'écopsychologie s'inscrit dans le courant de la psychologie systémique (1)
- L'écopsychologie s'intéresse aux relations que l'homme entretient avec la nature (1)
- La passion pour la France (1)
- Recommencer l'époque (1)
- Le problème, c'est nous (1)
- Place à la nature (1)
- si l'homme seul se campe résolument sur ses instincts et attend là son heure, le vaste monde viendra à lui (1)
- La lecture (1)
- La réussite marche sur les pas de la droiture (1)
- L'intellectuel est cet homme qui doit absorber toutes les aptitudes de son époque, toutes les contributions du passé, tous les espoirs de l'avenir. Il doit être une université de savoirs. S'il est une leçon qui, plus que toute autre, doit pénétrer son oreille, c'est : Le monde n'est rien, l'homme est tout; en toi se trouve la loi de toute nature, et tu ne sais pas encore comment monte une seule gouttelette de sève; en toi sommeille toute la Raison; il t'appartient de tout connaître; il t'appartient de tout oser. (1)
- L'intellectuel (1)
- Forcer le destin (1)
- Nous sommes au seuil d'une renaissance inouïe portée par la France (1)
- Notre si longue sumission (1)
- Désobéir à la fatalité (1)
- Convertir la société civile française en une puissance politique centrale (1)
- L'époque opaque (1)
- Vous entendrez demain | De nouvelles salades (1)
- Les boulimiques d'action (1)
- Assumer notre désir légitime de renverser la table (1)
- Le vrai pouvoir est d'accroître celui d'autrui (1)
- L'art de jouir de l'existence (1)
- L'écume grise de l'actualité (1)
- Nos esquives accumulées (1)
- Bien employés, les livres sont les meilleures des choses ; mal employés, ils sont parmi les pires. Mais quelle est la bonne façon de s'en servir ? Quelle est la fin que tous les moyens devraient concourir à réaliser ? Ils ne servent à rien d'autre qu'à inspirer. J'aimerais mieux ne jamais voir un livre que d'être projeté par son attraction hors de mon orbite et transformé en satellite plutôt qu'en système. L'unique chose valable du monde est l'âme active [...] Il faut être inventeur pour bien lire. Comme dit le proverbe, «celui qui veut rapporter chez lui les richesses des Indes doit transporter ces richesses hors des Indes». Il existe donc une lecture créatrice aussi bien qu'une écriture créatrice. Quand l'esprit est fortifié par le labeur et l'invention, la page de n'importe quel livre s'éclaire d'allusions multiples. Chaque phrase est doublement significative, et notre auteur rend un sens aussi vaste que le monde. (1)
- [...] la Nature se presse de rendre compte d'elle-même à l'esprit. La classification commence. Pour le jeune esprit, chaque chose est distincte, se suffit à elle-même. Bientôt il découvre comment relier deux choses et voit en elles une seule nature ; puis trois, puis trois mille ; et ainsi, tyrannisé par son propre instinct unificateur, il continue de lier les choses, réduisant les anomalies, découvrant que sous le sol courent des racines qui unissent les choses contraires et éloignées pour les faire fleurir sur une même tige. Il apprend alors que, depuis l'aube de l'histoire, il y a accumulation et classification constantes de faits. Mais qu'est-ce que classifier, sinon percevoir que ces objets ne sont pas chaotiques, ne sont pas étrangers, mais ont une loi qui est aussi la loi de l'intelligence humaine ? L'astronome découvre que la géométrie, pure abstraction de cette intelligence, est la mesure du mouvement des planètes. Le chimiste trouve des proportions et une méthode intelligible dans toute la matière ; la science n'est rien d'autre que la découverte de ce qui est analogue, identique, dans les parties les plus éloignées. L'âme ambitieuse s'assied devant chaque fait réfractaire; elle ramène l'un après l'autre, à leur classe et à leur loi, tous les nouveaux pouvoirs, toutes les constitutions étrangères, et continue toujours afin d'animer, pénétrante, la dernière fibre de l'organisation, les limites de la nature. Ainsi lui est-il suggéré, à cet écolier qui se tient sous le dôme arqué du jour, que lui et cela sont issus d'une même racine ; l'un est feuille et l'autre, fleur; relation, sympathie courent dans chaque veine. Et qu'est cette racine ? N'est-elle pas l'âme de son âme ? (1)
- La porte (1)
- Trouve l'allure (1)
- Pour se libérer du francocentrisme (1)
- Le francocentrisme (1)
- You're trying too hard. Surrender (1)
- Des noms d'arbres fruitiers (1)
- J'ai un chagrin plus fort qu'une armée (1)
- De l'utilité du hêtre (1)
- Le hêtre (1)
- À Cognin, en Savoie, un platane de 300 ans vient de recevoir le label "arbre remarquable de France" (1)
- Le thuya (1)
- Unfold (Ouvre-toi) (1)
- Lazy old sun (1)
- Et pour tous ces mots qui blessent | Il y a ceux qui nous caressent | Qui illuminent, qui touchent l'infini. (1)
- Avec un mot, nous pourrions être un (1)
- We could with a word become one (1)
- If one swept the words away | One could touch the universe (1)
- Words are mysteries (1)
- Si nous faisions disparaître les mots, nous pourrions toucher l'univers (1)
- Les mots sont des mystères (1)
- Epouser le mouvement, se laisser aller dans le courant. (1)
- Dilater le temps (1)
- Paris toujours (1)
- Les mots sont nos vies (1)
- Problème/Solution (1)
- "Horreur de tous les métiers", Rimbaud (1)
- Si les fleurs ne marchent plus, dites-le avec des flingues (1)
- Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité. (1)
- J'ai retrouvé ma bonne humeur, j'ai acheté un fusil (1)
- Si la politesse vous rend dingue... (1)
- Un coup de poing, un pistolet (1)
- Notre connaissance est partielle [...] Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. (1)
- L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien d'inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. (1)
- Cadres (1)
- La nuit (1)
- J'aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. (1)
- J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j'aurais beau avoir toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. (1)
- J'aime pas le travail, la justice et l'armée (1)
- La Marseillaise, même en reggae ça m'fait gerber (1)
- Le soin apporté à chaque action a une valeur propre (1)
- J'ai pour tout salaire | Ma peine perdue (1)
- Je le veux aimant, ce qui fut avant qu'il n'y ait le monde (1)
- Je recherche le visage qui fut le mien avant qu'il n'y ait le monde (1)
- Return your work to the anvil twenty times; polish it endlessly, and polish it again. (1)
- Je cherchais votre coeur comme je cherchais l'ombre (1)
- Poésie agricole (1)
- Hymnes (1)
- Des fusils, des pavés, des grenades (1)
- Les idées ont une vie (1)
- Les labours exténués (1)
- Dans l'amour électif réside la plus haute visée humaine et même celle qui transcende toutes les autres (1)
- Questions sur l'amour : quel sorte d'espoir mettez-vous dans l'amour ? Comment envisagez-vous le passage de l'idée d'amour au fait d'aimer ? Feriez-vous à l'amour le sacrifice de votre liberté, l'avez-vous fait ? Vous donnerie-vous le droit de vous priver quelques temps de la présence de l'être que vous aimez, sachant à quel point la distance est exaltante pour l'amour, mais apercevant la médiocrité d'un tel calcul ? Croyez-vous à la victoire de l'amour admirable sur la vie sordide, ou de la vie sordide sur l'amour admirable ? (1)
- Le grand secret consiste à la fois à dévoiler et à voiler (1)
- "La France détentrice de tout le secret de la civilisation", Apollinaire (1)
- La rupture de l'art avec la logique, la nécessité d'un grand travail négatif à accomplir, la spontanéité (Manifeste Dada 1918, Tristan Tzara) (1)
- Dada (1)
- L'expérience de la réalité psychologique absolue (1)
- Une liberté d'une opulence inimaginable (1)
- Le problème central de notre société, décliné sous des formes très différentes, réside dans notre incapacité à libérer les processus de la vie, enfermés dans des étiquetages beaucoup trop rigides. Il réside dans le nécessaire abandon de la solution : la seule solution possible est... d'accepter l'absence de toute solution définitive. (1)
- Le culte de l'expression (1)
- L'expression (1)
- L'affranchissement total à l'égard aussi bien des modes de pensées que d'expressions préétablis, en vue de la promotion nécessaire de façons de sentir et de dire, qui soient spécifiquement nouvelles et dont la quête implique, par définition, le maximum d'aventure. (1)
- Magie verbale (1)
- Promouvoir le langage à une autre dignité en voulant voir un lui non plus un moyen, mais un être (1)
- Forcer les portes du mystère et avancer en terre inconnue, en dépit de tous les interdits (1)
- La poursuite de l'imprévu (1)
- Etre à l'affut du hasard objectif, qui est le lieu géométrique des coïncidence. (1)
- Pouvez-vous dire quelle a été la rencontre capitale de votre vie, jusqu'à quel point cette rencontre vous a donné le sentiment du fortuit, du nécessaire ? (1)
- La vertu magique de la rencontre (1)
- Le goût d'errer poussé à ses extrêmes limites (Le paysan de Paris, Nadja) (1)
- L'expérience et l'aventure intérieures (1)
- Echapper aux contraintes qui pèsent sur la pensée surveillée (1)
- La contrainte que fait peser l'esprit critique sur le langage et sur les mondes d'expression. Parmi ces contraintes, la logique : le rationalisme le plus étroit qui veille à ne rien laisser passer qui n'eut été estampillé par ses soins, la morale, sous forme de tabous sexuels et sociaux, le goût, régi par les conventions sophistiques du bon ton, peut-être les pires de toutes. Ce prétendu sens critique que l'on nous avait appris à cultiver à l'école, freinant toute spéculation intellectuelle de grande envergure. (1)
- L'appétit de merveilleux, contre l'appauvrissement et la stérilité des modes de pensée, qui était l'aboutissement de plusieurs siècles de rationnalisme (1)
- André Breton, parlant du contenu de La Révolution Surréaliste : Le monde soi-disant cartésien qui nous entoure est un monde insoutenable, mystificateur, sans drôlerie, contre lequel toutes les formes d'insurrection sont justifiées. Toute la psychologie de l'entendement est remise en question. Il y a un refus catégorique d'admettre tout ce qui a pu être élaboré à partir d'une vue purement corticale de l'esprit. Ferdinand Alquié, dans un texte intitulé humanisme surréaliste et existentialiste, recueilli en 1948 dans Les cahiers du collège philosophique, pose on ne peut mieux le problème : Déclarer, dit-il, que la raison est l'essence de l'homme, c'est déjà couper l'homme en deux, et la tradition classique n'y a jamais manqué. Elle a distingué en l'homme ce qui est raison et qui par là-même est vraiment humain, et ce qui n'est point raison et qui par là-même est indigne de l'homme, instincts et sentiments. Tout l'enseignement de Freud [...] est pour nous représenter le danger mortel que cette coupure, que cette scission entre les forces dites de raison et les passions profondes, bien décidées à s'ignorer mutuellement, font courir à l'homme. La seule ressource est de s'opposer aux prétentions exhorbitantes de cette raison, qui a usurpé la place de la raison véritable, et aussi de soustraire aux processus de refoulement qui les rend d'autant plus nocifs, les impulsions et les désirs. Dans la mesure où l'ancienne raison est ainsi déchue de la toute puissance qu'elle s'est arrogée au cours des siècles, il est compréhensible que les devoirs qu'elle contribue à imposer à l'homme sur le plan moral, perdent presque toute justification. Nous formulons sur cette loi des réserves expresses ; nous saisirons toutes les occasions de la prendre en défaut, jusqu'à ce qu'une autre, véritablement fondée, s'y substitua. Tel est le sens de la déclaration qui figure sur le premier numéro de la Révolution Surréaliste : "Il faut aboutir à une nouvelle déclaration ds droits de l'homme". (1)
- Le mot monument vient du latin monumentum (qui veut dire « se remémorer ») (1)
- Tout être et toute ville est un arbre (1)
- Catch me as I fall (1)
- Murmurer (to whisper) dans la chanson en anglais (1)
- Say you're here and it's all over now (1)
- Speaking to the atmosphere (1)
- Atmosphere (1)
- There's a feeling I get when I look to the West | And my spirit is crying for leaving (1)
- L'éternité nous appartient | Chaque seconde la contient (1)
- La classification (1)
- L'anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro estime qu'« en forgeant le concept fondamental de "pensée sauvage", [Lévi-Strauss] a montré que science, philosophie, art, religion, mythologie, magie, etc. se déploient en réalité sur un même axe, celui de la connaissance humaine » (1)
- Le concept de pensée sauvage (Lévi-Strauss) (1)
- Ami ne désespère pas (1)
- I know I can stop the pain if I will it all away (1)
- Don't give in to the pain (1)
- Le monde est docile (1)
- La vie est belle (1)
- Seul, sous son saule pleureur, Solaar pleure (1)
- J'ouvre la porte du garage | Me mets aux commandes du mirage { Décollage, demi-tour, dommage, j'explose tout dans les parages (1)
- Et puis à Mach3 je vole, à 15 mètres du sol | J'ai des missiles Airsol au cas où je vois des parasols (1)
- Comme un oiseau sans aile. La joie est vers le ciel, l'échec, la vie est belle. (1)
- La perplexité (1)
- Un baby boom de Bébé Doc face à des bébés phoques (1)
- Ils font du profit dans (dans) un monde de oufs Et te bouffent (et te bouffent) car l'aigle ne chasse pas les mouches (1)
- J'vais à la fac de la façon la plus lente | Mais j'aurais dû sécher pour éviter l'amiante (1)
- Mais le monde est complexe | J'ai le typex | Comme tout le monde je reste perplexe (1)
- En nous présentant des systèmes de classification totémique dont l'existence est incontestablement archaïque, ce livre nous prouve que le désir de classification du vivant et plus généralement de tout ce qui constitue l'univers des hommes (jusqu'aux concepts), ne correspond pas à une capacité des civilisations antiques (par exemple les systèmes de mémorisation de Cicéron), ou même modernes (systématique de Carl von Linné, combinatoire de Gottfried Wilhelm Leibniz, ou encore travaux de Francis Bacon), mais qu'il existe sans aucun doute chez les peuples de tous continents des systèmes évolués de classification et de combinaisons. (1)
- Dis-moi si le printemps s'abreuve de tes gestes (1)
- Voyage en Inde (1)
- Le mariage arrangé en Inde (1)
- A la fin de l'histoire, tout finit toujours par s'arranger. (1)
- Le vieillissement (1)
- Les richesses de l'inattendu (1)
- Infini et éternité (1)
- The monosyllable has a strange capacity for immensity: sea, night, day, good, evil, death, yes, no, God. (1)
- Veiller sur le trésor des mots (1)
- Devenir ce que l'on voit (1)
- Les êtres sans âme (1)
- La nouveauté incroyable de l'existence d'autrui (1)
- Le cinéma anglais (1)
- Le problème commence lorsque l'on accorde une trop grande importance à ces pensées, lorsqu'on les croit et surtout quand on en vient à les substituer au réel. Ce qui arrive en permanence chez tous les humains. (1)
- Come to me. I'll take care of you. Protect you (1)
- Turn my head | Off | Forever| Turn it off | Forever | Off forever | Turn it off forever (1)
- You don't have to explain. I understand (1)
- I'll nurse you (1)
- Destroy all that is holding you down, ooh-ooh | And then I'll nurse you (1)
- It hurts to hold on (1)
- It hurts to feel (1)
- En état de fringale | Haut les coeurs | V'là la vie (1)
- Dans le Grand Véhicule | Buriné par les chevaux | En lotus sous la lune | Revêtu du grand manteau | Un Bouddha en boxeur | J'avançais seul sous la pluie (1)
- Je construirai un silence plus grand que ceux des cathédrales (1)
- On inventera des couleurs | Et elle oubliera ses larmes (1)
- Mon altimètre me prouve que je descends à très vive allure | Je traverse les nuages et ils sont doux comme ta chevelure (1)
- Nageur de combat je me dois de détruire tous leurs sous-marins de poche (1)
- La pluie de mon coeur, la pluie de l'oubli (1)
- The urgency of now (1)
- La pluie de l'été porte l'oubli (1)
- L'été (1)
- Et des chemins de pluie | Pour unique "bonsoir" (1)
- And I don't even care (1)
- As restless as we are (1)
- We're flying high (1)
- Never want to come down (1)
- Everything's alright tonight (1)
- S"étourdir (1)
- There must have been an angel by my side (1)
- Look at the sky, it's the color of love (1)
- Yes is the answer and you know that for sure. Yes is surrender, you got to let it, you got to let it go (1)
- Faith in the future, out of the now (1)
- Raising the spirit of peace and love (1)
- Vouloir moins afin d'être plus (1)
- Le frêne (1)
- Faith in the future (1)
- Love is the answer and you know that for sure. Love is a flower, you got to let it, you got to let it grow (1)
- I swear the whole world could feel my heartbeat (1)
- Pushing the barriers (1)
- Planting seeds (1)
- Peace on earth (1)
- S'étourdir (1)
- La transe collective du public parisien de Depeche Mode (1)
- Don't give up the game until your heart stops beating (1)
- Hold on! It's never enough (1)
- Don't give up (1)
- On est pas mal tout là-haut (1)
- On goûte aux étoiles tout là-haut (1)
- Le mouvement colibri (1)
- Si nos voix s'unissaient | Quel hiver y résisterait ? (1)
- Faut que les mecs se mettent en tête que ça pète : Fuck la Jet-Set (1)
- Je mettrais des couleurs aux peines (1)
- J'inventerais des edens (1)
- Le paradis (1)
- On oublie nos certitudes (1)
- On chérit la solitude (1)
- When you're falling, I will catch you (1)
- You can make it, I will be there (1)
- Working hour is over (1)
- We can do anything that we want, anything that we feel like doing (1)
- Le calme (1)
- A nourrir le calme tout là-haut (1)
- On ne joue plus d'artifice (1)
- On sait pourquoi on existe (1)
- Allez viens (1)
- On sait pourquoi on résiste (1)
- Les clichés (1)
- La pensée enfouie (1)
- All your stupid ideals, got your head in the cloud, you should see how it feels, with your feet on the ground (1)
- Feel the slowing of time (1)
- Take my hand (1)
- I wanna show you something that you've never seen (1)
- Wake up now (1)
- J'arrime ta vague à l'âme pour y penser (1)
- Hé camarade | Si les jeux sont faits | Au son des mascarades | On pourra toujours se marrer (1)
- Dans la philosophie indienne, le non-agir est l'attitude qui permet la libération de tout karma grâce au non-attachement à l'action et à ses fruits (1)
- Celui que tu attends depuis si longtemps est depuis toujours là (1)
- J'ai mon rhumatisme qui devient gênant... Je fais d'la chaise longue et j'ai une baby-sitter... Les excès de vitesse, j'les payais jamais, quand j'étais chanteur (1)
- À se changer en roi | À hurler à la lune | À traquer la fortune | Tout ça pour trainer son poids (1)
- Our traveling is over (1)
- Si plus de gens étudiaient plus de langues, ça pourrait conduire à une plus grande tolérance linguistique et à moins d'impérialisme linguistique (1)
- "Our true nationality is mankind" (1)
- I won't be a slave anymore (1)
- The Devastation of Racism (1)
- Nietzsche, Marx, Freud, les "maîtres du soupçon" (1)
- La société ouverte (1)
- You can burn down my churches, but I shall be free (1)
- All your dreams are on their way (1)
- stand up for your right (1)
- I'm on your side (1)
- I will comfort you | I'll take your part (1)
- Your time has come to shine (1)
- Nothing really matters to me (1)
- Carry on, carry on as if nothing really matters (1)
- J'inspire et je suis conscient que c'est une inspiration que je fais. (1)
- Méditer, c'est cultiver l'énergie de la pleine conscience, l'énergie de la concentration et l'énergie de la vision profonde, afin de parvenir à la joie, à la paix et au bonheur (1)
- J'inspire et je suis mon inspiration dans tout son parcours (1)
- On peut sentir la joie, le bonheur, le plaisir, en faisant une inspiration (1)
- J'inspire et je suis conscient de mon corps (1)
- On s'installe dans l'instant présent. Chaque souffle que l'on fait, chaque pas que l'on fait, peut nous aider à revenir à l'instant présent (1)
- Quand on respire dans la pleine conscience, on peut ramener l'esprit vers le corps (1)
- On doit offrir la tendresse à l'autre personne (1)
- La méditation peut rétablir la paix dans notre corps et dans notre esprit (1)
- La méditation permet de cultiver la stabilité (1)
- La pleine conscience est une énergie qui nous permet d'être là, dans le moment présent (1)
- Calmer le corps (1)
- Générer la joie en ramenant l'esprit vers le corps et en se mettant en contact avec les conditions de bonheur (1)
- I'm an aerostar (1)
- Homeless heroes (1)
- I'm the ocean (1)
- Choose the day and choose the sign of your day (1)
- No escape from reality (1)
- Touch faith (1)
- Nos cousins d'Amérique. Les Cajuns sont les descendants des colons français en Amérique (Louisiane) (1)
- Toucher les milliers de conditions de bonheur disponibles que nous avons en nous et en dehors de nous (1)
- Avec le Dharma, nous pouvons transformer notre énergie d'habitude (1)
- L'attention appropriée/inappropriée : Si l'on porte son attention sur des choses positives, cela va nous procurer une sensation agréable (1)
- J'inspire, je suis une fleur. J'expire, je souris (1)
- La théorie et l'expérience (1)
- There is power, there is power in a band of workingfolks when they stand hand in hand (1)
- I'm aiming too high (1)
- Darling, stop confusing me with your wishful thinking (1)
- La curiosité à l'égard des secrets de la nature, ou comment un vice stigmatisé par les théologiens et les moralistes est devenu une vertu, si ce n'est un attribut, de la dignité de l'homme. (1)
- Le savoir est une arme et j'avais des munitions plein la tête (1)
- Lately I find myself out gazing at stars (1)
- I play dead, it stops the hurting (1)
- C'est au fond de tes yeux, que je foutrai le feu (1)
- Notre incapacité à accéder à l'archive est principalement causée par l'artificialité de ces systèmes d'indexation. Quelque soit leur type, les données stockées sont classées par ordre alphabétique ou numérique et l'information est obtenue (quand elle est trouvée) en parcourant leurs sous-classes. Une donnée ne peut être qu'en un seul lieu, sauf s'il en est fait un duplicata'; on doit mettre en place des règles pour normer son emplacement, et ces règles sont encombrantes. Après avoir trouvé un élément, il faut sortir du système et y revenir en utilisant un chemin différent... L'esprit humain ne fonctionne pas de cette façon. Il opère par association. Avec un élément en tête, il passe immédiatement au suivant, suggéré par association d'idées, en accord avec un réseau d'intrications complexes générés par les cellules du cerveau. Il a bien sûr d'autres caractéristiques'; les chemins de pensées qui ne sont pas fréquemment utilisés sont voués à s'effacer, les informations ne sont jamais complètement permanentes, la mémoire est transitoire. Mais la rapidité, la complexité des chemins parcourus, les détails des images mentales, sont plus incroyablement inspirantes que n'importe quoi d'autre dans la nature... Imaginons un appareil de l'avenir à usage individuel, une sorte de classeur et de bibliothèque personnels et mécaniques. Il lui faut un nom et créons-en un au hasard, «'memex'» fera l'affaire. Un memex, c'est un appareil dans lequel une personne stocke tous ses livres, ses archives et sa correspondance, et qui est automatisé de façon à permettre la consultation à une vitesse énorme et avec une grande souplesse. Il s'agit d'un supplément agrandi et intime de sa mémoire. Cet appareil est constitué d'un bureau, et s'il peut probablement être actionné à distance, c'est avant tout un meuble sur lequel travailler. Au dessus, des écrans translucides inclinés permettent la projection de documents pour la lecture. Il y a un clavier et un ensemble de boutons et de leviers. À part cela, il ressemble à un bureau ordinaire. À une extrémité, on trouve les documents stockés. Leur quantité est prise en charge par l'amélioration du microfilm. Seule une petite partie de l'intérieur du memex est dédiée au stockage, le reste est consacré au mécanisme. Même si l'utilisateur introduit 5000 pages par jour, il lui faudrait des centaines d'années pour remplir la base de données, il peut donc être dispendieux et entrer des éléments librement. La plupart des contenus du memex peuvent être achetés sous forme de microfilms prêts à la lecture. Des livres de toutes sortes, des images, des périodiques, des journaux sont ainsi rassemblés au même endroit. La correspondance professionnelle prend le même chemin. Et il reste de quoi entrer des documents directement. Sur le plateau du memex se trouve une plaque transparente. On peut y placer des notes manuscrites, des photographies, des mémos ' toute sorte de chose. Quand un élément est en place, un levier permet de le photographier pour le stocker sur le plus proche espace vierge du film du memex, par un procédé de photographie à émulsion sèche. Bien entendu, le memex offre la possibilité de consulter l'enregistrement via l'index classique. Si l'utilisateur veut consulter un livre précis, il tape le code associé sur le clavier, et la page de titre de l'ouvrage apparaît rapidement sous ses yeux, projetée sur l'un de ses écrans. Les codes les plus utilisés sont retenus par l'usager afin qu'il n'ait que rarement à consulter l'index de référence. Quand il doit le faire, une simple touche permet de l'afficher. De plus, il dispose de leviers supplémentaires. En inclinant l'un de ces leviers vers la droite, il parcourt le livre devant lui, chaque page étant à son tour affichée à une vitesse permettant leur reconnaissance rapide. S'il dévie encore à droite, il parcourt 10 pages à la fois'; plus loin encore, c'est 100 pages à la fois. En inclinant le levier vers la gauche, il obtient le même contrôle vers l'arrière. Un bouton spécial permet d'atteindre directement la première page de l'index. N'importe quel livre de sa bibliothèque peut ainsi être trouvé et consulté bien plus facilement que s'il fallait le prendre sur une étagère. Comme le memex possède plusieurs écrans, l'utilisateur peut laisser un élément d'un côté tout en affichant un autre. Il peut ajouter des notes et des commentaires, tirant profit des applications possibles de la photographie à émulsion sèche. Nous pourrions même lui permettre de les saisir au stylet, à la manière du télautographe des salles d'attentes des gares, exactement comme s'il avait la page physique devant lui. Tout cela est connu, à l'exception de la projection dans le futur des mécanismes et gadgets actuels. Cependant, le memex propose cependant un progrès immédiat, celui d'une indexation associative ' l'idée d'avoir une disposition dans laquelle tout objet peut être convoqué à volonté pour sélectionner immédiatement et automatiquement un autre. C'est la caractéristique distinctive du memex. Le processus permettant de lier deux éléments est essentiel. Quand l'usager construit un chemin, il le nomme, insère son nom dans l'index de référence et le tape au clavier. Devant lui se trouvent les deux éléments à lier, affichés sur les écrans adjacents. En bas de chacun, il y a un certain nombre de cases vierges de code et un curseur pointant l'une d'elles sur chaque élément. L'utilisateur presse une touche et les éléments sont alors reliés de manière durable. Dans chacun des espaces de code apparaît la référence. Invisible, mais aussi dans l'espace du code, un ensemble de points est destiné à la visualisation par cellule photoélectrique. Sur chacun des éléments, ces points désignent grâce à leur position le numéro de référence de l'élément lié. Par la suite, quand l'un de ces éléments est affiché, l'autre peut être instantanément et à tout moment convoqué en appuyant sur un bouton sous la case correspondante. De plus, lorsque de nombreux articles sont ainsi reliés pour former un itinéraire, ils peuvent être passés en revue, rapidement ou pas, en se servant du levier comme pour parcourir un livre. C'est exactement comme si des éléments physiques d'origines diverses avaient été rassemblés pour former un livre. Cependant le memex est plus que cela, puisque n'importe quel élément peut appartenir à de nombreux itinéraires différents. Disons que le propriétaire du memex est intéressé par l'origine et les propriétés de l'arc et sa flèche. Il étudie précisément pourquoi l'arc court turc semblait supérieur à l'arc long anglais durant les affrontements des Croisades. Il a des dizaines de livres et d'articles potentiellement intéressants dans son memex. Il commence par parcourir une encyclopédie, y repère un article intéressant mais peu précis, et le laisse affiché. Ensuite, dans un récit, il trouve un autre élément pertinent, et lie les deux ensemble. Il continue ainsi, construisant un réseau d'éléments sources. Parfois, il insère un commentaire, qu'il soit relié au réseau principal ou afférent à un élément en particulier. Quand il constate que l'élasticité des matériaux disponibles avait une grande influence sur la qualité des arcs, il crée une nouvelle ramification qui l'amène à explorer des manuels sur l'élasticité et les contraintes physiques. Il insère une page d'analyse manuscrite. Il construit ainsi son propre itinéraire parmi le labyrinthe de documents mis à sa disposition. Ses itinéraires ne s'effacent pas. Des années plus tard, lors d'une discussion, il aborde les méthodes étranges par lesquels un peuple résiste aux innovations, même si elles présentent un intérêt vital. Son exemple s'appuie sur le fait que les européens, vexés, n'ont pas adopté l'arc turc. Il a même un corpus sur le sujet. Une touche lui affiche le livre de références. Entrer quelques caractères affiche le début du chemin. Un levier permet de le parcourir, de s'arrêter aux éléments intéressants, d'explorer les pistes secondaires. Le corpus est intéressant, pertinent pour la discussion. Il lance le mécanisme de reproduction, photographie l'ensemble du réseau de documents, et le donne à son ami pour qu'il puisse le stocker dans son propre memex et y être lié au réseau plus générique. Des formes inédites d'encyclopédies vont apparaître, prêtes à l'emploi grâce aux intersections des chemins d'associations de documents qui les traversent, prêtes à être transférées dans le memex pour y être amplifiées. L'avocat a à sa disposition l'association des opinions et des décisions de toute sa carrière, liée à l'expérience de ses amis et des autorités. Le mandataire en brevets peut accéder aux millions de brevets délivrés, avec des réseaux familiers concernant tous les points d'intérêt de son client. Le médecin, perplexe devant les symptômes d'un patient, explore le réseau établi durant l'étude de cas similaires, avec des références annexes aux notions d'anatomie et d'histologie pertinents. Le chimiste, en prise avec la synthèse d'un composé organique, a toute la littérature de la discipline devant lui au laboratoire, des itinéraires visualisant les similarités avec d'autres composés, et en annexe leur comportement physique et chimique. L'historien met en parallèle le vaste récit chronologique d'un peuple et un itinéraire en pointillés qui ne relie que les points éminents, et peut suivre à tout moment un réseau lui permettant de parcourir toute l'histoire de la civilisation à une époque particulière. Cela donne naissance à une nouvelle profession d'explorateurs et créateurs d'itinéraires, dont les représentants prennent plaisir à établir des itinéraires utiles dans l'énorme masse des enregistrements communs. L'héritage d'un maître n'est plus seulement ce qu'il apporte au savoir humain, c'est aussi l'ensemble des réseaux et itinéraires lui ayant servi à échafauder à sa pensée. (1)
- Si tu connais le désir qui va vite, et qui dure longtemps, je voudrais que tu m'y précipites (1)
- Même si c'est la crise en permanence et que nous sommes complètement chômeurs, on trouvera la solution je pense (1)
- Allez avance, n'aie pas peur (1)
- Sometimes the things I do astound me (1)
- There's more to life than this (1)
- Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est le chemin tracé par la nature. (1)
- L'unique bien, c'est la vie (1)
- Le bonheur ne se décrète pas, ne se convoque pas mais se cultive peu à peu dans la durée. (1)
- Le bonheur est un choix (1)
- La mère de toutes les questions : Etes-vous heureux ? (1)
- Les gens heureux n'ont pas besoin de se presser. (1)
- La marque constante de la sagesse est de voir le miraculeux dans le banal. (1)
- Il y a autre chose dans la vie (1)
- There's no-one here, and people everywhere (1)
- He believes in a beauty (1)
- As-tu besoin d'un cinq-étoiles Quand t'en as cinq milliards dans l'ciel (1)
- En fait, chaque fois que l'on combine et que l'on enregistre des faits selon des processus établis, l'aspect créatif de la réflexion n'est concerné que par la sélection des données et le processus pour les traiter, et la manipulation qui s'en suit a par nature un caractère répétitif, qui est en passe d'être reléguée à la machine. (1)
- L'automatisation de processus réflexifs (1)
- You'll be given love, you'll be taken care of (1)
- All is fulll of love (1)
- It's all around you (1)
- Pagan poetry (1)
- De la musique de fou (1)
- My sense of continuity has vanished away (1)
- Emotional landscapes (1)
- If we unite (1)
- Those who died for freedom (1)
- Le réalisme de Gustave Courbet - L'atelier du peintre (1)
- Coincidence makes sense Only with you (1)
- Car tu es beaucoup trop tendre, pour être vraiment civilisé (1)
- A change is gonna come (1)
- La solidarité (1)
- Liberté égalité fraternité (1)
- L'Islam (1)
- Le Dr. Bush appelle à une nouvelle relation entre la pensée humaine et la somme de nos connaissances (1)
- Paris sans essence (1)
- Ce n'est qu'un début (1)
- I'm able to carry on (1)
- J'aime pas qu'on m'impose une façon de voir... J'aime pas qu'on me dise où est le bon chemin (1)
- J'aime pas (1)
- Grève illimitée (1)
- La méditation peut nous aider à restaurer la beauté, la fraîcheur (1)
- Offrir (1)
- L'eau étrange de la mer (1)
- Le deuxième sexe (1)
- Mauvaise mémoire (1)
- La vanité (1)
- Heart of gold (1)
- Le féminisme (1)
- Avec des mots qui veulent rien dire (1)
- Un matin qui sourit (1)
- C'est un amour qui commence, dans le printemps de Paris (1)
- La solitude subie (1)
- La solitude, un sujet politique (1)
- Coeur d'or (1)
- I want to live (1)
- Lingua ideale, generosa, sensuale, la nostra lingua italiana (1)
- Chercher dans chaque geste un peu d'amour (1)
- "Le monde nous a foutus dehors", Jacques Prévert (1)
- Votre sourire, est-ce un sourire ? (1)
- La présence (1)
- Lingua nuova, divina, universale, la nostra lingua italiana (1)
- Lingua di pace, di cultura, dell'avanguardia internazionale, la lingua mia, la tua, la nostra lingua italiana (1)
- I want to give (1)
- I've been a miner | For a heart of gold (1)
- And I'm getting old (1)
- Lingua serena, dolce, hospitale, la nostra lingua italiana (1)
- Paris qui n'est à personne, est à toi si tu le veux (1)
- Les ponts (1)
- L'école de Palo Alto (1)
- Le ciel (1)
- Le rasoir d'Occam (1)
- Ces mots simples (1)
- L'art minimal est basé sur le principe de l'économie des moyens. L'intervention de l'artiste sur l'oeuvre doit être poussée à son minimum. (1)
- Le ciel souriait (1)
- Il fallait courir (1)
- Une pensée bien élaborée qui pourrait étonner pour l'Egypte pharaonique, mais non. (1)
- Je mens | Pour te convaincre | Que rien ne peut plus vaincre | Un amour infini (1)
- I lie | To convince you | That nothing can overcome | An infinite love (1)
- Le cirque dans les chansons (1)
- Less is more (1)
- If you've been hiding from life | I can understand where you're coming from (1)
- la lecture de romans renforce l'empathie (1)
- La chaleur d'un sourire (1)
- L'empathie (1)
- La bibliothérapie (1)
- L'oisiveté (1)
- L'éclat d'u regard (1)
- It's not fair (1)
- If you've suffered enough | I can understand what you're thinking of (1)
- You've got to take this moment | Then let it slip away (1)
- Let go off complicated feelings (1)
- Réanimer le monde (1)
- Les chiens, les chats et les rats (1)
- Le nominalisme et la querelle des universaux (1)
- La science (1)
- Brute de raison (1)
- La théorie (1)
- la Prajanparamita, la compréhension, la vision profonde, est la paramita qui peut nous emmener vers l'autre rive (1)
- La prajnaparamita (1)
- Mélancolie optimiste (1)
- La psychologie bouddhiste ou la science de l'esprit (1)
- Une idée serait de combiner les modèles neuronaux et les modèles symboliques. (1)
- Pierre Lévy a inventé un langage, l'IEML, qui permet de raisonner et qui pourrait servir de modèle pour une mutualisation des différents systèmes de données. (1)
- Je t'en prie, Jivaro, vide vite mon cerveau. Je t'en prie Jivaro, réduis ma tête à zéro (1)
- Le ciné, la télé, et même le LSD, n'arrivent plus, Jivaro, à me faire décoller (1)
- Etre aimé, c'est être compris (1)
- L'amour véritable consiste à comprendre l'autre personne (1)
- La méditation est un acte que l'on fait pour la paix du monde (1)
- La vie quotidienne (1)
- J'inspire, je suis frais (fraîche) comme une fleur. J'inspire je me vois comme fleur. J'expire je me sens frais (fraîche). Fleur, fraicheur (1)
- J'inspire, je suis une fleur. J'expire, je souris comme une fleur. Fleur, je souris (1)
- On a beaucoup de choses à offrir à celui ou celle qu'on aime (1)
- Il faut ouvrir, élargir son coeur, et ainsi on peut accepter des choses qui ne sont pas acceptables pour les autres, c'est la patience (1)
- La terre (1)
- Le don dont on parle dans les six paramita est le don de la compréhension (1)
- La douleur en nous peut être transformée par une autre sorte d'énergie (1)
- La patience est le volume de votre coeur (1)
- Ton coeur doit être comme la terre, avec une capacité de recevoir et de transformer très grande (1)
- La recherche au niveau de l'intelligence collective à support numérique a pris historiquement deux directions concurrentes : les modèles neuronaux (Chat GPT...), et les modèles symboliques (shema.org, wikidata, cidoc crm pour les musées...). Le développement des systèmes symboliques demande de la main d'oeuvre experte (il faut les faire à la main), de l'argent et du temps, pèche au niveau de l'interopérabilité entre systèmes. Les modèles neuronaux parce que probabilistes (paterns...) génèrent des erreurs, sont opaques. Les modèles d'intelligence artificielle symboliques sont des systèmes de classifications avec des relations entre les classes (étiquettes, tags, ontologies, knowledge graphs...). C'est un système d'organisation des données qui va favoriser leur exploration, leur restitution quand on en a besoin et le raisonnement automatique.. (1)
- Comment utiliser l'intelligence artificielle pour augmenter l'intelligence collective ? (1)
- L'universel (1)
- Les méfaits de la civilisation (1)
- Le tourisme (1)
- Les apaches (1)
- Les braises incandescentes sont encore | sous la cendre froide | Autrement dit, sois toujours | Au rendez-vous (1)
- [...] et que les sauvages qui commettent ces forfaits sont effrayants, et que les civilisés qui les laissent commettre sont épouvantables. (1)
- Chercher une raison de vivre (1)
- T'es pas déjà morte toi ? (1)
- Pleutre, tu vois des ombres parce que tu as peur dans le noir (1)
- Tu veux du "toujours" toi, mais plus tard (1)
- Toujours (1)
- L'eau qui dort (1)
- Ote à mes mots la muselière (1)
- Sa majesté domine bien son sujet | Dans notre servitude elle trouve sa plénitude (1)
- La servitude (1)
- Laissez flotter vos idées noires | Près de la marre aux oubliettes (1)
- Les bobos... (1)
- A quoi bon (1)
- Climb for my majesty | A bone to chew for you and me (1)
- La censure (1)
- The rift between two worlds (1)
- Computer illiterate (1)
- Sa majesté domine bien son sujet (1)
- Savoir réfléchir avant de juger (1)
- Pays du rêve et du mirage où les agitations stériles de l'Europe ne parviennent pas. (1)
- Le langage, comme la perception, est structuré sous le mode du "comme "ou du "comme si" (1)
- On écrit parce qu'on ne comprend rien sans écrire (1)
- Il y a une analogie entre la mystique du non-moi selon la Voie bouddhique et la mystique connue en Occident sous le terme de "sentiment océanique". Celui-ci désigne, nous semble-t-il, un ravissement, un sentiment d'être uni, totalement et parfaitement, à tous les existants de l'univers, sentiment qui vient à envahir tout d'un coup l'être d'une personne, le plus souvcent spontanément et tout à fait gratuitement (1)
- Le bon sens (1)
- Agir, cela peut être résister à ce vertige d'hyperactivité, puisque tout se passe comme si, entre dépression et passage à l'acte, nous n'avions plus de clefs pour agir, pour comprendre - comprendre au sens de connaissance comme praxis, comme ce qui nous lie au monde, et non au sens d'une augmentation de l'information qui finit par nous noyer dans la conviction triste de notre impuissance (1)
- La méditation assise n'est rien d'autre que la pratique du non-faire (1)
- Le shôbôgenzô est lui-même conçu comme une immense parabole, parabole de la résonance (1)
- Triturer les études durant des millions et des milliards d'éons (1)
- Lorsqu'on reste muet, sans être pour autant interdit, c'est la conscience karmique qui peut surgir tout d'un coup, atteignant sa cible (1)
- Chacun des existants doit être à la fois émetteur et auditeur du grondement du dragon, de ce son inorganique qui remonte depûis le fondement de tous les existants et de tout l'univers... (1)
- C'est à partir de la racine que les feuillages se développent, et voilà ceux qu'on appelle "éveillés et patriarches". La souche et les extrémités doivent toutes retourner à cet enseignement essentiel, et cela n'est autre que l'étude (1)
- La conscience se développe que la fuite en avant productiviste et technologique représente un véritable danger pour nos civilisations, et pourtant, on n'arrive pas à trouver ne serait-ce que le début d'une parade (1)
- Le progrès sans limite de la technique (1)
- Dans le monde digital, la connaissance se voit empêchée par la quantité d'information. (1)
- Dans notre société , nous sommes toujours dans un vécu décorporéisé. Par exemple, dans un peuple alphabétisé, 60 à 70% de la connaissance est indirecte, c'est à dire que je n'ai pas besoin de faire l'expérience de quelque chose pour le connaître. Dans les sociétés digitalisées, c'est jusqu'à 90%. Avec l'invention de l'écriture et la lecture, les corps se sont adaptés. Mais cela a duré 5000 ans. Or, en 30 ans, le monde entier s'est digitalisé. (1)
- Dans le même temps que les dangers grandissent, l'impuissance grandit aussi (1)
- Principe de la délégation de fonction : ce dont le cerveau ne s'occupe pas, il délèque la fonction, sur une autre espèce, sur son environnement, ou sur une machine (1)
- En même temps que notre société reconnaît les limites de la raison, elle connaît une délégation massive de la fonction de la rationalité vers la machine (1)
- Mon agir dans la scoiété doit prendre en compte la non-accélérabilité : je dois attendre les mécanismes de régulation du système, à tous les niveaux : écologique, social, individuel, biologique, culturel... Il faut laisser le temps au temps (1)
- La karma (1)
- Comment agir dans la complexité ? (1)
- La modernité nous engage à nous penser dans une certaine non prédictibilité, méconnaissance, non représentativité. (1)
- Un ensemble complexe est un ensemble qui de par son fonctionnement n'est pas entièrement représentable, compréhensible. (1)
- La complexité : je ne peux pas prévoir la conséquence de mes actes (1)
- L'infinité inépuisable du passé, du présent et du futur (1)
- L'univers entier est sentiments et émotions des fleurs (1)
- La multitude (1)
- Il faut étudier l'enseignement essentiel du nombre : "faire avec la multitude" (1)
- Examinez et analysez le moment où il ne fait ni jour ni nuit (1)
- La vie est la Totalité dynamique qui se présente (1)
- Tous les existants doivent être structurés dès l'origine sous le mode du "comme" et il n'y aurait aucun existant hors de ce "comme" (1)
- L'oeil qui voit sans voir et qui entends ce qui n'est pas perceptible à nos oreilles de chair : la résonance de l'univers (1)
- Invisibilité du visible et visibilité de l'invisible (1)
- Même s'il y a des centaines et des milliers de paroles à obtenir, on s'exprime en triturant le muet (1)
- Sortir de soi moyennant le kôan (1)
- Les kôans (1)
- Lorsqu'on observe la montagne en plein jour, celle-ci cache son secret profond au sein même de sa visibilité. (1)
- La Totalité dynamique, qui reflète son image en elle-même, comme la lune au milieu de l'eau (1)
- Ne haïssez pas le ne-pas-dire. Le ne-pas-dire est la vraie tête et la vraie queue de la parole obtenue (1)
- La clé qui ouvre la porte de la connaissance, connaissance de la parole secrète, c'est à dire la connaissance du "secret sans voile", doit être l'Eveil à la résonance (1)
- Les sens se répondent les uns les autres (1)
- Ce Présent n'est autre que le moment favorable tel quel (1)
- Transpercer, voilà le secret ! (1)
- L'acquis du monde humain (1)
- L'interpénétration plénière de tous les sens (1)
- Que c'est subtil et merveilleux ! Les choses s'interpénètrent les unes les autres sans s'interpénétrer (1)
- Il faut étudier le muet et le connaître à fond par la pratique (1)
- Tant qu'elle ne sera pas exprimée par le langage sous forme adéquate, la pensée qu'on croit avoir dans le coeur et l'esprit ne serait qu'une chimère (1)
- Méditez à fond avec minutie le verbe "obtenir" (1)
- Obtenir (1)
- La question n'est pas d'être technophobe ou technophile, la question est : que faisons-nous avec la puissance de la machine ? Par exemple, la fonction de prédictibilité d'une machine peut entrer dans un diagnostic, le problème est quand elle remplace le diagnostic. Le problème est la responsabilité ou l'absence de responsabilité des humains (1)
- A notre époque, on a remplacé la recherche de causalité par la recherche de corrélation. On a perdu l'exigence du sens : que signifie telle chose ? Pour la machine, une chose ne signifie rien, le sens est l'apanage du vivant. (1)
- On tombe amoureux d'une moto, d'une voiture ou d'une maison, on se passionne pour un ordinateur, un logiciel ou un langage de programmation... L'informatique n'intervient pas seulement sur l'écologie cognitive mais encore sur les processus de subjectivation individuels et collectifs... Il y a toute une dimension esthétique ou artistique de la conception des machines ou des logiciels, celle qui suscite l'engagement émotionnel, stimule le désir dexplorer de nouveaux territoires existentiels et cognitifs, branche l'ordinateur sur des mouvements culturels, sur des révoltes, des rêves. Les grands acteurs de l'histoire de l'informatique, comme Alan Turing, Douglas Engelbart ou Steve Jobs, ont perçu l'ordinateur autrement que comme un automate fonctionnel. Ils ont joué et vécu sur sa dimension subjective, merveilleuse et prophéétique (1)
- Chaque grande innovation en informatique a ouvert la possibilité de nouveaux rapports entre hommes et ordinateurs. (1)
- La construction de nouveaux agencements de sens (1)
- Il n'est d'usage sans torsion sémantique inventive, qu'elle soit minuscule ou capitale... Tout usage créatif, en découvrant de nouvelles possibilités, atteint le plan de la conception... Conception et usage sont en fait les dimensions complémentaires d'une même opération élémentaire de connexion, avec ses effets de réinterprétation, de construction de nouvelles significations. Dans le prolongement l'une de l'autre, la conception et l'usage contribuent alternativement à faire buissonner l'hypertexte sociotechnique. (1)
- L'argumentation assistée par ordinateur, aide au raisonnement, à la conversation... (1)
- Des graphes dynamiques pour représenter des structures comceptuelles (1)
- L'hypertexte informatisé autorise tous les pliages imaginables : dix mille signes ou seulement cinquante repliés derrière un mot ou une icône, des emboitements compliqués et variables, adaptables par le lecteur. (1)
- La quasi-immédiateté du passage d'un noeud à l'autre permet de généraliser et d'utiliser dans toute son étendue le principe de non-linéarité. Cela devient la norme, un nouveau système de l'écriture, une métamorphose de la lecture, baptisée navigation (1)
- On se perd beaucoup plus facilement dans un hypertexte que dans une encyclopédie... C'est comme si l'on explorait une grande carte sans jamais pouvoir la déplier, toujours par bouts minuscules, il faudrait alors que chaque petite parcelle de surface porte ses coordonnées ainsi qu'une carte miniature avec une zone en grisé indiquant l'emplacement de la parcelle ("Vous êtes ici"). Il s'invente aujourd'hui toute une interface de la navigation, faite d'une multitude de micro-dispositifs d'interface déformés, réemployés, détournés (1)
- On connaît depuis longtemps le rôle fondamental de l'implication personnelle de l'étudiant dans l'apprentissage. Plus activement une personne participe à l'acquisition d'un savoir, mieux elle intègre et retient ce qu'elle a appris. Or, le multimédia interactif, grâce à sa dimension réticulaire ou non-linéaire, favorise une attitude exploratoire voire ludique, face au matériau à assimiler. C'est donc un instrument bien adapté à une pédagogie active (1)
- [L'hypertexte] se replie et se déplie à volonté, change de forme, se multiplie, se découpe et se recolle autrement. Ce n'est pas seulement un réseau d emicro-textes, mais un grand méta-texte à géométrie variable, à tiroirs, à replis. Un paragraphe peut apparaître ou disparaître sous un mot, trois chapitres sous un mot du paragraphe, un petit essai sous un des mots de ce chapitres, et ainsi virtuellement sans fin, de double fond et double fond. (1)
- Les collecticiels [...] aident chaque interlocuteur à se repérer dans la structure logique de la discussion en cours en lui fournissant une représentation graphique du réseau d'arguments. Il permet également la liaison effective de chaque argument avec les documents auxquels il se réfère, qui le fondent peut-être et forment en tout cas le contexte de la discussion. Ce contexte, contrairement à une discussion orale, est ici totalement explicite et organisé... Les hypertextes d'aide à l'intelligence coopérative assurent la mise en scène du réseau des questions, des positions et des arguments... Le débat se ramène à la construction progressive d'un réseau argumentaire et documentaire toujours présent aux yeux de la communauté, maniable à tout instant... Une sorte de lente écriture collective désynchronisée, dédramatisée, éclatée, comme croissant d'elle-même suivant une multitude de lignes parallèles et pourtant toujours disponible, ordonnée, objectivée sur l'écran... Une fois les discussions analysées en dizaines de questions et de positions, on peut descendre encore plus bas dans la microstructure de la conversation. Le logiciel Euclia permet de représenter chaque argument comme un réseau de propositions étayées par des entités (preuve, analogies, hypothèses de départ) qui sont elles-mêmes des arguments, jusqu'à que l'on arrive aux hypothèses ou aux faits ultimes. Euclid propose à ses utilisateurs un certain nombre de schémas d'arguments pré-construits (comme l'argument par analogie, ou a fortiori, ou celui qui consiste à invalider les prémisses de l'adversaire). Il propose aussi des outils de visualisation de la structure logique du discours. (1)
- Une fois décolorées et aplaties les singulières et mouvantes entités du concret, lorsque la lave épaisse du devenir a été projetée sur les quelques états possibles d'un système simple et maniable, alors, notre conscience myope, débile, au lieu de se perdre dansles choses, peut enfin dominer, mais ce ne sera que sur ces ombres minuscules que sont les signes... La réduction de devenirs insaisissables à l'état de petits signes permanents et maniables, qui pourront donc être l'objet d'opérations inédites (1)
- La nouvelle écriture hypertextuelle ou multimédia sera certainement plus proche du montage d'un spectacle que de la rédaction classique, où l'auteur ne se souciait que de la cohérence d'un texte linéaire et statique. (1)
- Leibnitz, théoricien de la catalographie (1)
- Inventer de nouvelles structures discursives, découvrir des rhétiriques encore inconnues ..., du texte à géométrie variable... (1)
- Passage du concept de vérité à celui de pertinence. (1)
- Constituer une classe revient à tracer des limites. Or, aucune frontière ne va de soi. Il y a sans doute des grandients et des discontinuités dans le monde, mais le strict découpage d'un ensemble suppose la sélection d'un ou plusieurs critères pour séparer l'extérieur de l'intérieur. Le choix de ces critères est forcément conventionnel, historique, circonstanciel. Où commencent l'Allemagne, la couleur bleue, l'intelligence ? La plupart du temps, répétons le, les concepts et les classes d'équivalence permettant de reconnaître des analogies et de sidentités sont tracés par la culture. Mais des groupes ou même des individus peuvent, non sans difficulté, remettre en question une partie de ces délimitations conceptuelles. (1)
- La prose écrite n'est pas un simple moyen d'expression de la philosophie, des sciences, de l'histoire ou du droit. Elle les constitue. Or la prose, détrônée par les formes de représentation que porte l'informatique, pourrait acquérir bientôt la même saveur désuète de beauté gratuite et d'inutilité que la poésie aujourd'hui. Le déclin e la prose annoncerait celui du rapport au savoir qu'elle conditionne, et la connaissance rationnelle basculerait vers une figure anthropologique encore inconnue. (1)
- Les technologies intellectuelles tiennent lieu d'auxiliaires cognitifs des processus contrôlés, ceux qui mettent en jeu l'attention consciente et disposent de si peu de ressources dans le système cognitif humain. (1)
- Les signes (1)
- Les modes de connaissance inédits qui émergent de l'utilisation des nouvelles technologies intellectuelles à support informatique (1)
- L'écriture, en séparant les messages des situations où s'utilisent et se produisent les discours, suscite l'ambition théorique et les prétentions à l'universalité (1)
- L'écriture est une manière d'étendre indéfiniment la mémoire de travail biologique. (1)
- Les "menus" montrent à tout instant à l'usager les opérations qu'il peut accomplir. (1)
- Le verbe to browse ("butiner", mais aussi "jeter un coup d'oeil") est employé en américain pour désigner la démarche curieuse de qui navigue dans un hypertexte. (1)
- Mais alors, dit Alice, si le monde n'a absolument aucun sens, qui nous empêche d'en inventer un ? (1)
- Inventer le sens (1)
- La vie, bien que fourmillant d'objectifs, n'en a aucun, et que tout a beau être signe dans l'existence, elle réussit quand même à être dénuée de sens (1)
- A l'époque contemporaine, la technique est une des dimensions fondamentales où se joue la transformation du monde humain par lui-même (1)
- Bien que nous vivions en démocratie, les processus sociotechniques font rarement l'objet de délibération collectives explicites, encore moins de décisions prises par l'ensemble des citoyens (1)
- Aujourd'hui, ce que l'on peut identifier comme le sujet d'un acte sont des écosystèmes : une région, un quartier... C'est le lieu qui agit. Ou autrement dit, des sujets où l'humain est inclus, la technique est incluse, mais qui ne se limitent plus à un individu humain ou un groupe d'individus. (1)
- Les nouveaux sujets de droit (1)
- L'axe général de la rationalité aujourd'hui se déplace vers des modèles complexes (1)
- La rationalité (1)
- Les innovations sont a-sensées, a-sémantiques (1)
- Symptôme majeur de ce que Foucauld appelait l'époque de l'homme : l'apparition de nouveaux sujets de droits, divers animaux (singes, vaches, dauphins dans certains pays), la mer... (1)
- Les inventeurs, ingénieurs, scientifiques, entrepreneurs et investisseurs qui contribuent à édifier le technocosme où nous vivons désormais sont animés de véritables projets politiques concurrents, ils se réfèrent à des imaginaires antagonistes de la technique et des rapports sociaux. (1)
- Les trois temps de l'esprit : oralité, écriture, informatique (1)
- Techniquement, un hypertexte est un ensemble de noeuds connectés par des liens. Les noeuds peuvent être des mots, des pages, des images, des graphiques ou parties de graphiques, des séquences sonores, des documents complexes qui peuvent être des hypertextes eux-mêmes. Les items d'information ne sont pas reliés linéairement, comme sur une corde à noeuds, mais chacun d'eux, ou la plupart, étendent leurs liens en étoile sur un mode réticulaire. Naviguer dans un hypertexte, c'est donc dessiner un parcours dans un réseau qui peut être aussi compliqué que possible. Car chaque noeud peut contenir à son tour tout un réseau. (1)
- Quoique des milliers d'hypertextes aient été élaborés et consultés depuis les premières visions de Vannevar Bush et Theodore Nelson, aucun d'eux n'a pour l'instant l'ampleur quasi cosmique imaginée par ces pionniers, et cela pour trois raisons. Tout d'abord, sur un plan strictement informatique, on ne sait pas encore programmer des bases de données au delà d'un certain ordre de grandeur. Les algorithmes efficaces en deça d'un certain seuil pour gérer une grande quantité d'informations se révèlent impuissants à traiter les gigantesques masses de données impliquées par des projetc comme ceux de Xanadu ou de Memex. Deuxièmement, l'indexation, la numérisation et le formatage uniforme de l'information aujourd'hui dispersée sur une foule de supports différents supposent la mise en oeuvre de moyens matériels perfectionnés, la réunion de nombreuses compétences et surtout beaucoup de temps ; c'est dire qu'elle serait extrêmement coûteuse. Enfin, et ce n'est pas la moindre des difficultés, la constitution d'hypertextes géants suppose un travail minutieux d'organisation, de découpage, de mise en scène, d'accompagnement et d'orientation de l'utilisateur, et cela en fonction de publics très divers. Or qui, en 1990, possède les compétences nécessaires au plan de la conception d'hypertextes à vocation universelle puisque, dans le domaine du multimédia interactif tout, ou presque, reste à inventer ? (1)
- L'imprimerie, au moment où elle fut inventée, ouvrit un tout autre rapport au texte et à l'écriture que celui qui avait cours avec le manuscrit : possibilité de survol du contenu, d'accès non linéaire et sélectif au texte, de segmentation du savoir en modules... (1)
- L'imprimerie (1)
- [Avec l'imprimerie], le livre devint maniable, quotidien, mobile, et disponible pour l'appropriation personnelle. (1)
- Théodore Nelson et Xanadu (1)
- Théodore Nelson et Xanadu : Au début des années soixante, les premiers systèmes militaires de téléinformatique venaient à peine d'être installés, les ordinateurs n'évoquaient pas encore les banques de données, encore moins le traitement de texte. C'est pourtant à cette époque que Théodore Nelson invente le terme d'hypertexte pour exprimer l'idée d'écriture/lecture non linéaire sur un système informatique. Depuis cette époque, Nelson poursuit le rêve d'un immense réseau accessible en temps réel contenant tous les trésors littéraires et scientifiques du monde, une sorte de Bibliothèque d'Alexandrie de l'univers contemporain. Des millions de personnes pourraient utiliser Xanadu pour écrire, s'interconnecter, interagir, commenter les textes, films et enregistrements sonores disponibles sur le réseau, annoter les commentaires etc. Ce qqu'on pourrait appeler le stade suprême de la messagerie prendrait en charge une bonne part des fonctions remplies aujourd'hui par l'édition et le journalisme classique, Xanadu entant qu'horizon idéal ou absolu de l'hypertexte, serait une sorte de matérialisation du dialogue incessant et multiple que l'humanité entretient avec elle-même et avec son passé. (1)
- L'immense réseau associatif qui constitue notre univers mental est en métamorphose permanente (1)
- Le sens d'un mot n'est autre que l'écheveau scintillant de concepts et d'images qui luisent un instant autour de lui. (1)
- Principe de multiplicité et d'emboîtement des échelles : L'hypertexte s'organise sur un mode "fractal", c'est à dire que n'importe quel noeud ou n'importe quel lien, à l'analyse, peut lui-même se révéler composé de tout un réseau et ainsi de suite, indéfiniment, le long des degrés de l'échelle de précision (1)
- Vannevar Bush et le Memex : L'idée de l'hypertexte a été annoncé pour la première fois par Vannevar Bush en 1945 dans un article désormais célèbre dont le titre était "As we may think". Bush était un mathématicien, un physicien réputé qui avait conçu, dans les années trente, une calculatrice analogique ultra-rapide, et qui avait joué un rôle important dans le financement de l'Eniac, la première calculatrice électronique numérique. A l'époque où l'article paraît, notre auteur se trouve à la tête de l'organisme chargé de coordonner l'effort de guerre des scientifiques américains pour le compte du Président Roosevelt.
Pourquoi "As we may think" ? Selon Bush, la plupart des systèmes d'indexation et d'organisation des informations en usage dans la communauté scientifique sont artificiels. Chaque item n'y est classé que sous une seule rubrique et le rangement est purement hiérarchique (classes, sous-classes etc). Or, dit Vannevar Bush, l'esprit humain ne marche pas ainsi, il fonctionne par associations. Il saute d'une représentation à l'autre le long d'un réseau enchevêtré, trace des pistes bifurquantes, trame une toile infiniment plus compliquée que les banques de données d'aujourd'hui ou les systèmes d'information à fiches perforées de 1945. Bush reconnaît qu'on ne peut sans doute pas répliquer le processus réticulaire qui sous-tend l'exercice de l'intelligence. Il propose seulement de s'en inspirer. Il imagine donc un dispositif, dénommé Memex, pour mécaniser le rangement et la sélection par association à côté du principe de l'indexation classique.
Il faut d'abord constituer un immense réservoir documentaire multimédia, comprenant aussi bien des images, des sons et des textes. Certains dispositifs périphériques faciliteraient l'intégration rapide de nouvelles informations, d'autres permettraient de transformer automatiquement la parole en texte écrit. La deuxième condition à remplir serait la miniaturisation de cette masse documentaire, et pour cela, Bush prévoit notamment l'utilisation du mircofilm et de la bande magnétique, que l'on venait de découvrir à l'époque. Tout devrait tenir dans un ou deux mètres cubes, l'équivalent du volume d'un meuble de bureau. On accéderait aux informations par l'intermédiaire d'un écran de télévision muni de haut-parleurs. En plus des accès classiques par indexation, une commande simple permettrait à l'heureux propriétaire d'un Memex de nouer des liens indépendants de toute classification hiérarchique entre une information quelconque et n'importe quelle autre. Une fois le lien établi, chaque fois qu'un item particulier serait visualisé, tous ceux qui lui ont été rattachés pourraient être instantanément rappelés, par simple pression d'un bouton. Bush nous peint l'utilisateur de son dispositif imaginaire traçant des pistes transversales et personnelles dans l'immense continent broussailleux du savoir. Ces liens que l'on n'appelle pas encore hypertextes, matérialisent dans la mémoire auxiliaire du scientifique qu'est le Memex une part capitale du processus même de la recherche et de l'élaboration de connaissances nouvelles. Bush imagine même une nouvelle profession, une sorte d'ingénierie des ponts et chaussées au pays des publications, dont la mission serait d'aménager des réseaux de communication au sein du corpus immense et toujours croissant des sons, des images et des textes enregistrés. (1)
- La méditation assise, ce point nul de la "réflexion" centré sur le non-faire (1)
- Les liens du monde (1)
- Je retourne à la mer (1)
- Mon corps enfin se repose (1)
- Faut-il, faut-il pas (1)
- Il ne faut pas (1)
- Entre glaise et firmament | Je suis un élastique (1)
- Cette procédure qui guette | Ceux que la Société rejette | Sous prétexte qu'ils n'ont peut-être | Ni dieu, ni maître (1)
- Pour des larmes qui n'ont peut-être | Ni dieu, ni maître (1)
- Envisager le rêve comme une révélation intime, le signe d'une possible liberté qui advient par la voie du désir. (1)
- A ce qui savent ce que peuvent les rêves (1)
- "Le rêve est à l'origine de la création, mais il n'est pas la création. Il nécessite une conversion.", Jean Gillibert (1)
- Et cette rose sans pétale (1)
- J'ai décidé | De ne rien décider (1)
- La lune est le rêve du soleil (1)
- Si vous donnez une rose, son parfum s'attarde sur vos mains. (1)
- Roses (1)
- Rechercher dans chaque action et chaque parole une sorte d'entièreté, de perfection, d'harmonie entre la forme et le coeur. (1)
- Le tempo n'est pas une affaire de vitesse, mais d'espacement suffisant pour laisser apparaître la richesse sonore de chaque note tout en gardant le lien qui les unit toutes. (1)
- L'intervalle (1)
- Nos buts sont d'une importance capitale, car ils déterminent le développement et la direction de notre vie entière. (1)
- Le passé (1)
- Le rêve de... (1)
- L'être est le rêve de la philosophie (1)
- L'abandon à l'irrationnel (1)
- La force créatrice échappe à toute dénomination, elle reste en dernière analyse un mystère indicible. Mais non point un mystère inaccessible incapable de nous ébranler jusqu'au tréfonds. Nous sommes nous-mêmes chargés de cette force jusqu'au dernier atome de moelle. Nous ne pouvons dire ce qu'elle est, mais nous pouvons nous rapprocher de sa source dans une mesure variable. Il nous faut de toute manière révéler cette force, la manifester dans ses fonctions tout comme elle se manifeste en nous. (1)
- Le rêve a ce pouvoir d'annoncer ce qui arrive, et de mettre entre nos mains la possibilité d'y répondre. (1)
- Le rêve commence (1)
- Réaliser sereinement les désirs de notre coeur sans franchir la ligne (1)
- Plus nous avançons dans la vie, plus nous devons raffiner notre être intérieur, et plus nous devons devenir apaisés et sereins. Mais avant d'atteindre cette sérénité, il faut que nous soyons forgés et martelés des centaines et des milliers de fois. (1)
- Le désir tranquille (1)
- - Eh ! Qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ? - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages ! (1)
- L'icône de la Trinité d'Andreï Roublev (1)
- L'étude et le labeur de toute la vie, tel un creuset, raffinent tout le savoir que nous avons accumulé pour nous conférer une maîtrise réelle de notre connaissance. (1)
- Etre infiniment ouvert et accueillant, ne pas se borner à ses propres critères et ne pas rester obstinément au même endroit. (1)
- La voie du milieu (1)
- Ce que le destin veut se produira tôt ou tard ; ce que le destin ne veut pas, n'essaie pas de le forcer. (1)
- La perfection de l'être intérieur d'une personne et son désir de se conformer à son destin sont beaucoup plus importants que d'imposer ses exigences aux autres. (1)
- Le niveau le plus élevé est la compréhension du destin. A ce stade, nous aurons créé un système de valeurs indépendant, notre être intérieur sera imprégné d'une force réaliste et sereine, que nous pourrons utiliser dans toutes nos interactions avec le monde extérieur. (1)
- It's gonna be alright (1)
- You're gonna win the fight (1)
- Les nombres (1)
- Je me perds dans le nombre (1)
- Masque parmi les masques (1)
- Les masques (1)
- L'amertume (1)
- Ombre parmi les ombres (1)
- I'm the boy that can enjoy invisibility (1)
- You're gonna make the flight (1)
- You're gonna see the light (1)
- Voici venir les temps où vibrant sur sa tige | Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir (1)
- La répétition (1)
- Voir dans chaque geste la possibilité d'un poème. (1)
- Le secret du bonheur est la paix en soi-même. (1)
- Indépendance de la presse (1)
- Une question d'organisation (1)
- La séparation des pouvoirs (1)
- L'intérêt général (1)
- Une question d'enseignement (1)
- Même si vous vous en foutez, chacun de vous est concerné (1)
- Chacun de vous est concerné (1)
- One path leads to paradise | One path leads to pain | One path leads to freedom | They all look the same | One path leads to sacrifice | One path leads to shame | One path leads to freedom | They all look the same (1)
- Des mecs coulés par le désespoir qui partent à la dérive (1)
- Pousse pousser au milieu d'un champs de béton (1)
- Evasion, évasion, effort d'imagination, ici tout est gris (1)
- Nous avons le droit de croire à demain (1)
- Générer la joie et le bonheur grâce à la pleine conscience (1)
- "Mûrir de soi-même" n'est autre que le moment favorable où la fleur éclôt et porte le fruit (1)
- Pour que mûrisse le fruit - de soi-même -, les fleurs ont besoin du soleil, de la pluie, de la terre et du vent. L'écloqion d'une seule fleur nous délivre ainsi l'un des points cardinaux de la doctrine de la vacuité : l'interdépendance et l'interférence de toutes choses en toutes choses. (1)
- Chacune des opérations de pensée est unique. Chacune d'elle est toujours de l'ordre de la non-naissance, elle est la totalité de la substance qui se manifeste totalement. (1)
- "A suivre les liens du monde, on est sans entrave". La distinction de l'entrave et du sans-entrave provient justement de nos yeux discriminants qui ne savent voir le monde que du point de vue dualiste entre le moi et l'autre, le sujet et l'objet, contrairement à la fluidité du mouvement par laquelle les liens du monde suivent les liens du monde. (1)
- Le sujet et l'objet (1)
- Lorsque se produit un effet inattendu sans qu'il n'y ait de rapport apparent entre la cause et cet effet, les Japonais citent volontiers l'aphorisme populaire : "Si le vent souffle fort, le tonnelier se frotte les mains". Voici l'une des explications possibles de cet aphorisme : quand le vent souffle fort, un nuage de poussière se soulève. Comme le nuage de poussière rend malade l'oeil des hommes, le nombre des aveugles augmente. Comme les aveugles aiment jouer su shamisen, une sorte de banjo japonais à trois cordes, la demande du shamizen augmente. Comme la fabrication du shamizen nécessite de la peau de chat, peau à tendre sur la partie supérieure de la caisse de résonnance, on tue nombre de chats pour obtenir leur peau. Comme le nombre de chats diminue, celui des rats augmente. Comme ces rats rongent les tonneaux, la commande de nouveaux tonneaux afflue chez le tonnelier. (1)
- Rien n'existe indépendamment des autres, aucun évènement ne se produit sans qu'il exerce la moindre influence sur le reste des choses (1)
- Le chaos du monde (1)
- La doctrine de la vacuité : les choses [...] sont vides d'être propre. La vacuité d'être propre des choses implique la vacuité de leur déroulement et de leur coproduction conditionnée. Tout changement, toute évolution et tout mouvement de l'apparaître et du disparaître des choses vides d'être propre ne peuvent être qu'eux-mêmes vides d'être propre. La vacuité, qui n'est ni l'être ni le ne-pas-être, ni à affirmer ni à nier dans son éternelle similitude à elle-même, n'est autre que la nature originelle de toutes choses, et toutes choses sont elles-mêmes de l'ordre de la non-naissance et de la non-disparition. Rien n'apparaît, rien ne disparaît, rien ne diminue, rien n'augmente fondamentalement. (1)
- La non-naissance et la non-disparition (1)
- L'interdépendance totale et infinie de toutes choses et leur interférence insondable, cela même s'il n'y a aucun rapport direct et apparent... (1)
- There are many roads to take (1)
- Théorie du projet (1)
- Dans la culture chinoise, la maîtrise est l'état le plus élevé que n'importe qui puisse atteindre. (1)
- Faire ce qui est devant soi aussi bien que possible et ne pas s'inquiéter de la plupart des choses. (1)
- La maîtrise (1)
- Les nuages (1)
- Deux nuages ne peuvent se rencontrer pour produire de la pluie que s'ils se trouvent à la même hauteur. (1)
- Le moment où nous agissons et l'engagement que nous y mettons ont une influence directe sur la manière dont nous devrions procéder. (1)
- La fleur pas entièrement ouverte (1)
- Si vous donnez une rose, son parfum s'attarde sur vos mains (1)
- Du fond des siècles, les sages nous sourient, nous considèrent en silence, tandis que nous continuons à récolter les fruits de leurs paroles. (1)
- La fleur pas entièrement ouverte, la lune pas entièrement pleine : c'est la meilleure situation qui puisse exister entre les individus. Car dès qu'une fleur s'épanouit, elle commence à fâner ; dès que la lune est pleine, elle commence à décroître. Juste avant ce stade, l'attente, l'aspiration subsiste encore. (1)
- La lune pas entièrement pleine (1)
- L'homme est placé face à lui-même comme l'artisan face à son chef d'oeuvre, cherchant toujours noblement une retouche possible qui rendra le travail accompli. (1)
- Nous ces rues-là ça nous connaît
Vu qu'on machinait les pavés
Quand on faisait valser l'Histoire
Dans l' Drapeau Noir (1)
- Il faut admettre... (1)
- Chez Balzac, il faut goûter chaque phrase, presque chaque mot (1)
- Il faut admettre que si le coeur a ses raisons que la raison de connaît pas, c'est que celle-ci est moins raisonnable que notre coeur. (1)
- Les questions fondamentales (1)
- Et à quoi bon exécuter des projets, puisque le projet est en lui-même une jouissance suffisante ? (1)
- Il ne faut rien faire que de raisonnable ; mais il faut bien se garder de faire toutes les choses qui le sont (1)
- Ce qu'on ne peut pas dire, il ne faut surtout pas le taire, mais l'écrire. (1)
- Finir (1)
- L'avant-garde (1)
- Mythe (1)
- Apres tout je suis con. Apres tout si, il faut Il faut ! (1)
- Les dispositifs matériels sont des formes de mémoires. Intelligence, concepts et même visions du monde ne sont pas seulement gelés dans les langues, ils sont aussi cristallisés dans les instruments de travail, les machines, les méthodes (1)
- La raison ne serait pas un attribut essentiel et immuable de l'âme humaine, mais un effet écologique, reposant sur l'usage de technologies intellectuelles variables dans l'espace et historiquement datées. (1)
- La bibliothèque (1)
- L'univers schizophrénique de la bibliothèque - admirablement évoqué par Borgès dans "La Bibliothèque de Babel (Fictions) (1)
- Le fantasme totalisant et passablement paranoïaque de l'école universelle, de la pansophia. (1)
- Le titre chinois lei shu signifie "livre [shu] de catégories [lei]. (1)
- La métaphorisation révèle des images fondatrices, celle de l'arbre (tradition indienne, Bible, Bacon, Descartes, Vico, d'Alembert), de la forêt et du labyrinthe (Bacon), d'une "mer des objets" (Diderot), évoquant un milieu inépuisable et dangereux, de la porte, de la clé, de la machine (Pour Diderot et d'Alembert, l'encyclopédie, qui décrit les machines, est bel et bien une machine. Et cette métaphore de la machine va évoluer avec les mutations de la technique, de la mécanique à l'électronique, la "machine" encyclopédique par excellence étant au XXIème siècle l'ordinateur. (1)
- Discours tronçonné / Discours suivi (organisation sémantique) (1)
- Une image des connaissances qui présente des caractères évaluatifs - jugements de valeur liés aux idéologies - et des caractères injonctifs et propagandistes - ce qui est le cas de tout discours didactique (1)
- Le discours encyclopédique moyen est de type didactique et assertif - sans exclure l'apparition de discours théoriques, scientifiques, ou bien polémiques, mais exceptionnellement. (1)
- Certains discours, par exemple philosophiques, ont une dimension encyclopédique, soit qu'ils visent l'organisation des savoirs (Aristote, Bacon), soit qu'ils proposent une théorie générale de l'histoire humaine (Auguste Comte, aussi représentant de la catégorie précédente), soit enfin qu'ils approfondissent les relations entre les signes du langage et les objets du savoir (Aristote encore, Saint Augustin, Hobbes, Locke, Leibnits, Charles Peirce, de nos jours Umberto Eco). C'est alors de méthode et d'approche encyclopédique qu'il s'agit, avant toute encyclopédie réalisée. (1)
- Des rapports avec d'autres discours (l"intertextualité") (1)
- Un discours didactique, opposé par principe à l'énonciation créatrice, qu'elle soit littéraire ou scientifique (1)
- L'ouvrage encyclopédique assemble, sélectionne, distribue très diversement des discours, empruntés ou produits ad hoc, destinés à transmettre une image cumulative ou totalisante du savoir. (1)
- .Une différence fondamentale entre les encyclopédies et els dictionnaires tient à la nature de leurs entrées. L'article d'encyclopédie, qui a pour objet la description du monde, utilise l'entrée simplement comme un accès au domaine à décrire. Cette entrée n'est pas imposée comme signe, mais seulement comme marque de contenu : tel mot voisin du même champ sémantique pourrait convenir. Au contraire, le dictionnaire, qui se propose la description des mots, présente des entrées qui sont l'objet même dont on parle en tant que signe. Pour une encyclopédie, l'objectif est la communication, les informations étant placées au lieu le plus vraisemblable de la consultation. (1)
- Le "méthodisme" relève d'une double problématique, discutée et modifiée dans toute l'histoire des idées : le classement des objets de savoir, requérant la désignation (classologie, nomenclature, terminologie, taxinomie), le classement des modes de savoir (épistémologie, classification des sciences, des disciplines pédagogiques, des méthodes, des techniques, interférant les unes avec les autres). On retrouve cette dualité dans la nomenclature des encyclopédies, où les noms d'objets singuliers (noms propres), les noms de classes d'objets et de notions (terminologies), les noms de thèmes et de domaines objectifs du savoir ("animaux", "plantes", etc), voisinent les uns avec les autres... (1)
- La microstructure d'une encyclopédie moderne comme l'Universalis ou la Britannica est souple : elle comporte au moins deux variantes, des articles brefs, detinés à une consultation ponctuelle, des articles développés, correspondant à des objets de savoir considérés comme majeurs ou organisateurs. (1)
- Loin de refléter le monde comme un miroir, selon la métaphore bien connue, l'encyclopédie construit son image comme le cartographe fait sa carte, toujours incomplète, plus ou moins lisible, toujours arbitraire, mais selon un arbitraire contrôlé et cohérent (code) (1)
- L'alphabétisation des ouvrages philosophiques correspond au succès dun arrangement arbitraire, par renoncement à tout système logique prétendant refléter ontologiquement un ordre... L'alphabétisation neutralise en fait toute classification. Elle correspond à une structure remplissable, relativement ouverte, alimentée par le nombre immense des unités du lexique... Au Moyen Age comme dans l'Antiquité, en Chine comme dans l'Islam classique, l'encyclopédie moralise, instruit, éduque, intègre socialement ; après le XVIIème siècle, elle ne veut plus qu'informer... L'ordre alphabétique "rompt avec une ontologie enseignable", il fait triompher "l'ordre empirique et non logique" du savoir (1)
- "Onomasiologie", terme d'origine allemande, désigne la sémantique de la nomination, de la désignation, allant des objets et classes d'objets aux mots, par les notions et les concepts ; elle s'oppose à la "sémasiologie" qui va du signe à ce qu'il signifie ; l'ensemble forme la sémantique. (1)
- Un arrangement textuel relativement stable appelé couramment "article", et tenu à propos d'une "entrée" (1)
- Les encyclopédies comme les dictionnaires doivent fractionner leur discours suivant un ordre résultant d'un classement. (1)
- La nomenclature des dictionnaires et des encyclopédies ne nous offre que des mots, et l'opposition traditionnelle entre les "mots" et les "choses" doit être remplacée par l'opposition entre "mot qui désigne une chose" (encyclopédie) et "mot qui désigne un mot" (dictionnaire). (1)
- Difficile de placer les "énoncé" Mneseek dans cette dichotomie (Jg° (1)
- L'ambition intellectuelle et la vision du monde et de l'humain propre à chaque civilisation (1)
- Le Dictionnaire philosophique de Voltaire, Le dictionnaire des idées reçues de Flaubert, comme l'encyclopédie caricaturale de Bouvard et Pécuchet relèvent de la littérature. (1)
- Toute intention encyclopédique, en transférant une multiplicité de savoirs en un texte, un énoncé linéaire dans une langue, doit passer par un projet d'organisation, e classement des contenus. L'idée de parcours circulaire (kuklos) assume depuis la Renaissance la maîtrise des éléments décrits pour un domaine ou pour l"ensemble des domaines perçus et classés par la culture. Celle d'organisation classifiée peut relever de la métaphiore de l'arbre, inaugurée par Porphyre, mais le sentiment de l'inclassable survit dans d'autres images, celle de la mer, du labyrinthe, etc. (1)
- Un projet culturel fictif, la totalité des domaines du pensable. (1)
- Reprendre la parole (1)
- Se réapproprier la création signifiante, reprendre la parole (1)
- Stock(s) de sens (1)
- Dans le célèbre film de Charlie Chaplin Les temps modernes (1935), l'ouvrier Charlot est martyrisé par les machines et les chaînes de montage d'une usine et quasi crucifié sur les aiguilles d'une grande horloge (1)
- La "théorie de l'information" n'est en fait qu'une approche mathématique de la transmission et de la circulation des messages. Elle a donné lieu à des raffinements et à des transpositions parfois très subtils. Cependant, avec les instruments quantitatifs et les concepts qu'elle a élaboré, on n'est jamais parvenu, même de loin, à traiter de la signification, au sens le plus ordinaire de ce terme. (1)
- Le spectacle (1)
- Dans l'espace de la reproduction, de la diffusion, de la variation indéfinie, les signes ne convoquent plus les choses qu'ils désignent ni les êtres qui les profèrent. C'est cela le Spectacle : tout le réel est passé du côté du signe. Les faits, les oeuvres, les gens sont des signes. Et ils sont traités, reproduits, diffusés comme tels. Non seulement le signe ne renvoie pas à la chose absente, mais il ne peut même plus mener au début de la série, à l'original, puisque dans l'espace des marchandises, le signe n'est qu'un effet d'enregistrement, de reproduction, de diffusion : Il n'est signe que dans le circuit. L'ansence triomphe du milieu même de l'abondance: Warhol peut sérigraphier, Derrida déconstruire, Baudrillard simuler, et Philippe K. Dick édifier des univers paranoïaques où l'univers se construit à force d'illusion. (1)
- La pensée ne se limite pas aux discours dits rationnels. Il y a des pensées-corps, des pensées-affect, des pensées-percept, des pensées-signes, des pensées-concept, des pensées-geste, des pensées-machine, des pensées-monde (1)
- Un agencement collectif d'énonciation (1)
- Sur la Terre, le signe participe de l'être et l'être du signe. Ici, tout nous parle. Chaque événement se fait message, et toute personne messagère. La moindre perception devient indice, image ou symbole. Bêtes et gens, astres et climats, formes et détails font signe, renvoient à des récits, des discours, des rituels. "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent" (Baudelaire). Selon des lignes d'affects, selon le jeu des contiguïtés, des analogies et des correspondances qui organisent le cosmos. (1)
- Les mots sont des puissances. Chaque nom rayone une énergie, une qualité. Grâce au souffle qui le porte, le signe n'est jamais séparé d'une présence. Les paroles sont des actes, exercent des pouvoirs, déruisent et créent. (1)
- La théorie de l'information (1)
- Ecologie cognitive : programme proposé par Pierre Lévy dans "Les technologies de l'intelligence" : élargir les perspectives des sciences de la cognition : le régime de production et de distribution du savoir ne dépend pas seulement des particularités du système cognitif humain, mais également des modes d'organisation collective et des instruments de communication et de traitement de el'information. L'écologie cognitive devrait se consacrer à l'étude des interactions entre les déterminants biologiques, sociaux et techniques de la connaissance. (1)
- Sur le plan interne de l'organisation et de l'exposé du savoir, le conservatisme nécessaire à la "reproduction" didactique (Bourdieu-Passeron) s'allie plus ou moins bien avec l'intention de dévoiler les difficultés, les interrogations et les angoisses de l'épistémologie contemporaine. L'Encyclopédie française ou l'Universalis s'opposent en France à des ouvrages plus strictement pédagogiques, qui se doivent de rassurer en assurant. Dans chaque situation historique, le genre encyclopédique dépend des grandes options de la culture et de l'accumulation de ses références mentales : ici les notions d'épistémé (Foucault) et de doxa (Barthes) jouent pleinement. (1)
- Le problème mal résolu de l'appréciation critique de textes très complexes. Selon que cette appréciation porte sur la structure d'ensemble (ce qui est rare) et sur des intentions de programme - la première étant censée refléter les secondes -, sur les valeurs d'utilité des informations réunies, sur leur "valeur de vérité", sur leur objectivité, sur l'efficacité didactique de l'ensemble par rapport à un public déterminé, ou encore sur l'appréciation ponctuelle des "lacunes", eds erreurs, des excès (par rapport à un programme le plus souvent implicite et mal connu), ou enfin par la teneur des textes, appréciée d'après une idéologie, d'près des jugements de valeur esthétiques ou éthiques, on imagine la variété des estimations qui peuvent être portées sur un même ouvrage. (1)
- On peut définir la doxa, au sens que lui donne Roland Barthes, comme l'ensemble des jugements communs à une société à un moment donné, jugements qui prennent un caractère d'évidence naturelle et exercent une oppression sur la pensée. (1)
- La doxa (1)
- L'encyclopédisme correspond à une exposition écrite, qui reprend des fragments de textes antérieurs, dans la même langue ou traduits. C'est dire si la citation, la "seconde main" y sont essentielles. Les sources textuelles, dans l'encyclopédisme, lorsqu'elles ne sont pas reproduites - avec ou sans mention de l'origine, car la notion de "plagiat" leur est étrangère avant l'époque contemporaine -, sont parfois fragmentées, abrégées, condensées ou au contraire exhaustives, et en outre commentées, glosées. Elles peuvent être en outre explicites, revendiquées, fondatrices ou au contraire cachées, masquées, voire inconscientes. (1)
- Des auteurs comme Mallarmé, Cocteau ou Ponge savent voir dans le dictionnaire une "machine à rêver" (Barthes, Préface au dictionnaire Hachette, 1980), un piège poétique, sinon un délire culturel. (1)
- Etiemble écrit : "La plupart des encyclopédies, simples fourre-tout, n'ont aucune valeur littéraire ; celle de Diderot exceptée, que nous lisons pour le plaisir..." (1)
- Le savoir sur le savoir (1)
- Raffinons l'architecture du cyberspace (1)
- Une expression qui m'enchante car elle mêle deux de nos sens : écoute voir. (1)
- Maintenant", c'est tout ce que l'esprit et les sens parviennent à remplir en l'espace d'un dixième de seconde environ. (1)
- Le français est sans doute la langue romane la plus influencée par les langues germaniques. (1)
- La langue de la Gaule était le gaulois, langue qui a disparue en quatre ou cinq générations, ne laissant pratiquement que des noms propres (noms de villes...) (1)
- La culture considérée comme "bien non essentiel" (1)
- Le temps d'aimer est venu (1)
- La cruauté ne cesse de faire reculer la civilisation (1)
- La politique doit emprunter à l'amour comme barrage à la cruauté (1)
- Des ressources extraordinaires (1)
- Une à une ses pensées s'envolent | Emportées par la pluie (1)
- Vivre de si sans jamais trop oser (1)
- Une nouvelle éthique (1)
- Walden passe par la redécouverte des mots précis, des étymologies et des échos stylistiques (prosonomasie) entre les mots. « Les dénombrements sans fin des mots de Walden font [ainsi] partie de son entreprise de sauvetage du langage. » Thoreau rêve d'une « parole-écriture végétale qui ne serait lue ou entendue que par les oiseaux ou les anges ». Le secret de cette langue est possédé par les animaux du bois et par l'étang de Walden et « tout le livre parle du recouvrement prestigieux et possible d'une langue adamique, celle d'une profération poétique où les mots seraient adéquats aux choses. Il s'ensuit que l'animal, de par le fait qu'il est plus proche de la nature, détiendrait le secret de ce babil ancien et mimologique parlé à l'aube des temps. » Il existe donc deux langages : l'un maternel et l'autre paternel ; l'homme doit réapprendre à les parler. Proche de ce que sera plus tard la philosophie de Wittgenstein, Thoreau fait de Walden « une éducation à l'âge adulte pour redonner sens aux mots » ; Walden est ainsi « une entreprise de réappropriation du langage, exactement comme le Tractatus-philosophicus, une entreprise de réhabilitation du langage par le silence. »

Plusieurs fois dans le roman, Thoreau écoute les cris animaux, ses « voisins inférieurs », et dont la langue est assimilée aux poèmes humains. Il les imite et tente d'en cerner la signification en laissant libre cours aux associations d'idées. Ses onomatopées et calembours sont la clé de cette langue adamique par laquelle Thoreau souhaite s'affranchir de la littérarité. Par ce travail du sonore, Thoreau entend établir « un protocole de lecture qui a pour fonction d'initier les lecteurs au plaisir du bruit ». La rencontre avec l'écho donne le départ du nouveau langage du narrateur, celui de l'harmonie imitative. Ce dernier lui permet de décrire la nature en donnant à chaque élément de celle-ci un son particulier, en accord avec son essence. Il s'agit d'une initiation car le processus d'acquisition linguistique est progressif. La nature s'humanise et « le meuglement lointain de quelques vaches » semble celui de « certains ménestrels », de même « les whippoorwills chantaient leurs vêpres ». Viennent ensuite les oiseaux qui laissent la place aux chats-huants, comparables à des « pleureuses ». Les animaux semblent articuler de plus en plus leurs langages, et, ce faisant, un sens se forme. Ils ne ressemblent plus à des hommes mais à des poètes : les chats-huants ont ainsi un « cri lugubre véritablement ben-jonsonien », en référence au poète Ben Jonson, contemporain de Shakespeare. En somme, Walden est « la manifestation suprême de cette conscience linguistique exigeante » de Thoreau. (1)
- L'harmonie avec la nature (1)
- Thoreau tente de montrer « comment la présence humaine et le paysage interagissent ». Thoreau nous montre que le paysage a la capacité de résister à l'action humaine mais aussi que l'homme doit équilibrer le milieu et aider la nature à faire jouer ses forces homéostasiques. En ce sens, Walden propose une « contre-idéologie du paysage ». Le paysagiste américain Ian McHarg (auteur de Design with Nature) s'inspire de cette idée, dont Thoreau est le pionnier. Cette relation, devenue intime, avec la nature permet à Thoreau de redéfinir jusqu'à l'acte d'écriture : il « définit son idéal littéraire par la capacité de l'écrivain à se soumettre à l'influence de la nature, à transposer la sauvagerie encore si largement présente sur le Nouveau Continent. Il emprunte au nationalisme littéraire américain l'idée selon laquelle les vastes étendues désertiques constituaient une ressource précieuse que l'Europe n'avait plus à sa disposition pour se redonner de l'énergie » (1)
- Un monde beau et poétique (1)
- Le monde (1)
- La culture fait partie de toute solution à toute nature de problème (1)
- Chaque pays a son génie en fonction de son histoire et de ses rêves. (1)
- La recherche de compréhension (1)
- Le besoin de partage (1)
- Regarder ensemble quelque chose de beau, s'émerveiller, partager une émotion culturelle ou esthétique relient les êtres entre eux (1)
- L'éveil des consciences (1)
- Une contribution à l'éveil des consciences (1)
- Refuser la cruauté du monde (1)
- Nous avons la responsabilité de donner aux nouvelles générations des raisons de vouloir grandir dans ce monde et de le changer en mieux (1)
- Les nouvelles générations (1)
- Comment l'action politique pourrait reconquérir le coeur des peuples (1)
- Dans Walden, Thoreau décrit l'esthétique des paysages entourant sa cabane (chapitre IV : Bruits). Il énumère aussi les sons audibles depuis sa cabane : les cloches de l'église, le meuglement des vaches, le chant du whip-poor-will, le hululement des hiboux, le coassement des grenouilles et le chant des coqs. Par ailleurs, il écrit ses observations sur la géographie de l'étang de Walden et ses voisins : l'étang de Flint (ou Sandy Pond), White Pond, et Goose Pond (1)
- Sucer toute la moelle secrète de la vie (1)
- Le mot encyclopédie et le mot dictionnaire apparaissent au même moment : milieu du XVIème siècle (1)
- Il est très dur de trouver deux langues qui aient eu autant d'emprunts réciproques que l'anglais et le français. (1)
- M. Raffarin qui défendait la positive attitude plutôt que l'attitude positive. Quand on mélange deux langues, on est ridicule. (1)
- L'académie espagnole (l'équivalent de l'académie française en Espagne) a fait de la langue écrite espagnole la langue la plus phonétique des langues européennes et donc la plus facile à apprendre. (1)
- Je suis bien certain d'une chose : le besoin de consolation que connaît l'être humain est impossible à rassasier (1)
- Beaucoup d'anglicismes du français viennent en fait de mots français qui sont passé en anglais, pour revenir au français. Par exemple, le mot sport vient en fait de desport en français qui désigne au Moyen Age la distraction physique : marche, chasse... Autre exemple : le tennis vient de l'anglais, mais aveant cela il vient du term "Tenez" que l'on disait au jeu de paume quand on lançait la balle. (1)
- L'anglais est sans conteste la plus romane des langues germaniques : Pendant les trois siècles où l'Angleterre parle français (après la conquête de Guillaume le Conquérant), l'anglais en tant que langue change complètement de nature : alors que la syntaxe et le vocabulaire courant est germanique, tout le vocabulaire du savoir, de la culture, de l'organisation sociale est latino-français. Par exemple, Walter Scott écrit dans ses livres que tout ce qui était humble, modeste, rural était saxon et tout ce qui était chic, agréable et prétentieux était français (1)
- Aux XVIIème et XVIIIème siècles, la langue russe a incorporé un nombre assez importants de mots en provenance du français (1)
- La langue russe (1)
- L'italien, en tant que langue politique, poétique, littéraire, a été inventé par Dante Alighieri, en sélectionnant les caractéristiques de plusieurs dialectes toscans. Après lui viendront Plutarqque, Boccace (1)
- Au XVIIème siècle, René Descartes écrit son Discours de la méthode directement en français, ce qui est une provocation (1)
- Lorsque mon désespoir me dit : Perds confiance, car chaque jour n'est qu'une trêve entre deux nuits, la fausse consolation me crie : Espère, car chaque nuit n'est qu'une trêve entre deux jours. (1)
- Le défi effroyable que l'éternité lance à mon existence (1)
- L'autarcie (1)
- L'homme a donné à sa vie des formes qui, au moins en apparence, sont plus fortes que lui [...] Selon moi, une sorte de liberté est perdue pour toujours ou pour longtemps. C'est la liberté qui vient de la capacité de posséder son propre élément. Le poisson possède le sien, de même que l'oiseau et que l'animal terrestre. Thoreau avait encore la forêt de Walden, mais où est maintenant la forêt où L'être humain puisse prouver qu'il est possible de vivre en liberté en dehors des formes figées de la société ? Je suis obligé de répondre : nulle part (1)
- Extra-vagance (1)
- Autobiographie (1)
- Ce qu'il me fallait, c'était vivre abondamment, sucer toute la moelle secrète de la vie (1)
- Ce qui est parfait n'accomplit pas de performance : ce qui est parfait oeuvre en état de repos. Il est absurde de prétendre que la mer soit faite pour porter des armadas et des dauphins. Certes, elle le fait, mais en conservant sa liberté. Il est également absurde de prétendre que l'homme soit fait pour autre chose que pour vivre. Certes, il approvisionne des machines et il écrit des livres, mais il pourrait tout aussi bien faire autre chose. L'important est qu'il fasse ce qu'il fait en toute liberté et en pleine conscience de ce que, comme tout autre détail de la création, il est une fin en soi. Il repose en lui-même comme une pierre sur le sable. (1)
- Mais tout ce qui m'arrive d'important et tout ce qui donne à ma vie son merveilleux contenu [...] tout cela se déroule totalement en dehors du temps. Car peu importe que je rencontre la beauté l'espace d'une seconde ou l'espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie. (1)
- La découverte soudaine que personne, aucune puissance, aucun être humain, n'a le droit d'énoncer envers moi des exigences telles que mon désir de vivre vienne à s'étioler (1)
- De même, personne n'a le droit d'exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n'est pas le devoir avant tout mais : la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l'on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome. (1)
- La vie avant tout (1)
- Le temps n'est pas l'étalon qui convient à la vie (1)
- La puissance symbolique accumulée par l'homme (1)
- Les gisements de données (1)
- Il y a un lien indissociable entre la construction des concepts et l'analogie (1)
- La catégorisation, c'est à dire les concepts, se construisent par analogie et ce sont les analogies qui permettent d'évoquer dans la mémoire les concepts. (1)
- La logique est-elle le fondement de notre pensée ? Réhabilitant les pouvoirs et la richesse créatrice de l'analogie, cet ouvrage montre qu'il n'en est peut-être rien. (1)
- Chaque sens d'un mot constitue un gouffre sans fond. Les dictionnaires donnent l'impression de disséquer les mots jusqu'à leurs atomes, alors qu'ils effleurent tout au plus leur surface. (1)
- Un mot ordinaire n'a pas seulement deux ou trois sens ; il renvoie plutôt à un nombre de sens sans limites. (1)
- L'intersubjectivité d'une analogie est une mesure de la qualité de cette analogie (1)
- Chaque analogie est une métaphore et chaque métaphore est une analogie, c'est du contexte que va dépendre l'utilisation d'un mot ou de l'autre. (1)
- Ce livre est particulier par le rapport qu'il entreprend entre le français et l'anglais (1)
- Le courant de la cognition incarnée met l'accent sur l'incarnation de la pensée plutôt que la logique, l'abstraction. (1)
- Il y a quelque chose d'indissociable entre la surfade des choses, ce qui est immédiatement accessible et la profondeur où elles nous mènent (1)
- La surface des choses (1)
- Le potentiel illimité de diversité que recèle chaque concept (1)
- C'est le droit et la responsabilité de chaque langue de décider où tracer des distinctions (1)
- Techniques intellectuelles (1)
- Agencements (1)
- Des paysages de sens (1)
- L'invention de nouveaux procédés de pensée... qui puissent faire émerger de véritables "intelligences collectives" (1)
- Nous ne savons pas ce que nous devons créer (1)
- Une immense encyclopédie vivante (1)
- Mettre en contact des éléments d'information (1)
- Chaque peuple réuni par une langue commune accepte comme naturel et allant de soi l'éventail particulier de concepts auxquels sa langue donne accès (1)
- Le poème, cette hésitation prolongée entre le son et le sens (1)
- En apparence, la vie n'a aucun sens, et pourtant, il est impossible qu'il n'y en ait pas un ! (1)
- Outils de traitement (automatique) de l'information (1)
- Dans l'apprentissage, on est souvent obligé d'itiliser l'analogie, car il n'y a pas d'autres moyen (1)
- Il y a des ingrédients dans nos concepts qui permettent l'analogie (1)
- L'ordinateur ou bien encore l'arrangement formé par le papier, le crayon et l'alphabet forment des micro-modules relativement cohérents qui viennent s'ajouter comme des noeuds supplémentaires à de nombreux autres noeuds semi-indépendants d'un réseau cognitif à la fois personnel et transpersonnel. (1)
- La conscience fonctionne précisément en s'érigeant comme centre causal et source de représentation. En proclamant "Je sais, je pense, je veux etc.", elle s'approprie et s'attribue ce qui, en toute rigueur, n'appartient qu'à un agencement infiniment complexe dépassant les limites de l'individu (1)
- Comment délimiter nettement la pensée de ce dont elle vit et qui s'étend dans toutes les directions, sans limites précises ? Comment séparer l'intelligence du réseau organique, objectif, social, auquel elle tient ? (1)
- Certes, la personne pense, mais parce qu'un méga-réesau cosmopolite pense en elle, villes et neurones, école publique et neurotransmetteurs, systèmes de signes et réflexes. En cessant de maintenir la conscience individuelle au centre, on découvre un nouveau paysage cognitif, plus complexe, plus riche. (1)
- Traduire d'anciens savoirs dans de nouvelles technologies intellectuelles revient à produire de nouveaux savoirs (1)
- La linéarité et le sentiment d'unité ne valent qu'à une échelle moyenne d'introspection. Au niveau neuronal, le fonctionnement parallèle, la multiplicité des entités en interaction, et donc l'inconscience, sont au contraire des traits déterminant. Ni la conscience, ni l'unité substantielle, ni le fonctionnement séquentiel ne sont indispensables à la pensée (1)
- La majeure partie du fonctionnement de notre esprit échappe à notre contrôle volontaire. (1)
- Les créations de nouveaux modes de représentation et de manipulation de l'information marque des étapes importantes dans l'aventure intellectuelle de l'humanité. (1)
- Nous articulons aux appareils spécialisés de notre système nerveux des dispositifs de représentation et de traitement de l'information qui leur sont extérieurs. Nous construisons des automatismes (comme celui de la lecture) qui soudent très étroitement les modules biologiques et les technologies intellectuelles... Dès sa naissance, le petit humain pensant se constitue au moyen de langues, de machines, de systèmes de représentations qui vont structurer son expérience. (1)
- Un grand nombre de modules du système cognitif sont "encapsulés", automatiques et très rapides. Cela signifie, entre autre, qu'ils échappent à la conscience (1)
- L'esprit est majoritairement inconscient, machinal, fait de pièces et de morceaux. L'ignorance mutuelle de ces parties assure la rapidité et l'indépendance de certains traitements (1)
- L'ensemble des messages et des représentations circulant dans une société peut être considéré comme un grand hypertexte mouvant, labyrinthique, aux cent formats, aux mille voies et canaux. (1)
- L'état des techniques influe effectivement sur la topologie du méga-réseau cognitif, sur les types d'opérations qui s'y déploient, les vitesses de transformation et de circulation des représentations qui rythment sa métamorphose perpétuelle... Une certaine configuration de technologies intellectuelles à un moment donné ouvre un certain champ de possibles à une culture... La signification et le rôle d'une configuration technique à un moment donné ne peuvent se séparer du projet qui l'anime, ou peut-être des projets concurrents qui se la disputent et la tiraillent en tous sens. (1)
- L'analogie est d'abord un phénomène mnésique : mémoire du passé : quelque chose dans une situtaion présente, nous rappelle quelque chose d'autre, que l'on a vécu dans une situation passée (1)
- L'analogie n'est pas seulement un outil de raisonnement, c'est la condition de la catégorisation donc du langage (1)
- Extension catégorielle : à partir de nos catégories, les étendre à d'autres situations. Par exemple le "bureau" informatique (1)
- Toutes nos connaissances sont engrangées dans le langage (1)
- Ce livre contient une thèse très forte, à savoir que le moteur de la catégorisation est l'analogie (1)
- L'analogie a un rôle omniprésent dans la pensée (1)
- L'analogie intervient dans chaque choix de mots (1)
- La synchronicité (1)
- Qualifier, comme le font les auteurs, l'analogie de coeur de la pensée va à rebours de la tradition philosophique qui place le raisonnement analytique au premier plan. (1)
- L'établissement d'analogies a souvent été le facteur clé dans l'émergence de nouvelles théories, par exemple physiques ou mathématiques (1)
- L'analogie rend possible la pensée (1)
- Le monde infini de la signification (1)
- Le problème de l'intelligence collective est de découvrir ou d'inventer un au-delà de l'écriture, un au-delà du langage tel que le traitement de l'information soit partout distribué et partout coordonné (1)
- Constituer des sujets collectifs d'énonciation (1)
- Elaborer et raffiner les problèmes communs, ouvrir de nouvelles questions, forger des arguments, énpncer et adopter des positions indépendantes les unes des autres sur une grande variété de sujets (1)
- Des agencements d'énonciation (1)
- Les initiatives et expérimentations minoritaires sont une dimension essentielle de la démocratie car elles permettent l'exploration de solutions alternatives aux problèmes de la cité (1)
- Former ensemble des jugements (1)
- La construction collective du sens (1)
- Des techniques de construction interactive et de visualisation d'espaces de signification (1)
- Elever l'intelligence des hommes (1)
- Combinaison, mixage, réordonnancement des signes, le cyberspace interconnecte virtuellement tous les messages numérisés (1)
- Comment rendre évident pour tous que l'autre est un porteur unique de savoir-faire et de créativité ? (1)
- Navigation dans l'information (1)
- Jusqu'à maintenant, on a surtout imaginé et construit des mondes virtuels qui étaient de simples simulations d'univers physiques réels ou possibles. Nous proposons de concevoir des mondes virtuels de signification ou de sensations partagées, l'ouverture d'espaces où pourront de déployer l'intelligence et l'imagination collective (1)
- De nouvelles puissances de compréhension (1)
- L'effort créateur se déplace des messages, pour allers vers les dispositifs, les processus, les langages, les "architectures" dy namiques (1)
- Les séparations entre les messages et les "oeuvres" tendent à s'effacer. Toute représentation peut faire l'objet d'échantillonnage, de mixage, de réemploi etc (1)
- Les herméneutes se transforment en acteurs (1)
- "Oeuvres ouvertes", work in progress, c'est un art sans signature (1)
- Comment passer d'une rumeur de foule à un choeur ? (1)
- Les différences établies entre auteurs et lecteurs, producteurs et spectateurs, créateurs et herméneutes se brouilent (1)
- On reste aveugle aux différentes possibilités que les nouveautés techniques offrent au devenir humain, possibilités dont d'entier éventail est rarement perçu, et qui devrait faire l'objet de délibérations, de choix, de jugements de goûts, et pas seulement de la part des spécialistes des machines (1)
- Mes hiérarchies d'intérêts (1)
- Un monde virtuel pour l'intelligence collective peut être aussi chargé de culture, de beauté, d'esprit et de savoir qu'un temple grec, une cathédrale gothique, un palais flerentin, l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert ou la constitution des Etats-unis. Il peut dévoiler des galaxies de langage inédites, faire éclore des temporalités sociales inconnues, réinventer le lien social, perfectionner la démocratie, creuser entre les hommes des chemins de savoir inconnus (1)
- L'aménagement du cyberspace est un des principaux enjeux esthétiques et politiques du siècle qui vient (1)
- Des supports d'écriture dynamiques (1)
- L'aménagement d'une société vivable (1)
- Un immense besoin de collectif (1)
- Des instruments pour filtrer l'information pertinente, opérer des rapprochements de significations... (1)
- La capacité d'apprentissage et d'imagination collective (1)
- Rendre l'information "navigable" (1)
- Favoriser la construction de collectifs intelligents où les potentialités sociales et cognitives de chacun pourront se développer et s'amplifier mutuellement (1)
- Renouvellement du lien social par le rapport à la connaissance (1)
- Interactions coopératives dans le cyberespace international (1)
- La production de subjectivité (1)
- Mutualiser nos connaissances (1)
- Une énonciation collective (1)
- Tout repose à long terme sur la souplesse et la vitalité de nos réseaux de production, de transaction et d'échange de savoirs (1)
- Puisqu'elle conditionne toutes les autres, la production continue de subjectivité sera probablement considérée, au siècle prochain, comme l'activité économique principale (1)
- La culture, un patrimoine commun (1)
- Découpage et définition des objets (1)
- La richesse humaine n'est plus seulement la finalité théorique de l'activité économique, elle en devient la condition expresse. (1)
- Une économie des qualités humaines (1)
- La richesse humaine (1)
- ... En résulte un terrible désarroi, un immense besoin de collectif, de lien, de reconnaissance et d'identité... La déterriorialisation eccélérée suscite une véritable industrie de la restauration du lien social, de le réinsertion des exclus, de la refonte d'identités pour individus et communautés déstructurées... C'est sous la pression d'une véritable urgence sociale que le secteur de la production de lien est appelé à se développer. (1)
- L'attention à la bonté des autres (1)
- Le travail dinclusion de tous par tous (1)
- La réinterprétation de la mémoire (1)
- Web herméneutique (1)
- Ingénierie du lien social : l'art de faire vivre des colectifs intelligents (1)
- L'hospitalité maintient la possibilité de voyager, de rencontrer l'autre, en général. Par l'hospitalité, celui qui est différent, étrange, est accueilli, compris dans une communauté. (1)
- Se demander quelle est la méthode la plus appropriée. Nos idéaux doivent être les plus élevés, mais nos actions doivent suivre la voie du milieu. Cette voie implique d'atteindre un état moral très élevé par la méthode la plus appropriée. (1)
- Par l'étude et l'apprentissage, nous allons peu à peu progresser et finir par comprendre les choses à la fois intellectuellement et intuitivement. (1)
- A la question posée par un moine : "Qu'est-ce que la prédication de la loi faite par l'inanimé ?", le maître répond : "Ne pas jaser." (1)
- L'Oeil qui sait entendre la résonance de l'univers au delà de la frontière entre l'animé et l'inanimé (1)
- Jusqu'aux confins de tous les futurs et de l'avenir infini (1)
- Tantôt le subit tantôt le graduel et voir le fruit se réaliser comme présence (1)
- Réfléchissez à fond et plus largement sur ce qu'est l'Oeil (1)
- Qui connaît une seule poussière connaît l'univers entier. Qui pénètre un seul existant pénètre les dix mille existants. Un ancien dit : "Au premier moment de ta naissance, tu as déjà pris part au rugissement du lion" (1)
- "Laissez d'elle-même se purifier cette conscience". Le "Laisser d'elle-même" est le non-faire, le "se purifier" est le non-faire (1)
- Tout en étant la pratique, les bonnes actions ne sont pas à moi, ni connues par moi (1)
- Faire le bien n'est pas à mesurer (1)
- Dans la pratique (méditation), il y a toujours la réalisation des bonnes actions comme présence (1)
- Quoique la cause ne soit pas avant et le fruit ne soit pas après, par la cause qui atteint sa plénitude, le fruit atteint sa plénitude (1)
- Il y a mille pouvoirs pénétrant le coeur qui portent l'Oeil (1)
- La prédication de la loi faite par l'inanimé n'est autre que la totalité des énoncés des éveillés et des patriarche (1)
- Il faut étudier à fond tous les existants tête par tête (1)
- Le corps et le coeur de la Voie de l'Eveillé sont les herbes, les arbres, les tuiles, les cailloux ; ils sont le vent, la pluie, l'eau et le feu. Transformer ceux-ci en Voie de l'Eveillé n'est autre que le déploiement du coeur de l'Eveil. Déployer un seul déploiement du coeur de l'Eveil à cent, à mille, à dix mille reprises. (1)
- L'Aspect réel est l'Aspect réel du tel quel, et le tel quel est le corps et le coeur de ce présent ! C'est avec ce corps et avec ce coeur qu'il faut déployer le coeur de l'Eveil. Ne détestez pas patauger dans l'eau et marcher sur les cailloux. Confectionner, en trituranr un seul brin d'herbe, le corps doré de l'Eveillé de six shakus, et dresser, en triturant une seule poussière, le mausolée d'un ancien éveillé, tel doit être le déploiement du coeur de l'Eveil. Cela n'est autre que de voir et écouter l'Eveillé, de voir et écouter la Loi, de faire de soi un éveillé et de faire la pratique de l'Eveillé. (1)
- Confectionner, en triturant un seul brin d'herbe, le corps doré de l'Eveillé de six shakus, et dresser, en triturant une seule poussière, le mausolée d'un ancien éveillé, tel doit être le déploiement du coeur de l'Eveil (1)
- Trituration (1)
- C'est en recueillant la Vacuité dans la Vacuité qu'on fait de soi un éveillé (1)
- Trouvez le refuge dans la vraie Loi et étudiez la Loi de l'éveillé en suivant les écritures bouddhiques et les bons maîtres (1)
- Le caractère japonais shin est un idéogramme qui représente le coeur en tant qu'organe. Il désigne à la fois l'esprit et le coeur. Contrairement à la tradition occidentale qui veut établir une nette distinction entre l'esprit et le coeur, entre la pensée et les sentiments et les émotions, la mentalité extrême-orientale considère que la faculté intellectuelle s'exerce aussi bien dans le coeur que dans la tête. Le coeur est considéré comme organe à la fois des affects et de l'intellect. On pense avec le coeur, l'esprit et le coeur n'étant pas dissociés. (1)
- La vertu acquise du non-confectionné, la vertu acquise du non-faire (1)
- C'est l'arrêt de la pensée et la fixation de l'esprit qui sont les existants non-confectionnés. La non-naissance et le non-faire, voilà la réalité ! (1)
- La fixation de l'esprit (1)
- Les commentaires de l'édition traduite du Shôbôgenzô forment un tout cohérent avec le texte même de Dôgen. Elles lui seront ici catégorisées conjointement. (1)
- C'est à nous de discerner quelles sont les bonnes et mauvaises actions suivant les relations circonstancielles de chaque moment (1)
- L'inexistence du rêve (1)
- Mise en parallèle de l'inexistence du rêve et de la vacuité de l'objet perçu (1)
- "Je méditais et méditais" (1)
- A obtenir l'équilibre, on voit l'équilibre (1)
- L'équilibre (1)
- Malgré sa nature dépourvue de l'être-là réel, le rêve est soumis, comme tout autre phénomène, à la loi des actes (1)
- Non-moi au milieu du rêve (1)
- Si on dit en français "faire des rêves", on dit en japonais "voir des rêves" (1)
- Faire des rêves (1)
- L'expression courante muga-muchû veut dire littéralement le "non-moi au milieu du rêve". Il s'agit d'être absorbé, captivé ou transporté dans le total oubli de soi par tout ce qui ravit nos coeurs, telle jeu chez l'enfant, l'art, la conversation, le travail, les sentiments amoureux, etc. (1)
- Autour du "flow" (1)
- Le mot japonais shizen : la "nature", veut dire littéralement "de soi-même ainsi", "ce qui va de soi", "ce qui advient spontanément". La tradition taoïste développera, à partir de ce mot, les notions de pure spontanéité et de non-agir, notions tournées vers l'état originel de fusion et de non-dépendance totale. (1)
- Dôgen signale que la pratique ne doit pas être conçue comme quelque chose tournée vers l'avenir (1)
- Un ancien éveillé dit : Ne faites pas de mauvaises actions,/ Pratiquez les bonnes actions,/ Laissez d'elle-même se purifier cette conscience,/ Ceci n'est autre que l'enseignement de tous les éveillés. (1)
- Dôgen affirme l'identité réciproque du temps et de l'existence ; le temps est l'existence, et l'existence est le temps (1)
- Lorsque la loi de cause à fruit est déjà clairement distinguée dans son aspect originel, elle n'est autre que le non-faire, la non-naissance, la non-permanence ; elle est sans ombre ni chute, puisqu'elle se dépouille d'elle-même ! (1)
- La puissance des actes qui s'accumule (1)
- La "Loi non discriminante" est une Loi absolue, non analytique, qui embrasse en profondeur le long mouvement de la méditation (1)
- Etudier à fond l'écoulement et le non-écoulement. Etudier à fond la montagne (1)
- Tous les existants sont en dernier lieu la délivrance de soi ; ils sont sans nulle demeure (1)
- Les montagnes sont constamment au repos et constamment en marche. On parle de l'écoulement des montagnes et de l'écoulement du Soi (1)
- L'eau coagulée est plus dure que le diamant. Qui pourrait la briser ? Fondue, l'eau est plus tendre que le lait. Qui pourrait la briser ? (1)
- L'eau ne résiste à rien et suit le cours naturel des choses. Ainsi, dans la pensée chinoise, la métaphore de l'eau est souvent associée au Dao et à l'idéal taoïste de non-agir (1)
- Du fait qu'elle coule toujours vers le bas, l'eau est ce vers quoi tout le reste conflue, appelant ainsi l'image de la vallée. Dans son humilité, elle est pourtant ce qui donne vie à toute chose, symbole en cela du féminin, du Yin qui conquiert le Yang par attraction plutôt que par contrainte. De la figure du féminin, on en arrive à celle de la mère. (1)
- Jouer avec l'Oeil, goûter le déploiement du coeur de l'Eveil, et s'en servir (1)
- Selon la légende, la fleur d'Udumbara éclôt une fois tous les trois mille ans, et désigne métaphoriquement la manifestation des éveillés, événement rarissime dans ce monde terrestre. [...] A ce moment-là, assis au milieu d'un million de fidèles rassemblés sur le Mont du Pic du Vautour dans le pays de l'Ouest, l'Eveillé-Shâkyamuni tritura une fleur d'Udumbara et cligna l'Oeil. A ce moment-là, l'honorable Kâçyapa lui adressa un sourire. L'Eveillé-Shâkyamuni dit alors : "J'ai en moi la vraie Loi, Trésor de l'Oeil - le coeur sublime du Nirvâna. Je transmets ceux-ci à Kâçyapa." (1)
- Un vieux sage s'adresse à son petit fils en ces termes : "Mon enfant, il y a une lutte entre deux loups à l'intérieur de chacun de nous. L'un est mauvais. L'autre est bon."
Le petit fils réfléchit quelques instants, puis demande à son grand père : "Quel loup va gagner ?"
Celui que tu nourris.
Nourris ce qu'il y a de bon, de juste, de lumineux en toi. Affame ce qu'il y a de mauvais, de négatif, d'obscur. Arrosez, cultivez, enlevez les mauvaises herbes avant qu'elles n'envahissent tout. Restez attentifs à faire pousser les bonnes graines, aussi petites soient elles. Soyez patients et persévérants. Bientôt, vous en récolterez les fruits. (1)
- Cet amour-là est sans commencement et sans fin. Il est sans peur et sans frontière. Il est sans attente. Il donne et reçoit sans jamais se plaindre et réclamer. Il n'y a plus moi et les autres, il y a nous. Il n'y a plus ni homme ni femme, ni riches ni pauvres, ni américains ni chinois, ni bouddhistes ni musulmans, ni Orient ni Occident, ni faibles ni puissants, ni justes ni pêcheurs, ni purs ni impurs. Il n'y a que la coupe de l'amour qui englobe tout et tous. (1)
- Cultivez l'émerveillement. Ne cessez jamais d'admirer l'harmonie, la beauté, la bonté du monde. "L'étonnement est le début de la sagesse", disait un ancien maître Il nous transporte jusqu'à l'âme du monde. Fuyez au contraire l'indifférence, l'insensibilité. (1)
- Cultivez l'effort. Travaillez sans cese à vous améliorer et à réaliser quelque chose qui vous transforme.Oeuvrez pour vous-même, pour les autres et pour le monde. Créez, agissez. Ne laissez jamais passer une journée sans avoir accompli la moindre tâche. Notre corps et notre âme ont besoin d'activité, de travail, d'action pour s'accomplir. La paresse est l'absence de force et de motivation. Elle fatigue plus qu'elle ne repose. (1)
- Vertu de l'effort (1)
- L'amour d'un paysage ou d'une ?uvre d'art peut ouvrir notre c?ur à des dimensions aussi vastes qu'une relation amoureuse. Notre c?ur, une fois qu'il résonne à la vibration du monde, peut s'émouvoir d'un rien : un sourire, une fleur qui éclot, un nuage dans le ciel, le regard d'un inconnu croisé dans la rue. Il ressent de la compassion pour tout être vivant. Il aime le monde, l'univers, la vie... Lorsqu'il prend racine dans notre c?ur, cet amour universel transforme notre façon d'être et de vivre. Il n'y a plus ni étranger ni lointain. Tout est notre ami, notre parent, notre enfant. (1)
- Guérir de l'égo (1)
- C'est en posant progressivement des actes positifs que, bien souvent, on arrive à changer. (1)
- Si le monde vous paraît triste ou hostile, transformez votre regard et il vous apparaîtra autrement. (1)
- Un vieil homme est assis à l'entrée d'une ville. Un étranger s'approche et lui demande : "Je ne suis jamais venu dans cette cité ; comment sont les gens qui vivent ici ?
Le vieil homme lui répond par une question :" Comment étaient les habitants de la ville d'où tu viens ?
Egoistes et méchants. C'est la raison pour laquelle je suis parti, dit l'étranger.
Le vieil homme répond : "Tu trouveras les mêmes ici."
Un peu plus tard, un autre étranger s'approche et demande au vieil homme : "Je viens d'arriver ; dis moi comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?"
Le vieil homme répond :  Dis-moi mon ami, comment étaient les gens dans la ville d'où tu viens ?
Ils étaient bons et acceillants ; j'y avais de nombreux amis. J'ai eu de la peine à le quitter.
Tu trouveras les mêmes ici, répond le vieil homme.
Comment le vieillard peut-il donner deux réponses opposées à la même question ? Parce que chacun porte son univers dans son coeur. (1)
- L'amour nous révèle que nous sommes faits pour la relation et que le dépassement de notre égo est source de joie. (1)
- Cultivez la bonne humeur, la gaieté, l'humour. (1)
- Une mère sermonne son garçon : "Ecoute, si tu es sage, tu iras au ciel, et si tu n'es pas sage, tu iras en enfer.
Le garçon réfléchit quelques secondes :
" Et qu'est-ce que je dois faire pour aller au cirque ?  (1)
- Cultivez le contentement. Peu de choses suffisent au bonheur de l'homme. (1)
- Cultivez l'humilité. (1)
- Cultivez la grattitude (1)
- La grattitude (1)
- Cultivez la patience. La vie nous apprend à savoir attendre le bon moment pour agir, la maturation du temps pour récolter, la vertu de l'attente. Cultivez la persévérance c'est à dire la patience dans le travail et dans l'effort. Agissez avec constance jusqu'au but que vous vous êtes fixé et ne cédez pas au moindre obstacle ou découragement. (1)
- La souplesse (1)
- Cultivez la souplesse. La vie est en devenir permanent. La souplesse permet de nous adapter au mouvement de la vie , de réagir avec justesse à un événement imprévu. (1)
- Cultivez la foi et la confiance. L'âme du monde est notre mère. Elle veille sur nous avec bienveillance et nous donne la force d'avancer. Ayons foi en elle, ayons confiance en la vie, et prenons le risque de conaître, de marcher, de partir, de changer. La vie nous guidera toujours vers le meilleur. (1)
- Soyez généreux envers la vie et la vie sera généreuse envers vous. (1)
- La générosité (1)
- Cultivez le courage et la force . Apprenez à dépasser vos peurs. (1)
- Se mettre en quête d'un port où exprimer sa vocation. (1)
- Apprends à maîtriser ton souffle par des exercices lents et conscients d'inspiration et d'expiration. (1)
- Disons pour l'instant que la Voie n'est pas une affaire du savoir ou du non-savoir. (1)
- L'Oeil omniscient (1)
- LOrsque la non-compréhension revient au milieu de la compréhension, celle-là ne contrecarre pas celle-ci, de même que celle-ci ne brise pas celle-là. [...] La compréhension doit être le moment où se présente la concentration de soi, la voix étant déjà entrée dans les oreilles. (1)
- L'univers de la résonance, qui est la Nature, embrasse tout jusqu'à nos pensées, nos paroles et nos actes, et ces derniers, selon le concept du karma, ne cesseraient de résonner, même après leur disparition matérielle, en produisant des répercussions insondables et sans limites au niveau du temps et au niveau de l'espace. (1)
- Le coeur de l'Eveil remplit l'univers de la résonance, puisque l'Eveil consiste précisément à s'éveiller à l'écho constant que la Nature se fait à elle-même. Tel est le sens du mot de l'Eveillé-Shâkyamuni : "Lorsqu'est apparue l'étoile du matin, j'ai réalisé la Voie avec la vaste terre et tous les êtres vivants." (1)
- La vaste terre entière n'est autre que le corps humain réel, elle n'est autre que la porte de délivrance ; elle n'est autre qu'un Oeil de l'Eveillé de la lumière, elle n'est autre que notre corps de la Loi (1)
- Lorsque vous clarifiez le fait que les formes-couleurs que vous repoussez ne sont pas à être colorées selon votre préférence, c'est alors que ne se cache plus le visage et les yeux originels de l'homme qui simplement pratique la Voie au quotidien. (1)
- Etre assis tout simplement et se dépouiller du corps et du coeur (1)
- Sachez-le aussi, l'égarement est la chose qui n'existe pas. Sachez-le aussi, l'éveil est la chose qui n'existe pas. (1)
- Ni le rejet ni la préférence (1)
- Réfléchissez sur vous-même ; ce que vous ne voudriez pas pour vous-mêmes sera toujours le vôtre. Prenez-en conscience aussi : ces voix du printemps et de l'automne dont vous voudriez qu'elles soient les vôtres ne le sont pas. Vos idées ne sont ni accumulées ni ne demeurent en vous. (1)
- Plus le texte est trituré, commenté, interprété et traduit, plus sa valeur augmente (1)
- Le sens tel qu'il est conçu chez Dôgen est essentiellement de l'ordre de la production, l'ordre du paraître. C'est pourquoi il doit naître ici et maintenant dans cet univers de la résonance qui est l'écriture, par la trituration d'une fleur. [...] Le sens doit se réaliser comme présence à ce-juste-moment-tel-quel où la pureté de la méditation assise sans formes ni couleurs - comme l'Oeil sans objet - transperce le recto. L'ordre atemporel du zazen dans sa radicalité du rien réalisera alors de parfaites épousailles avec l'ordre temporel de la Loi du phénomène, sans mélange ni confusion. Le sens n'est ni du côté du recto ni du côté du verso, ni du côté du texte (l'objet) ni du côté du lecteur (le sujet) ; il est de l'ordre de la rencontre et de la résonance. (1)
- La convoitise (1)
- Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. L'insatisfaction apporte le malheur, même dans la richesse. Il n'y a pas de pire fléau que l'esprit de convoitise. (1)
- La grande ambition qui doit guider ta vie, c'est de développer le meilleur de toi-même. (1)
- Songe que chaque jour est une vie et hâte-toi de bien vivre (1)
- La journée (1)
- Fais ce que toi seul peut faire. (1)
- Peu importe de quoi il s'agit, ce qui compte c'est de découvrir ce pour quoi nous sommes faits. Ce qui nous met dans la joie, l'enthousiasme, dans le plein exercice de nos capacités et de nos dons. (1)
- Le terme la réalisation du kôan comme présence doit s'appliquer à tous les noms. (1)
- Si dure que soit la solitude, elle te ramène à ton destin (1)
- Besoin de personne, pour choisir le chemin de ma vie (1)
- Le monde est beau par la variété de ses paysages. La vie spirituelle est belle par le foisonnement de ses chemins. (1)
- La vertu acquise des éveillés antérieurs vous purifie et vous sauve, elle fait naître en vous une foi pure et l'esprit d'application libérés de toutes entraves. Dès l'instant qu'apparaît cette foi pure, le soi-même et l'autre se font également transformer par elle. Le bénéfice de cette transfornation se répand sur les êtres sensibles et sur les êtres non sensibles. (1)
- Tout est bon en tant que tel (1)
- L'art de la créativité est celui de construire de nouveaux cadres de pensée qui permettront alors de nombreuses trouvailles. (1)
- Les cadres sont des abstractions simplificatrices, des réductions incomplètes. (1)
- Pour pouvoir penser, il faut pouvoir oublier. Sans une prise de distance par rapport au monde, l'homme ne peut forger de concept, il ne peut penser au monde. S'il voit chacun des arbres, il ne peut voir la forêt. Pour pouvoir abstraire, il doit d'abord pouvoir s'extraire. Cet éloignement par rapport aux choses crée un espace où la réflexion peut se déployer. D'un côté il y a les objets, et de l'autre, il y a nous, les sujets, obligés de ^rendre de la hauteur. (1)
- Penser consiste à relier, à organiser, à connecter quelques données entre elles pour essayer de construire une structure qui a du sens, un schéma cohérent, ou un modèle qui permet de comprendre [...] Ces connexions conduisent le sujet à élaborer une nouvelle "idée" qui peut ainsi être définie comme une "hypothèse de travail". (1)
- Relier (1)
- Il y a des cadres de toutes les tailles. Le plus petit modèle est le concept (exemple : le restaurant). Ensuite vient le stéréotype qui est un jugement minimal. Par exemple : le climat de l'Islande est froid, les banques sont riches... A l'autre extrémité, il y a les paradigmes qui sont des cadres tellement grands qu'on n'en voit plus les contours, qu'on en oublie parfois l'existence. Par exemple : une Europe sans conflit armé. Entre les extrêmes, il existe de nombreux schémas, structures, matrices et autres grilles de lecture. (1)
- Les cadres n'existent pas dans la réalité, mais ils sont indispensables pour l'appréhender. (1)
- Il y a deux formes de pensées : la déduction, qui part d'une hypothèse et se confronte à la réalité, et l'induction, qui à partir de l'expérience, conduit à des hypothèses. (1)
- Il y a quatre grandes catégories de cadres. Les connaissances et les croyances sont des modèles mentaux qui tendent à être permanents, à l'inverse des représentations qui sont des constructions de l'instant, qui mettent en scène le moment présent pour lui donner un sens et disparaissent tout aussi vite. Les cadres de quatrième type conduisent aux trouvailles, et de provisoires, ils deviennent alors définitifs. (1)
- La catégorisation est une mise en cadre inévitable. Penser va de pair avec classer. (1)
- Il existe trois types de trouvailles - la découverte, l'invention et la création, suivant que l'on trouve ce qui était, ce qui sera ou ce qui peut être. (1)
- L'invention simultanée du calcul infinitésimal par Newton et Leibnitz (1)
- A l'origine de bien des idées se trouve l'étonnement. Une perception aiguisée, une attention en éveil permet de détecter ces petites choses qui conduisent aux grandes trouvailles (1)
- Les cadres de pensées transitoires se divisent en deux groupes. Le premier constitue les représentations proprement dites. Celles-c- se forment dès qu'il s'agit d'interpréter ou de comprendre une situation, ou dès qu'il s'agit de choisir ou de décider. Nous nommerons le second grupe les "trouvailles". Lorsqu'il s'agit de trouvailles, l'effort est décidé, le désir et la volonté de construire quelquechose de neuf existent bel et bien. Il y a un choix délibéré de construire des images mentales fragiles, provisoires, jusqu'au jour où... mais oui, eurêka ! Ce sont les hypothèses risquées, les schémas osés, les grilles de lecture aventureuses qui ont un jour permis les jugements sûrs, les théories robustes, voire les paaradigmes fédérateurs. (1)
- Il y a deux ingrédients à toute représentation. Il y a une construction et il y a une interprétation. Le premier temps est un temps d'assemblage : la diversité venue du dehors nous apparaît comme un tout. Dans un deuxième temps, l'esprit prend l'initiative, il s'approprie la construction mentale et l'humanise. Il se pose la question de son sens et de ce que cela signifie pour lui. Il cherche des explications et de sliens de cause à effet. A la différence du savoir qu'on doit aller chercher, la représentation est, elle, inévitable, incontrôlable. (1)
- Les trouvailles (1)
- Les concepts, les modèles et plus globalement la culture, sont autant de prismes et de miroirs déformants qui orientent notre manière de vois le monde, et qui influencent notre regard sur la rélité. Une personne peu intéressée par l'argent aura plus de mal à trouver une idée pour devenir riche. (1)
- Le système tonal (1)
- Les croyances (1)
- Il y a deux grands types de structures mentales : d'une part les connaissances et croyances, d'autrepart les représentations. Les connaissances et croyances sont stables, peristentes et à long terme. Le savoir que nous avons accumulé depuis notre enfance est organisé en modèles et en catégories. Plus résistantes au temps que le savoir, nos croyances, nos convictions, influencent en profondeur notre manière de penser. Les représentations, quant à elles, sont éphémères. A peine construites, elles disparaissent. Ce sont des montages de l'instant, occasionnels, particuliers et circonstanciels. L'esprit met en scène ce qu'il voit et entend, il se fait une opinion. Par exemple, s'il voit une collision de voitures, il se fait une opinion sur la responsabilité des personnes impliquées. L'esprit se construit une représentation cohérente de ce qu'il voit. (1)
- Les marins ont des dizaines de mots différents pour qualifier ce que nous appelons simplement une corde. Les habitants du Groenland ont des dizaines de mots différents pour qualifier ce que nous appelons simplement de la neige. Ils voient ce que nous ne voyons pas : le détail, la nuance, la caractéristique qui nous échappe. Ils perçoivent une différence là où nous ne voyons que ressemblance. Ils sont riches de la diversité là où nous sommes les pauvres de l'uniformité. (1)
- La matière première de la pensée est le concept. Par exemple, le travail est un concept, et le repos aussi. Tout comme le bureau, qui nous montre au passage que l'amplitude des concepts peut être large : il peut être l'endroit où je vais travailler mais aussi ma table de traval. Le concept est une idée générale qui permet de regrouper beausoup de choses particulières. Un concept englobe la diversité dans une unité confortable à l'esprit qui peut alors la manipuler à sa guise pour réfléchir. Il permet d'organiser notre connaissance qur les objets, c'est l'entité cognitive de base où nous mettons le sens des mots que nous utilisons. Le concept est à la pensée ce que la brique est au maçon, ce que les molécules sont au chimiste. (1)
- Le concept a une fonction de classement et cette mise en catégorie consiste en deux opérations distinctes : 1. La première définit le périmètre de la classe (que puis-je mettre dans cette catégorie ?). 2. La seconde décrit les liens entre cette classe et les autres (en quoi cette catégorie est-elle différente de sa voisine ?). Cette double opération peut se faire selon deux modes différents : le point de vue classique et le point de vue relativiste.
A/ Le point de vue classique : La catégorie y est définie par un ensemble de propriétés. Les restaurants sont par exemple les endroits où, moyennant paiement, on peut prendre un repas. Selon ce point de vue, les catégories peuvent s'emboiter comme des poupées russes. Le restaurant d'entreprise, la taverne et le restauroute sont tous des restaurants qui sont eux-mêmes des commerces. Précisons encore : le restaurant est un conceptqui peut s'exprimer "en extension". C'est à dire qu'il s'étend aussi bien au Fouquet's et à la taverne de la gare d'Anvers qu'au McDonald's en bas de ma rue. Mais on peut aussi parler d'un restaurant "en compréhension", dire qu'il y a des tables, des chaises, de la nourriture, quelqu'un pour cuisiner etc. Plus la compréhension est grande, moins l'extension le sera... Autrement dit, plus on précisera en détail ce qu'est un restaurant, moins on pourra en donner d'exemples.
Le point de vue classique suppose deux hypothèses : 1. Les catégories sont homogènes. Tous les commerces qui peuvent être appelés "restaurant" le sont au même degré. 2. Les catégories sont décidables. Il est toujours possible de dire si une entité est un restaurant où ne l'est pas. Cette manière de voir les choses provient de la philosophie grècque. Elle a permis de structurer la pensée sur les bases de jugements et de raisonnements. Elle a également permis la naissance d'une discipline nouvelle : la logique formelle. Mais cette manière de voir les choses a aussi des faiblesses flagrantes. Il n'y a finalement qu'en mathématiques qu'une définition capture parfaitement un concept. La logique formelle a ses vices de forme...
B/ Le point de vue relativiste : On le sent intuitivement, les deux hypothèses précédentes sont intenables : au sein des catégories, ce n'est pas vraiment l'uniformité, ni l'homogénéité. On ne peut pas dire exactement pourquoi mais un chêne est plus représentatif de la catégorie "arbre" qu'un cerisier ou un peuplier. Un berger allemand est plus représentatif de la catégorie "chien" qu'un lévrier ou un basset. Tout se passe comme si toute catégorie avait son emblème, sa moyenne arithmétique, son prototype qui pourrait agir en ambassadeur de la classe. Un moineau est un peu plus "oiseau" qu'une perruche ou qu'un poulet qui sont pourtant des oiseaux, et ce n'est donc pas seulement une question de quantité ou de nombre. Quand on demande à une personne de citer les éléments d'une catégorie, une forme de séquence apparaît. La pomme vient avant le kiwi, le bleu vient avant le violet. Les catégories définies par des caractéristiques précises devraient être homogènes. Eh bien non, il faut bien l'admettre, certains éléments sont "un peu plus" que ce qui devrait être la même chose. Cela paraît absurde et pourtant, pour nous belges et français, F est "plus" une lettre de l'alphabet que O, l'Italie est "plus" un pays que Singapour. Et si on parle des célibataires, vous pensez à beaucoup de gens mais pas immédiatement au pape. A l'appui de cette thèse, faites le test suivant. Demandez à quelqu'un successivement : Un taxi est un véhicule. Vrai ou faux ? Un tank est un véhicule. Vrai ou faux ? Une navette spatiale est un véhicule. Vrai ou faux ? Les réponses sont trois foi "vrai". Mais il faudra chaque fois quelques instants de plus pour l'entendre... Comme si on pouvait être un peu plus ou u peu moins "véhicule" ! Une toute nouvelle approche devient alors possible. La catégorie est définie par son prototype et non plus par son périmètre. Et l'appartenance à la catégorie devient une question de distance au prototype, et non plus une question de caractéristiques partagées. Si l'approche classique relevait d'une vue "oui ou non" des choses, l'approche relativiste est au contraire tout en nuance et en continuité. Ludwig Wittgenstein a ainsi présenté en 1953 l'idée de family ressemblance, en prenant l'exemple des jeux. Ceux-ci forment indiscutablement une catégorie. Mais qui pourrait bien donner les caractéristiques communes au rugby et aux mots croisés ? Il est plus adéquat de parler de ressemblance de proche en proche. Le rugby a une parenté avec lae football, qui a une parenté avec le tennis, le tennis avec les échecs, les échecs avec le Scrabble, et le Scrabble avec les mots croisés. La réussite et le calembour font aussi partie des jeux, tout comme Sim City, le poker, le Rubik's Cube ou même la séduction. La liste est longue. Des enfants qui jouent à "papa-maman" ou encore des jongleurs qui jouent avec des quilles sont là pour témoigner que la catégorie de sjeux existe non pas grâce à des propriétés communes (comme le fait d'être plusieurs ou le rôle du hasard) mais par une ressemblance de proche en proche, un peu comme les membres d'une même famille (d'où l'appellation de l'idée présentée par Wittgenstein).
Alors quel serait le jeu "type" ? Un sport comme le football sans doute, ou alors le Monopoly. L'expérience montre en effet que les prototypes choisis sont un compromis entre la visualisation et l'abstraction.
Le prototype aura un grand nombre de propriétés communes à beaucoup d'autres éléments (définition doublement imprécise) tout en permettant une représentation imagée. Je "vois" une table de bridge ou une table d'opération, mais quand on me dit "meuble", je ne "vois" plus rien. Table sera alors le prototype, c'est le concept le plus abstrait qui entraîne néanmoins une visualisation instantanée, car je vois bien les pieds...

L'approche relativiste n'est sans doute pas très rationnelle, elle est certes subjective et les aspects psychologiques rivalisent avec les aspects philosophiques. Si on dit de quelqu'un que c'est une girafe, on pense à sa taille. Si on dit que c'est un requin, on pensera à son tempérament. Pourquoi dans un cas penser à son physique et dans un autre à son comportement ?
L'approche relativiste s'inspire évidemment du nominalisme, qui est devenu célèbre au Moyen Age lors de la tout aussi célèbre querelle des universaux. Pour les nominalistes, les propriétés communes aux objets ne sont que des mots et des noms, et il est vain de les rechercher car elles ne sont qu'illusions. Le rouge n'existe pas, même s'il y a des poissons rouges et des croix rouges. Les pèlerins ,n'existent pas même si beaucoup de gens vont à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Prenons un dernier exemple. Je lisais récemment dans un journal que Shanghai était devenue une ville "occidentale". Plutôt étrange, non ? Il y a quelques années encore, si ma mémoire est bonne, la Chine était en Orient. Comment ce pays est-il donc devenu lui aussi un pays du soleil couchant ? Ce genre de surprise sémantique illustre bien l'inévitable différence entre la fluidité d'un monde en changement continu, et la rigidité des concepts que nous formons pour le décrire et l'interpréter. Car finalement, qu'est-ce que l'"Occident" ? Il y a aujourd'hui au moins six significations !
Au départ, l'Occident était une direction, celle de l'Ouest, ce qui suppose bien-sûr un point de référence pour nous... orienter. Ce fut évidemment - pour nous ! - Athènes. Et l'ennemi perse était donc à l'Est; L'Occident désigna ensuite petit à petit une région du monde, l'Europe de l'Ouest, même si son centre de gravité se déplaçait vers Rome. Le mot glissa alors de la géographie vers la religion. A l'époque des croisades, "occidental" et "chrétien" étaient presque synonymes. Depuis la révolution industrielle, l'Occident englobe l'Europe et les Etats-Unis partis à la conquête de l'Ouest. Les dimensions scientifiques, industrielles et économiques l'emportèrent sur les autres et relient les deux côtés de l'Atlantique. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la politique devint dominante. Celui qui s'échappait d'URSS vers sont sinistre rideau de fer passait en Occident. Aujourd'hui, l'Occident serait plutôt qualifié par quelques valeurs fondamentales comme l'universalité (le fait de s'adresser à tous), l'attrait pour la nouveauté (la mode est une invention occidentale) et la perpétuelle remise en cause (le droit à l'expression et à la critique). Shanghai n'est donc pas si occidentale que cela...
Alors qu'est-ce que l'Occident finalement ? C'est un concept, une idée qui sert à interpréter ce qui se passe, et comme pour tous les modèles mentaux, l'image en nous est floue, réductrice et discontinue. impossible de dire à quel moment précis la signification du mot "Occident" a changé, mais les six étapes sont bien présentes. (1)
- Aristote nous dit : Acceptez le classement en catégories - quitte à schématiser la réalité - et en échange vous pourrez poser des jugements et construire des raisonnements. Le concept de catégorie a rendu possible l'invention du syllogisme, et plus globalement l'avènement de la logique. C'est la plus grande invention de tous les temps. (1)
- Le contexte (1)
- Qui dit "penser" dit "cadre", l'un ne va pas sans l'autre. Il n'y a pas de réflexion sans contexte, on ne réfléchit jamais à partir de rien. Les idées nouvelles n'apparaissent qu'en s'appuyant sur une structure d'idées existantes : un cadre de pensée. Le cerveau ne fait jamais table rase. (1)
- Mensonge aux foules assagies (1)
- Et l'homme libre enfin de tout chantage | Découvrant l'amour comme le seul visage (1)
- On voudrait refaire le monde (1)
- Ce monde est celui de la dérision | On substitue le mal au bien (1)
- Sur les écrans la haine a le goût du pain (1)
- Nous serons tous alors peut-être, par magie | Aimés, aimés | Aimés, aimés | Aimés, aimés (1)
- Qu'est-ce autre chose que la vie des sens, qu'un mouvement alternatif, qui va de l'appétit au dégoût et du dégoût à l'appétit, de l'appétit au dégoût et du dégoût à l'appétit... L'âme flottant toujours incertaine entre l'ardeur qui se renouvelle, l'ardeur qui se renouvelle et l'ardeur qui se ralentit, l'ardeur qui se renouvelle et l'ardeur qui se ralentit... Mais dans ce mouvement perpétuel, de l'appétit au dégoût, de l'appétit au dégoût et du dégoût à l'appétit, on ne laisse pas de se divertir par l'image d'une liberté errante. (1)
- Quand le rêve s'endort, il n'y a plus de conquistadores (1)
- Réveille-toi, debout (1)
- On va leur montrer qu'on peut tout changer (1)
- La révolution, une forme d'art (1)
- Le silence objectif arrivant des galaxies perdues (1)
- Au bar de l'insouciance ou de la déraison enfin venue comme de l'an dix mille... (1)
- L'argent (1)
- Pas d'oseille | Pas de fric | Pas d'sous | Pas de flouse | Pas de flèche | Putain que dalle | Putain que dalle?. (1)
- Cette soirée complétement folle où le capital fut niqué (1)
- This world go crazy | It's an atrocity | This world go crazy | It's not fatality (1)
- Sortir du cadre (1)
- Where will it lead us from here? (1)
- None but ourselves can free our minds (1)
- Les coqs du matin feront la sieste le matin et laisseront crever les prétentions hormonales et économiquement inconsistantes (1)
- Ces USA démodés (1)
- Les bienfaits du repos (1)
- Emancipate yourselves from mental slavery (1)
- Une nouvelle forme d'écriture cinématographique (1)
- La prostitution (1)
- "Une fleur éclôt, et le monde se lève." A l'éclosion d'une seule fleur, le monde entier se transforme, puisque ce monde est un monde de la résonance (1)
- C'est auprès de la nature que l'homme doit apprendre la liberté du non-faire (1)
- Le terme "kôjô" en japonais désigne la montée vers l'état absolu de l'Eveil où sont abolies toute opposition et toutes pensées discriminantes. (1)
- Limpide et pure, la méditation doit se pratiquer avec l'esprit de la gratuité et de la non-obtention et se situer dans la sphère de la vacuité (1)
- La gratuité, la non-obtention (1)
- L'univers du phénomène qui n'est ni vrai ni faux, tout comme le rêve, par son perpétuel mouvement de l'apparaitre et du disparaitre (1)
- Tel qu'il se présente originalement, le Shôbôgenzô est constitué de calligraphies qui ne comportent aucune ponctuation, ni de virgule, ni de point final, ni de guillemets (1)
- Le chinois ancien ne connaît pas la copule "être"; le rapport du sujet et du prédicat est indiqué par une simple juxtaposition (1)
- Chez Dôgen, le langage est conçu comme matière à exploiter, et le mot est perçu comme chose parmi les choses du monde (1)
- Dans le Shôbôgenzô, la poésie et la philosophie, la surface et la profondeur ne font qu'une (1)
- La langue japonaise omet volontiers, lorsqu'ils sont évidents aux locuteurs, le sujet et les compléments de toutes sortes (compléments d'objet direct, second ou indirect, complément circonstanciels de lieu ou de temps etc.) (1)
- Kufû, la pratique ingénieuse (1)
- Dans quel dessein pratiques-tu la méditation assise ? (En pratiquant la méditation assise, que dessines-tu ?). A tête reposée, étudiez à fond et pratiquez avec ingéniosité cette question (1)
- Connaître en triturant, avec toutes nos forces, cet univers entier, les montagnes et les rivières (1)
- La connaissance de soi n'est autre que les montagnes et les rivières, c'est à dire la Nature qui réalise sa propre image en se faisant écho à elle-même (1)
- La vertu acquise de la voix des vallées et des formes-couleurs des montagnes (1)
- Les trois poisons qui nuisent à la racine du bien sont la convoitise, la colère et l'ignorance (1)
- Formes-couleurs des montagnes et voix des vallées. C'est elles qui ont une immense langue et énoncent les quatre-vingt-quatre mille poèmes. (1)
- La connaissance consiste à ne pas souiller le phénomène ; ne pas souiller le phénomène est la connaissance. (1)
- Le mot hyô (le recto) ri (le verso) est le plus souvent employé comme synonyme de funi (le non-dualisme) : "Le recto et le verso ne font qu'un" (hyôri ittai) (1)
- Soyez-en donc persuadés une fois pour toute : non seulement votre point de vue n'est pas à déterminer comme le vôtre, mais il doit aussi exister l'enseignement essentiel dans les oeuvres des dix mille domaines. (1)
- Les domaines de la connaissance (1)
- Daijaku dit encore : "Tu étudies la méditation assise, c'est pour apprendre à être assis en éveillé" (1)
- Telle est la pratique ingénieuse appelée le dépouillement du corps et du coeur (1)
- Le chinois, comme le japonais, n'est pas une langue flexionnelle ; les relations des mots et de chaque partie de la phrase, sont indiqués, non par le genre, la marque du singulier ou du pluriel, la déclinaison, la conjugaison, etc., mais seulement par la position des mots (1)
- Le français, langue sans pareille pour sa clarté et sa précision. (1)
- M'éteindre dans mon sommeil | Lors d'un rêve sans fin (1)
- Entrez dans le rêve (1)
- Attraper le lapin | Et casser son horloge (1)
- Pour renaitre faut crever (1)
- Renaître (1)
- Que viva Mexico ! (1)
- No se puede vivir sin amor (1)
- Il y a (1)
- Si l'on prenait le temps (1)
- Parfois on regarde les choses | Telles qu'elles sont | En se demandant pourquoi | Parfois, on les regarde | Telles qu'elles pourraient être | En se disant pourquoi pas (1)
- Je n'veux pas rester sage (1)
- Eteindre le soleil (1)
- Et il y a des mots que je ne dirai pas | Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire | Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres | Je voudrais vous les dire, et je voudrais les vivre (1)
- Anthropologie (1)
- Une histoire qu'a pas de sens (1)
- Il était une fois trois petits mulots qui s'affairaient dans les champs en prévisoin de l'hiver. Le premier cherchait frénétiquement des provisions et transportait toutes sortes de graines dans son trou. Le deuxième battait la campagne, en quête de tout ce qui pourrait lui permettre de se protéger du froid, et il remplissait le terrier de paille, de foin et de duvet. Et le troisième mulot ? Lui se promenait de-ci de-là en regardant le ciel, goûtant au spectacle de la nature, quand il ne s'allongeait pas pour se reposer un moment. Ses deux laborieux compagnons le houspillaient en partant au travail et lui disaient : "Quel paresseux tu fais ! Si tu ne prépares pas l'hiver, comment feras-tu quand la bise sera venue ?" Mais le troisième mulot n'essayait même pas de se justifier. Quand l'hiver arriva, les trois mulots s'abritèrent dans leur tanière encombrée de provisions. Ils ne manquaient ni de vivres ni de literie douillette, mais ils n'avaient rien à faire de toute la journée. Peu à peu, l'ennui s'installa, et ils ne savaient comment passer le temps. Alors le troisième mulot commença à raconter des histoires à ses deux compagnons : il leur parla de l'enfant qu'il avait vu au bord du champ un après-midi d'automne, d'un homme qu'il avait observé près de la mare un matin d'été. Il leur rapporta des conversations qu'il avait eues avec d'autres mulots du champ voisin ; il leur chanta la chanson d'un oiseau qu'il avait vu au printemps. C'est à se moment-là que les deux mulots travailleurs comprirent que pendant toute la belle saison leur compagnon avait recueilli des rayons de soleil pour les aider à passer agréablement l'hiver. (Le bonheur selon Confucius, Yu Dan) (1)
- Le plan de l'ouvrage défie le principe même d'une cohérence systématique, linéaire, didactique ou circulaire telle qu'elle s'est développée en occident. (1)
- Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d'artiste parce qu'il se sentait différent, apprend bien vite qu'il ne nourrira son art et sa différence, qu'en avouant sa ressemblance avec tous. L'artiste se forge dans cet aller-retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s'arracher. C'est pourquoi les artistes ne méprisent rien, ils s'obligent à comprendre au lieu de juger. (Albert Camus - discours de Suède 1957) (1)
- Pour toujours (1)
- Si le dégoût de la vie vient en toi | Si la paresse de la vie s'installe en toi | Pense à moi, pense à moi (1)
- Y a une route (1)
- La vie ne vaut rien | Rien ne vaut la vie (1)
- Je serai toujours à tes côtés (1)
- La persévérence (1)
- C'est ainsi qu'il faut concevoir notre relation aux personnes et aux choses : un juste équilibre entre attachement et détachement. (1)
- Quand il est temps de se décharger d'un fardeau, il faut le poser à terre. (1)
- Harmonie des hommes et du monde naturel. (1)
- La vertu d'humanité, c'est élever autrui comme on souhaiterait l'être soi-même. (1)
- Si vous voulez vous élever, pensez immédiatement à la façon d'aider les autres à s'élever eux aussi ; si vous voulez réaliser vos propres ambitions, demandez-vous aussitôt comment aider autrui à accomplir ses souhaits à lui. Commencez par de petites choses proches de vous, en traitant les autres comme vous aimeriez être traités. (1)
- Un roi passait toute sa journée à méditer ces trois questions fondamentales : quelle est la personne la plus importante du monde ? Quelle est la chose la plus importante du monde ? Quel est le moment le plus important pour agir ? Il avait posé ces questions à ses courtisans et à ses ministres, mais personne n'avait pu lui donner de réponse satisfaisante ; il était très abattu. Aussi sortit-il un jour de son palais, habillé comme n'importe lequel de ses sujets, et après avoir longtemps marché, il arriva dans un coin perdu, où un vieil homme lui offrit l'hospitalité. Au milieu de la nuit, un grand vacarme le réveilla en sursaut, et un homme couvert de sang surgit brusquement dans la maison. "Des hommes me poursuivent pour m'arrêter, expliqua l'inconnu ? Eh bien, abritez-vous un moment chez moi", répondit le vieil homme qui le cacha dans une pièce. Le roi était trop terrifié pour se rendormir et un moment après, il vit des soldats arriver en courant. Ils demandèrent au vieillard s'il avait vu passer quelqu'un. "Je ne sais pas, répondit-il, il n'y a personne d'autre ici". Les soldats repartirent en hâte. L'homme qu'ils traquaient remercia le vieillard et s'en fut de son côté. Le vieillard referma la porte et retourna se coucher. Le lendemain, le roi demanda au vieillard : comment se fait-il que vous n'ayez pas eu peur d'accueillir ce personnage ? Vous risquiez de terribles ennuis. C'aurait pu vous coûter la vie. Et ensuite vous l'avez laissé repartir comme ça. Pourquoi ne lui avez vous pas demandé qui il était ?
- Dans ce monde, répondit tranquillement le vieillard, la personne la plus importante est celle qui est devant vous et a besoin de votre aide ; la chose la plus importante est de l'aider ; et le moment le plus important pour le faire est l'instant présent. Il n'est pas question d'hésiter, fut-ce une seconde. Tout s'éclaira soudain pour le roi. Les trois questions philosophiques qui le tourmentaient depuis longtemps avaient trouvé leurs réponses. (1)
- La force (1)
- Unir le ciel, la terre et l'humanité en un tout parfait, afin d'en tirer une force infinie. (1)
- La forme est une rigidité externe qui permet à la richesse du geste ou de la parole d'apparaître. (1)
- Je voudrais ne plus parler. (1)
- Croissance naturelle, équilibrée. (1)
- Pour les chinois, cette idée de la maîtrise dans les deux domaines est un idéal de vie, auquel chacun de nous devrait aspirer : dans le ciel, notre idéalisme peut déployer ses ailes et voler librement, affranchi de toutes rêgles et de tous obstacles, et dans le monde réel, il faut savoir garder les pieds sur terre. Les gens ambitieux et dépourvus de réalisme sont des rêveurs, et non des idéalistes ; ceux qui n'ont que la matière et point d'idéalisme sont de besogneux tâcherons, et non des réalistes. (1)
- Accepter et consentir à notre destinée (1)
- Réduire nos erreurs en paroles et en actions (1)
- Quand un malheur arrive, la meilleure manière d'y faire face, c'est de le laisser passer aussi vite que possible. (1)
- La Retenue intérieure. (1)
- Le malheur (1)
- Courage et assurance détendue, attitude avec laquelle on affronte la situation (1)
- Un coeur fort et une âme forte permettent de surmonter les regrets inévitables, ainsi que les erreurs évitables que l'on commet dans la vie ; ils apportent aussi rigueur, bonne humeur, et l'existence la plus pleine et la plus effective possible. Chaque jour sera pour vous une renaissance, et vous montrerez aux autres comment jouir de toutes les merveille de la vie.
Si vous êtes lucide et généreux, franc et courageux, vous allez peut-être recueillir toutes sortes de bienfaits inattendus et tout le monde sera bien disposé à votre égard. (1)
- Celui qui est obsédé par les profits et les pertes matériels ne peut jamais avoir un coeur ouvert ou un esprit serein, pas plus qu'un courage véritable. (1)
- Ne rien trouver à regretter ou à se reprocher en examinant sa conduite (1)
- Entreprendre quelque chose que l'on peut faire (1)
- Puisqu'il est impossible d'éviter les déboires dans notre existence, la position que nous adoptons envers eux est extrêmement importante. Une attitude différente peut apporter une tout autre qualité de vie. (1)
- Dans une petite ville vivait une jeune fille très pauvre. Elle avait perdu son père, et sa mère et elle tiraient un maigre revenu de petits travaux artisanaux. Elle faisait de terribles complexes, parce qu'elle ne pouvait jamais porter de jolis vêtements ou le moindre bijou.
Le Noêl de ses 18 ans, sa mère, pour la première fois, lui remit une bourse avec un peu d'argent, en lui disant de s'offrir ce dont elle avait envie.
Une telle chance dépassait ses rêves les plus fous, mais elle n'osait toujours pas se promener dans la ville avec assurance. En se dirigeant vers les magasins, la bourse serrée dans sa main, elle longeait les murs pour éviter les passants.
Tout en cheminant, elle songeait que les gens qu'elle croisait avaient une meilleure vie qu'elle, et elle se disait tristement : "Je ne pourrai jamais me promener ici la tête haute, je suis la fille la plus minable de l'endroit". Apercevant alors le jeune homme qu'elle admirait en secret, elle se demanda avec mélancolie qui serait son cavalier au grand bal de la nuit de Noêl.
Broyant ainsi du noir, elle arriva devant une vitrine pleine de toutes sortes de parures. Elle entra et tomba en arrêt devant le rayon des barrettes. Un vendeur s'approcha : "Quels jolis cheveux blonds vous avez ! Essayez donc cette fleur vert pâle, elle vous irait à merveille". Comme celle-ci coûtait presque tout l'argent dont la jeune fille disposait, elle répondit : "Je ne peux pas me l'offrir, n'en parlons plus". Mais le vendeur avait déjà fixé la barrette sur sa chevelure.
Il lui tendit un mirroir. Elle ne s'était jamais vue ainsi : rayonnante de santé et de beauté, comme si la fleur l'avait transformée en ange ! Sans hésiter un instant, elle ouvrit la bourse et acheta l'ornement. Ivre d'une exaltation qu'elle n'avait jamais éprouvée jusqu'alors, elle ramassa sa monnaie et se précipita dehors, heurtant un vieil homme qui venait d'entrer. Elle crut l'entendre appeler, mais trop excitée pour s'en soucier, elle poursuivit son chemin, les pieds touchant à peine le sol.
Lorsqu'elle revint à elle, elle se trouvait dans la grand-rue. Tout le monde lui jetait des regards surpris, et elle entendait les gens s'exclamer : "Je ne savais pas qu'il y avait une aussi jolie jeune fille dans cette ville, qui sont donc ses parents ?" Elle croisa de nouveau le jeune homme qu'elle aimait en secret et, à sa grande surprise, il l'arrêta pour lui demander : "Me feriez-vous l'honneur d'être ma cavalière au bal de ce soir ?".
Transportée de joie, la jeune fille se dit : "Pour une fois, je vais faire des folies. Je retourne m'acheter un autre cadeau avec la monnaie qui me reste.".
A peine eut-elle franchi la porte du magasin que le vieil homme lui dit avec sourire : "J'étais sûr que vous reviendriez ! Quand vous m'avez heurté, votre barrette est tombée. J'ai donc attendu que vous reveniez la chercher..." (1)
- Celui qui a la conscience tranquille n'est pas effrayé si l'on frappe à sa porte à minuit. (1)
- L'homme authentique est une oeuvre (1)
- La politesse est l'emprunte de toute la tradition dans le comportement de l'individu, à l'occasion des situations quotidiennes. (1)
- la découverte de la facilité plutôt que la poursuite d'un "coûte que coûte" (1)
- Les inflorescences (1)
- Pas une guerre ne pourra durer (1)
- Agir en primitif et prévoir en stratège. (1)
- "La parabole des aveugles et de l'éléphant : il en est de même pour les tenants des différentes doctrines religieuses" (L'âme du monde, Frédéric Lenoir) (1)
- La morphologie animale (1)
- La nourriture des animaux (1)
- La sagesse est à la connaissance ce que le diamant est au graphite. (1)
- La connaissance se comporte comme une collection et, plus précisément, comme une collection d'organismes interféconds, ce qui est encore plus intéressant. (1)
- Collectionner les savoirs (1)
- Emblématique (1)
- Le monde des chtis (1)
- L'homme, ce rêveur définitif (1)
- La fonction du rite est de faire apparaître le cadre au sein duquel l'existence humaine prend place. Le commencement et la fin, le haut et le bas, l'avant et l'après, le digne et l'indigne, tels sont les éléments fondamentaux que l'espace rituel doit accueillir et faire apparaître. (1)
- Il y a trois types de rites :
- ceux liés à la naissance et à la mort (ordre passager des choses)
- ceux dédiés à la terre et au ciel (la dignité du haut est exaltée, la force vitale et nutritive du bas est reconnue.)
- le culte des ancêtres (inscrit l'homme dans une descendance, dans une histoire) (1)
- Pour Confucius, la tradition est un Tao, un chemin où l'individu peut s'accomplir et faire irradier le miracle de son humanité. (1)
- L'idéogramme chinois signifiant humanité est représenté par deux hommes. Dimension essentiellement relationnelle de l'humanité... Sollicitude, amour, vivre ensemble. Cette disposition est la source même du rite. (1)
- Justice et justesse : accord entre le geste et l'intention (1)
- Du rite nait l'ordre et un monde où l'homme trouve sa place. (1)
- Il ne s'agit pas d'exprimer sa créativité mais d'obéir à la lettre aux gestes prescrits par le rite. Il faut faire corps et âme avec la forme pour que notre humanité se révèle... La vérité de l'homme se déploie dans et par l'espace formel du rite. Elle n'est pas le fait de l'individualité ou même de la subjectivité. (1)
- Les roses (1)
- Le confucianisme (1)
- La Tradition s'accomplit dans l'agir. Le confucianisme est une pratique-. Geste, posture : rite. Le rite est la pensée même en oeuvre et en acte qui se déploie hors des champs des médiations d'un sujet pensant. Il réanime le monde. Le rite n'est pas une demande mais un espace d'accomplissement de l'homme en tant qu'homme. (1)
- Ne regardez rien de contraire aux rites, n'écoutez rien de contraire aux rites, de dites rien de contraire aux rites, ne faites rien de contraire aux rites. (1)
- Garder un esprit clair et ouvert (1)
- La façon dont nous nous comportons avec les autres est fondamentale. (1)
- Sentir ce qui peut être dit et ce qu'il vaut mieux taire. (1)
- En ce monde, tout ce qui n'a pas de proportion juste ou de bornes convenables finit par aller trop loin. (1)
- Voir au delà des victoires et des défaites immédiates. (1)
- Plutôt que de lutter contre les autres, il vaut mieux lutter contre soi-même et essayer de trouver les moyens de s'améliorer. (1)
- L'important est d'être ferme dans son but et fidèle à ses convictions profondes. (1)
- Faites-vous des amis parmi les gens heureux qui prennent plaisir à leur vie telle qu'elle est. (1)
- Se faire un bon ami est le début d'un nouveau chapitre magnifique de sa vie. (1)
- Apprécier ses limites. (1)
- Si nous avons une attitude positive et optimiste, et une juste compréhension des limites des relations humaines, nous pourrons devenir le genre de personne qui, tel un soleil, diffuse le bonheur et le réconfort sur sa famille, sur ses amis et, en fin de compte, sur la société tout entière. Mais en tant que junzi, nous devons commencer par nos amis. (1)
- Choisir de bons amis, éviter les mauvais. (1)
- L'ami droit, l'ami fidèle, l'ami cultivé. (1)
- Les convictions (1)
- Pour réaliser ses buts, il faut choisir les moyens les plus proches de son coeur. Laisser votre coeur vous guider sera toujours plus important que rechercher des réussites extérieures. (1)
- L'esprit d'un junzi émet une énergie constante et stable, capable d'illuminer et de faire fleurir tout ce qui l'entoure. (1)
- Confucius dit un jour qu'il aurait voulu aller vivre au milieu des neuf tribus barbares de l'est", aux confins orientaux de la Chine peuplés de non-Han. Quelqu'un tenta de l'en dissuader en disant :"Ils sont grossiers ; convient-il de vivre parmi eux ?"Confucius répondit simplement :"Si un homme honorable demeurait auprès d'eux, le resteraient-ils encore ? (1)
- Se baigner dans la rivière Yi, respirer l'air frais sur la terrasse des Danses pour la Pluie, puis revenir en chantant des vers (1)
- Chacun de nous a un but qui compte plus que tout au monde, et, si l'on arrive à trouver cet idéal sur lequel river ses espérances, on disposera pour la vie toute entière d'un solide ancrage et d'une fondation ferme pour son être intérieur. (1)
- L'étude pour s'améliorer. (1)
- Ce ne sont pas les actions qui comptent, pour un junzi, mais leur motivation. (1)
- Nous bâtissons une église (1)
- L'homme honorable s'applique à être lent dans ses discours et diligent dans ses actions. (1)
- Un junzi ne parle pas de ce qu'il veut faire ou des buts qu'il cherche à atteindre : il attend toujours d'avoir réalisé ses intentions avant d'en glisser un mot dans la conversation. L'homme honorable commence par appliquer ce qu'il veut enseigner, ensuite il enseigne. (1)
- Il faut vouloir commencer par les tâches les plus immédiates, et cela avec la plus grande perfection intérieure. (1)
- Un jour qu'il passait devant un immense chantier de construction, un homme vit une foule de personnes dégoulinantes de sueurs qui transportaient des briques sous un soleil ardent. Il avisa l'un d'eux et lui demanda : "Qu'est-ce que vous faîtes ?". L'homme répliqua, d'un ton rogue : "Vous ne voyez pas ? Charrier des briques, c'est un boulot très pénible !" Il posa la même question à un deuxième ouvrier. Beaucoup plus placide que le premier, celui-ci rangea soigneusement les briques qu'il portait, et, après un dernier coup d'oeil à sa pile, répondit : "Je construis un mur." Il interrogea ensuite un troisième travailleur. Jovial et affable, ce dernier posa son fardeau, s'essuya le front et, relevant la tête, dit avec une grande fierté : "Nous bâtissons une église." (1)
- Ne vous préoccupez pas des gains et des pertes personnels pour mieux vous vouer aux intérêts de la communauté. (1)
- Le junzi a l'esprit satisfait et apaisé. Il est dans un état de sérénité désinterressée et aborde les autres avec amitié. (1)
- Si le monde suit la voie, montrez-vous. Sinon, cachez-vous. (1)
- Adonnez-vous à l'étude avec une foi profonde. (1)
- Travail : faire son devoir, mais sans excéder ses fonctions ni se mêler des affaires des autres. (1)
- Le zêle (1)
- L'homme honorable ne veut ni ne rejette rien avec opiniatreté. La justice est la rêgle. (1)
- Amis, famille, amour : si vous laissez de l'espace, vous verrez s'ouvrir de nouveaux horizons. (1)
- Avertis tes amis avec franchise et conseille-les avec douceur. S'ils n'approuvent pas tes avis, arrête, plutôt que de risquer un affront. (1)
- Limites à respecter : observer le juste milieu. (1)
- Répondre au mal par le bien n'est pas souhaitable. Ne gaspillons pas notre bonté et notre indulgence. (1)
- Il faut réserver nos sentiments et nos talents aux situations qui les méritent. (1)
- Confucius déconseillait l'excès de distance comme celui d'intimité. (1)
- Le junzi n'essaie pas de forcer les choses. (1)
- Confucius attachait beaucoup plus d'importance aux actions qu'aux paroles. Il faut parler peu et agir davantage. Il faut montrer de l'enthousiasme dans ses actions mais parler avec circonspection. Ne pas proposer de faire quelque chose quand on ne le peut pas. (1)
- La différence entre le junzi et l'homme de peu est que l'un prend des raccourcis alors que l'autre comprend ce qui est moral. (1)
- La nation est ma responsabilité. Faire autant pour la société que le permettent nos capacités. (1)
- Pas un jour ne passe sans que l'honnête homme ne pense à la morale et à son progrès spirituel. (1)
- Persévérance, constance, envisager des perspectives lointaines. (1)
- L'homme honorable est maître de lui-même et n'a de contestation avec personne ; il est sociable, mais n'est pas homme de parti. Il cultive l'harmonie et non le conformisme. (1)
- C'est seulement quand on dispose d'un esprit et d'un coeur véritablement apaisés, stables et réalistes que l'on peut éviter d'être ballotés par les hauts et les bas, par les gains et les pertes de la vie. (1)
- Etre la meilleure version possible de soi-même. (1)
- Pensez davantage, écoutez davantage, observez davantage, soyez prudents dans vos paroles et vos actes ? et vous aurez moins de regrets. (1)
- Nous devons réfléchir soigneusement avant de parler ou avant d'agir. C'est la chose la plus importante à se rappeler dans toutes nos relations avec les autres. Envisager les conséquences, redoubler de précautions afin de ne pas blesser les autres et d'avoir moins de regrets dans l'avenir. (1)
- Les actions d'apparence insignifiantes sont en fait très importantes quand elles viennent du coeur et de l'âme. (1)
- Un homme honorable est un homme qui se perfectionne en veillant attentivement sur lui-même, en vue d'apporter la paix à autrui. (1)
- Savoir et sagesse (1)
- L'intangible (1)
- Rendre compte du rêve (1)
- De l'instant où il sera soumis à un examen méthodique, où, par des moyens à déterminer, on parviendra à nous rendre compte du rêve dans son intégrité (et cela suppose une discipline de la mémoire qui porte sur des générations ; commençons tout de même par enregistrer les faits saillants), où sa courbe se développera avec une régularité et une ampleur sans pareilles, on peut espérer que les mystères qui n'en sont pas feront place au grand Mystère. Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession. (1)
- On raconte que chaque jour, au moment de s'endormir, Saint-Pol-Roux faisait naguère placer, sur la porte de son manoir de Camaret, un écriteau sur lequel on pouvait lire : LE POÈTE TRAVAILLE. (1)
- [...] mon intention était de faire justice de la haine du merveilleux qui sévit chez certains hommes, de ce ridicule sous lequel ils veulent le faire tomber. Tranchons-en : le merveilleux est toujours beau, n'importe quel merveilleux est beau, il n'y a même que le merveilleux qui soit beau. (1)
- Rien n'est impossible à qui sait oser (1)
- Quelle raison, je le demande, raison tellement plus large que l'autre, confère au rêve cette allure naturelle, me fait accueillir sans réserve une foule d'épisodes dont l'étrangeté à l'heure où j'écris me foudroierait ? Et pourtant j'en puis croire mes yeux, mes oreilles ; ce beau jour est venu, cette bête a parlé. (1)
- La facilité de tout est inappréciable. (1)
- Il me paraît que tout acte porte en lui-même sa justification, du moins pour qui a été capable de le commettre, qu'il est doué d'un pouvoir rayonnant que la moindre glose est de nature à affaiblir (1)
- L'expérience même s'est vu assigner des limites. Elle tourne dans une cage d'où il est de plus en plus difficile de la faire sortir. Elle s'appuie, elle aussi, sur l'utilité immédiate, et elle est gardée par le bon sens. Sous couleur de civilisation, sous prétexte de progrès, on est parvenu à bannir de l'esprit tout ce qui se peut taxer à tort ou à raison de superstition, de chimère, à proscrire tout mode de recherche de la vérité qui n'est pas conforme à l'usage. (1)
- L'esprit de l'homme qui rêve se satisfait pleinement de ce qui lui arrive. L'angoissante question de la possibilité ne se pose plus. Tue, vole plus vite, aime tant qu'il te plaira. Et si tu meurs, n'es-tu pas certain de te réveiller d'entre les morts ? (1)
- Laisse-toi conduire, les événements ne souffrent pas que tu les diffères (1)
- L'audace (1)
- Au rendez-vous des occasions (1)
- la conscience poétique des objets (1)
- Le langage a été donné à l'homme pour qu'il en fasse un usage surréaliste. [...] Il n'est rien sur quoi il devrait se refuser à parler, à écrire d'abondance. (1)
- Et de même que la longueur de l'étincelle gagne à ce que celle-ci se produise à travers des gaz raréfiés, l'atmosphère surréaliste créée par l'écriture mécanique, que j'ai tenu à mettre à la portée de tous, se prête particulièrement à la production des plus belles images. On peut même dire que les images apparaissent, dans cette course vertigineuse, comme les seuls guidons de l'esprit. L'esprit se convainc peu à peu de la réalité suprême de ces images. Se bornant d'abord à les subir, il s'aperçoit bientôt qu'elles flattent sa raison, augmentent d'autant sa connaissance. Il prend conscience des étendues illimitées où se manifestent ses désirs, où le pour et le contre se réduisent sans cesse, où son obscurité ne le trahit pas. Il va, porté par ces images qui le ravissent, qui lui laissent à peine le temps de souffler sur le feu de ses doigts. C'est la plus belle des nuits, la nuit des éclairs : le jour, auprès d'elle, est la nuit. (1)
- C'est peut-être l'enfance qui approche le plus de la "vraie vie" (1)
- Tout est bon pour obtenir de certaines associations la soudaineté désirable. (1)
- Le talent (1)
- Parlez-moi du talent de ce mètre en platine, de ce miroir, de cette porte, et du ciel si vous voulez. (1)
- Je m'étais mis à choyer immodérément les mots pour l'espace qu'ils admettent autour d'eux, pour leurs tangences avec d'autres mots innombrables que je ne prononçais pas (1)
- C'est sur ces entrefaites que je fus amené à renoncer définitivement à mon point de vue (1)
- SURRÉALISME, n. m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. ENCYCL. Philos. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie. (1)
- La toute puissance du rêve (1)
- La seule imagination me rend compte de ce qui peut être (1)
- Cette imagination qui n'admettait pas de bornes, on ne lui permet plus de s'exercer que selon les lois d'une utilité arbitraire. (1)
- Apprenez à ne rien refuser de la vie. Le refus apporte bien plus de douleurs que l'acceptation. (1)
- Ne soyons pas victimes des événements extérieurs, mais leurs disciples. (1)
- Apprenez à accueillir et à aimer vos fragilités. La faille de l'être, c'est la béance par laquelle la vie nous relie les uns aux autres par l'amour. Ne nous relions pas seulement aux autres par la synergie de nos forces et de nos dons, mais aussi, et surtout, par la complémentarité de nos manques et de nos faiblesses. La vie veut que nous ayons besoin les uns des autres et que nous puissions nous soutenir dans l'amour. L'âme du monde a fait ainsi : chaque être est doté d'un don qui lui permet d'être un soutien, une consolation ou une lumière pour les autres ; mais aussi d'une faille, d'une fêlure, d'une fragilité, qui réclame l'aide d'autrui. (1)
- La fragilité (1)
- L'attitude qui consiste à tout faire pour éviter la souffrance est négative, car elle nous empêche de vivre pleinement. Nous ne prenons aucun risque. Nous évitons tout ce qui peut nous blesser. Nous ne faisons aucun effort coûteux. Notre vie devient alors étriquée et la joie de vivre disparaît. (1)
- Accepte les grandes lois de la vie et rien ne te troublera. La première , c'est que tout acte produit un effet : tu récoltes souvent ce que tu as semé. La seconde est que tout est impermanent, éphémère, en perpétuel changement. Ne te crispe pas sur une illusion de stabilité, de sécurité. Accepte le changement, l'incertitude, la mort. Alors ton c?ur sera toujours en paix. (1)
- Ce ne sont pas les événements extérieurs qu'il faut chercher à changer, mais nos pensées et nos croyances qui conditionnent en grande partie ce qui nous arrive. "Nous sommes ce que nous pensons". Nos croyances et nos pensées influent de manière décisive sur nos existences. Ce que nous pensons et ce que nous croyons devient notre réalité. Et nous filtrons le réel en ne percevant de lui que ce qui vient confirmer nos croyances. Un homme pessimiste voit partout dans le monde des signes négatifs qui confrment son pessimisme. Un homme optimiste voit partout des signes d'espoir qui confirment son optimisme. Et la dorce de nos croyances ira jusqu'à produire des événements qui les confrmeront. Un homme craintif aura beaucoup plus de chances de se faire agresse qu'un homme sans peur. Un homme complexé de se faire rejeter qu'un homme sûr de lui. (1)
- Nous avons besoin de silence. Accordons à notre esprit chaque jour des moments de calme. De ce profond silence jailliront les plus beaux fruits de l'âme : paix, douceur, joie, amour, compréhension, lumière. (1)
- Soyez vigilants à toutes vos pensées. Elles sont aussi importantes que vos action. Les pensées créent une énergie et expriment une intention. Cette énergie et cette intention ne sont jamais sans effet, tant à l'intérieur de vous que dans l'univers. (1)
- Aucune expérience n'est profitable si elle n'est pas vécue avec attention dans l'instant présent. Les défauts d'attention entrainent des difficultés psychologiques, émotionnelles et nous limitent dans notre développement spirituel. Entraînez-vous à maîtriser votre attention : soyez présent à tout ce que vous faîtes. Votre vigilance à vivre "ici et maintenant" règlera bien des problèmes physiques et émotionnels, mais ouvrira aussi votre c?ur, améliorera vos relations avec les autres, vous fera vivre des expériences spirituelles fortes. Car la qualité d'attention que nous mettons en ?uvre se répercutent sur les rythmes électriques du cerveau, ce qui a des répercutions sur tout l'organisme.
C'est en étant vraiment là, absorbés dans la rencontre avec les autres ou avec le monde, que l'on savoure l'âme du monde. (1)
- Acceptation de ce qui est. L'attitude la plus importante, la voie royale, celle qui est le couronnement de la sagesse, c'est d'acquiescer à la vie. C'est d'accepter le réel. Ne refusez pas ce ui se présente. Certaines choses peuvent et doivent être changées, mais commençons par dire oui à la vie.
Lâcher prise, ne pas vouloir tout contrôler, grandir dans la confiance, dans le détachement, dans l'humilité, dans la sérénité, dans l'amour. (1)
- Il n'y a pas de métamorphose sans douleur. Pour vivre de grandes joies, il faut prendre le risque de traverser de grandes peines. (1)
- Notre vie est tissée de fils visibles et invisibles. Nous n'en voyons que les fils visibles et nous nous insurgeons parfois contre la malchance ou le destin. Mais si nous pouvions en saisir la trame invisible, nous découvririons que tout événement qui nous paraît défavorable porte de manière cachée un sens profond qui peut nous être bénéfique. (1)
- Ce mal qui nous fait du bien (1)
- It feels so good (1)
- La musique du silence (1)
- Des cheveux qui tombent comme le soir (1)
- Fatigués de cette farce (1)
- We'd never make anything better than this (1)
- You're going 'round in circles (1)
- Voici l'histoire d'un roi dont l'excellent serviteur a pour manie de dire en toute circonstance : "Tout est pour le mieux", ce qui agace le roi. Un jour, le roi se blesse le doigt en coupant une branche. Voyant cela, son serviteur ne peut s'empêcher de dire : "Tout est pour le mieux, ô mon roi".
Exaspéré, le roi l'emmène près d'un puits à sec.
"Je m'en vais te jeter dans ce puits, dit-il, qu'en penses-tu ?
Tout est pour le mieux, répond le serviteur imperturbable.
Fou de rage, le roi le jette dans le puits. Bientôt, il se retrouve cerné par un groupe de sauvages, adorateurs d'une redoutable déesse à laquelle ils ont coutume d'offrir des hommes en sacrifice. Le roi est attrapé, ligoté et traîné jusqu'au temple de la déesse pour y être sacrifié. Le prêtre du temple remarque la plaie au doigt et déclare qu'ayant une blessure, le roi est souillé et ne peut être sacrifié. Heureux d'être encore vivant, le roi se souvient des paroles de sons erviteur et rebrousse chemin pour l'aider à sortir du puits où ill'avait jet é. Une fois le serviteur tiré d'affaire, il lui confie son aventure et approuve son" tout est pour le mieux  car, sans son doigt blessé, il serait déjà dans l'autre monde. Il est toutefois saisi d'un doute.
Sage serviteur, ton 'tout est pour le mieux' s'est révélé exact pour moi. Mais comment le justifie-tu pour toi ?
Sire, si vous ne m'aviez pas poussé dans le puits, j'aurais été capturé par ces sauvages et sacrifié à la déesse. Voila pourquoi, pour moi aussi, 'tout est pour le mieux'. (1)
- Le bonheur et le malheur sont à l'intérieur de nous. Le paradis et l'enfer n'existent qu'en nous. (1)
- La conscience universelle est non duelle : il n'y a plus de séparation entre moi et le monde (1)
- La non dualité (1)
- Les associations d'idées (1)
- La voix surréaliste se taira peut-être, je n'en suis plus à compter mes disparitions. (1)
- Puis j'ai regardé le ciel d'en bas | Indécis, voulais-je y monter ou pas | Mais je savais que j'étais fait, que j'étais fait comme un rat (1)
- En ce beau matin d'automne pas froid
Ça ressemblait à l'été sauf que tu n'y étais pas (1)
- Comment est ta peine | La mienne est comme ça (1)
- Comment est ta peine | Est-ce qu'elle te susurre de voler de nuit (1)
- Retrouver dans un sourire toutes les lois de l'univers (1)
- J'ai lâché le téléphone, comme ça (1)
- La pomme et la fraise sont des faux fruits (1)
- Les grandes fonctions du règne végétal (1)
- La reproduction (1)
- Le riz est un fruit au sens botanique mais pas au sens culinaire (1)
- Les céréales (1)
- micro/macro (1)
- Mais cette course est insensée (1)
- La psychanalyse (1)
- J'ai beau faire, tout m'intéresse. (1)
- J'ai des idées de gestes sans maladresse (1)
- Je me suis baigné dans le poème de la mer (1)
- Je regrette l'Europe aux anciens parapets (1)
- Le pessimisme (1)
- On n'est riche que de ses amis (1)
- Toutes les choses tiennent enfin debout (1)
- Ce soir le monde dort apaisé (1)
- Ce soir le monde est sans fin (1)
- La fin du monde (1)
- Un autre jour vient d'éclore | Pouvoir encore s'en émerveiller (1)
- Retrouver l'essentiel (1)
- S'entretient le désir de passer outre à l'insuffisante, à l'absurde distinction du beau et du laid, du vrai et du faux, du bien et du mal (1)
- [Le suréalisme] déclare pouvoir, par ses méthodes propres, arracher la pensée à un servage toujours plus dur, la remettre sur la voie de la compréhension totale, la rendre à sa pureté originelle. (1)
- Le surréalisme n'a pas craint de se faire un dogme de la révolte absolue, de l'insoumission totale, du sabotage en règle. (1)
- Si, par le surréalisme, nous rejetons sans hésitation l'idée de la seule possibilité des choses qui "sont" et si nous déclarons, nous, que par un chemin qui "est", que nous pouvons montrer et aider à suivre, on accède à ce qu'on prétendait qui "n'était pas", si nous ne trouvons pas assez de mots pour flétrir la bassesse de la pensée occidentale, si nous ne craignons pas d'entrer en insurrection contre la logique, si nous ne jurerions pas qu'un acte qu'on accomplit en rêve a moins de sens qu'un acte qu'on accomplit éveillé, si nous ne sommes même pas sûrs qu'on n'en finira pas un jour (j'écris en attendant : un jour, j'écris : en attendant), qu'on n'en finira pas avec le temps, vieille farce sinistre, train perpétuellement déraillant, pulsation folle, inextricable amas de bêtes crevantes et crevées, comment veut-on que nous manifestions quelque tendresse, que même nous usions de tolérance à l'égard d'un appareil de conservation sociale, quel qu'il soit ? Ce serait le seul délire vraiment inacceptable de notre part. Tout est à faire, tous les moyens doivent être bons à employer pour ruiner les idées de famille, de patrie, de religion. La position surréaliste a beau être, sous ce rapport, assez connue, encore faut-il qu'on sache qu'elle ne comporte pas d'accommodements. (1)
- Nous ne jurerions pas qu'un acte qu'on accomplit en rêve a moins de sens qu'un acte qu'on accomplit éveillé. (1)
- Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. Or, c'est en vain qu'on chercherait à l'activité surréaliste un autre mobile que l'espoir de détermination de ce point. (1)
- Au point de vue intellectuel il s'agissait, il s'agit encore d'éprouver par tous les moyens et de faire reconnaître à tout prix le caractère factice des vieilles antinomies destinées hypocritement à prévenir toute agitation insolite de la part de l'homme, ne serait-ce qu'en lui donnant une idée indigente de ses moyens, qu'en le défiant d'échapper dans une mesure valable à la contrainte universelle. (1)
- Je crois à la joie surréaliste pure de l'homme qui, averti de l'échec successif de tous les autres, ne se tient pas pour battu, part d'où il veut et, par tout autre chemin qu'un chemin raisonnable, parvient où il peut. (1)
- Ce monde n'est que très relativement à la mesure de la pensée (1)
- C'est vivre et cesser de vivre qui sont des solutions imaginaires. (1)
- Volontaire incohérence (1)
- La croissance (1)
- La dictature (1)
- Regarde autour, tout est là (1)
- Le présent d'abord (1)
- Le présent (1)
- Envoyer valser la mort (1)
- Un jour merveilleux | Pour être amoureux (1)
- C'est pas du Ronsard, c'est de l'amerlock (1)
- Méditer aux splendeurs d'antan (1)
- D'Allemagne, l'histoire passée est une injure (1)
- Je sais où s'arrête l'indulgence (1)
- Quand les hommes vivront d'amour | Il n'y aura plus de misère | Les soldats seront troubadours | Mais nous, nous serons morts mon frère (1)
- On comprend ce qu'est l'humanisme quand il disparaît (1)
- Un jeune va réussir par la confiance, en lui-même et dans les adultes qui le guident, pas par la violence ou le dénigrement. Il en va de même des peuples. (1)
- Les Alpes (1)
- Il aimait cette nature sauvage et virginale des Alpes... - Les Alpes, avec leurs torrents qui mugissent, leurs rivières qui bondissent échevelées du haut des pics gigantesques, leurs cavernes profondes, leurs forêts ombreuses et sonores ; leurs flancs nus et grisâtres, leurs têtes de neige, leurs aiguilles, leurs cimes plissées et découpées comme des franges ; - Les Alpes dont les bases s'allongent, se contournent, s'arrondissent avec une grâce infinie, et se développent en délicieuses collines, en gorges sombres et taciturnes ; les Alpes avec leurs lacs bleus dans d'énormes conques de rochers, courronnées quelquefois d'immenses forêts de pins, harmonieux dans la tempête, et de peupliers dont le feuillage ondoie comme une chevelure quand une soirée d'orage se balance à leurs cimes. Oh, c'était bien beau à voir, à parcourir, à embrasser de toutes les puissances de son âme. (Jean-Pierre Veyrat) (1)
- Je suis le diable. Le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir, d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, - d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun, comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, - pour tout dire, diabolique. (...) (1)
- En cherchant des violettes sous les feuilles sèches et sous l'herbe morte de l'an dernier, nous trouvons seulement des glands germées, rouge comme des cerises et qui lance, hors de leur coque crevée, un délié, un tenace et vivant fil qui plonge, aveugle, intelligent dans la terre humide. (1)
- Le violettes (1)
- Nature et tristesse (1)
- Ma cascade est semblable au torrent des douleurs ; Un bruit sourd et plaintif résonne dans le gouffre, Et l'on dirait au loin le chant d'un dieu qui souffre Coupé de sanglots et de pleurs (Jean-Pierre Veyrat) (1)
- Sans souci elle contemple la montagne la grenouille (Kobayashi Issa) (1)
- En secret le camélia devine la présence du prunier (Hayashibara Raisei) (1)
- Le monde est devenu un cerisier en fleurs (Ryôkan) (1)
- La cloche se tait - les fleurs en écho parfument le soir ! (Matsuo Bashô) (1)
- Les glands (1)
- Au bout de l'allée, vert tunnel, brille l'issue étincelante, la fin de la haute futaie. Ce n'est qu'une étoile bleue, puis, à mesure que nous avançons, une ogive couleur de mer, puis un portique ensoleillé, ouvert sur un bois-taillis, rasé l'an dernier, ou des surgeons buissonnent, ombragés de rares chênes. Ici le soleil s'étale, l'air bourdonne de taons et de guêpes, la libellule grésille, déchirant le réseau de rayons que tisse le vol des moustiques et des minces mouches forestières. (1)
- Le bonheur tranquille (1)
- L'Homme (1)
- Les bêtes sauvages (1)
- Qu'elle nous entretienne de ses mistigris et toutous, qu'elle dénonce les jardins zoologiques ou les marchands de chiens, qu'elle brocarde un avaleur de poissons rouges ou un naturaliste soumis à son chat, qu'elle dénonce les vivisecteurs pavloviens ou les victimes à plumes et poils de la Grande Guerre, Colette magnifie le moindre de ses texticules de sa plume rafraîchissante. Usant sans abuser de mots précieux et d'images audacieuses, l'amie des bêtes personnifie chaque animal portraituré, nous régalant de facétieux anthropomorphismes. (1)
- La défense des animaux (1)
- Je dédie ce livre, écrit Colette, à n'importe quel soldat inconnu que le printemps pourra revoir, sanguinaire, doux et rêveur comme le Premier Homme de la planète (?) (1)
- La maternité (1)
- La taon (1)
- La guêpe (1)
- Le moustique (1)
- Je voudrais être de deux mois plus vieille ou de trois semaines plus jeune. Il y a vingt jours, je les avais tous les six dans la corbeille, aveugles et pelucheux ; ils ne savaient que rampaient et, suspendus à mes mamelles, onduler d'aise comme des sangsues. Comme c'était facile ! Maintenant, ils sont terribles, et quand il faudrait sévir, ma sévérité, désarme rien qu'à les voir. (1)
- Soir d"hirondelles - demain encore je n'aurai rien à faire (Kobayashi Issa) (1)
- Douceur de la brise dans le vert de mille collines un temple isolé (Masaoka Shiki) (1)
- La grammaire (1)
- La poésie d'une langue où les adjectifs se conjguent, où les noms, délivrés de fioritures tels que genre ou nombre, se présentent sous la forme de dessins (1)
- La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive. En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage. Au delà du clair de lune je laisse ma barque pour entrer dans le ciel (Koda Rohan) La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique. Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit. (1)
- Exprimer l'inexprimable (1)
- La pensée discursive (1)
- Une poésie fondée sur l'imprécision et l'ambiguïté - en même temps que sur la concision. (1)
- L'instant (1)
- Le haiku comme une salutation, un hommage au moment présent (1)
- On compte accumulés au fil des siècles dans des almanach poétiques(saïjiki) quelques milliers d'expressions ou de mots-saison, à partir desquels les haikistes façonnent leurs poèmes. Ces recueils, ces glossaires répertorient scrupuleusement tous les mots exprimant l'essence - le "parfum" - de la saison et els classent selon plusieurs catégories évocatrices : les moments de la saison, les phénomènes du ciel, le paysage, les activités humaines, la faune et la flore. Volonté d'ordonnancement du monde, souci d'exactitude esthétique, qui apparaissent comme une constante spécifique, intime du génie japonais. (1)
- Exactitude esthétique (1)
- La plus extrême minutie apportée à la codification des instants du monde [devient] le gage d'une vraie liberté. (1)
- La sémantique (1)
- Les territoires de sens (1)
- Questions/réponses (1)
- Guérir du moi (1)
- Prépare-toi à la mort prépare-toi bruissent les cerisiers en fleur (Issa) (1)
- Profond plus profond encore dans les montagnes bleues (Santôka) (1)
- Dans la brume de printemps le vol blanc d'un insecte au nom inconnu (Yosa Buson) (1)
- Tu es riche ? J'ai tout Je ne me possède plus (1)
- Nuit sans fin - je pense à ce qui viendra dans dix mille ans (Shiki) (1)
- Ce "flou irisé de ressources" qu'évoque Claude Roy à propos du chinois. (1)
- les ressources (1)
- L'étrangeté est toujours partageable (1)
- L'étrangeté (1)
- La maltraitance animale (1)
- Pignochées d'ombres douces et de chatoiements veloutés, ces oeuvrettes [ndlr : livre "La paix chez les bêtes", Colette] débordent d'une tendresse lénifiante : une lecture balsamique et douillette. (1)
- Si un peu de rêve est dangereux, ce qui en guérit n'est pas moins de rêve, mais plus de rêve. (1)
- Des rêves à n'en plus finir (1)
- Plus de rêve (1)
- Où s'en vont mourir les rêves (1)
- L'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves (1)
- Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. (1)
- Osez rêver (1)
- De l'importance de se souvenir de ses rêves (1)
- Je rêve souvent d'elle (je ne rêve que d'elle) (1)
- Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. (1)
- Osez rêver un nouveau monde, osez agir pour ce monde, le changement ne peut se faire autrement. (1)
- Chut, je rêve (1)
- Si tes rêves ne te font pas peur c'est qu'ils ne sont pas assez grands (1)
- Entre rêve et réalité (1)
- Ce rêve bleu (1)
- Rêvez (1)
- De l'immensité (1)
- J'ai rêvé New-York (1)
- Nous souffrons par les rêves. Nous guérissons par les rêves. (1)
- Le réveil fait aux rêves une réputation qu'ils ne méritent pas. (1)
- If your dreams don't scare you, they're not big enough (1)
- J'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus. (1)
- Le nomade ne se met pas en marche s'il n'a pas une Terre promise à laquelle rêver. (1)
- La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller. (1)
- Un rêve est une promesse que l'on s'est faite. (1)
- J'ai tant rêvé de toi (1)
- Notre langage tout entier, au quotidien, est traversé par la métaphore, constitutive de notre pensée et notre expérience du monde, selon les deux universitaires américains Mark Johnson et George Lakoff, dans leur livre "Les métaphores dans la vie quotideinne" (1)
- Les monuments (1)
- La métaphore, si elle permet d'exprimer, permet aussi d'oblitérer, de réduire un pan de la réalité à notre avantage ou selon nos intérêts conscients ou inconscients. Les métaphores agissent surtout comme des outils de cadrage (1)
- La métaphore agit à la fois dans la langue et dans la cognition elle-même (1)
- Nos conversations ordinaires sont faites de métaphores qui, loin d?être seulement rhétoriques, structurent notre pensée (1)
- L'"orme Râteau", objet de superstition. "De près, il devient imposant par sa longue tige élancée, sillonnée de la foudre et plantée comme un monument à un vaste carrefour de chemins communaux." (1)
- Le "chêne bourru", aux branches couvertes de bourre : "étêté de jeunesse par quelque accident", il a "poussé en épaisseur ; son feuillage, tout desséché par l'hiver, tenait encore dru, et il paraissait monter dans le ciel comme une roche" (1)
- Chatoiements veloutés (1)
- Colette nous invite à savourer avec elle les précieux moments en compagnie des bêtes ou au coeur de la nature. (1)
- Passer du temps avec les animaux (1)
- De la musique avant toute chose (1)
- Le goût du rêve (1)
- Pour réaliser de grandes choses, il faut d'abord rêver (1)
- Tout ce à quoi nous rêvons ou bien a manifestement une signification psychologique, ou bien est déformé et ne peut être jugé qu'après interprétation : on en aperçoit alors la signification cachée. Le rêve ne s'occupe jamais de vétilles, nous ne laissons pas troubler notre sommeil pour si peu. Les rêves innocents en apparence sont plein de « malice » quand on les interprète, ils ont, si on peut dire, quantité d'idées derrière la tête. (1)
- Entre le caractère confus et incompréhensible du rêve et la résistance que l'on éprouve à en développer la pensée latente, il existe un rapport secret et nécessaire. (1)
- Le bonheur est un rêve d'enfant réalisé dans l'âge adulte. (1)
- Le rêve est plus fort que l'expérience (1)
- Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s?il existe une différence entre rêver et vivre. (1)
- Les hommes sont malheureux parce qu'ils ne réalisent pas les rêves qu'ils ont. (1)
- La vraie réalité n'est que dans les rêves (1)
- Il faut d'abord rêver (1)
- Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité. (1)
- Les éléments du rêve ne sont pas de simples représentations, mais des expériences mentales véritables et réelles semblables à celles qui sont faites durant la veille par l'entremise des sens. (1)
- Le bon sens nous dit que les choses de la Terre n'existent que bien peu, et que la vraie réalité n'est que dans les rêves. (1)
- Les circonstances (1)
- L'importance que les japonais accordent aux circonstances, toujours uniques, jamais dues au seul hasard, mais bien à un lien prédestiné qui unit les êtres et les choses. (1)
- Nagarjuna : "Tout est bien comme il semble, rien comme il semble. À la fois comme il semble et non comme il semble. Ni l'un ni l'autre. Tel est l'enseignement progressif des Buhha." (1)
- Nagarjuna fait usage du tétralemme : Ni x | Ni non-x | Ni x et non-x | Ni x ni non-x. Cette logique s'applique finalement à l'Être. Il n'y a: Ni «Être» | Ni «Non-Être» | Ni «Être et Non-Être» | Ni «Ni Être ni Non-Être» (1)
- L'intelligence des océans (1)
- "Dans le désert, voyez-vous, il y a tout et il n'y a rien. C'est Dieu sans les hommes.", Balzac (1)
- Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? (1)
- Le principe de contradiction et le principe du tiers exclu ont été formulés pour la première fois clairement en Occident par Aristote dans sa Métaphysique. (1)
- Principe de non-contradiction [Aristote] : loi qui interdit d'affirmer et nier le même terme ou la même proposition (1)
- Le Bouddha dit : "Pour qui voit l'origine du monde tel qu'il est avec un juste discernement, le terme "non-existence" ne survient pas à son égard. Pour qui voit la cessation du monde tel qu'il est avec un juste discernement, le terme "existence" ne survient pas à son égard." (1)
- Nagarjuna, attache une très grande importance aux raisonnements pour démontrer la vacuité des phénomènes. Pourtant, les constructions logiques sont pour lui des vues de l'esprit, des constructions de l'imagination. Utiles et valables au niveau pragmatique, elles nous piègent dès que nous leur prêtons nature d'exister. (1)
- Nagarjuna utilise beaucoup le principe de non-contradiction mais il abandonne le principe du tiers exclus. (1)
- Le principe du tiers exclu [Aristote] pose que de deux propositions contradictoires l'une est nécessairement vraie, l'autre nécessairement fausse ; elles ne peuvent être vraies toutes les deux à la fois, ni fausses toutes les deux à la fois. Ou encore, de deux propositions contradictoires on peut accepter l'une au plus, on doit accepter l'une au moins. (1)
- La spontanéité, c'est à dire l'authenticité, rivalise avec la valeur de "vérité" plus spécifiquement attachée, dans la tradition philosophique classique, à la conscience de soi raisonnée. (1)
- On pourrait presque dire que l'eau est folle, à cause de cet hystérique besoin de n'obéir qu'à sa pesanteur, qui la possède comme une idée fixe. Certes, tout au monde connaît ce besoin, qui toujours et en tous lieux doit être satisfait. Cette armoire, par exemple, se montre fort têtue dans son désir d'adhérer au sol, et si elle se trouve un jour en équilibre instable, elle préférera s'abîmer plutôt que d'y contrevenir. Mais enfin, dans une certaine mesure, elle joue avec la pesanteur, elle la défie : elle ne s'effondre pas dans toutes ses parties, sa corniche, ses moulures ne s'y conforment pas. Il existe en elle une résistance au profit de sa personnalité et de sa forme. LIQUIDE est par définition ce qui préfère obéir à la pesanteur, plutôt que maintenir sa forme, ce qui refuse toute forme pour obéir à sa pesanteur. Et qui perd toute tenue à cause de cette idée fixe, de ce scrupule maladif. De ce vice, qui le rend rapide, précipité ou stagnant; amorphe ou féroce, amorphe et féroce, féroce térébrant, par exemple ; rusé, filtrant, contournant ; si bien que l'on peut faire de lui ce que l'on veut, et conduire l'eau dans des tuyaux pour la faire ensuite jaillir verticalement afin de jouir enfin de sa façon de s'abîmer en pluie : une véritable esclave. ... Cependant le soleil et la lune sont jaloux de cette influence exclusive, et ils essayent de s'exercer sur elle lorsqu'elle se trouve offrir la prise de grandes étendues, surtout si elle y est en état de moindre résistance, dispersée en flaques minces. Le soleil alors prélève un plus grand tribut. Il la force à un cyclisme perpétuel, il la traite comme un écureuil dans sa roue. (1)
- "And I shall have some peace there" (1)
- Et là j'aurai quelque paix (1)
- I will arise and go now, and go to Innisfree (1)
- And I shall have some peace there (1)
- On s'en veut quelquefois de sortir de son bain (1)
- Et dans ma clairière je vivrai seul, devenu le bruit des abeilles (1)
- Partir (1)
- Barcelone - Autobiographie et documentation (1)
- Que le visiteur qui arrive à Barcelone en avion réserve un siège F et qu'il garde le présent petit livre dans son sac. La route le plus souvent attribuée au avions venant du nord survole la mer, et ce sont les hublots au tribord de l'appareil qui offrent la plus belle vue. Il y embrassera la ville comme un visage sur le corps de son territoire tout autour, de montagnes, d'étendues vertes ou roussies d'après la saison, de villes-satellites... Tout l'hinterland de la cité catalane... (1)
- Un paysage c'est comme un visage (1)
- Que je me lève et je parte, que je parte pour Innisfree (1)
- L'école Madhyamaka professe la vacuité, Sunyata, de tous les phénomènes sans exception. Le fait que tous les phénomènes sont vide d'existence intrinsèque. (1)
- Le madhyamaka veut surpasser l' "éternalisme" d'une existence absolue (le fait que les phénomènes seraient permanents), et le nihilisme de la non-existence (le fait que les phénomènes seraient non-existants). (1)
- Celui qui est toujours sans désir peut voir le mystère | Et le mystère est lui-même la porte de toute manifestation (Tao Te King) (1)
- Les contraires (1)
- Exercez-vous à ne rien faire... | Lorsqu'une action est pure et désintéressée, | Tout s'arrange à la perfection (Tao Te King) (1)
- Rien dans l'univers, ne se résume au nom qu'il porte. Malgré nos catégorisations sans fin, nous ne pouvons jamais décrire véritablement un animal, une fleur, un minéral ou un être humain. Nous devons baigner dans la magnificence de ce qui peut être vu et senti, au lieu de toujours chercher à mémoriser et à catégoriser les êtres. (1)
- Non-dit (1)
- Liberté : DADA DADA DADA, hurlement des couleurs crispées, entrelacement des contraires et de toutes les contradictions, des grotesques, des inconséquences : LA VIE (Manifeste dada, 1918) (1)
- Ecriture automatique : dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale (1)
- Le délire poétique de Lautréamont (1)
- Le délire (1)
- Les "grandes chasses intérieures" (Aragon) (1)
- Ces expériences les amenaient à considérer la poésie, non plus comme un système à la façon de Mallarmé, mais comme une libération, comme une possibilité d'accorder à l'esprit une liberté qu'ils n'avaient jusqu'alors à leurs yeux, jamais connue et à constater qu'elle les délivrait de l'appareil logique. (1)
- Imaginez l'unité parfaite coexistant aux côtés de la dualité apparente, où les contraires ne sont que des jugements issus de l'esprit humain dans le monde des dix mille choses. (1)
- Lao Tseu invite ses lecteurs à na pas porter de jugement au sein de la parfaite unité. Il invite notre sagesse à combiner ce que nous percevons comme des contraires et à vivre une vie unifiée. La perfection du Tao consiste à accepter la dualité apparente tout en voyant l'unité qui est l'ultime réalité. (1)
- Vivre dans l'infini : cultiver la conscience de l'aspect infini de soi-même, tout est en ordre. (1)
- Le Tao continuera à prendre soin de vous, si vous lui faîtes confiance, tout en vous exerçant à ne rien faire. Vous n'avez rien à faire. Acceptez tout simplement que la perfection éternelle du Tao oeuvre à travers vous. (1)
- L'homme a été créé pour demeurer assis en silence Et trouver en lui la vérité (1)
- Tenez-vous au centre (1)
- Asseyez-vous sans plus attendre | Ne faites rien | Reposez-vous | Car votre séparation d'avec Dieu | D'avec l'amour | Est la chose la plus difficile | En ce monde (Hafiz) (1)
- Parce qu'il n'a aucun objectif en tête, tout ce qu'il fait est couronné de succès (1)
- L'effort n'est qu'une partie du tout ; l'autre partie est le non-effort. Fusionnez ces dichotomies et vous obtenez une action aisée qui ne se soucie pas du résultat. (1)
- Une fois que les dichotomies ou les contraires sont transcendés, ou à tout le moins perçus pour ce qu'ils sont, ils vont et viennent dans nos vies comme les marées. (1)
- Laissez les contraires et les idées opposées subsister en vous en même temps. Acceptez d'avoir à l'esprit ces pensées contradictoires sans qu'elles s'annulent les unes les autres. (1)
- Soyez un bon animal et déplacez vous librement sans vous soucier de ce que vous devriez être ou de ce que vous devriez faire. Imaginez par exemple, que vous êtes une loutre qui vit simplement sa "loutritude". Vous n'êtes ni bon ni mauvais, ni beau ni laid, ni vaillant ni paresseux... Vous êtes simplement une loutre qui se déplace librement sous l'eau ou sur la terre ferme, sereine, espiègle et sans préjugés. (1)
- Accomplir davantage en faisant moins d'efforts (1)
- C'est fort mal connaître le sommeil qu'imaginer qu'on va le voir venir. On peut à la rigueur le sentir qui s'installe, mais on ne le voit pas plus qu'on ne regarde le soleil en face. C'est lui qui va s'emparer de vous par derrière ou dans un angle mort. (1)
- Un cendrier plein n'est pas moins triste qu'un lit défait (1)
- Le fugitif (1)
- Le lieu commun (1)
- Toutes les formes de coïncidences. (1)
- La coïncidence (1)
- [Le haiku] plaide à sa manière pour un esprit désoccupé, un esprit qui se laisse habiter. Il met en scène un je-monde à la fois totalement impliqué et parfaitement désimpliqué, un je-univers, un corps au diapason de l'espace. (1)
- L'éveil (1)
- L'éveil ? Une limpide immédiateté, sans la moindre grandiloquence. Une immanence prête à bruire dans les lieux les plus communs. Sauf qu'il n"est plus ici aucun lieu commun. Comme si chaque chose dans sa dimension fugitive dévoilait l'économie ultime de la nature (1)
- Si le haiku est un exercice spirituel, c'est au sens où il approfondit le spiritus, c'est à dire le souffle, du monde en nous. (1)
- Exercices spirituels (1)
- L'être est voué à se défaire corps et âme, à se fondre dans le vide (1)
- Corps et âme (1)
- Le souhait rilkien d'"entendre chanter les choses" (1)
- Entendre chanter les choses (1)
- Errance libertaire (1)
- Errance libertaire des gestes et du regard (1)
- Une confiance illimitée dans l'inattendu (1)
- L'inattendu (1)
- Le haiku se développe d'ordinaire sur la toile de fond d'un mot-saison (kigo) (1)
- Un terrain de jeu infini (1)
- Imaginez un univers enfin désentravé, dégrippé. Comme un terrain de jeu infini. Une facétie, révélée dans tout sa nudité cocasse. (1)
- Des poèmes-lâcher-prise (1)
- Le lâcher prise (1)
- [Ces poèmes] n'imposent rien, ils offrent, ils tendent, ls éclosent (1)
- Folle sagesse (1)
- L'insondabilité des choses (1)
- Un sentiment du monde comme miracle. Un sentiment d'ouverture à l'insondabilité des choses que semble avoir peu ou prou oublié l'héritage philosophique occidental, gouverné d'ordinaire par un esprit de distance vis-à-vis de la réalité (1)
- La subtilité (1)
- Pourquoi aimons-nous le haiku ? Sans doute pour l'acquiescement qu'il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu'une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute aussi parce qu'il nous déroute, parce qu'il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieue à chaque instant. "Salve contre l'habitude", disait justement Henri Pichette à propos de la poésie - "ravissement soudain dans l'imprévisible", répondraient les haikistes qui traquent l'inconnu au coeur du familier. Peut-être enfin parce qu'il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité. L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. (1)
- L'inconnu (1)
- Une fleur de sens (1)
- Selon Bashô, un poème achevé doit révéler - dans le même temps - l'immuable, l'éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif, l'éphémère qui nous traverse (ryukô). Le haiku tremble et scintille alors comme un instant-poème, une étincelle jaillie de la confrontation permanent entre le présent et l'éternité, un minuscule aérolithe de modestie à l'échelle du cosmos. (1)
- Eloge des institutions (1)
- "Inventer une rencontre singulière exige un effort soutenu d'attention. Organiser un service collectif suppose le renfort d'une institution. La première voie est éthique et morale, la seconde est politique et économique." (1)
- Le lit défait (1)
- L'ère du soupçon (1)
- Quand tu seras môme, on t'apprendra le temps d'aimer (1)
- L'argot (1)
- Le présent et l'éternité (1)
- [Le haiku] suspend, comme en se jouant, la raison discursive qui nous tient lieu de béquille - avec une ambition souveraine : dire la réalité telle qu'elle est. (1)
- L'ellipse (1)
- La langue (1)
- "On appelle phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage : une phrase vivante est celle dont le langage n'est plus du langage", Leang-Kiai de Tong-chan (1)
- Débordant les mots par les mots, leur faisant dire ce qu'ils ne semblent pouvoir dire, il [le haiku] gambade toujours aux limites du langage. Et s'il apparaît comme l'expression vraie d'un vertige, c'est sans doute parce qu'il s'attache à ciseler sans fin cette pure aporie : mettre en mots le silence (1)
- [A propos du haiku] Ses quelques syllabes ouvrent un espace de naissance infinie que la lecture échoue à épuiser. Un espace de pure intensité mentale. Il faut dire que le lecteur est convoqué au plus vif, au plus vrai de sa palette sensible, pour "compléter" le poème. Le faire résonner. Comme si la métaphore cédait ici le pas à la résonance - onde d'un galet de sens ricochant sur les eaux du silence (1)
- Art de l'ellipse et du bref, le haiku se tient à l'évidence du côté de la "phrase vivante", mais il procède par retranchement, par soustraction - par dépouillement. Habité par une exigence d'expression absolue, il dénude la langue jusqu'à sa moelle. (1)
- Cette attention portée à l'infime, cette tendresse envers le monde et toutes les créatures vivantes, principe bouddhique s'il en est, participe aussi d'un souci constant du détail, caractéristique de l'art japonais [...] L'attention se centre sur un ou deux détails à même de dire la totalité d'un ensemble - la partie devient le tout. (1)
- Devant l'éclair - sublime est celui qui ne sait rien (Bashô) (1)
- Le haikiste semble photographier, enregistrer (André Breton dans le Premier Manifeste du Surréalisme n'appelait-il pas les poètes à être des "appareils enregistreurs" ?) un simple rien, mais dont l'éclat irradierait sans trêve. Il ne conçoit pas, il découvre. (1)
- [Le haikiste] met la focale au point sur ce qui est là, maintenant, inépuisable dans l'éphémère - non pas une essence, mais une dynamique, une énergie (1)
- Qui sait, au fond, si le monde vu par un papillon n'est pas plus réel que le nôtre ? (1)
- Quand Yves Simon rêve New-York (1)
- Comme un songe, une nuit d'été | L'ai-je vécu, l'ai-je rêvé ? (1)
- 3 - La dissimulation d'avoir agi de manière inappropriée fait partie de la naïveté. Elle consiste à cacher et à ne pas admettre, soit à autrui soit à soi-même, nos actes répréhensibles (1)
- 2 - Le ressentiment fait partie de l'hostilité. Il est rancunier, nourrit l'intention de se venger et de rendre le mal qui nous a été fait personnellement ou qui a été fait à nos proches. (1)
- 4 - L'outrage fait partie de l'hostilité. C'est l'intention, fondée sur la haine et le ressentiment, de tenir des propos injurieux. (1)
- 5 - L'envie fait partie de l'hostilité. C'est une émotion perturbatrice qui est incapable de supporter les qualités positives ou la bonne fortune d'autrui due à un attachement excessif à ses propres gains ou au respect que l'on reçoit. (1)
- 6 - L'avarice fait partie du désir ardent. C'est un attachement à ses propres gains matériels ou au respect que l'on reçoit, ne voulant abandonner aucune possession, on s'y cramponne et ne veut pas les partager avec autrui ni les utiliser soi-même. (1)
- La haine (1)
- 1 - La haine fait partie de l'hostilité. C'est l'intention cruelle de faire du mal. (1)
- 4 - L'inconnaissance due au fait de ne pas connaître les causes et les effets comportementaux et la nature même de la réalité (absence d'identité des phénomènes) (1)
- 5 - Le vacillement indécis tend vers une décision incorrecte quant à ce qui est vrai. Son fonctionnement est le fondement du non-engagement dans ce qui est constructif. (1)
- 6 - Les visions leurrées voient leurs objets d'une certaine façon. Elles cherchent et considèrent leurs objets comme des choses auxquelles s'accrocher, sans les passer au crible, les analyser ou les examiner. Par exemple, une vision extrême considère le « moi » conventionnel, soit comme ayant cette identité en permanence, soit comme n'ayant pas de continuité dans les vies futures ( alternative entre éternalisme et nihilisme) (1)
- Les vingt émotions perturbatrices auxiliaires proviennent des trois émotions empoisonnées suivantes : le désir ardent, l'hostilité, la naïveté. (1)
- 7 - La prétention fait partie des catégories du désir ardent et de la naïveté. À cause d'un attachement excessif à nos gains matériels et au respect que nous recevons, et animée par la volonté de tromper autrui, la prétention fait semblant ou se targue d'avoir une qualité positive que nous n'avons pas. (1)
- 8 - La dissimulation de lacunes ou l'hypocrisie fait partie du désir ardent et de la naïveté. C'est l'état d'esprit qui consiste à cacher à autrui nos lacunes et nos défauts. (1)
- 15 - La non-croyance en un fait (1)
- L'agitation mentale (1)
- 16 - La paresse fait partie de la naïveté. Avec la paresse, l'esprit ne va pas vers quelque chose de constructif et ne s'y engage pas, parce qu'il s'accroche aux plaisirs de dormir, de s'allonger, [de somnoler], de se détendre, etc. Il y a trois types de paresse : - La léthargie et la procrastination est le fait de ne pas avoir envie de faire quelque chose de constructif maintenant et de le remettre à plus tard à cause d'une apathie face aux souffrances à la récurrence incontrôlable du samsara, de s'accrocher aux plaisirs de l'oisiveté ou de se réfugier dans le sommeil comme moyen de fuite - S'accrocher aux choses ou aux activités négatives ou futiles comme, par exemple, les jeux de hasard, la boisson, les amis qui ont une mauvaise influence sur nous, la fête, etc. - Le découragement et les sentiments de ne pas être à la hauteur (1)
- 17 - L'insouciance (« j'm'en foutisme », irresponsabilité). Fondé sur le désir ardent, l'hostilité, la naïveté ou la paresse, le « j'm'en foutisme » est l'état d'esprit de ne pas s'engager dans quoi que ce soit de constructif et de ne pas réfréner nos activités teintées de confusion. C'est le fait de ne pas prendre au sérieux les effets de notre conduite et, donc, de n'y accorder aucune importance. (1)
- 18 - L'oubli s'appuie sur le souvenir de quelque chose envers lequel nous éprouvons une émotion ou une attitude perturbatrice, nous faisant ainsi perdre notre objet de focalisation de sorte que notre esprit vagabonde vers l'objet de perturbation. Cet oubli d'un objet de focalisation sert de support au vagabondage mental (1)
- 14 - L'agitation mentale fait partie du désir ardent. C'est le facteur mental auxiliaire qui fait que notre attention quitte son objet et se souvient d'un objet attrayant à sa place, ou pense à quelque chose d'attrayant que nous avons expérimenté auparavant. Elle a pour effet de nous faire perdre la paix de l'esprit. (1)
- 13 - L'esprit brumeux fait partie de la naïveté. C'est une sensation de lourdeur de corps et d'esprit qui rend l'esprit pas clair, non viable et incapable de donner lieu à une apparence cognitive de son objet ou à appréhender son objet correctement. Quand l'esprit devient effectivement flou à cause de son état brumeux, on parle de torpeur mentale (1)
- 9 - La fatuité ou la vanité fait partie du désir ardent. C'est un esprit gonflé d'orgueil, lequel, au vu de signes de longévité ou de quelque autre gloire samsarique, se repose sur sa propre bonne santé, sa jeunesse, sa richesse, etc., pour s'en réjouir et en tirer un orgueilleux plaisir. (1)
- 10 - La cruauté (1)
- 11 - L'absence de dignité morale (pas de sens de l'honneur) fait partie de n'importe laquelle des trois émotions empoisonnées. C'est l'absence de toute inclination à s'abstenir d'un comportement destructeur par manque de considération de la façon dont nos actions se reflètent sur nous-même. Selon Vasubandhu, ce facteur mental auxiliaire est l'absence du sens des valeurs. C'est un manque de respect pour les qualités positives ou pour les personnes qui les possèdent. (1)
- 12 - Aucun souci de la façon dont nos actions se reflètent sur autrui fait partie de n'importe laquelle des trois émotions empoisonnées. C'est l'absence de toute inclination à s'abstenir d'un comportement destructeur par manque de considération de la façon dont nos actions se reflètent sur les personnes avec qui nous sommes en relation. Ces personnes peuvent inclure notre famille, nos enseignants, un groupe social, un groupe ethnique, un ordre religieux, ou nos concitoyens. Pour Vasubandhu, ce facteur mental est l'absence de scrupules et signifie un manque de retenue d'une conduite ouvertement négative. Ce facteur mental auxiliaire et le précédent accompagnent tous les états d'esprit destructeurs. (1)
- L'arrogance (1)
- 3 - L'arrogance est un esprit imbu de lui-même qui repose sur une vision leurrée qui se focalise sur un aspect ou sur un réseau d'aspects au sein de nos cinq agrégats et l'identifie comme étant « moi » (1)
- 2 - La ferme conviction : sa fonction est de faire en sorte que notre croyance qu'un fait est vrai devienne inébranlable au point que ni les arguments ni les opinions d'autrui ne puissent nous en dissuader. (1)
- 1 - L'intention positive est est le souhait d'obtenir un objet ou d'atteindre un but désiré et constructif, et de faire quelque chose avec. Elle conduit à la persévérance joyeuse qui permet d'obtenir l'objet souhaité ou d'atteindre le but désiré (1)
- 3 - L'attention de rappel empêche l'activité mentale d'oublier ou de perdre un objet constructif avec lequel elle est familière. (1)
- 4 - La fixation fait que l'activité mentale demeure engagée en un seul point, avec continuité, focalisée sur un objet constructif étiqueté (certaines traditions enseignent la focalisation sur un objet visuel, telle une statue de bouddha, en tant que méthode pour atteindre shamatha (un état d'esprit calme et stable)) (1)
- 5 - La conscience connaissante discriminatrice se focalise sur un objet pour l'analyser et différencie ses points forts de ses faiblesses ou ses qualités de ses défauts. (1)
- Les cinq facteurs mentaux d'établissement permettent à l'activité mentale d'établir son objet, c'est-à-dire de l'appréhender avec certitude. Ce sont : 1 - L'intention positive 2 - La ferme conviction 3 - L'attention de rappel 4 - La fixation mentale 5 - La conscience connaissante discriminatrice (1)
- 5 - Le fait de prêter attention [à quelque chose] ou d'amener [quelque chose] à l'esprit engage l'activité mentale dans l'objet. L'implication cognitive peut consister purement et simplement à prêter un niveau d'attention à l'objet, allant d'une attention infime à une attention immense, ou à se focaliser sur l'objet d'une certaine façon. Par exemple, l'attention peut se focaliser sur un objet d'une manière laborieuse, d'une manière qui le réinitialise, d'une manière ininterrompue, ou d'une manière sans effort. Alternativement, ou en plus, l'attention peut considérer un objet d'une certaine manière. Elle peut considérer son objet d'une manière concordante (considération correcte), c'est-à dire tel qu'il est réellement ; ou d'une manière discordante (considération incorrecte), c'est à dire tel qu'il n'est pas. On distingue quatre façons de de prêter attention de manière discordante aux facteurs agrégés de notre expérience : les considérer comme [des objets] statiques au lieu de non statiques, comme [des objets] heureux au lieu de problématiques (douloureux), comme [des objets] purs au lieu d'impurs, comme [des objets] pourvus d'un soi véritablement existant au lieu d'en être dénués. Les quatre façons de leur prêter attention de manière concordante sont à l'opposé. (1)
- 1 - Le ressenti d'un niveau de bonheur est la façon dont nous expérimentons les arrivées à maturation de notre karma. Celles-ci comprennent : - les facteurs agrégés avec lesquels nous naissons - l'environnement dans lequel nous vivons - les évènements qui nous arrivent conformément à ce que nous avons fait dans le passé - nos penchants à répéter nos schémas comportementaux antérieurs. Un niveau de bonheur est ce que nous expérimentons sous forme d'arrivée à maturation d'un karma constructif. Un niveau de souffrance est ce que nous expérimentons sous forme d'arrivée à maturation d'un karma destructeur. Le bonheur, la neutralité et la souffrance forment un éventail ininterrompu de ressentis qui peuvent être d'ordre physique ou mental. (1)
- 2 - Le discernement appréhende un trait caractéristique de l'objet. Il peut être non conceptuel : clair/obscur... ou conceptuel (en assignant un nom à son objet, par exemple : « jaune » discerne la catégorie « jaune » de tout ce qui n'est pas cette catégorie) (1)
- 3 - Une pulsion mentale est la cause qui fait que l'activité mentale rencontre un objet ou va dans sa direction. En général, elle pousse le continuum mental à appréhender cognitivement un objet. Un continuum mental est une infinie séquence individuelle d'instants d'activité mentale. Le karma mental est l'équivalent d'une pulsion mentale. Selon les écoles, les karmas physiques et verbaux sont aussi des pulsions mentales. (1)
- 4 - La conscience connaissante de contact discerne que l'objet d'une cognition est agréable, désagréable ou neutre, et sert ainsi de fondement à l'expérience de l'objet avec un ressenti de bonheur, de souffrance, ou de neutralité. (1)
- Les onze émotions constructives : 1- Croire qu'un fait est vrai 2 - La dignité morale 3 - Se sentir concerné par la façon dont nos actions se reflètent sur autrui 4 - Le détachement 5 - L'imperturbabilité 6 - L'absence de naïveté 7 - La persévérance 8 - Une sensation de flexibilité 9 - Une attitude concernée 10 - L'équilibre 11 - Ne pas être cruel (1)
- La dignité morale est le sentiment qui consiste à se retenir d'avoir une conduite négative parce que l'on se sent concerné par la façon dont nos actions se reflètent sur nous (1)
- L'équilibre ou la sérénité permet à l'activité mentale de demeurer sans effort, non perturbée, sans agitation ni torpeur, dans un état naturel de spontanéité et d'ouverture. (1)
- Une attitude concernée : s'abstenir d'une conduite destructrice, parce que nous nous sentons concerné par les situations d'autrui et par la nôtre, et par les effets de nos actions sur autrui et sur nous-même. Et parce que nous les prenons au sérieux. (1)
- Les six émotions et attitudes perturbatrices racines, lorsqu'elles se manifestent, nous font perdre la paix de l'esprit et nous démettent de nos capacités au point de nous faire perdre notre sang-froid. Ce sont : 1 - Le désir ardent 2 - La colère 3 - L'arrogance 4 - L'inconnaissance 5 - Le vacillement indécis 6 - Les cinq visions leurrées (1)
- 1 - Le désir ardent a pour objet un objet qu'il veut acquérir. Le désir ardent repose sur sa considération de l'objet comme quelque chose d'attrayant par nature. Son fonctionnement nous apporte de la souffrance. Ce peut être, soit le souhait de ne pas lâcher un des cinq types d'objets sensoriels désirables (vues, sons, odeurs, goûts, sensations physiques), soit le souhait de ne pas lâcher notre propre existence compulsive. (1)
- 2 - La colère est impatiente avec ses objets et veut s'en débarrasser en leur nuisant ou en leur faisant mal avec méchanceté, ou en les attaquant avec pugnacité (1)
- La persévérance désigne une ardeur enjouée pour être constructif. Asanga a expliqué cinq aspects ou divisions : 1 - le courage semblable à une armure pour endurer les difficultés, obtenu en nous remémorant la joie avec laquelle nous avons entrepris ce que nous faisons 2 - l'application constante et respectueuse de nous-même à la tâche 3 - ne jamais se décourager ni reculer 4 - ne jamais battre en retraite 5 - ne jamais verser dans l'autosatisfaction (1)
- La naïveté (1)
- La dignité morale (1)
- L'imperturbabilité signifie ne pas souhaiter faire de mal en réponse à notre propre souffrance ou en réponse à des situations qui entraînent de la souffrance. (1)
- L'imperturbabilité (1)
- L'absence de naïveté est la conscience connaissante discriminatrice qui est consciente des détails individuel concernant les causes et les effets comportementaux ou concernant la réalité, et qui agit comme l'antidote de la naïveté les concernant. (1)
- 19 - L'inattention est une conscience connaissante discriminatrice leurrée qui est associée avec le désir ardent, l'hostilité ou la naïveté et qui nous pousse vers une activité physique, verbale ou mentale sans savoir ce qu'il convient ou ne convient pas de faire. Par conséquent, nous ne prenons pas les mesures nécessaires pour corriger ou empêcher notre conduite incorrecte. (1)
- 20 - Le vagabondage mental fait partie du désir ardent, de l'hostilité ou de la naïveté. C'est le facteur mental auxiliaire qui, du fait de n'importe laquelle des émotions empoisonnées, détourne notre esprit de son objet de focalisation (1)
- La conscience éblouit et finit par saturer les autres voies de connaissance et d'information qui proviennent du paysage et de l'organisme même. Etre trop centré sur l'activité de la conscience, c'est être très limité dans sa capacité d'agir et de connaître, au sens d'une connaissance qui s'enracine dans la perception. Le problème de la conscience est donc celui de la croyance que nos cultures lui vouent en tant que centre de nos êtres et garante de la pensée. (1)
- Augmenter notre capacité d'agir par l'approfondissement de la connaissance des dispositifs réels à l'oeuvre dans chaque paysage. (1)
- L'autre de la conscience n'est donc pas une instance irrationnelle quelconque, mais une expérience perceptive plus large, plus liée aux pratiques qu'à l'abstraction. (1)
- Le besoin de replacer les mécanismes conscients à leur véritable place. Quand je suis en train d'étudier, de jouer de la musique, de faire du sport, je peux être "conscients" de mes actes, mais dans tous les cas, ce ne sont pas là des activités qui dépendent, ou encore moins, surgissent de la conscience. (1)
- Les effets et activités de la conscience sont tout à fait lacunaire et discontinus, et le processus de pensée ne ressemble en rien à une sorte de longue phrase qui se déroulerait dans la tête de celui qui pense. Nous pensons et gaissons, au quotidien, dans ce mélange permanent qui saute d'un registre à l'autre, de la conscience vers des combinatoires autonomes (jouer de la musique, etc.). Par exemple, de la pensée consciente d'un problème, nous sautons vers des images non linguistiquement traduisibles, et, souvent, nous obtenons la solution de façon non exprimable : nous trouvons, et ce n'est qu'ensuite que nous devons faire le travail de formalisation de la trouvaille. C'est donc par une vue de l'esprit que l'on finit par croire que nous ne pouvons pas agir en dehors et au-delà des représentations conscientes, car la réalité des processus des organismes humains est très éloignée de ce récit. (1)
- Soit on accepte l'impuissance avec regret, en épousant la figure de la belle âme et de la conscience malheureuse, soit on décide d'investir toute son énergie dans sa vie personnelle, perçue comme une entreprise (1)
- La philosophie de l'organisme (Miguel Benasayag) (1)
- Il est toujours possible d'introduire dans une société des pratiques minoritaires autogestionnaires, comme forme de résistance et de création (1)
- Nous ne pouvons prétendre à une maîtrise volontariste du monde (1)
- Une critique du rôle central de la conscience, ainsi que du désir de maîtrise qui l'accompagne (1)
- Le déploiement des possibles endormis susceptibles de crée de nouvelles solidarités, de nouvelles dimensions de vie. La philosophie de l'organisme n'est pas une critique de la conscience depuis la position d'un déterminisme vitaliste, mais depuis des possibilités réelles qui la débordent largement, et avec lesquelles il s'agit de savoir renouer. (1)
- Jean Petitot-Cocorda : "Le vitalisme s'appuie sur l'ensemble impressionnanat des faits de régulation et de finalité qui couvrent la presque totalité des activités vitales." (1)
- Les humains peuvent démultiplier de façon importante leur potentiel d'aperception grâce à leur composition, leur agencement, avec des onjets techniques. En s'ageançant avec l'acticité humaine, l'objet technique crée de nouvelles dimensions (1)
- Les désirs (plutôt que la volonté) fonctionnent sur un questionnement au sujet des situations concrètes. Le désir s'ouvre sur des possibilités infinies. (1)
- Plus nous abandonnons notre point de vue individuel pour adopter celui du paysage, moins nous sommes piégés dans le vouloir de l'individu. (1)
- Suivant les idées de Spinoza, ce n'est pas nous qui avons des idées, des impulsions ou tendances, ce sont plutôt les idées et les tropismes qui nous traversent, qui existent à travers nous. (1)
- Il s'agit finalement d'aller vers une sorte de pacification, d'accepter, presque avec soulagement, les déterminations qui nous constituent. Les déterminations ne sont pas des contraintes mais des liens qui nous unissent aux paysages. Et c'est bien la connaissance des déterminations qui libère de nouveaux possibles, de nouveaux agirs. La vie, ainsi, n'est pas cette tristesse permanente dans laquelle chaque humain se déchire et déchire son environnement, en tentant de nier sa condition d'être comme un pli du paysage. Bien au contraire, c'est avec le paysage que nous pouvons répondre aux appels qui lui font écho dans notre intérieur. (1)
- Le faisceau de déterminations dont nous sommes l'émergeance (1)
- Qu'est-ce que le paysage désire à travers moi ? Qu'est-ce que les différentes situations désirent à travers moi ? (1)
- La déconstruction des vouloirs aliénés qui nous enchaînent (1)
- La dynamique sociale fonctionne à coups d'étiquettes et de classifications : nous nommons, et de fait percevons, ce qu'une véritable normalisation du regard nous "permet" de voir socialement. (1)
- La promesse que l'homme s'était faite à lui-même d'exister en dehors et au dessus de toute détermination s'est révélée n'être qu'une chimère - et une chimère à maints égards très dangereuse (1)
- Pour comprendre l'agir, il faut le concevoir sous le mode de mécanismes d'émergences issus d'interactions multiples dans le soubassement. (1)
- On n'arrête pas de trouver des possibilités techniques qui n'étaient pas envisagées dans la recherche initiale et qui produisent à leur tour des normes sociales. Quelque chose "prend la tangente", et les hommes se trouvent piégés par les techniques qu'ils ont créées. (1)
- L'économisme (1)
- Le néo-libéralisme (1)
- Dans le paysage, nous trouvons le noyau rationnel à partir duquel l'homme peut tenter de penser, comprendre et agir dans la vie. Le point de vue du paysage nous sort de l'impuissance et du pâtir propre à notre époque obscure. Il est cet "universel concret" qui nous permet, pour paraphraser un slogan bien connu, d'"agir local et penser local". En effet, s'éloigner du local, et donc de nos paysages, n'est pas le geste qui nous permettrait d'accéder à une vision plus large, plus universelle. Bien aucontraire, c'est là que se trouve le dérapage vers l'abstraction. Car le seul "accès" à l'universel est celui qui nous est donné dans chaque paysage, celui qui est niché dans chaque situation, comme un universel concret. (1)
- Penser depuis le paysage nous permet de nous placer dans des dimensions impersonnelles non piégées par l'immédiat du vécu des individus (1)
- Il s'agit, dans l'engagement, de renouer tout simplement avec la vie en tant que processus. Il faut donc penser nos engagements et nos pratiques en terme de réconciliation avec le devenir, et non pas en tant que promesses d'avenir. Cela implique de renoncer à chercher une "solution" à la vie. S'engager, ce n'est pas s'efforcer de résoudre les choses une fois pour toute, mais soutenir et développer la tension intérieure à la vie. (1)
- L'engagement. (1)
- D'après le mythe du progrès, l'homme devait être son propre messie : il devait accomplir la promesse qu'il s'était faite à lui-même d'arriver à une maîtrise totale du réel. Et la politique, bien plus que les sciences ou les arts, apparaissait comme la voie d'accomplissement cardinale de cette promesse. (1)
- Quand le paysage cesse d'être décor, nous cessons d'être des feuilles dans la tempête (1)
- Comment agir, comment les hommes peuvent-ils trouver ou construire des voies qui leur permettent de sortir du pur pâtir, du pur spectacle de leurs vies, pour aller vers un agir, une construction ? (1)
- Ici l'âme contemple, écoute, adore, aspire... (1)
- Oui, c'est un de ces lieux où notre coeur sent vivre (1)
- Sentir vivre (1)
- Le "paysage" n'est pas pour nous un décor - par exemple une montagne, un arbre ou une vache -, mais cette tentative d'élargir notre propre champ perceptif pour comprendre ce qui est à l'oeuvre dans les différents processus concrets. Le paysage est la possibilité de penser, de percevoir et d'agir, depuis une focale plus concrère, plus réelle, qui ne soit pas perdue dans le zoom de la vie individuelle, ni non plus dans les grandes, abstraites et inabordables considérations trop générales qui n'arrivent pas à devenir monde. (1)
- Développer les connaissances veut alors dire pour nous développer l'être même, la puissance des situations et des paysages. La connaissance est ainsi liée étroitement à l'expérience. Et la question devient : qu'est-ce que nous sommes capables, ou non, d'expérimenter ? Nous connaissons parce que nous expérimentons. (1)
- L'immédiat de la représentation sature nos voies perceptives, nous privant de toute autre source de connaissance. Comme on ne sait pas que connaître c'est expérimenter, l'immédiat finit par saturer tous les processus cognitifs. Entre une connaissance acquise par des voie svirtuelles, apparemment très riche, et une expérimentation concrète, on aura de plus en plus tendance à croire que c'est la première qui l'emporte en profondeur. Et c'est ainsi que l'abstraction prend la place du concret. (1)
- Le gai savoir (1)
- Nous nous heurtons là à une véritable limite de notre temps, à savoir notre difficulté à connaître sans la promesse que cette connaissance nous donnera la maîtrise des objets connus. A quoi bon connaître, si c'est là un simple "gai savoir" ? (1)
- Presque personne ne connaît l'utilité de l'inutile (1)
- Les savoirs "inutiles" sont fondamentaux pour l'existence mê me des humains. Est inutile l'amour, sont inutiles la pensée, la recherche, le rocher que pousse Sisyphe, l'Ithaque où Ulysse n'arrivera peut-être jamais. Bref, l'étoffe même du phénomène humain entre à 90% dans la catégorie "inutilité" (1)
- L'utilitarisme, justification du pouvoir néolibéral actuel et de l'économisme comme seule lecture possible de la société, constitue très clairement un barrage qui empêche le déploiement de l'être. De ce point de vue, il y a bien une destruction de l'être à travers celle de ses modes d'existence. (1)
- Le concept (1)
- Avant le concept (1)
- Tout se passe comme si, une fois établie la fiction de la séparation de l'homme d'avec son monde, son corps, son vécu, nous passions notre temps à nous demander comment faire pour vivre, connaître et agir "malgré" cette séparation (1)
- Le fiction moi séparé du monde (1)
- Une éducation et une culture centrées sur la méfiance envers les sens, et qui donnent une place privilégiée aux mécanismes de la conscience, finissent par produire aussi un refoulement de nos sensations, de nos connaissances (qui proviennent, nos pas de façon passive de nos sens, mais aussi de la réalité de notre corps, de notre propre vie), éblouis que nous sommes par les effets de la représentation symbolique (1)
- Pour reprendre une image de Heidegger, il existe une aube du déploiement de la pensée qui ne connaît pas encore le concept. Nous dirions plutôt : où elle n'a pas encore produit le concept. La pensée préexiste au concept, mais quand celui-ci émerge de la combinatoire symbolique, les instances préconceptuelles de la pensée ne disparaissent pas pour autant. Elles cohabitent. Le concept relève de l'émergence d'un niveau supérieur de l'être à travers lequel il se regarde et se pense lui-même. Il n'est en aucun cas la condition d'existence de l'être ni de ses différents modes unifiés - situations, paysages. Nous nous situons donc dans une perspective très éloignée de ceux qui croient qu'il n'existerait qu'une distribution dichotomique entre un magma informe, d'une part, et les concepts pour lui donner existence, de l'autre. (1)
- Les cinq facteurs mentaux toujours en fonctionnement accompagnent chaque instant de cognition. Ce sont : 1 - le ressenti d'un niveau de bonheur 2 - le discernement 3 - la pulsion mentale 4 - la conscience connaissante de contact 5 - Le fait de prêter attention [à quelque chose] ou d'amener [quelque chose] à l'esprit (1)
- Asanga a énuméré : - cinq facteurs mentaux toujours en fonctionnement - cinq facteurs mentaux d'établissement [de vérification] - onze émotions constructives - six émotions et attitudes perturbatrices racines - vingt émotions perturbatrices auxiliaires - quatre facteurs mentaux modifiables (1)
- Ca s'appelle la vie (1)
- Ça s'appelle la vie ça marche au baratin | Ça se fout des chapeaux des bijoux des chagrins | Ça sort au syndicat au ciné et crois-moi | Ça sort et puis ça rentre fair' des môm's à l'État (1)
- Tu sors souvent la mer | Ennème-moi avec toi (1)
- Des mots cris (1)
- On dit ce que l'on ressent, ce que l'on est (1)
- Un rêve insensé (1)
- Et tu repars là-bas comme un rêve insensé | Qui toujours recommence et toujours se défait (1)
- Endors-toi avec un rêve et réveille toi avec un objectif. (1)
- La mémoire est du même bois que le rêve (1)
- Des armes, des chouettes, des brillantes, Des qu'il faut caresser souvent pour le plaisir Et qu'il faut nettoyer comme pour le plaisir L'autre, celui qui fait rêver les communiantes Des armes bleues comme la terre, Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme, Dans les yeux, dans le coeur, dans les bras d'une femme, Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère Des armes au secret des jours, Sous l'herbe, dans le ciel, et puis dans l'écriture, Des qui vous font rêver très tard dans les lectures, Et qui mettent la poésie dans les discours. Des armes, des armes, des armes, Et des poètes de service à la gâchette Pour mettre le feu aux dernières cigarettes Au bout d'un vers français brillant comme une larme. (1)
- Rêver très tard dans les lectures (1)
- Pour moi enfance a rimé avec... souffrance (1)
- La fraternité n'est pas qu'une idée (1)
- J'ai atterri, pour travailler, dans une grande cité. Où on pouvait me considérer comme un étranger (1)
- Redonner de l'espoir (1)
- Des êtres animés de bonté (1)
- Cette immense joie qui était en "FETE" en moi à ce moment là (1)
- Etre vivant pleinement (1)
- Faire le bien, envers et contre tout (1)
- Reposer les choses (1)
- C'est facile de créer un coeur de pierre. C'est moins facile de créer un coeur dont on est fier (1)
- Du temps perdu à courir après l'argent (1)
- On a simplement besoin de...quoi...? De s'exprimer, d'être rassuré, écouté, cocooné... pour mieux évacuer ce qui nous a traumatisé, angoissé (1)
- Un Coeur à Fleur (1)
- La distance entre tes rêves et la réalité s'appelle l'action. (1)
- Poursuivre son rêve (1)
- L'amour non réciproque (1)
- An aeroplane leaves a trail in an empty blue sky (1)
- Portrait d'une ville (1)
- Cobra fait un rêve étrange, puis se réveille... (1)
- Les rêves de l'humanité (1)
- It's a dream | Only a dream | And it's fading now | Fading away | It's only a dream | Just a memory without anywhere to stay (1)
- I try to ignore what the paper says | And I try not to read all the news (1)
- La vie est trop courte pour vivre les rêves de quelqu'un d'autre (1)
- Trop penser fait rêver. (1)
- Fin et commencement sont des rêves. (1)
- L'esprit n'est jamais né. L'esprit ne cessera jamais. Et il n'y eut pas de temps où il n'était pas. Fin et commencement sont des rêves. (1)
- Une bibliothèque, c'est le carrefour de tous les rêves de l'humanité. (1)
- Tout ce que les hommes peuvent rêver, il se trouvera d'autres hommes pour le réaliser. (1)
- Il n'y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l'accomplit. (1)
- Le poids de dix rêveries (1)
- Un but est un rêve avec un délai. (1)
- Don't dream your life, live your dream (1)
- Le matin tu peux rester couché pour poursuivre ton rêve ou te lever pour le réaliser. (1)
- La rêverie est le dimanche de la pensée. (1)
- Le rêve chez les amérindiens (1)
- Tout ce que les hommes peuvent rêver (1)
- Garde tes songes ; Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous ! (1)
- Pays du rêve (1)
- Le rêve français (1)
- Echanger avec toi... "cet étranger" (1)
- Une relation à coeur ouvert, de Coeur à Coeur (1)
- Aucun rêve ne tient ce qu'il promet | Aux coeurs en allés en lambeaux (1)
- Y a pas que des gens bons à la tête de l'art (1)
- S'épuise ma vie en virelai (1)
- Que me fait la beauté des choses | Si tout doit finir en chemin (1)
- A quoi sert d'aimer ce qui périt ? (1)
- L'histoire de l'art (1)
- L'histoire de l'art a comme la couleur du dollar (1)
- C'est la faute au biz (1)
- L'économie c'est toujours plus de loups dans la bergerie (1)
- Est-ce les salauds qu'on adule ? (1)
- Dans les bas fonds on rêve des fonds du FMI, mais au fond on sait que les familles sont souvent proches du RMI (1)
- Je rêve d'un printemps définitif (1)
- Je suis négatif (1)
- L'impérialisme de la philosophie (1)
- Face aux vérités | Qu'on m'assène | Comme des coups de bambou | Ou d'ébène (1)
- À la différence de la conception occidentale de la conscience en tant que faculté générale qui peut être consciente de tous les objets sensoriels et mentaux, le bouddhisme différencie six types de conscience, chacun se rattachant à un champ sensoriel ou à un champ mental spécifique : la conscience [de type] oeil | la conscience [de type] oreille | la conscience [de type] nez | la conscience [de type] langue| la conscience [de type] corps | la conscience [de type] esprit (1)
- Les legs karmiques (1)
- Les listes de facteurs de facteurs mentaux ne sont pas exhaustives et diffèrent selon les écoles, leur nombre dépasse largement cinquante et un. Beaucoup de qualités positives cultivées sur la voie bouddhique ne font pas l'objet d'une liste séparée comme, par exemple : la générosité, la discipline éthique, la patience, l'amour, et la compassion. Les diverses listes ne s'attachent qu'à certaines catégories importantes de facteurs mentaux. (1)
- Ne suis-je qu'un sauvage | Qu'on refreine (1)
- Je suis un enfant si craintif (1)
- Je reste pourtant dubitatif (1)
- Face à l'étendue de ma peine (1)
- Je reste négatif, puisque tou fout le camp (1)
- Je ne suis qu'un primitif (1)
- Le monstre aux yeux verts, synonyme de la jalousie, taxe l'eau su Sahel juste pour remplir son jacuzi (1)
- Sans projet et sans habitude (1)
- L'Harmonie (1)
- Un jour viendra où le mot Harmonie ne sera plus synonyme d'Utopie (1)
- Au début on est content d'être un enfant rempli de rêves, puis on y met vite une trêve (1)
- Etre rempli de rêves (1)
- Sur tous ses rêves elle jette un voile de désaveu (1)
- Un jour viendra, on se prendra tous dans les bras, tout aura été mis à plat (1)
- VIVRE ENFIN VIVRE (1)
- Il faut parfois dévoiler son intimité (1)
- Nous m'AIME (1)
- Aller à la rencontre... de cette... autre... âme... humaine... (1)
- L'Avenir de l'Hospitalité (1)
- Ceux qui ne rêvent pas aux étoiles sont bien heureux (1)
- Rêver aux étoiles (1)
- Nous prendrons le temps de vivre (1)
- Nous pourrons rêver notre vie (1)
- La certitude que tout peut changer un jour (1)
- Tout est possible, tout est permis (1)
- I'm just sitting here watching the wheels go 'round and 'round. I really love to watch them roll (1)
- People say I'm lazy, dreaming my life away (1)
- C'est l'alcool qui me donne les plus beaux rêves (1)
- L'alcool (1)
- Les plus beaux rêves (1)
- People say I'm crazy, doing what I'm doing (1)
- Au cours de nos recherches, nous avions constaté en effet que l'esprit, dégagé de toutes les pressions critiques et des habitudes scolaires, offrait des images et non des propositions logiques et que, si nous acceptions d'adopter ce que le psychiatre Pierre Janet appelait l'écriture automatique, nous notions des textes où nous décrivions un univers inexploré jusqu'alors. Nous décidâmes donc de nous donner quinze jours pour écrire en collaboration un ouvrage où nous [sic] interdisions de corriger et de raturer nos élucubrations. Nous n'eûmes aucune peine à respecter ce délai et c'est avec une joie croissante que nous prîmes connaissance des textes (1)
- L"écriture automatique révèle les constantes les plus fondamentales de l"individu (1)
- La "synchronie" de Saussure (1)
- Un savoir répertorié (1)
- La formation des équipes de rédaction, la définition des procédures (1)
- Collection - le "musée imaginaire" de chacun (Malraux) (1)
- La folie de l'exhaustivité (1)
- Glose : note en marge ou au bas d'un texte, pour expliquer un mot difficile, éclaircir un passage obscur. (1)
- Lemme : forme canonique (masculin singulier, infinitif) d'un mot variable. (1)
- Selon une métaphore très affective de Raymond Queneau, les mots sont des êtres vivants, les ranger en dictionnaires reviendrait à les tuer ("Alors on les dispose en de grands cimetières | Que les esprits fripons nomment des dictionnaires", Le chien à la mandoline, "La chair chaude des mots") (1)
- La force cachée des mots (1)
- L'analogie, fondamentalement, c'est une égalité de rapports : grand est à petit comme large à étroit ; rose est à fleur ce que prune est à fruit ; sale est à crado ce que propre est à nickel... Cela fait parcourir des types de rapports de sens, indépendants des rapports de forme : jument est à cheval ce que tigresse est à tigre, et ce que girafe est à... girafe ! (1)
- Les dictionnaires "onomasiologiques", qui, contrairement aux dictionnaires classiques qui vont des mots vers le sens, vont du sens vers les mots. (1)
- Ne jamais négliger l'aller et le retour de la pensée au langage, du langage à la pensée. Dans le dictionnaire des synonymes de Condillac (publié en 1951 dans ses "oeuvres philosophiques"), chaque entrée porte sur l'expression par un mot général et abstrait d'une "idée principale", et c'est de la confrontation des idées secondaires transmise par une série assez large de mots sémantiquement apparentés que vient la possibilité de "définir" (1)
- Définir (1)
- Redistribuer les ressources entre les humains (1)
- La prédation dans les relations humaines (1)
- La redistribution (1)
- "Drill baby, drill" (1)
- Assurer le bien être universel des personnes à travers la collectivisation et la redistribution (1)
- Et si il y a avait une révolution mondiale ? (1)
- Le socialisme utopique (1)
- Le philosophe Alain enseignait une "fidélité à l'esprit" et recommandait de ne jamais chercher à réfuter les grands penseurs et les créateurs, mais de chercher à les comprendre au-delà de leur message exprimé : "Socrate ne s'arrête pas à Socrate" (1)
- Bronislaw Malinowski et Edward Sapir (anthropologues) ont illustré la prééminence du langage dans l'étude de l'Etre humain. (1)
- Les buts de l'Académie de Savoie telle que fondée en 1819 sont ainsi résumés : "Rapprocher et mettre en contact des hommes instruits qui gagnent à être connus ; leur fournir l'occasion de manifester des vues utiles et de s'éclairer les uns les autres, en affaiblissant l'égoïsme qui nait de l'isolement ; diriger les talents et essais de la jeunesse ; offrir un dépôt toujours ouvert aux fruits des travaux qui peuvent mériter de fixer l'attention publique ; indiquer les d"couvertes ou les vues nouvelles qui peuvent intéresser l'Etat ou la Société..." (1)
- L'Académie de Savoie (1)
- L'Encyclopédie ou l'ambiguïté fondatrice du dico, qui, au prétexte des mots, prend position sur le monde (1)
- Les exemples (1)
- F. Mitterrand, dans une forêt du Morvan, "Ce serait quand même merveilleux, si tout s'arrêtait à l'instant et que nous puissions vivre jusqu'à la fin des temps le bonheur que nous vivons maintenant ! " (1)
- Toqueville : principe prophétique de la " tyrannie douce " (1)
- Le christianisme connaîtra peut-être, après sa refondation franciscaine, une renaissance épicurienne. (1)
- Le christianisme (1)
- "Dieu, c'est à dire la nature" : Spinoza réintègre l'espèce humaine dans la nature... Pour Spinoza, Dieu est partout, il est à la fois cosmopolite, oeucuménique et protéiforme. Il est moi, il est toi, il est l'air que nous respirons et le gazon sur lequel nous marchons. (1)
- La cupidité, la matérialisme et le culte des apparences, les trois faces de la même fange où nous sommes en train de nous perdre. (1)
- Une plénitude qui dispense de chercher sans raison. (1)
- L'âme, c'est comme Dieu. Elle ne se prouve ni s'argumente, elle s'expérimente. (1)
- La destruction de soi : Nous ne possédons rien au monde car le hasard peut tout nous ôter sinon le pouvoir de dire je. C'est cela qu'il faut donner à Dieu, c'est à dire détruire. Il n'y a absolument aucun autre acte libre qui nous soit permis, sinon la destruction du je. (1)
- La nécessité du détachement : Détacher notre désir de tous les biens et attendre. L'expérience prouve que cette attente est comblée. On touche alors le bien absolu. (1)
- Vanité de la possession : on ne possède que ce à quoi on renonce. (1)
- L'intertextualité (1)
- Trouver un emploi intéressant (1)
- La Haute-Savoie (1)
- L'Académie florimontane (1)
- Ces institutions (les académies) sont comme hantées par le devoir de lexique, qui est une mémoire. (1)
- Le lexique (1)
- 1935 : première édition du dictionnaire de l'Académie française au XXème siècle - dans sa préface, l'Académie "estime que les exemples sont la vraie richesse et la partie la plus utile du Dictionnaire" (1)
- L'Académie française (1)
- (A propos de l'Académie française) On ne peut accuser Richelieu d'avoir en vue le durcissement de quelque ciment culturel, puisqu'il choisit le mot "académie" en 1635, mais "les lynx" italiens et la "florimontane" de François de Sales, qui fonctionna trois ans avec succès à Annecy, ne durent pas être étrangers à son choix. (1)
- Accueillir une personne sans abri chez soi (1)
- Le bonheur d'être ensemble (1)
- Il y aura ce que nous avons été pour les autres (1)
- Cette perversion polymorphe, le dictionnaire (1)
- La pauvreté de nos vies actuelles (1)
- Nos vies (1)
- Un film houellebecquien (1)
- L'absurdité des choses (1)
- Antihéros (1)
- Les gens sont gentils (1)
- L'absolu en peinture (1)
- L'homme violenté (1)
- La grève des gestes inutiles (1)
- L'absurdité du capitalisme (1)
- L'absurdité de la violence (1)
- La déchéance de l'esprit (1)
- la misère individuelle (1)
- L'informe (1)
- Savoir attendre (1)
- L'inquiétant totalitarisme défigurant l'exercice d'une rationnalité devenue exclusivement calculatrice, dominatrice et donc à son insu "sectaire" (1)
- Orientalismes flamboyants ou lénifiants... se disputent l'honneur de sauver l'Homme éternel d'une décadence physique imputables aux excès mêmes de l'usage de la Raison en Occident (1)
- La collusion, voire la confusion de l'affectif et de l'intellectuel (1)
- L'échec de l'oeuvre de compréhension, humanisation et pacification justifiant l'hégémonie de la Raison. Car si l'"irrationnel" partage depuis les Grecs avec la sophistique le trouble privillège d'être glissant, insaisissable et protéiforme (Platon, Le sophiste), il a néanmoins conservé sur elle son aura, maléfique ou mirifique : ne prétend-il pas réconcilier l'infra-humain et le sur-humain, la folie et le génie, là où la rationnalité s'emploie au contraire à les séparer pour mieux faire régner transparence et équité ? (1)
- L'Occident a fait de la réflexivité consciente et raisonnée l'indispensable partenaire de la liberté d'agir et de penser (1)
- Le caractère inévaluable de l'activité de création (1)
- L'irrationnel, une source inépuisable d'inspiration (1)
- A qui sait attendre, le temps ouvre les portes. (1)
- L'idéal d'intelligibilité que s'est donné sous le nom de Raison l'Occident (1)
- Ce texte [celui de Borges] cite une "certaine encyclopédie chinoise" où il est écrit que "les animaux se divisent en a) appartenant à l'Empereur, b) embaumés, c) apprivoisés, d) cochons de lait, e) sirènes, f) fabuleux, g) chiens en liberté, h) inclus dans la présente classification, i) qui s'agitent comme des fous, j) innombrables, k) dessinés avec un pinceau très fin en poil de chameau, l) et caetera, m) qui viennent de casser la cruche, n) qui de loin semblent des mouches" (Michel Foucault, Les mots et les choses, 1966, p. 7) (1)
- La Chine (1)
- Les possibilités sont infinies (1)
- Des lueurs d'espoir sur le potentiel de la révolution future (1)
- S'il y a une personne en danger, tout le monde est en danger (1)
- S'épanouir (1)
- La vulnérabilité (1)
- Le cheminement pour soigner les traumatismes (1)
- Notre monde produit des traumatismes en masse (1)
- Le collectivisme (1)
- Comment s'épanouir ensemble (1)
- Abolir la prison (1)
- Abolir les frontières (1)
- Les frontières (1)
- La prise de décision collective et délibérative (1)
- Que nous faut-il pour soigner les traumatismes ? (1)
- Le soin les uns des autres plutôt que le profit (1)
- if we unite (1)
- Dépasser l'état national (1)
- La préservation et la défense du monde naturel (1)
- Les relations entre l'homme et les autres espèces (1)
- Access medicine for free (1)
- Tout, pour tout le monde (1)
- La décarbonation (1)
- L'abondance (1)
- Un champ des possibles (1)
- La restauration écologique (1)
- Le flux des réfugiés climatiques (1)
- L'univers (1)
- Savoir se fondre dans l'univers (1)
- Les lobbies qui poussent à la privatisation de services publics ne sont-ils pas les mêmes que ceux qui résistent à la lutte climatique ? (1)
- Une idéologie libérale qui titube comme uncanard sans tête (1)
- Les lobbies (1)
- Selon la lettre papale, Fratelli tutti, deux menaces pèsent sur le bien-être du monde : les guerres et la mondialisation de l'indifférence (1)
- "Fratelli tutti", la lettre encyclique du pape François (2020) (1)
- Si l'humanité est aujourd'hui au bord du précipice, c'est en partie parce que les grands dirigeants, en "s'emportant", ont cru pouvoir s'exonérer d'un certain nombre de lois naturelles auxquelles il s'agit aujourd'hui de reve




pour comprendre les ressorts du vivant et nous en inspirer dans la reconstruction d'une société à la fois plus juste et plus pérenne. (1)
- Le meilleur soin pour la démocratie malade ou fatiguée, c'est d'appliquer sans se décourage, dans chaque décision politique, les trois remèdes que sont la liberté, l'égalité et la fraternité, même si l'on sait que l'idéal ne sera jamais atteint (1)
- L'intranquillité (1)
- La vérité des gens a beaucoup à voir avec la vérité tout court. Elle est à la fois bien plus intéressante et bien moins intéressée que la vérité des spécialistes. (1)
- La politique intéressée, inspirée par l'amour du pouvoir, doit céder la place à la politique désintéressée, inspirée par l'amour du peuple (1)
- La technocratie où le pouvoir des experts, sous couvert de neutralité et d'objectivité, génère une violence débridée qui conduit au poison suivant : puisque je suis certain d'avoir raison, je peux réprimer ceux qui ne sont pas d'accord avec moi, puisqu'ils ont tort (1)
- Trouver dans les autres un accroissement d'être (1)
- Le miracle de la gentilesse (1)
- 1% de la population possède 90% des richesses du monde (1)
- Elever les esprits (1)
- Que l'amour passe dans l'ordre de la vie politique, voilà très exactement le coeur de mon propos et de mon espérance (1)
- Que chaque enfant, chaque adolescent, garde un accès émerveillé à la vie, à la nature, à la culture, comme un droit fondamental de dignité et de capacité de ressourcement pour la vie entière, et comme meilleur remède contre les horreurs et les drames de l'actualité (1)
- Les horreurs et les drames de l'actualité (1)
- Elever les esprits au lieu de les abaisser (1)
- La démocratie est un art de la paix (1)
- Comment faire entendre les appels à la paix sans subir des reproches selon lesquels appeler à la paix, c'est forcément affaiblir le camp du pays ou du groupe agressé ? (1)
- L'Europe, une utopie trahie (1)
- La paix est difficile parce qu'elle est "pro-active", basée sur un travail de réconciliation. C'est un "artisanat" dont la tâche n'est jamais terminée. Elle suppose le plus difficile : le pardon. Le pardon, ce n'est pas accorder l'impunité, ce n'est pas l'oubli. C'est renoncer à la vengeance. Mais le pardon n'est pas obligatoire. On peut très bien penser qu'il y a des choses impardonnables. Garder un ressentiment, c'est aussi un droit, celui de mettre des limites à l'agression de l'autre, une possibilité aussi de se reconstrure. (1)
- Le remède contre la mécanique de la rancune est l'éducation. Car bien connaître les choses pour partager les diagnostiques permet très efficacement de lever les incompréhensions et de faire reculer les lignes de fractures. (1)
- L'intranquillité est le mal pernicieux de notre époque, ce stress de plus en plus vécu par les humains aussi bien que par la nature, par tout le monde du vivant, en somme. Nos sociétés sont devenues de plus en plus intranquilles et elles développent des symptomes liés à cette évolution (1)
- Il y a toujours une alternative (1)
- Etre capable d'aller vers ses ennemis pour faire la paix (1)
- Graines de demain (1)
- La mauvaise politique cherche à diviser pour régner, c'est à dire faire la société à son omage, une société de jaloux. (1)
- La jalousie (1)
- Non au dénigrement (1)
- Semer les idées (1)
- Le "complotisme" (1)
- La gestion des problèmes par la peur pour obtenir le silence et l'obéissance (1)
- Ce qu'Edgar Morin appelle "le totalitarisme technique et financier" (1)
- Le totalitarisme (1)
- La méfiance sur laquelle l'étiquette de "complotiste" est vite plaquée pour n'avoir pas à répondre de ses actes et de ses choix (1)
- L'admiration n'est-elle pas l'exact opposé de la jalousie ? J'ai remarqué à de nombreuses reprises que dès que je croisais une personne admirable, mon regard sur le monde s'éclaircissait (1)
- L'admiration (1)
- On ne sauve que ce que l'on donne (1)
- Ne rien attendre en retour (1)
- "Désormais l'humain peut entièrement s'autodétruire", Hannah Arendt en 1958, après l'explosion de la bombe atomique de 1957 (1)
- La guerre est la pire action que le genre humain se fait à lui-même (1)
- Des pouvoirs immatures (1)
- Le relatif (1)
- Le sens du relatif, qui donne de l'humilité (1)
- La politique doit se guérir de l'ego (1)
- Faire progresser le genre humain et le bonheur des gens (1)
- Le bien-agir (1)
- L'antidote de l'ego est d'admettre que l'autre n'est pas nous (1)
- L'écologie, ce n'est pas seulement prendre soin de la nature et de la planète. Il s'agit aussi de prendre soin les une des autres. (1)
- Savoir se connecter à la nature est une force, un autre versant de l'amour. Se tenir face au ciel, devant l'océan, en montagne, en forêt, en contemplation, devant les étoiles, un oiseau ou une abeille dans un jardin : autant d'instants irremplaçables (1)
- On dirait que la société moderne s'acharne à effacer les preuves de l'existence de Dieu. (1)
- Le christianisme a offert au monde la Vierge Marie (1)
- Je crois au Dieu Univers, et non au Dieu créateur. (1)
- Dieu se confond avec le monde et correspond à la définition de Tolstoï : "Ce tout illimité dont l'homme se sent une partie limitée" (1)
- La joie d'être ensemble ou d'être là, tout simplement. La joie de nous retrouver dans les yeux aimés d'un amour ou d'un enfant. La joie de se mélanger à l'univers. La joie qui fait de Dieu une évidence. Je crois à la preuve par la joie. (1)
- Il n'est pas nécessaire qu'une histoire soit vraie pour y croire (1)
- La joie du croyant (1)
- La « joie parfaite », célébrée par Saint François d'Assise (1)
- « Certitude, certitude, sentiment, joie, paix... », parchemin retrouvé après la mort de Pascal, cousu dans la doublure de son habit. (1)
- Certitude (1)
- Schopenhauer et le bouddhisme (1)
- Simone Weil : « En toute chose, seul ce qui nous vient du dehors, gratuitement, par surprise, comme un don du sort, sans que nous l'ayons cherché, est joie pure » (1)
- Les religions meurent de l'esprit de sérieux. La foi sera joyeuse ou ne sera pas. (1)
- François d'Assise décrète que les bêtes sont nos frères et nos soeurs. (1)
- La joie pleine (1)
- Le pharisaïsme de notre époque (1)
- Le christianisme sera un panthéisme ou ne sera plus. (1)
- Le règne du relativisme triomphant (1)
- De la bêtise (1)
- Je me sens bête, comme le martinet ou l'hirondelle qui, dans le ciel, dessinent en nageant d'immenses arabesques. (1)
- Devant un ciel ou un paysage comme ça, il est impossible de ne pas voir Dieu, de ne pas le sentir, de n'avoir pas envie de lui parler. (1)
- Il n'y a que Dieu qui peut avoir créé l'idée de Dieu. (1)
- "Tout est vide et vivant" (1)
- Le cynisme et la cupidité, les deux vraies idéologies de la société moderne. (1)
- Augustin concevait Dieu comme "une substance immense pénétrant de toutes part à travers les espaces infinis la masse entière du monde, répandue sans terme dans l'immensité". (1)
- L'injustice (1)
- La logique du profit conduit à négliger la dignité humaine (1)
- Les 0,01% des plus riches ont vu leur fortune doubler entre 1995 et 2021 (1)
- La culture de l'immédiateté empêche de formuler, de poser et d'atteindre les objectifs de long terme, écologique notamment, mais pas seulement (1)
- L'immédiateté (1)
- Parce qu'il endure tout, l'mour peut aider à comprendre le malheur du monde. Parce qu'il espère tout, il peut aider à le combattre (1)
- Le world Inequality Lab, en publiant les travaux de Thomas Piketty et Lucas Chancel, lance l'alerte : les inégalités mondiales se creusent cruellement (1)
- Un grave déséquilibre qui se creuse : le transfert du patrimoine public vers le privé (1)
- Absorber la sérénité de la nature (1)
- La sérénité (1)
- Mais qui a envie de faire triompher la douceur ? (1)
- 80% des paysans sont des paysanes (1)
- Ne pas séparer mais unir (1)
- Unir (1)
- S'écouter, se parler et se voir le plus possible (1)
- C'est merveilleux l'existence, ça commence par des vacances (1)
- Les vacances (1)
- Les monastères, où la vie semble un sourire inaltérable (1)
- Ne pas dénigrer mais reconnaître la valeur d'autrui (1)
- Ne pas craindre mais oser (1)
- Ne pas avoir de préjugés mais expérimenter (1)
- Expérimenter (1)
- Ne pas avoir de pensée rigide, mais une pensée souple (1)
- Une pensée souple (1)
- Dans le sens dominant que lui a donné la culture occidentale, penser équivaut à trouver des solutions à des problèmes ; sinon l'on serait dans une position dilettante. L'homme moderne est un homme qui résout des problèmes et qui pense l'ensemble de sa vie et l'histoire sociale en termes de solutions. (1)
- "Au pôle opposé de cette nature de ténèbres [l'animalité], la folie fascine parce qu'elle est savoir. Elle est savoir parce que toutes ces figures absurdes sont en réalité les éléments d'un savoir difficile, fermé, ésotérique. Ces formes étranges sont situées, d'emblée, dans l'espace du grand secret [...]. Ce savoir, si inaccessible, et si redoutable, le Fou, dans sa niaiserie innocente, le détient. Tandis que l'homme de raison et de sagesse n'en perçoit que des figures fragmentaires - d'autant plus inquiétantes - le Fou le porte tout entier en une sphère intacte : cette boule de cristal, qui pour tous est vide, est pleine, à ses yeux, de l'épaisseur d'un invisible savoir.", Michel Foucault, Histoire de la folie à l'âge classique (1)
- Notre course effrénée nous empêche de voir que les condition du bonheur, de la joie, sont déjà disponibles dans le moment présent (1)
- Nous sommes habitués à courir, même pendant notre sommeil. Nous cherchons quelque chose, c'est une énergie d'habitude qui nous contrôle (1)
- Il faut arrêter la course (1)
- Avec une inspiration dans la pleine conscience ou avec un pas fait dans la pleine conscience, nous arrêtons la course (1)
- L'arrêt fait partie de la méditation (1)
- Inspirer peut générer de la joie et de la paix (1)
- Faire une inspiration est une chose très agréable (1)
- Le corps est une merveille (1)
- La vie est une chose merveilleuse (1)
- Relâcher la tension dans le corps avec l'expir est l'objet du quatrième exercice du soutra de la respiration en pleine conscience (1)
- Reconnaître le corps sur l'inspir, relâcher la tension sur l'expir, cela peut être fait n'importe où et n'importe quand. C'est simple, facile et faisable (1)
- Se réjouir de chaque moment qui nous est donné à vivre (1)
- Investir tout son corps, tout son esprit, dans un pas (1)
- La chose la plus importante est la détente, la paix (1)
- La concentration (1)
- Nous pouvons méditer partout (1)
- Etre vivant est une chose merveilleuse (1)
- Nous n'avons pas besoin de la renommée, du pouvoir politique ou de l'argent pour être heureux, nous avons besoin d'un corps, et nous en avons un (1)
- La pleine conscience est porteuse de la concentration, et la concentration est porteuse de la vision profonde (1)
- La vision profonde (1)
- Tâcher d'arriver à l'ici et maintenant, c'est la destination (1)
- Le futur est une idée (1)
- La volonté ne suffit pas (1)
- La pleine conscience nous procure la vision profonde (1)
- En ramenant notre esprit sur notre corps, nous rentrons chez nous. Le corps est la première demeure (1)
- Etre un avec son corps (1)
- En inspirant, reconnaître la tension dans notre corps et lui sourire (1)
- Dans notre corps s'accumule de la tension (1)
- La pleine conscience est une énergie qui nous aide à reconnaître ce qui se passe dans notre corps (1)
- Si on peut réduire la tension, on peut réduire la douleur (1)
- Quand on inspire, on ramène l'esprit vers le corps, et on reconnaît qu'il y a un corps (1)
- Il faut rétablir la paix dans notre corps, dans notre esprit et plus tard dans notre famille et dans la société (1)
- La paix est l'absence de conflits (1)
- Les cinq sens (1)
- La joie et le bonheur sont des énergies qui peuvent être générées par la pratique (1)
- La joie et le bonheur sont possibles (1)
- Sans la paix, il n'y a pas de bonheur ni de joie véritables (1)
- J'inspire, je sais que j'ai un corps physique. C'est déjà une sorte d'éveil (1)
- Nous oublions toujours que nous avons un corps. Donc, une inspiration faite dans la pleine conscience nous rappelle que nous avons un corps (1)
- Nous songeons toujours au futur, nous ne sommes pas capables de sentir le moment présent. (1)
- Avec la pleine conscience, nous pouvons toucher le ciel bleu, la lumière du matin, l'air pur, les cours d'eau, les arbres, les oiseaux. Ces choses sont disponibles dans le moment présent. (1)
- Une fois que nous avons constaté que nous avons de la tension dans le corps, l'expiration peut nous ervir à nous relâcher, à relâcher cette tension. (1)
- Dans le soutra de la respiration en pleine conscience, le Bouddha nous enseigne 16 exercices de respiration (1)
- Exercice numéro 3 du soutra de la respiration en pleine conscience : J'inspire, je suis conscient de mon corps. (1)
- Beaucoup d'entre nous sommes victimes du passé, qui constitue une sorte de prison car nous revivons et revivons la souffrance du passé. (1)
- La liberté s'établit tout de suite, avec une inspiration en pleine conscience. (1)
- Avoir un corps est quelque chose de merveilleux (1)
- Avec la pleine conscience, nous réalisons qu'il y a de la tension dans notre corps. Cette tension nous empêche de nous réjouir de la vie. (1)
- Quand vous inspirez dans la pleine conscience, vous arrêtez toute pensée. C'est une chose faisable, si vous portez votre attention entièrement sur l'inspir. Vous êtes alors libre. (1)
- Quand nous ramenons l'esprit vers le corps, quand le corps et l'esprit sont ensemble, nous sommes établis dans le moment présent, nous sommes libérés du passé et du futur (1)
- La guérison est possible (1)
- La pratique de la pleine conscience, aide à guérir (1)
- Nommer les objets, les choses autour de soi, leur conférer une âme est un acte essentiel. C'est ce qui les rend précieux et vivants. (1)
- La notion de geste naturel, rester vrai (1)
- Purification (1)
- Le zen c'est la vacuité, la paix intérieure. Zazen c'est s'asseoir en silence, parfaitement immobile, et faire le vide en soi. Ne plus courir, apprendre à vivre et à observer. Devenir immobile. Et contempler ce qui nous entoure. Avec un ravissement toujours plus grand. Voila le début du zen. (1)
- Depuis, quand le soleil est sombre Nombre d'entre nous résistent ou bien succombent (1)
- Parfois, après de longues années de travail et d'épuisement, on parvient à tracer un trait, mais qui ressemble à une étincelle de magie. Or ce moment de grâce survient toujours à l'instant précis où le corps et l'esprit sont les plus relâchés. C'est là tout l'art du zen. (1)
- Etre au courant de tout (1)
- La joie et le bonheur peuvent être générés par une inspiration et une expiration dans la pleine conscience (1)
- L'inspir (1)
- L'énergie collective de la pleine conscience, de la joie et de la fraternité, est là (1)
- Quand vous méditez, vous êtes au courant de tout (1)
- J'ai lutté contre vents et marées Résisté aux sirènes qui voulaient me noyer Naufragé isolé seul et face au monde Malgré tous ces efforts, je ne pourrai pas sauver le monde (1)
- J'aurais aimé porter la lampe, la torche et le flambeau Aimé changer le monde par le poids des mots Apporter l'étincelle au plus grand nombre Mais quoi qu'je fasse, je n'pourrai pas sauver le monde (1)
- Ce qui détruit le monde, c'est l'indifférence (1)
- Laisse-moi te dire, laisse-moi te dire et te redire ce que tu sais (1)
- Et maintenant, que vais-je faire de tout ce temps que sera ma vie (1)
- Je vais en rire, pour ne plus pleurer (1)
- Le rire (1)
- Il en faut peu pour être heureux (1)
- J'aimerais qu'tu fasses quelque chose Je te l'demande, promets - moi Si tu le peux, s'il te plait Si vous le pouvez : sauvez le monde (1)
- Imagine le monde, la modernité | Avec de la volonté on peut tout changer (1)
- Il faudrait tout recommencer (1)
- L'osmose serait de changer les choses De voir en anamorphose jusqu'à la métamorphose D'écouter le Choeur des Anges comme les voix d'outre-tombe Parce que j'entends leur cri du coeur qui nous dit : Sauvez le Monde ! (1)
- - Pourquoi tu peux pas sauver le monde ? - Parce que j'suis pas Superman, et qu'ça va super mal Et que Barbie et Ken sont devenus super mad (1)
- On n'a pas besoin de l'argent pour être heureux (1)
- L'attention entière sur l'inspir et l'expir génère de la concentration et de la vision profonde (1)
- Exercice numéro 8 du soutra de la respiration en pleine conscience : embrasser la souffrance, calmer la douleur (1)
- Prendre soin de la douleur (1)
- Quand le bébé souffre, la maman prend le bébé dans ses bras et le berce (1)
- Il faut apprendre à bercer sa douleur (1)
- Bonjour tristesse, je reconnais la présence de ma tristesse, je ne fais pas violence à ma tristesse (1)
- Quand le bébé souffre et pleure, la maman doit être là pour le bébé (1)
- Il ne faut pas lutter contre la douleur, mais simplement la reconnaître. Pratiquer la non-violence totale en ce qui concerne la douleur (1)
- L'arrêt et la détente aident à guérir (1)
- Etre libéré de ses projets, du futur grâce à la pleine conscience (1)
- Exercice numéro 4 du soutra de la respiration en pleine conscience : relâcher la tension du corps (1)
- Exercice numéro 7 du soutra de la respiration en pleine conscience : reconnaître une sensation douloureuse (1)
- La non-violence (1)
- Reconnaître sa tristesse et l'embrasser (1)
- Exercice numéro 1 du soutra de la respiration en pleine conscience : reconnaître l'inspir comme inspir, l'expir comme expir (1)
- Reconnaître les conditions de bonheur déjà disponibles (1)
- J'inspire, je sais que j'inspire. C'est un jeu d'enfant, mais l'effet est très grand. On arrête la pensée (1)
- Exercice numéro 2 du soutra de la respiration en pleine conscience : suivre l'inspir et l'expir dans tout leur parcours (1)
- Porter une attention entière, sans interruption, sur l'inspir et l'expir (1)
- Exercice numéro 5 du soutra de la respiration en pleine conscience : générer une sensation agréable, une sensation de joie (1)
- Le soutra de la respiration en pleine conscience comprend 16 exercices (1)
- Il faut apprendre l'art de souffrir (1)
- Si on sait comment souffrir, on souffrira beaucoup moins (1)
- Ecouter sa souffrance et commencer à comprendre sa souffrance (1)
- La compréhension de la souffrance génère de la compassion (1)
- les kami possèdent une place très importante dans la vie quotidienne shinto. Ils sont neutres mais peuvent bien ou mal tourner s'ils se sentent vénérés ou bafoués. Ils représentent ce qui est pur et cette idée joue un grand rôle dans les modes de pensées japonais et la vie de tous les jours. Un respect pour chaque chose naît de ce principe car, comme dit précédemment, tout objet peut avoir son kami. (1)
- La croyance que tout élément du monde est habité d'un esprit (1)
- Ce qu'une IA est incapable de transmettre, c'est la façon de réfléchir, c'est le fait qu'on réfléchisse, c'est l'art de réfléchir (1)
- Chaque système de pensée est un système inédit (1)
- La réflexion (1)
- Le terme "intelligence artificielle" (1)
- L'intelligence nous met à distance du monde par les moyens que l'on se donne de le connaître, comme le disait Henri Bergson. Elle nous éloigne des choses en nous permettant d'avoir la main sur elles. (1)
- Il y a une célérité à l'exercice philosophique que l'IA ne peut pas reproduire, c'est la célérité de la vie, de la discussion... (1)
- Le corpus philosophique (1)
- Les affaires humaines sont au delà de la raison pure, on ne peut pas raisonner en ce monde en terme de bien et de mal ; il faut naviguer en ce monde en se donnant les boussoles qu'on peut, c'est ce qu'Aristote appelle la prudence. (1)
- La prudence (1)
- Tout est à reprendre et ce en partant des intentions et des ambitions d'Aristote qui était la possibilité par le langage de dire quelque chose du monde. (1)
- Le corpus en philosophie est un corpus inlassablement vivant (1)
- Souffrir des douleurs qui nous sont épargnées, se sentir responsable des malheurs qu'on imagine, ce que Romain Gary appelait l'insomnie du juste (1)
- L'insomnie du juste (1)
- La maladie (1)
- D'après Georges Canguilhem, il n'est de maladie que d'expérience vécue par le malade (1)
- Tout ce qui dans nos existences déjoue leur mise en chiffres, de l'amour à la prescription (1)
- Le numérique (1)
- Une machine (chat gpt) peut faire la sommation de tout le savoir disponible sur le sujet de notre choix, en quelques secondes. Cela est extraordinaire. (1)
- Les sciences humaines (1)
- Tout ce qui relève de la science humaine ne peut pas être délégué à des machines (1)
- "La machine ne prend pas le chemin de la pensée", Raphaël Enthoven (1)
- Tout comme les peintres ont inventé l'art abstrait pour contrer l'arrivée de la photographie, l'avènement de l'intelligence artificielle pourrait s'accompagner d'une réactivation de la vie de l'esprit. (1)
- La singularité humaine ne peut pas faire l'objet d'une synthèse ni même de la compréhension par la machine (1)
- La singularité humaine (1)
- La philosophie comme l'art et comme la littérature ne progresse pas (1)
- "En matière de philosophie, l'intelligence artificielle ne sert à rien", Raphaël Enthoven (1)
- La participation (1)
- La cohérence de la démarche philosophique inaugurée en Grèce tient donc à la conviction avec laquelle fut continûment réaffirmée la possibilité d'une maîtrise de l'irrationnalité reconnue pour constitutive de la psyché, et sous certaines formes valorisée : enthousiasme, délire (mania), divination mise au service de la vision des Idées (Platon), ou d'une union quasi mystique avec l'un (Plotin). Et la notion même de participation (métexis), déjà critiquée par Aristote (Métaphysique, A, 6) est sans doute une réalité plus claire dans le domaine de l'ethnologie et de l'anthropologie religieuse que de la philosophie. Fut-elle, comme le supposait Aristote, empruntée par Platon au Pythagorisme ou aux divers mystères (Demeter, Dionysos-Zagreus, Orphisme) dont le plus connu est celui d'Eleusis ? Mystères dont la présence continue jusqu'à l'époque hellénistique atteste qu'une "Grèce de l'ombre" en quête de révélation et de salut par l'initiation côtoyait celle pour qui la seule lumière venait de l'éducation. (1)
- La passion de la connaissance condamnée par les Pères de l'Eglise sous le nom de libido sciendi : désir avide et insatiable de faire à toute chose rendre raison (1)
- Circulant en Europe dès la fin du XVIème siècle, l'Histoire légendaire du Dosteur Faust va peu à peu prendre une consistance imaginaire jusqu'à refléter, dans les deux Faust de Goethe (1749-1832), l'ambiguité de la relation au savoir dans laquelle est en train de s'enliser l'intellectuel moderne, déchiré entre son désir d'intégration au monde et son avidité à le dominer (1)
- Hamlet, dont l'incurable mélancolie atteste l'impuissance d'une intellectualité sur-consciente à recourir aux artifices d'un activisme faustien. (1)
- Pour Aristote, la chance occasionnelle relevait d'une logique "hors raison", voire même supérieure à la raison (inspiration divine) (1)
- Ce qu'Aristote s'emploiera à formaliser : les conditions de la pensée logique (identitaire et non-contradictoire) (1)
- L'équilibration possible ds "puissances" rationnelles et irrationnelles (1)
- "L'Europe a un lieu de naissance. Je ne songe pas, en termes de géographie, à un territoire, quoiqu'elle en possède un, mais à un lieu spirituel de naissance, dans une nation ou dans le coeur de quelques hommes isolés ou de groupes d'hommes appartenant à cette nation. Cette nation est la Grèce antique du VIIème siècle et du VIème siècle avant Jésus-Christ. C'est chez elle qu'est apparue une attitude d'une genre nouveau à l'égard du monde environnant. Il en est résulté l'irruption d'un type absolument nouveau de créations spirituelles qui rapidement ont pris les proportions d'une forme culturelle nettement délimitée. Les Grecs lui ont donné le nom de philosophie. L'irruption de la philosophie prise en ce sens, en y incluant toutes les sciences, est donc à mes yeux, si paradoxal qu'il paraisse, le phénomène originel qui caractérise l'Europe d'un point de vue spirituel.", E. Husserl, La crise de l'humanité européenne et la philosophie (1)
- L'Europe "en crise" finira pas se demander su=ile "spirituel" coïncide encore avec le "rationnel" ; ou si le divorce est pour elle consommé entre la dianoia (connaissance discursive) et la noesis (connaissance intuitive des essences et de l'au-delà de l'essence). (1)
- Concéder qu'il n'y a de discours que par l'entrelacement et d'une certaine part de non-être (Platon, Le sophiste) (1)
- Le rationnalisme classique ou la foi croissante en la Raison, faisant en maintes circonstances figure de théologie déguisée (1)
- La mise en scène (comique ou tragique) des passions par les dramaturges français (Corneille, Molière, Racine). (1)
- La frontière entre l'homme et la machine se brouille, nous interagissons de plus en plus avec des prouesses techniques (1)
- La place qu'occupent les machines dans nos vies ne suffira jamais à les substituer à l'homme. (1)
- "Il existe une dystopie qui n'a aucune chance de se réaliser un jour, c'est celle de l'acquisition de la conscience par la machine. C'est celle de Pygmalion, Frankenstein, Pinnochio, Terminator, Star Wars, Matrix... et enfin Chat GPT.", Raphaël Enthoven (1)
- Tout progrès favorise une paresse. Par exemple l'écriture avec la mémoire (1)
- Un créateur ne fait jamais ce que des imitateurs feraient à sa place (1)
- Le je-ne-sais-quoi (1)
- La dignité (1)
- La démesure grandiose prise par la déraison humaine dans les drames de Shapespeare, de J. Ford ou Ch Marlowe. (1)
- Penser, est-ce l'affaire exclusive des cerveaux ? (1)
- Qu'est-ce que l'intelligence artificielle (1)
- Notre dignité d'êtres humains est agressée par les machines (1)
- Le globish, le franglais, les éléments de langages qui contaminent le monde de l'entreprise, le monde politique... (1)
- Les éléments de langage (1)
- Le zen ne croit pas aux mots (1)
- Propos sur le bonheur (1)
- Propos sur le zen (1)
- Le soupçon au niveau de la langue (1)
- L'impossibilité de me faire comprendre est ma véritable raison d'être (1)
- The policy of truth (1)
- Waiting for an answer | You already know (1)
- - Qu'est-ce que tu veux savoir ? - Tout - Tout sur quoi ? - Sur tout (1)
- There must be some way out of here (1)
- There's too much confusion (1)
- We have so much knowledge | But so little understanding (1)
- Coupez ma gorge et les pivoines (1)
- Renaissent ma soif et ma faim (1)
- La composition de l'Ikebana se base sur le schéma trinitaire (terre, ciel et humain) (1)
- L'imaginaire (1)
- De nos jours, l'Ikebana compte environ 130 courants (1)
- L'Ikebana exprime l'unité cosmique et l'interdépendance des choses (1)
- L'Ikebana comme moyen d'expression implique la pratique de la méditation durant sa création. (1)
- Try walking in my shoes (1)
- "C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.", Louis Ferdinand Céline (1)
- Les nourritures terrestres (1)
- Pour lui plaire comme en passant (1)
- Est-ce qu'on sait ce qui se passe | C'est peut-être bien ce tantôt | Que l'on jettera le manteau | Dessus ma face (1)
- Il me reste si peu de temps | Pour aller au bout de moi-même (1)
- La nature semblable à un rêve des apparences trompeuses du Samsara (1)
- One dream, one soul | One prize, one goal | One golden glance of what should be | It's a kind of magic (1)
- Plus d'idée (1)
- L'énergie du désespoir (1)
- Stérilité de la raison ? (1)
- Que le silence pour respirer (1)
- Recommencer, là où le monde a commencé (1)
- On n'arrive plus à distinguer le blanc du noir (1)
- Y a tant de vagues et de fumée (1)
- La causalité (1)
- After everything is said and done (1)
- Living for living (1)
- This world is ours | It's all in your hands (1)
- Tout seul avec le vent (1)
- Retrouver les baleines (1)
- Le vent dans les chansons (1)
- Le vent (1)
- L'amour est morte (1)
- Que sont mes amis devenus, que j'avais de si près tenus, et tant aimés... (1)
- Jouer avec le vent (1)
- Pouvoir oser (1)
- Comme avant (1)
- L'irrationnel n'est que la transcription négative et historiquement tardive d'un ensemble de principes et de croyances, souvent remarquablement organisés, constituant l'ossature sociale et spitiruelle des cultures dites "traditionnelles" et pas seulement archaïques et primitives. Le mouvement de l'histoire occidentale seul, supposé progresser des ténèbres vers les lumières de la rationalité, a permis d'officialiser la confusion entre ces deux catégories (1)
- Y a tant de vagues et tant d'idées, qu'on n'arrive plus à décider, le faux du vrai (1)
- Les animaux dans les chansons (1)
- Langue anglaise (0)

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