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- Un ensemble complexe est un ensemble qui de par son fonctionnement n'est pas entièrement représentable, compréhensible. (1)
- La conscience se développe que la fuite en avant productiviste et technologique représente un véritable danger pour nos civilisations, et pourtant, on n'arrive pas à trouver ne serait-ce que le début d'une parade (1)
- Agir, cela peut être résister à ce vertige d'hyperactivité, puisque tout se passe comme si, entre dépression et passage à l'acte, nous n'avions plus de clefs pour agir, pour comprendre - comprendre au sens de connaissance comme praxis, comme ce qui nous lie au monde, et non au sens d'une augmentation de l'information qui finit par nous noyer dans la conviction triste de notre impuissance (1)
- L'encyclopédisme (1)
- M. Raffarin qui défendait la positive attitude plutôt que l'attitude positive. Quand on mélange deux langues, on est ridicule. (1)
- L'académie espagnole (l'équivalent de l'académie française en Espagne) a fait de la langue écrite espagnole la langue la plus phonétique des langues européennes et donc la plus facile à apprendre. (1)
- La complexité : je ne peux pas prévoir la conséquence de mes actes (1)
- La karma (1)
- En même temps que notre société reconnaît les limites de la raison, elle connaît une délégation massive de la fonction de la rationalité vers la machine (1)
- La question n'est pas d'être technophobe ou technophile, la question est : que faisons-nous avec la puissance de la machine ? Par exemple, la fonction de prédectabilité d'une machine peut entrer dans un diagnostic, le problème est quand elle remplace le diagnostic. Le problème est la responsabilité ou l'absence de responsabilité des humains (1)
- A notre époque, on a remplacé la recherche de causalité par la recherche de corrélation. On a perdu l'exigence du sens : que signifie telle chose ? Pour la machine, une chose ne signifie rien, le sens est l'apanage du vivant. (1)
- Principe de la délégation de fonction : ce dont le cerveau ne s'occupe pas, il délèque la fonction, sur une autre espèce, sur son environnement, ou sur une machine (1)
- Dans le même temps que les dangers grandissent, l'impuissance grandit aussi (1)
- Mon agir dans la scoiété doit prendre en compte la non-accélérabilité : je dois attendre les mécanismes de régulation du système, à tous les niveaux : écologique, social, individuel, biologique, culturel... Il faut laisser le temps au temps (1)
- Dans notre société , nous sommes toujours dans un vécu décorporéisé. Par exemple, dans un peuple alphabétisé, 60 à 70% de la connaissance est indirecte, c'est à dire que je n'ai pas besoin de faire l'expérience de quelque chose pour le connaître. Dans les sociétés digitalisées, c'est jusqu'à 90%. Avec l'invention de l'écriture et la lecture, les corps se sont adaptés. Mais cela a duré 5000 ans. Or, en 30 ans, le monde entier s'est digitalisé. (1)
- Dans le monde digital, la connaissance se voit empêchée par la quantité d'information. (1)
- He believes in a beauty (1)
- As-tu besoin d'un cinq-étoiles Quand t'en as cinq milliards dans l'ciel (1)
- Dans mes artères coule la Seine (1)
- La France a raison d'aimer ses chansons (1)
- A propos des chansons (1)
- L'amour est morte (1)
- La haine je la jette (1)
- Je dis aime, et je le sème sur ma planète (1)
- J'ai le ménage nomade (1)
- L'indolence (1)
- L'hygiénisme (1)
- Qe sont mes amis devenus, que j'avais de si près tenus, et tant aimés... (1)
- Le poids des cathédrales pendu à toutes les lèvres (1)
- Que sera demain ? (1)
- Demain (1)
- Talking about a revolution (1)
- I found treasure not where I thought (1)
- Lourde, la peine dans nos coeurs (1)
- Juste une autre vie (1)
- Des sirènes numériques (1)
- Comme un songe, une nuit d'été | L'ai-je vécu, l'ai-je rêvé ? (1)
- Seul, je vais avec ma peine (1)
- Je moissonne sans bousculade (1)
- I am just a man still learning how to fall (1)
- My god what have we done to you (1)
- Don't get sentimental (1)
- Karma police (1)
- Arrest this man, he talks in maths (1)
- Precious and fragile things | Need special handling (1)
- Plans and schemes (1)
- You live and learn (1)
- Either way, win or lose (1)
- Times, nothing's right (1)
- This is what you get (1)
- Mieux vaut éviter les naufrages (1)
- Plus rien à oublier (1)
- Ami, qui sais me comprendre (1)
- La perdrix de montagne vole mais ne rêve pas (1)
- Mon ami, j'écouterai les symphonies des saisons (1)
- Et je renaîtrai Cerf au printemps Ou bien je deviendrai Mouette des falaises (1)
- Keep it simple (1)
- Toi l'humain réfléchis quand sonneront les glas (1)
- Méditer aux splendeurs d'antan (1)
- Je t'ai connu trop tard, toute une vie trop tard (1)
- Peace of mind can't be bought (1)
- Turn my head (1)
- La synchronicité (1)
- La fratrie (1)
- La ville apaisée (1)
- Mener des recherches scientifiques sur les questions de conflit et de coopération importantes pour la paix et la sécurité internationales (1)
- Des futurs multicolors nous attendent (1)
- Le Tao (1)
- L'urbanisme (1)
- L'intangible (1)
- L'information (1)
- Contribuer à la compréhension des conditions d'une solution pacifique des conflits internationaux et d'une paix durable (1)
- Maintien de la paix et résilience - Ce domaine de recherche examine les conditions nécessaires à la résolution des conflits et à la promotion d'une paix positive, qui implique de construire les bases sociales, économiques et politiques d'une paix et d'un développement à long terme (1)
- Ambiguïté des extrêmes (1)
- Les extrêmes (1)
- On s'en veut quelquefois de sortir de son bain (1)
- C'est fort mal connaître le sommeil qu'imaginer qu'on va le voir venir. On peut à la rigueur le sentir qui s'installe, mais on ne le voit pas plus qu'on ne regarde le soleil en face. C'est lui qui va s'emparer de vous par derrière ou dans un angle mort. (1)
- Etre un homme de bien (1)
- L'excès (1)
- Paix pour l'avenir et gloire au passé (1)
- Gloire au passé (1)
- L'égalité (1)
- L'Amérique (1)
- Eloge de développement personnel (1)
- Bourgeois, your fire's a false alarm (1)
- Vouloir mourir d'aimer (1)
- La culture est un remède (1)
- Décadence (1)
- Bourgeois, why would you care for more? They give you almost everything. You believe almost anything (1)
- Ever blind (1)
- The hurt's relentless (1)
- The hurt of wanting (1)
- The hurt of going on (1)
- Il n'y a pas de feu sans fumer (1)
- Egalité (1)
- L'acceptation (1)
- Je ne sais pas (1)
- La timidité (1)
- La marche (1)
- L'ornière des résultats (1)
- L'esprit de la nature (1)
- L'enfant (1)
- Critique de la prudence (1)
- You took advantage of a world that loved you well (1)
- Tell me, do you really think you go to hell for having loved? (1)
- I'm just sitting here watching the wheels go 'round and 'round. I really love to watch them roll (1)
- L'efficacité du milieu juste est suprême (1)
- Il te suffit de l'action présente conforme à la nature (1)
- Solution/dis-solution (1)
- People say I'm lazy, dreaming my life away (1)
- People say I'm crazy, doing what I'm doing (1)
- L'histoire de l'art (1)
- Y a pas que des gens bons à la tête de l'art (1)
- La seule façon d'accomplir est d'être. (1)
- La fleur de la solution (1)
- Le madhyamaka veut surpasser l' "éternalisme" d'une existence absolue (le fait que les phénomènes seraient permanents), et le nihilisme de la non-existence (le fait que les phénomènes seraient non-existants). (1)
- Principe de non-contradiction [Aristote] : loi qui interdit d'affirmer et nier le même terme ou la même proposition (1)
- Le principe de contradiction et le principe du tiers exclu ont été formulés pour la première fois clairement en Occident par Aristote dans sa Métaphysique. (1)
- Nagarjuna fait usage du tétralemme : Ni x | Ni non-x | Ni x et non-x | Ni x ni non-x. Cette logique s'applique finalement à l'Être. Il n'y a: Ni «Être» | Ni «Non-Être» | Ni «Être et Non-Être» | Ni «Ni Être ni Non-Être» (1)
- Nagarjuna : "Tout est bien comme il semble, rien comme il semble. À la fois comme il semble et non comme il semble. Ni l'un ni l'autre. Tel est l'enseignement progressif des Buhha." (1)
- Le principe du tiers exclu [Aristote] pose que de deux propositions contradictoires l'une est nécessairement vraie, l'autre nécessairement fausse ; elles ne peuvent être vraies toutes les deux à la fois, ni fausses toutes les deux à la fois. Ou encore, de deux propositions contradictoires on peut accepter l'une au plus, on doit accepter l'une au moins. (1)
- Nagarjuna utilise beaucoup le principe de non-contradiction mais il abandonne le principe du tiers exclus. (1)
- L'école Madhyamaka professe la vacuité, Sunyata, de tous les phénomènes sans exception. Le fait que tous les phénomènes sont vide d'existence intrinsèque. (1)
- Le Bouddha dit : "Pour qui voit l'origine du monde tel qu'il est avec un juste discernement, le terme "non-existence" ne survient pas à son égard. Pour qui voit la cessation du monde tel qu'il est avec un juste discernement, le terme "existence" ne survient pas à son égard." (1)
- Nagarjuna, attache une très grande importance aux raisonnements pour démontrer la vacuité des phénomènes. Pourtant, les constructions logiques sont pour lui des vues de l'esprit, des constructions de l'imagination. Utiles et valables au niveau pragmatique, elles nous piègent dès que nous leur prêtons nature d'exister. (1)
- L'histoire de l'art a comme la couleur du dollar (1)
- Dans les bas fonds on rêve des fonds du FMI, mais au fond on sait que les familles sont souvent proches du RMI (1)
- Le bonheur est un choix (1)
- Savoir attendre (1)
- A qui sait attendre, le temps ouvre les portes. (1)
- La mère de toutes les questions : Etes-vous heureux ? (1)
- Le bonheur ne se décrète pas, ne se convoque pas mais se cultive peu à peu dans la durée. (1)
- Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court est le chemin tracé par la nature. (1)
- La marque constante de la sagesse est de voir le miraculeux dans le banal. (1)
- Les gens heureux n'ont pas besoin de se presser. (1)
- L'unique bien, c'est la vie (1)
- Le bonheur est né de l'altruisme et le malheur de l'égoïsme (1)
- C'est réunis que les charbons brûlent ; c'est en se séparant que les charbons s'éteignent. (1)
- C'est la faute au biz (1)
- L'économie c'est toujours plus de loups dans la bergerie (1)
- Est-ce les salauds qu'on adule ? (1)
- Le monstre aux yeux verts, synonyme de la jalousie, taxe l'eau su Sahel juste pour remplir son jacuzi (1)
- Les plus grands gangster font du marketing (1)
- Heureusement que la santé fleurit à Fresne (1)
- Aujourd'hui les affranchis roulent en berline à Paris (1)
- Il rêve de politique pour être un gangster moderne (1)
- Ne pas reporter (1)
- Nul ne peut contester qu'en un laps de temps relativement court (en comparaison de l'histoire et surtout de la préhistoire de l'humanité) les sciences et les techniques ont transformé notre planète au point d'ébranler des équilibres écologiques et ethnologiques immémoriaux, au point surtout de faire douter l'homme du sens de son existence et de ses travaux, jusqu'à faire vaciller sa propre identité (1)
- Tous les animaux veulent vivre (1)
- Le meilleur est de se contenir dans ses limites naturelles. (1)
- Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience. (1)
- Puzzle (1)
- La piscine (1)
- L'incertitude (1)
- Se prendre dans les bras (1)
- Avant Freud (1)
- Leaving things undone (1)
- Fragments de destins (1)
- Faking all like Hollywood (1)
- les mots qu'il faut (1)
- What is there to gain (1)
- I'm so tired of America (1)
- I'm gonna make it up for all of The Sunday Times | I'm gonna make it up for all of the nursery rhymes | They never really seem to want to tell the truth | I'm so tired of you, America (1)
- À nos contes de fée (1)
- L'art à travers les timbres (1)
- Mes illusions se sont écrabouillées toutes seules (1)
- Vouloir toujours cacher aux autres ses failles (1)
- Le sport à travers les timbres (1)
- La clarté nous pendait au nez, dans sa vive lumière bleue. Nous étions pris, faits, cernés. L'évidence était sous nos yeux (1)
- Le monde de demain, on le bégayait tous, sans n'y comprendre rien (1)
- L'existence de l'objet technique se manifeste comme réalité ontologique étroitement associée à l'existence de l'Homme. La relation entre l'Homme et l'objet technique constituerait une relation directe avec la manifestation ontologique de l'Homme et, par extension, avec sa propre nature (1)
- Il cherche la philosophie d'avant midi (1)
- Le grain de la peau du paysage (1)
- Renoncer au fardeau (1)
- Dans Du mode d'existence des objets techniques, Gilbert Simondon s''mploie à "réintégrer les techniques dans l'humain et dans la culture [et à] les comprendre en partant de leur genèse." (1)
- Le désenchantement du monde (1)
- L'accroissement du Potentiel se poursuit, défiant l'entendement et affolant la boussole de l'intelligence (1)
- Les mathématiques constituent le plus formidable instrument conceptuel dont l'homme puisse jamais disposer (1)
- Selon Max Weber, l'envers de la rationalisation est le désenchantement du monde (1)
- Toutes les larmes du ciel et du corps et de l'âme (1)
- Me fondre dans le miel (1)
- Aux enfants de la chance, qui n'ont jamais connu les transes, des shoots et du shit (1)
- Un vent, un grand vent nouveau, soufflait sur le pays (1)
- Un monde nouveau, on en rêvait tous (1)
- Zéro héro à l'infini (1)
- Oeuvre lyrique dramatique représentée sans mise en scène, ni costumes, ni décors, l'oratorio est formellement assez proche de la cantate et de l'opéra, desquels il doit être distingué. (1)
- Basta la vie volée, la vie privée de tout ce qui serait la vie (1)
- Repose-toi là (1)
- Le repos (1)
- I'm an aerostar (1)
- La multitude (1)
- L'échec de la rationalité face au divin (1)
- Ce qu'exprime la nature (1)
- Question ? Réponse (1)
- Le cinéma ne sert pas à raconter des histoires (1)
- Le concept a une fonction de classement et cette mise en catégorie consiste en deux opérations distinctes : 1. La première définit le périmètre de la classe (que puis-je mettre dans cette catégorie ?). 2. La seconde décrit les liens entre cette classe et les autres (en quoi cette catégorie est-elle différente de sa voisine ?). Cette double opération peut se faire selon deux modes différents : le point de vue classique et le point de vue relativiste. A/ Le point de vue classique : La catégorie y est définie par un ensemble de propriétés. Les restaurants sont par exemple les endroits où, moyennant paiement, on peut prendre un repas. Selon ce point de vue, les catégories peuvent s'emboiter comme des poupées russes. Le restaurant d'entreprise, la taverne et le restauroute sont tous des restaurants qui sont eux-mêmes des commerces. Précisons encore : le restaurant est un conceptqui peut s'exprimer "en extension". C'est à dire qu'il s'étend aussi bien au Fouquet's et à la taverne de la gare d'Anvers qu'au McDonald's en bas de ma rue. Mais on peut aussi parler d'un restaurant "en compréhension", dire qu'il y a des tables, des chaises, de la nourriture, quelqu'un pour cuisiner etc. Plus la compréhension est grande, moins l'extension le sera... Autrement dit, plus on précisera en détail ce qu'est un restaurant, moins on pourra en donner d'exemples. Le point de vue classique suppose deux hypothèses : 1. Les catégories sont homogènes. Tous les commerces qui peuvent être appelés "restaurant" le sont au même degré. 2. Les catégories sont décidables. Il est toujours possible de dire si une entité est un restaurant où ne l'est pas. Cette manière de voir les choses provient de la philosophie grècque. Elle a permis de structurer la pensée sur les bases de jugements et de raisonnements. Elle a également permis la naissance d'une discipline nouvelle : la logique formelle. Mais cette manière de voir les choses a aussi des faiblesses flagrantes. Il n'y a finalement qu'en mathématiques qu'une définition capture parfaitement un concept. La logique formelle a ses vices de forme... B/ Le point de vue relativiste : On le sent intuitivement, les deux hypothèses précédentes sont intenables : au sein des catégories, ce n'est pas vraiment l'uniformité, ni l'homogénéité. On ne peut pas dire exactement pourquoi mais un chêne est plus représentatif de la catégorie "arbre" qu'un cerisier ou un peuplier. Un berger allemand est plus représentatif de la catégorie "chien" qu'un lévrier ou un basset. Tout se passe comme si toute catégorie avait son emblème, sa moyenne arithmétique, son prototype qui pourrait agir en ambassadeur de la classe. Un moineau est un peu plus "oiseau" qu'une perruche ou qu'un poulet qui sont pourtant des oiseaux, et ce n'est donc pas seulement une question de quantité ou de nombre. Quand on demande à une personne de citer les éléments d'une catégorie, une forme de séquence apparaît. La pomme vient avant le kiwi, le bleu vient avant le violet. Les catégories définies par des caractéristiques précises devraient être homogènes. Eh bien non, il faut bien l'admettre, certains éléments sont "un peu plus" que ce qui devrait être la même chose. Cela paraît absurde et pourtant, pour nous belges et français, F est "plus" une lettre de l'alphabet que O, l'Italie est "plus" un pays que Singapour. Et si on parle des célibataires, vous pensez à beaucoup de gens mais pas immédiatement au pape. A l'appui de cette thèse, faites le test suivant. Demandez à quelqu'un successivement : Un taxi est un véhicule. Vrai ou faux ? Un tank est un véhicule. Vrai ou faux ? Une navette spatiale est un véhicule. Vrai ou faux ? Les réponses sont trois foi "vrai". Mais il faudra chaque fois quelques instants de plus pour l'entendre... Comme si on pouvait être un peu plus ou u peu moins "véhicule" ! Une toute nouvelle approche devient alors possible. La catégorie est définie par son prototype et non plus par son périmètre. Et l'appartenance à la catégorie devient une question de distance au prototype, et non plus une question de caractéristiques partagées. Si l'approche classique relevait d'une vue "oui ou non" des choses, l'approche relativiste est au contraire tout en nuance et en continuité. Ludwig Wittgenstein a ainsi présenté en 1953 l'idée de family ressemblance, en prenant l'exemple des jeux. Ceux-ci forment indiscutablement une catégorie. Mais qui pourrait bien donner les caractéristiques communes au rugby et aux mots croisés ? Il est plus adéquat de parler de ressemblance de proche en proche. Le rugby a une parenté avec lae football, qui a une parenté avec le tennis, le tennis avec les échecs, les échecs avec le Scrabble, et le Scrabble avec les mots croisés. La réussite et le calembour font aussi partie des jeux, tout comme Sim City, le poker, le Rubik's Cube ou même la séduction. La liste est longue. Des enfants qui jouent à "papa-maman" ou encore des jongleurs qui jouent avec des quilles sont là pour témoigner que la catégorie de sjeux existe non pas grâce à des propriétés communes (comme le fait d'être plusieurs ou le rôle du hasard) mais par une ressemblance de proche en proche, un peu comme les membres d'une même famille (d'où l'appellation de l'idée présentée par Wittgenstein). Alors quel serait le jeu "type" ? Un sport comme le football sans doute, ou alors le Monopoly. L'expérience montre en effet que les prototypes choisis sont un compromis entre la visualisation et l'abstraction. Le prototype aura un grand nombre de propriétés communes à beaucoup d'autres éléments (définition doublement imprécise) tout en permettant une représentation imagée. Je "vois" une table de bridge ou une table d'opération, mais quand on me dit "meuble", je ne "vois" plus rien. Table sera alors le prototype, c'est le concept le plus abstrait qui entraîne néanmoins une visualisation instantanée, car je vois bien les pieds... L'approche relativiste n'est sans doute pas très rationnelle, elle est certes subjective et les aspects psychologiques rivalisent avec les aspects philosophiques. Si on dit de quelqu'un que c'est une girafe, on pense à sa taille. Si on dit que c'est un requin, on pensera à son tempérament. Pourquoi dans un cas penser à son physique et dans un autre à son comportement ? L'approche relativiste s'inspire évidemment du nominalisme, qui est devenu célèbre au Moyen Age lors de la tout aussi célèbre querelle des universaux. Pour les nominalistes, les propriétés communes aux objets ne sont que des mots et des noms, et il est vain de les rechercher car elles ne sont qu'illusions. Le rouge n'existe pas, même s'il y a des poissons rouges et des croix rouges. Les pèlerins ,n'existent pas même si beaucoup de gens vont à Saint-Jacques-de-Compostelle. Prenons un dernier exemple. Je lisais récemment dans un journal que Shanghai était devenue une ville "occidentale". Plutôt étrange, non ? Il y a quelques années encore, si ma mémoire est bonne, la Chine était en Orient. Comment ce pays est-il donc devenu lui aussi un pays du soleil couchant ? Ce genre de surprise sémantique illustre bien l'inévitable différence entre la fluidité d'un monde en changement continu, et la rigidité des concepts que nous formons pour le décrire et l'interpréter. Car finalement, qu'est-ce que l'"Occident" ? Il y a aujourd'hui au moins six significations ! Au départ, l'Occident était une direction, celle de l'Ouest, ce qui suppose bien-sûr un point de référence pour nous... orienter. Ce fut évidemment - pour nous ! - Athènes. Et l'ennemi perse était donc à l'Est; L'Occident désigna ensuite petit à petit une région du monde, l'Europe de l'Ouest, même si son centre de gravité se déplaçait vers Rome. Le mot glissa alors de la géographie vers la religion. A l'époque des croisades, "occidental" et "chrétien" étaient presque synonymes. Depuis la révolution industrielle, l'Occident englobe l'Europe et les Etats-Unis partis à la conquête de l'Ouest. Les dimensions scientifiques, industrielles et économiques l'emportèrent sur les autres et relient les deux côtés de l'Atlantique. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la politique devint dominante. Celui qui s'échappait d'URSS vers sont sinistre rideau de fer passait en Occident. Aujourd'hui, l'Occident serait plutôt qualifié par quelques valeurs fondamentales comme l'universalité (le fait de s'adresser à tous), l'attrait pour la nouveauté (la mode est une invention occidentale) et la perpétuelle remise en cause (le droit à l'expression et à la critique). Shanghai n'est donc pas si occidentale que cela... Alors qu'est-ce que l'Occident finalement ? C'est un concept, une idée qui sert à interpréter ce qui se passe, et comme pour tous les modèles mentaux, l'image en nous est floue, réductrice et discontinue. impossible de dire à quel moment précis la signification du mot "Occident" a changé, mais les six étapes sont bien présentes. (1)
- La matière première de la pensée est le concept. Par exemple, le travail est un concept, et le repos aussi. Tout comme le bureau, qui nous montre au passage que l'amplitude des concepts peut être large : il peut être l'endroit où je vais travailler mais aussi ma table de traval. Le concept est une idée générale qui permet de regrouper beausoup de choses particulières. Un concept englobe la diversité dans une unité confortable à l'esprit qui peut alors la manipuler à sa guise pour réfléchir. Il permet d'organiser notre connaissance qur les objets, c'est l'entité cognitive de base où nous mettons le sens des mots que nous utilisons. Le concept est à la pensée ce que la brique est au maçon, ce que les molécules sont au chimiste. (1)
- L'invention simultanée du calcul infinitésimal par Newton et Leibnitz (1)
- A l'origine de bien des idées se trouve l'étonnement. Une perception aiguisée, une attention en éveil permet de détecter ces petites choses qui conduisent aux grandes trouvailles (1)
- Les marins ont des dizaines de mots différents pour qualifier ce que nous appelons simplement une corde. Les habitants du Groenland ont des dizaines de mots différents pour qualifier ce que nous appelons simplement de la neige. Ils voient ce que nous ne voyons pas : le détail, la nuance, la caractéristique qui nous échappe. Ils perçoivent une différence là où nous ne voyons que ressemblance. Ils sont riches de la diversité là où nous sommes les pauvres de l'uniformité. (1)
- La signification (1)


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