Are you still aware of the space and time?
- Are you still aware of the space and time? (1)
'Til we find a way to a different everyday
- 'Til we find a way to a different everyday (1)
Colette nous invite à savourer avec elle les précieux moments en compagnie des bêtes ou au coeur de la nature.
- Colette nous invite à savourer avec elle les précieux moments en compagnie des bêtes ou au coeur de la nature. (1)
Chatoiements veloutés
- Chatoiements veloutés (1)
Qu'elle nous entretienne de ses mistigris et toutous, qu'elle dénonce les jardins zoologiques ou les marchands de chiens, qu'elle brocarde un avaleur de poissons rouges ou un naturaliste soumis à son chat, qu'elle dénonce les vivisecteurs pavloviens ou les victimes à plumes et poils de la Grande Guerre, Colette magnifie le moindre de ses texticules de sa plume rafraîchissante. Usant sans abuser de mots précieux et d'images audacieuses, l'amie des bêtes personnifie chaque animal portraituré, nous régalant de facétieux anthropomorphismes.
- Qu'elle nous entretienne de ses mistigris et toutous, qu'elle dénonce les jardins zoologiques ou les marchands de chiens, qu'elle brocarde un avaleur de poissons rouges ou un naturaliste soumis à son chat, qu'elle dénonce les vivisecteurs pavloviens ou les victimes à plumes et poils de la Grande Guerre, Colette magnifie le moindre de ses texticules de sa plume rafraîchissante. Usant sans abuser de mots précieux et d'images audacieuses, l'amie des bêtes personnifie chaque animal portraituré, nous régalant de facétieux anthropomorphismes. (1)
La défense des animaux
- La défense des animaux (1)
La maltraitance animale
- La maltraitance animale (1)
Pignochées d'ombres douces et de chatoiements veloutés, ces oeuvrettes [ndlr : livre "La paix chez les bêtes", Colette] débordent d'une tendresse lénifiante : une lecture balsamique et douillette.
- Pignochées d'ombres douces et de chatoiements veloutés, ces oeuvrettes [ndlr : livre "La paix chez les bêtes", Colette] débordent d'une tendresse lénifiante : une lecture balsamique et douillette. (1)
And we stay in place 'cause there's nowhere else we know
- And we stay in place 'cause there's nowhere else we know (1)
As-tu vraiment bien regardé ? | As tu vraiment bien tout pensé ?
- As-tu vraiment bien regardé ? | As tu vraiment bien tout pensé ? (1)
Breton attacha toujours beaucoup d'importance à la rencontre des êtres, même la rencontre fortuite
avec des inconnus, car, à ses yeux, elle justifiait toutes les espérances, éveillait toutes les émotions,
permettait le dépassement de soi-même.
- Breton attacha toujours beaucoup d'importance à la rencontre des êtres, même la rencontre fortuite
avec des inconnus, car, à ses yeux, elle justifiait toutes les espérances, éveillait toutes les émotions,
permettait le dépassement de soi-même. (1)
La rencontre
- La rencontre (1)
Aller au bout de ses rêves
- Aller au bout de ses rêves (1)
Partir seul dans la nature
- Partir seul dans la nature (1)
Jacques Vaché, personnage de dandy nihiliste et suicidaire, qui avait la tranquille conviction de l'inutilité de toute action.
- Jacques Vaché, personnage de dandy nihiliste et suicidaire, qui avait la tranquille conviction de l'inutilité de toute action. (1)
Si au moins on pouvait en vouloir à quelqu'un. Si même on pouvait croire qu'on sert à quelque chose, qu'on va quelque part. Mais qu'est-ce qu'ils nous ont laissé ? Des lendemains qui chantent ? Le grand marché européen ? On n'a que dalle, on n'a plus qu'à être amoureux comme des cons, et ça c'est pire que tout.
- Si au moins on pouvait en vouloir à quelqu'un. Si même on pouvait croire qu'on sert à quelque chose, qu'on va quelque part. Mais qu'est-ce qu'ils nous ont laissé ? Des lendemains qui chantent ? Le grand marché européen ? On n'a que dalle, on n'a plus qu'à être amoureux comme des cons, et ça c'est pire que tout. (1)
L'exhaustivité
- L'exhaustivité (1)
As-tu vraiment bien regardé ?
- As-tu vraiment bien regardé ? (1)
As tu vraiment bien tout pensé ?
- As tu vraiment bien tout pensé ? (1)
Les bêtes sauvages
- Les bêtes sauvages (1)
Le bonheur tranquille
- Le bonheur tranquille (1)
Le savoir ignoré
- Le savoir ignoré (1)
Chaque homme sait une quantité prodigieuse de choses qu'il ignore qu'il sait.
- Chaque homme sait une quantité prodigieuse de choses qu'il ignore qu'il sait. (1)
Tout ce que l'on sait peut servir dans tout ce que l'on fait.
- Tout ce que l'on sait peut servir dans tout ce que l'on fait. (1)
Je suis le diable. Le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir, d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, - d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun, comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, - pour tout dire, diabolique. (...)
- Je suis le diable. Le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir, d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, - d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun, comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, - pour tout dire, diabolique. (...) (1)
Ce que tu sais est comme le sable que contient ta main ; ce que tu ignores est comme l'univers.
- Ce que tu sais est comme le sable que contient ta main ; ce que tu ignores est comme l'univers. (1)
La cloche se tait -
les fleurs en écho
parfument le soir !
(Matsuo Bashô)
- La cloche se tait -
les fleurs en écho
parfument le soir !
(Matsuo Bashô) (1)
Soir d"hirondelles -
demain encore
je n'aurai rien à faire
(Kobayashi Issa)
- Soir d"hirondelles -
demain encore
je n'aurai rien à faire
(Kobayashi Issa) (1)
Sans souci
elle contemple la montagne
la grenouille
(Kobayashi Issa)
- Sans souci
elle contemple la montagne
la grenouille
(Kobayashi Issa) (1)
En secret
le camélia devine
la présence du prunier
(Hayashibara Raisei)
- En secret
le camélia devine
la présence du prunier
(Hayashibara Raisei) (1)
Le monde
est devenu
un cerisier en fleurs
(Ryôkan)
- Le monde
est devenu
un cerisier en fleurs
(Ryôkan) (1)
En cherchant des violettes sous les feuilles sèches et sous l'herbe morte de l'an dernier, nous trouvons seulement des glands germées, rouge comme des cerises et qui lance, hors de leur coque crevée, un délié, un tenace et vivant fil qui plonge, aveugle, intelligent dans la terre humide.
- En cherchant des violettes sous les feuilles sèches et sous l'herbe morte de l'an dernier, nous trouvons seulement des glands germées, rouge comme des cerises et qui lance, hors de leur coque crevée, un délié, un tenace et vivant fil qui plonge, aveugle, intelligent dans la terre humide. (1)
Le violettes
- Le violettes (1)
Je voudrais être de deux mois plus vieille ou de trois semaines plus jeune. Il y a vingt jours, je les avais tous les six dans la corbeille, aveugles et pelucheux ; ils ne savaient que rampaient et, suspendus à mes mamelles, onduler d'aise comme des sangsues. Comme c'était facile ! Maintenant, ils sont terribles, et quand il faudrait sévir, ma sévérité, désarme rien qu'à les voir.
- Je voudrais être de deux mois plus vieille ou de trois semaines plus jeune. Il y a vingt jours, je les avais tous les six dans la corbeille, aveugles et pelucheux ; ils ne savaient que rampaient et, suspendus à mes mamelles, onduler d'aise comme des sangsues. Comme c'était facile ! Maintenant, ils sont terribles, et quand il faudrait sévir, ma sévérité, désarme rien qu'à les voir. (1)
La maternité
- La maternité (1)
Je dédie ce livre, écrit Colette, à n'importe quel soldat inconnu que le printemps pourra revoir, sanguinaire, doux et rêveur comme le Premier Homme de la planète (?)
- Je dédie ce livre, écrit Colette, à n'importe quel soldat inconnu que le printemps pourra revoir, sanguinaire, doux et rêveur comme le Premier Homme de la planète (?) (1)
Le moustique
- Le moustique (1)
Les glands
- Les glands (1)
Au bout de l'allée, vert tunnel, brille l'issue étincelante, la fin de la haute futaie. Ce n'est qu'une étoile bleue, puis, à mesure que nous avançons, une ogive couleur de mer, puis un portique ensoleillé, ouvert sur un bois-taillis, rasé l'an dernier, ou des surgeons buissonnent, ombragés de rares chênes. Ici le soleil s'étale, l'air bourdonne de taons et de guêpes, la libellule grésille, déchirant le réseau de rayons que tisse le vol des moustiques et des minces mouches forestières.
- Au bout de l'allée, vert tunnel, brille l'issue étincelante, la fin de la haute futaie. Ce n'est qu'une étoile bleue, puis, à mesure que nous avançons, une ogive couleur de mer, puis un portique ensoleillé, ouvert sur un bois-taillis, rasé l'an dernier, ou des surgeons buissonnent, ombragés de rares chênes. Ici le soleil s'étale, l'air bourdonne de taons et de guêpes, la libellule grésille, déchirant le réseau de rayons que tisse le vol des moustiques et des minces mouches forestières. (1)
La tentation de l'impossible
- La tentation de l'impossible (1)
"N'allez pas où le chemin peut mener. Allez où il n'y a pas de chemin, et laissez une trace.", Ralph Waldo Emerson
- "N'allez pas où le chemin peut mener. Allez où il n'y a pas de chemin, et laissez une trace.", Ralph Waldo Emerson (1)
La formation des équipes de rédaction, la définition des procédures
- La formation des équipes de rédaction, la définition des procédures (1)
Collection - le "musée imaginaire" de chacun (Malraux)
- Collection - le "musée imaginaire" de chacun (Malraux) (1)
La folie de l'exhaustivité
- La folie de l'exhaustivité (1)
Ne jamais négliger l'aller et le retour de la pensée au langage, du langage à la pensée. Dans le dictionnaire des synonymes de Condillac (publié en 1951 dans ses "oeuvres philosophiques"), chaque entrée porte sur l'expression par un mot général et abstrait d'une "idée principale", et c'est de la confrontation des idées secondaires transmise par une série assez large de mots sémantiquement apparentés que vient la possibilité de "définir"
- Ne jamais négliger l'aller et le retour de la pensée au langage, du langage à la pensée. Dans le dictionnaire des synonymes de Condillac (publié en 1951 dans ses "oeuvres philosophiques"), chaque entrée porte sur l'expression par un mot général et abstrait d'une "idée principale", et c'est de la confrontation des idées secondaires transmise par une série assez large de mots sémantiquement apparentés que vient la possibilité de "définir" (1)
La "synchronie" de Saussure
- La "synchronie" de Saussure (1)
Un savoir répertorié
- Un savoir répertorié (1)
L'analogie, fondamentalement, c'est une égalité de rapports : grand est à petit comme large à étroit ; rose est à fleur ce que prune est à fruit ; sale est à crado ce que propre est à nickel... Cela fait parcourir des types de rapports de sens, indépendants des rapports de forme : jument est à cheval ce que tigresse est à tigre, et ce que girafe est à... girafe !
- L'analogie, fondamentalement, c'est une égalité de rapports : grand est à petit comme large à étroit ; rose est à fleur ce que prune est à fruit ; sale est à crado ce que propre est à nickel... Cela fait parcourir des types de rapports de sens, indépendants des rapports de forme : jument est à cheval ce que tigresse est à tigre, et ce que girafe est à... girafe ! (1)
Les dictionnaires "onomasiologiques", qui, contrairement aux dictionnaires classiques qui vont des mots vers le sens, vont du sens vers les mots.
- Les dictionnaires "onomasiologiques", qui, contrairement aux dictionnaires classiques qui vont des mots vers le sens, vont du sens vers les mots. (1)
Lemme : forme canonique (masculin singulier, infinitif) d'un mot variable.
- Lemme : forme canonique (masculin singulier, infinitif) d'un mot variable. (1)
Glose : note en marge ou au bas d'un texte, pour expliquer un mot difficile, éclaircir un passage obscur.
- Glose : note en marge ou au bas d'un texte, pour expliquer un mot difficile, éclaircir un passage obscur. (1)
Le philosophe Alain enseignait une "fidélité à l'esprit" et recommandait de ne jamais chercher à réfuter les grands penseurs et les créateurs, mais de chercher à les comprendre au-delà de leur message exprimé : "Socrate ne s'arrête pas à Socrate"
- Le philosophe Alain enseignait une "fidélité à l'esprit" et recommandait de ne jamais chercher à réfuter les grands penseurs et les créateurs, mais de chercher à les comprendre au-delà de leur message exprimé : "Socrate ne s'arrête pas à Socrate" (1)
Les roboticiens font des robots à forme humaine. Même quand ils fabriquent un robot aspirateur, ils lui donneront peut-être pas une forme humaine mais celle d'un animal domestique. Quelque chose sur quoi mobiliser nos neurones-miroir à l'origine de comportements d'empathie. Il y a là comme une persistance de l'animisme
- Les roboticiens font des robots à forme humaine. Même quand ils fabriquent un robot aspirateur, ils lui donneront peut-être pas une forme humaine mais celle d'un animal domestique. Quelque chose sur quoi mobiliser nos neurones-miroir à l'origine de comportements d'empathie. Il y a là comme une persistance de l'animisme (1)
Les neurobiologistes connaissent les limites de la plasticité cérébrale. A cette notion, je préfère celle de perfectibilité chère à Rousseau, plus réaliste et raisonnable.
- Les neurobiologistes connaissent les limites de la plasticité cérébrale. A cette notion, je préfère celle de perfectibilité chère à Rousseau, plus réaliste et raisonnable. (1)
La perfectibilité
- La perfectibilité (1)
Les transhumanistes veulent aujourd'hui en finir avec la conscience ; ils considèrent qu'elle a été un avantage sélectif à une période donnée de l'histoire de l'espèce, mais qu'elle est devenue un frein. Ainsi l'humanité serait menacée de disparition si l'ntelligence n'est pas remplacée par l'instinct.
- Les transhumanistes veulent aujourd'hui en finir avec la conscience ; ils considèrent qu'elle a été un avantage sélectif à une période donnée de l'histoire de l'espèce, mais qu'elle est devenue un frein. Ainsi l'humanité serait menacée de disparition si l'ntelligence n'est pas remplacée par l'instinct. (1)
Construire des ponts
- Construire des ponts (1)
Un monde plus uni
- Un monde plus uni (1)
Bronislaw Malinowski et Edward Sapir (anthropologues) ont illustré la prééminence du langage dans l'étude de l'Etre humain.
- Bronislaw Malinowski et Edward Sapir (anthropologues) ont illustré la prééminence du langage dans l'étude de l'Etre humain. (1)
"Père que tous soient un" (Jn 17, 21), Prière de Jésus
- "Père que tous soient un" (Jn 17, 21), Prière de Jésus (1)
La spiritualité de l'unité
- La spiritualité de l'unité (1)
La force cachée des mots
- La force cachée des mots (1)
Selon une métaphore très affective de Raymond Queneau, les mots sont des êtres vivants, les ranger en dictionnaires reviendrait à les tuer ("Alors on les dispose en de grands cimetières | Que les esprits fripons nomment des dictionnaires", Le chien à la mandoline, "La chair chaude des mots")
- Selon une métaphore très affective de Raymond Queneau, les mots sont des êtres vivants, les ranger en dictionnaires reviendrait à les tuer ("Alors on les dispose en de grands cimetières | Que les esprits fripons nomment des dictionnaires", Le chien à la mandoline, "La chair chaude des mots") (1)
Il faudrait tout recommencer
- Il faudrait tout recommencer (1)
L'osmose serait de changer les choses
De voir en anamorphose jusqu'à la métamorphose
D'écouter le Choeur des Anges comme les voix d'outre-tombe
Parce que j'entends leur cri du coeur qui nous dit : Sauvez le Monde !
- L'osmose serait de changer les choses
De voir en anamorphose jusqu'à la métamorphose
D'écouter le Choeur des Anges comme les voix d'outre-tombe
Parce que j'entends leur cri du coeur qui nous dit : Sauvez le Monde ! (1)
- Pourquoi tu peux pas sauver le monde ?
- Parce que j'suis pas Superman, et qu'ça va super mal
Et que Barbie et Ken sont devenus super mad
- - Pourquoi tu peux pas sauver le monde ?
- Parce que j'suis pas Superman, et qu'ça va super mal
Et que Barbie et Ken sont devenus super mad (1)
J'aimerais qu'tu fasses quelque chose
Je te l'demande, promets - moi
Si tu le peux, s'il te plait
Si vous le pouvez : sauvez le monde
- J'aimerais qu'tu fasses quelque chose
Je te l'demande, promets - moi
Si tu le peux, s'il te plait
Si vous le pouvez : sauvez le monde (1)
Tout changer
- Tout changer (1)
Imagine le monde, la modernité | Avec de la volonté on peut tout changer
- Imagine le monde, la modernité | Avec de la volonté on peut tout changer (1)
Depuis, quand le soleil est sombre
Nombre d'entre nous résistent ou bien succombent
- Depuis, quand le soleil est sombre
Nombre d'entre nous résistent ou bien succombent (1)
J'ai lutté contre vents et marées
Résisté aux sirènes qui voulaient me noyer
Naufragé isolé seul et face au monde
Malgré tous ces efforts, je ne pourrai pas sauver le monde
- J'ai lutté contre vents et marées
Résisté aux sirènes qui voulaient me noyer
Naufragé isolé seul et face au monde
Malgré tous ces efforts, je ne pourrai pas sauver le monde (1)
J'aurais aimé porter la lampe, la torche et le flambeau
Aimé changer le monde par le poids des mots
Apporter l'étincelle au plus grand nombre
Mais quoi qu'je fasse, je n'pourrai pas sauver le monde
- J'aurais aimé porter la lampe, la torche et le flambeau
Aimé changer le monde par le poids des mots
Apporter l'étincelle au plus grand nombre
Mais quoi qu'je fasse, je n'pourrai pas sauver le monde (1)
Cette perversion polymorphe, le dictionnaire
- Cette perversion polymorphe, le dictionnaire (1)
(A propos de l'Académie française) On ne peut accuser Richelieu d'avoir en vue le durcissement de quelque ciment culturel, puisqu'il choisit le mot "académie" en 1635, mais "les lynx" italiens et la "florimontane" de François de Sales, qui fonctionna trois ans avec succès à Annecy, ne durent pas être étrangers à son choix.
- (A propos de l'Académie française) On ne peut accuser Richelieu d'avoir en vue le durcissement de quelque ciment culturel, puisqu'il choisit le mot "académie" en 1635, mais "les lynx" italiens et la "florimontane" de François de Sales, qui fonctionna trois ans avec succès à Annecy, ne durent pas être étrangers à son choix. (1)
La linguistique
- La linguistique (1)
1935 : première édition du dictionnaire de l'Académie française au XXème siècle - dans sa préface, l'Académie "estime que les exemples sont la vraie richesse et la partie la plus utile du Dictionnaire"
- 1935 : première édition du dictionnaire de l'Académie française au XXème siècle - dans sa préface, l'Académie "estime que les exemples sont la vraie richesse et la partie la plus utile du Dictionnaire" (1)
Les exemples
- Les exemples (1)
L'Encyclopédie ou l'ambiguïté fondatrice du dico, qui, au prétexte des mots, prend position sur le monde
- L'Encyclopédie ou l'ambiguïté fondatrice du dico, qui, au prétexte des mots, prend position sur le monde (1)
Le lexique
- Le lexique (1)
Ces institutions (les académies) sont comme hantées par le devoir de lexique, qui est une mémoire.
- Ces institutions (les académies) sont comme hantées par le devoir de lexique, qui est une mémoire. (1)
L'Académie française
- L'Académie française (1)
L'Académie florimontane
- L'Académie florimontane (1)
La Haute-Savoie
- La Haute-Savoie (1)
Douceur de la brise
dans le vert de mille collines
un temple isolé
(Masaoka Shiki)
- Douceur de la brise
dans le vert de mille collines
un temple isolé
(Masaoka Shiki) (1)
Dans la brume de printemps
le vol blanc
d'un insecte au nom inconnu
(Yosa Buson)
- Dans la brume de printemps
le vol blanc
d'un insecte au nom inconnu
(Yosa Buson) (1)
[Le haikiste] met la focale au point sur ce qui est là, maintenant, inépuisable dans l'éphémère - non pas une essence, mais une dynamique, une énergie
- [Le haikiste] met la focale au point sur ce qui est là, maintenant, inépuisable dans l'éphémère - non pas une essence, mais une dynamique, une énergie (1)
Qui sait, au fond, si le monde vu par un papillon n'est pas plus réel que le nôtre ?
- Qui sait, au fond, si le monde vu par un papillon n'est pas plus réel que le nôtre ? (1)
Cette attention portée à l'infime, cette tendresse envers le monde et toutes les créatures vivantes, principe bouddhique s'il en est, participe aussi d'un souci constant du détail, caractéristique de l'art japonais [...] L'attention se centre sur un ou deux détails à même de dire la totalité d'un ensemble - la partie devient le tout.
- Cette attention portée à l'infime, cette tendresse envers le monde et toutes les créatures vivantes, principe bouddhique s'il en est, participe aussi d'un souci constant du détail, caractéristique de l'art japonais [...] L'attention se centre sur un ou deux détails à même de dire la totalité d'un ensemble - la partie devient le tout. (1)
Art de l'ellipse et du bref, le haiku se tient à l'évidence du côté de la "phrase vivante", mais il procède par retranchement, par soustraction - par dépouillement. Habité par une exigence d'expression absolue, il dénude la langue jusqu'à sa moelle.
- Art de l'ellipse et du bref, le haiku se tient à l'évidence du côté de la "phrase vivante", mais il procède par retranchement, par soustraction - par dépouillement. Habité par une exigence d'expression absolue, il dénude la langue jusqu'à sa moelle. (1)
Le haikiste semble photographier, enregistrer (André Breton dans le Premier Manifeste du Surréalisme n'appelait-il pas les poètes à être des "appareils enregistreurs" ?) un simple rien, mais dont l'éclat irradierait sans trêve. Il ne conçoit pas, il découvre.
- Le haikiste semble photographier, enregistrer (André Breton dans le Premier Manifeste du Surréalisme n'appelait-il pas les poètes à être des "appareils enregistreurs" ?) un simple rien, mais dont l'éclat irradierait sans trêve. Il ne conçoit pas, il découvre. (1)
Devant l'éclair - sublime est celui qui ne sait rien (Bashô)
- Devant l'éclair - sublime est celui qui ne sait rien (Bashô) (1)
Une fleur de sens
- Une fleur de sens (1)
Selon Bashô, un poème achevé doit révéler - dans le même temps - l'immuable, l'éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif, l'éphémère qui nous traverse (ryukô). Le haiku tremble et scintille alors comme un instant-poème, une étincelle jaillie de la confrontation permanent entre le présent et l'éternité, un minuscule aérolithe de modestie à l'échelle du cosmos.
- Selon Bashô, un poème achevé doit révéler - dans le même temps - l'immuable, l'éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif, l'éphémère qui nous traverse (ryukô). Le haiku tremble et scintille alors comme un instant-poème, une étincelle jaillie de la confrontation permanent entre le présent et l'éternité, un minuscule aérolithe de modestie à l'échelle du cosmos. (1)
Le présent et l'éternité
- Le présent et l'éternité (1)
[Le haiku] suspend, comme en se jouant, la raison discursive qui nous tient lieu de béquille - avec une ambition souveraine : dire la réalité telle qu'elle est.
- [Le haiku] suspend, comme en se jouant, la raison discursive qui nous tient lieu de béquille - avec une ambition souveraine : dire la réalité telle qu'elle est. (1)
Si le haiku est un exercice spirituel, c'est au sens où il approfondit le spiritus, c'est à dire le souffle, du monde en nous.
- Si le haiku est un exercice spirituel, c'est au sens où il approfondit le spiritus, c'est à dire le souffle, du monde en nous. (1)
Exercices spirituels
- Exercices spirituels (1)
L'être est voué à se défaire corps et âme, à se fondre dans le vide
- L'être est voué à se défaire corps et âme, à se fondre dans le vide (1)
Corps et âme
- Corps et âme (1)
L'insondabilité des choses
- L'insondabilité des choses (1)
Un sentiment du monde comme miracle. Un sentiment d'ouverture à l'insondabilité des choses que semble avoir peu ou prou oublié l'héritage philosophique occidental, gouverné d'ordinaire par un esprit de distance vis-à-vis de la réalité
- Un sentiment du monde comme miracle. Un sentiment d'ouverture à l'insondabilité des choses que semble avoir peu ou prou oublié l'héritage philosophique occidental, gouverné d'ordinaire par un esprit de distance vis-à-vis de la réalité (1)
"On appelle phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage : une phrase vivante est celle dont le langage n'est plus du langage", Leang-Kiai de Tong-chan
- "On appelle phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage : une phrase vivante est celle dont le langage n'est plus du langage", Leang-Kiai de Tong-chan (1)
Débordant les mots par les mots, leur faisant dire ce qu'ils ne semblent pouvoir dire, il [le haiku] gambade toujours aux limites du langage. Et s'il apparaît comme l'expression vraie d'un vertige, c'est sans doute parce qu'il s'attache à ciseler sans fin cette pure aporie : mettre en mots le silence
- Débordant les mots par les mots, leur faisant dire ce qu'ils ne semblent pouvoir dire, il [le haiku] gambade toujours aux limites du langage. Et s'il apparaît comme l'expression vraie d'un vertige, c'est sans doute parce qu'il s'attache à ciseler sans fin cette pure aporie : mettre en mots le silence (1)
[A propos du haiku] Ses quelques syllabes ouvrent un espace de naissance infinie que la lecture échoue à épuiser. Un espace de pure intensité mentale. Il faut dire que le lecteur est convoqué au plus vif, au plus vrai de sa palette sensible, pour "compléter" le poème. Le faire résonner. Comme si la métaphore cédait ici le pas à la résonance - onde d'un galet de sens ricochant sur les eaux du silence
- [A propos du haiku] Ses quelques syllabes ouvrent un espace de naissance infinie que la lecture échoue à épuiser. Un espace de pure intensité mentale. Il faut dire que le lecteur est convoqué au plus vif, au plus vrai de sa palette sensible, pour "compléter" le poème. Le faire résonner. Comme si la métaphore cédait ici le pas à la résonance - onde d'un galet de sens ricochant sur les eaux du silence (1)
La subtilité
- La subtilité (1)
L'opérateur d'agir : le paysage
- L'opérateur d'agir : le paysage (1)
L'époque et le point de vue du paysage impliquent quant à eux un rapport de fragilité avec le réel un rapport ni de dominé (sacré) ni de dominateur (homme)
- L'époque et le point de vue du paysage impliquent quant à eux un rapport de fragilité avec le réel un rapport ni de dominé (sacré) ni de dominateur (homme) (1)
La société de l'individu conçoit la question du lien comme relevant d'un extérieur optionnel aux individus
- La société de l'individu conçoit la question du lien comme relevant d'un extérieur optionnel aux individus (1)
Nous sommes en permanence happés par l'immédiat, par l'urgence, qui est à la fois un dispositif et une idéologie.
- Nous sommes en permanence happés par l'immédiat, par l'urgence, qui est à la fois un dispositif et une idéologie. (1)
Les prophètes du nihilisme, aujourd'hui recyclés dans leurs habits postmodernes, ont l'air tellement sérieux quand ils nous annoncent que nous nous sommes trompés, que tout "isme" est fascisme, que toute certitude est dangereuse, que tout est polysémique... Que consensus et molesse, associés au néolibéralisme et à la loi du marché, sont les nouveaux noms de l'éthique... C'est au nom du rien, du nihil, que ces nouveaux maîtres menseurs, au nom de la démocratie, justifient le néocolonialisme. C'est tellement chic le nihilisme ! Cela se marie si bien avec le sommelier et le dîner en ville qu'on ne peut éviter de se sentir très plouc chaque fois que l'on s'apprête à lutter pour la justice, qu'on éprouve la certitude d'une asymétrie radicale dans la situation qu'on vit. Il n'y a pas de vérité, pérorent les poules de luxe de salons, mais la bétise ayant ses limites, on doit comprendre qu'il y a là l'énoncé d'une vérité : le nihilisme et le relativisme culturel constituent la pire des ontologies sclérosées, la pire des métaphysiques.
- Les prophètes du nihilisme, aujourd'hui recyclés dans leurs habits postmodernes, ont l'air tellement sérieux quand ils nous annoncent que nous nous sommes trompés, que tout "isme" est fascisme, que toute certitude est dangereuse, que tout est polysémique... Que consensus et molesse, associés au néolibéralisme et à la loi du marché, sont les nouveaux noms de l'éthique... C'est au nom du rien, du nihil, que ces nouveaux maîtres menseurs, au nom de la démocratie, justifient le néocolonialisme. C'est tellement chic le nihilisme ! Cela se marie si bien avec le sommelier et le dîner en ville qu'on ne peut éviter de se sentir très plouc chaque fois que l'on s'apprête à lutter pour la justice, qu'on éprouve la certitude d'une asymétrie radicale dans la situation qu'on vit. Il n'y a pas de vérité, pérorent les poules de luxe de salons, mais la bétise ayant ses limites, on doit comprendre qu'il y a là l'énoncé d'une vérité : le nihilisme et le relativisme culturel constituent la pire des ontologies sclérosées, la pire des métaphysiques. (1)
Nous ne sommes pas une institution bancaire : on n'a pas le droit de nous demander si nos investissements seront ou non "rentables". C'est dans la lutte ekke-même, dans le chemin que l'objectif se déploie en permanence.
- Nous ne sommes pas une institution bancaire : on n'a pas le droit de nous demander si nos investissements seront ou non "rentables". C'est dans la lutte ekke-même, dans le chemin que l'objectif se déploie en permanence. (1)
Il est vrai que tiraillés par notre envie de perdurer dans notre soi, nous avons souvent du mal à nous laisser vivre, dans le sens plus profond du mot, c'est à dire déployer les multiplicités qui peuvent mettre en danger notre identité. Voilà pourquoi cete joie dont nous parlons existe qouvent chez nous sous la forme paradoxale d'une joie mélancolique : mélancolie du passeur, du voyageur, qui éprouve qu'il n'est jamais autant lui-même qu'au moment où il s'oublie, jusqu'au point de se mettre en danger.
- Il est vrai que tiraillés par notre envie de perdurer dans notre soi, nous avons souvent du mal à nous laisser vivre, dans le sens plus profond du mot, c'est à dire déployer les multiplicités qui peuvent mettre en danger notre identité. Voilà pourquoi cete joie dont nous parlons existe qouvent chez nous sous la forme paradoxale d'une joie mélancolique : mélancolie du passeur, du voyageur, qui éprouve qu'il n'est jamais autant lui-même qu'au moment où il s'oublie, jusqu'au point de se mettre en danger. (1)
Entrer en amitié avec le processus, voilà ce qu'il s'agit d'atteindre.
- Entrer en amitié avec le processus, voilà ce qu'il s'agit d'atteindre. (1)
Il s'agit, dans une joyeuse pratique de résistance et construction, d'assumer les processus de nos vies, au delà de la dichotomie disciplinaire espoir/désespoir.
- Il s'agit, dans une joyeuse pratique de résistance et construction, d'assumer les processus de nos vies, au delà de la dichotomie disciplinaire espoir/désespoir. (1)
Dégager une partie de notre puissance pour résister et créer, pour développer la vie.
- Dégager une partie de notre puissance pour résister et créer, pour développer la vie. (1)
En réalité, ce qui fonde l'humanisme et pose problème, c'est la séparation entre l'homme et ce qui n'est pas l'homme, son tout autre, ce sur quoi il a tous les droits, ce qu'il peut donc utiliser en vue de ses fins "humanistes". C'est ce qui explique pourquoi l'humanisme s'articule si bien avec l'utilitarisme et avec son "tout est possible", au nom de la toute puissance de l'être humain.
- En réalité, ce qui fonde l'humanisme et pose problème, c'est la séparation entre l'homme et ce qui n'est pas l'homme, son tout autre, ce sur quoi il a tous les droits, ce qu'il peut donc utiliser en vue de ses fins "humanistes". C'est ce qui explique pourquoi l'humanisme s'articule si bien avec l'utilitarisme et avec son "tout est possible", au nom de la toute puissance de l'être humain. (1)
L'objectif est le chemin lui-même
- L'objectif est le chemin lui-même (1)
Dieu est lumière ; en lui, il n'y a pas de ténèbres.
- Dieu est lumière ; en lui, il n'y a pas de ténèbres. (1)
Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n'y a en lui aucune occasion de chute.
- Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n'y a en lui aucune occasion de chute. (1)
Pourquoi aimons-nous le haiku ? Sans doute pour l'acquiescement qu'il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu'une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute aussi parce qu'il nous déroute, parce qu'il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieue à chaque instant. "Salve contre l'habitude", disait justement Henri Pichette à propos de la poésie - "ravissement soudain dans l'imprévisible", répondraient les haikistes qui traquent l'inconnu au coeur du familier. Peut-être enfin parce qu'il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité. L'éclosion spontanée d'une fleur de sens.
- Pourquoi aimons-nous le haiku ? Sans doute pour l'acquiescement qu'il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu'une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute aussi parce qu'il nous déroute, parce qu'il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieue à chaque instant. "Salve contre l'habitude", disait justement Henri Pichette à propos de la poésie - "ravissement soudain dans l'imprévisible", répondraient les haikistes qui traquent l'inconnu au coeur du familier. Peut-être enfin parce qu'il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité. L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. (1)
Renouer avec nos paysages nous permettra peut-être de sortir du pur pâtir pour aller vers un agir concret et réel.
- Renouer avec nos paysages nous permettra peut-être de sortir du pur pâtir pour aller vers un agir concret et réel. (1)
La pensée de la politique et de la société a en effet très tôt pris la forme de la croyance en une voie royale : la prise du pouvoir central, clé magique préalable et nécessaire et nécessaire pour la résolution de tout problème. Ce faisant, les forces progressiste se sont condamné à un mode de traitement des problèmes piégé dans des questions d'intersubjectivité et de conflits d'intérêts. Elles ont confondu l'assomption des processus objectifs - sociaux, politiques, économiques, écologique, d'éducation, de santé etc, - avec une problématique simpliste, celle des moyens d'arriver au pouvoir.
- La pensée de la politique et de la société a en effet très tôt pris la forme de la croyance en une voie royale : la prise du pouvoir central, clé magique préalable et nécessaire et nécessaire pour la résolution de tout problème. Ce faisant, les forces progressiste se sont condamné à un mode de traitement des problèmes piégé dans des questions d'intersubjectivité et de conflits d'intérêts. Elles ont confondu l'assomption des processus objectifs - sociaux, politiques, économiques, écologique, d'éducation, de santé etc, - avec une problématique simpliste, celle des moyens d'arriver au pouvoir. (1)
La connaissance de nos situations, avec les dispositifs matériels qui les accompagnent, rend consubstantiels la connaissance et l'agir : assumer une situation, c'est travailler dans cette situation, sans chercher des principes qui finissent par nous détourner du réel. Le déploiement de la puissance d'une situation est ce qui, du paysage, fait appel en nous...
- La connaissance de nos situations, avec les dispositifs matériels qui les accompagnent, rend consubstantiels la connaissance et l'agir : assumer une situation, c'est travailler dans cette situation, sans chercher des principes qui finissent par nous détourner du réel. Le déploiement de la puissance d'une situation est ce qui, du paysage, fait appel en nous... (1)
Eprouver de nouveaux possibles
- Eprouver de nouveaux possibles (1)
La construction au Nord de forteresses fondées sur l'oppression du Sud
- La construction au Nord de forteresses fondées sur l'oppression du Sud (1)
L'éveil ? Une limpide immédiateté, sans la moindre grandiloquence. Une immanence prête à bruire dans les lieux les plus communs. Sauf qu'il n"est plus ici aucun lieu commun. Comme si chaque chose dans sa dimension fugitive dévoilait l'économie ultime de la nature
- L'éveil ? Une limpide immédiateté, sans la moindre grandiloquence. Une immanence prête à bruire dans les lieux les plus communs. Sauf qu'il n"est plus ici aucun lieu commun. Comme si chaque chose dans sa dimension fugitive dévoilait l'économie ultime de la nature (1)
La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive.
En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage.
Au delà du clair de lune
je laisse ma barque
pour entrer dans le ciel
(Koda Rohan)
La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique.
Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit.
- La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive.
En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage.
Au delà du clair de lune
je laisse ma barque
pour entrer dans le ciel
(Koda Rohan)
La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique.
Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit. (1)
Exprimer l'inexprimable
- Exprimer l'inexprimable (1)
La pensée discursive
- La pensée discursive (1)
La sémantique
- La sémantique (1)
La grammaire
- La grammaire (1)
La poésie d'une langue où les adjectifs se conjguent, où les noms, délivrés de fioritures tels que genre ou nombre, se présentent sous la forme de dessins
- La poésie d'une langue où les adjectifs se conjguent, où les noms, délivrés de fioritures tels que genre ou nombre, se présentent sous la forme de dessins (1)
Exactitude esthétique
- Exactitude esthétique (1)
La plus extrême minutie apportée à la codification des instants du monde [devient] le gage d'une vraie liberté.
- La plus extrême minutie apportée à la codification des instants du monde [devient] le gage d'une vraie liberté. (1)
Une poésie fondée sur l'imprécision et l'ambiguïté - en même temps que sur la concision.
- Une poésie fondée sur l'imprécision et l'ambiguïté - en même temps que sur la concision. (1)
Les territoires de sens
- Les territoires de sens (1)
Ce "flou irisé de ressources" qu'évoque Claude Roy à propos du chinois.
- Ce "flou irisé de ressources" qu'évoque Claude Roy à propos du chinois. (1)
Guérir du moi
- Guérir du moi (1)
Questions/réponses
- Questions/réponses (1)
Prépare-toi à la mort
prépare-toi
bruissent les cerisiers en fleur
(Issa)
- Prépare-toi à la mort
prépare-toi
bruissent les cerisiers en fleur
(Issa) (1)
Profond
plus profond encore
dans les montagnes bleues
(Santôka)
- Profond
plus profond encore
dans les montagnes bleues
(Santôka) (1)
Tu es riche ?
J'ai tout
Je ne me possède plus
- Tu es riche ?
J'ai tout
Je ne me possède plus (1)
Nuit sans fin -
je pense
à ce qui viendra dans dix mille ans
(Shiki)
- Nuit sans fin -
je pense
à ce qui viendra dans dix mille ans
(Shiki)
(1)
les ressources
- les ressources (1)
L'étrangeté est toujours partageable
- L'étrangeté est toujours partageable (1)
L'étrangeté
- L'étrangeté (1)
On compte accumulés au fil des siècles dans des almanach poétiques(saïjiki) quelques milliers d'expressions ou de mots-saison, à partir desquels les haikistes façonnent leurs poèmes. Ces recueils, ces glossaires répertorient scrupuleusement tous les mots exprimant l'essence - le "parfum" - de la saison et els classent selon plusieurs catégories évocatrices : les moments de la saison, les phénomènes du ciel, le paysage, les activités humaines, la faune et la flore. Volonté d'ordonnancement du monde, souci d'exactitude esthétique, qui apparaissent comme une constante spécifique, intime du génie japonais.
- On compte accumulés au fil des siècles dans des almanach poétiques(saïjiki) quelques milliers d'expressions ou de mots-saison, à partir desquels les haikistes façonnent leurs poèmes. Ces recueils, ces glossaires répertorient scrupuleusement tous les mots exprimant l'essence - le "parfum" - de la saison et els classent selon plusieurs catégories évocatrices : les moments de la saison, les phénomènes du ciel, le paysage, les activités humaines, la faune et la flore. Volonté d'ordonnancement du monde, souci d'exactitude esthétique, qui apparaissent comme une constante spécifique, intime du génie japonais. (1)
Le haiku comme une salutation, un hommage au moment présent
- Le haiku comme une salutation, un hommage au moment présent (1)
Le souhait rilkien d'"entendre chanter les choses"
- Le souhait rilkien d'"entendre chanter les choses" (1)
Entendre chanter les choses
- Entendre chanter les choses (1)
Des poèmes-lâcher-prise
- Des poèmes-lâcher-prise (1)
Le lâcher prise
- Le lâcher prise (1)
[Le haiku] plaide à sa manière pour un esprit désoccupé, un esprit qui se laisse habiter. Il met en scène un je-monde à la fois totalement impliqué et parfaitement désimpliqué, un je-univers, un corps au diapason de l'espace.
- [Le haiku] plaide à sa manière pour un esprit désoccupé, un esprit qui se laisse habiter. Il met en scène un je-monde à la fois totalement impliqué et parfaitement désimpliqué, un je-univers, un corps au diapason de l'espace. (1)
La coïncidence
- La coïncidence (1)
Le lieu commun
- Le lieu commun (1)
Le fugitif
- Le fugitif (1)
Toutes les formes de coïncidences.
- Toutes les formes de coïncidences. (1)
[Ces poèmes] n'imposent rien, ils offrent, ils tendent, ls éclosent
- [Ces poèmes] n'imposent rien, ils offrent, ils tendent, ls éclosent (1)
Folle sagesse
- Folle sagesse (1)
L'inattendu
- L'inattendu (1)
Le haiku se développe d'ordinaire sur la toile de fond d'un mot-saison (kigo)
- Le haiku se développe d'ordinaire sur la toile de fond d'un mot-saison (kigo) (1)
L'importance que les japonais accordent aux circonstances, toujours uniques, jamais dues au seul hasard, mais bien à un lien prédestiné qui unit les êtres et les choses.
- L'importance que les japonais accordent aux circonstances, toujours uniques, jamais dues au seul hasard, mais bien à un lien prédestiné qui unit les êtres et les choses. (1)
Les circonstances
- Les circonstances (1)
Une confiance illimitée dans l'inattendu
- Une confiance illimitée dans l'inattendu (1)
Errance libertaire
- Errance libertaire (1)
Imaginez un univers enfin désentravé, dégrippé. Comme un terrain de jeu infini. Une facétie, révélée dans tout sa nudité cocasse.
- Imaginez un univers enfin désentravé, dégrippé. Comme un terrain de jeu infini. Une facétie, révélée dans tout sa nudité cocasse. (1)
Un terrain de jeu infini
- Un terrain de jeu infini (1)
Errance libertaire des gestes et du regard
- Errance libertaire des gestes et du regard (1)
Une idéologie libérale qui titube comme uncanard sans tête
- Une idéologie libérale qui titube comme uncanard sans tête (1)
Si l'humanité est aujourd'hui au bord du précipice, c'est en partie parce que les grands dirigeants, en "s'emportant", ont cru pouvoir s'exonérer d'un certain nombre de lois naturelles auxquelles il s'agit aujourd'hui de reve
pour comprendre les ressorts du vivant et nous en inspirer dans la reconstruction d'une société à la fois plus juste et plus pérenne.
- Si l'humanité est aujourd'hui au bord du précipice, c'est en partie parce que les grands dirigeants, en "s'emportant", ont cru pouvoir s'exonérer d'un certain nombre de lois naturelles auxquelles il s'agit aujourd'hui de reve
pour comprendre les ressorts du vivant et nous en inspirer dans la reconstruction d'une société à la fois plus juste et plus pérenne. (1)
L'esprit de l'homme qui rêve se satisfait pleinement de ce qui lui arrive. L'angoissante question de la possibilité ne se pose plus. Tue, vole plus vite, aime tant qu'il te plaira. Et si tu meurs, n'es-tu pas certain de te réveiller d'entre les morts ?
- L'esprit de l'homme qui rêve se satisfait pleinement de ce qui lui arrive. L'angoissante question de la possibilité ne se pose plus. Tue, vole plus vite, aime tant qu'il te plaira. Et si tu meurs, n'es-tu pas certain de te réveiller d'entre les morts ? (1)
Laisse-toi conduire, les événements ne souffrent pas que tu les diffères
- Laisse-toi conduire, les événements ne souffrent pas que tu les diffères (1)
La facilité de tout est inappréciable.
- La facilité de tout est inappréciable. (1)
Quelle raison, je le demande, raison tellement plus large que l'autre, confère au rêve cette allure naturelle, me fait accueillir sans réserve une foule d'épisodes dont l'étrangeté à l'heure où j'écris me foudroierait ? Et pourtant j'en puis croire mes yeux, mes oreilles ; ce beau jour est venu, cette bête a parlé.
- Quelle raison, je le demande, raison tellement plus large que l'autre, confère au rêve cette allure naturelle, me fait accueillir sans réserve une foule d'épisodes dont l'étrangeté à l'heure où j'écris me foudroierait ? Et pourtant j'en puis croire mes yeux, mes oreilles ; ce beau jour est venu, cette bête a parlé. (1)
L'expérience même s'est vu assigner des limites. Elle tourne dans une cage d'où il est de plus en plus difficile de la faire sortir. Elle s'appuie, elle aussi, sur l'utilité immédiate, et elle est gardée par le bon sens. Sous couleur de civilisation, sous prétexte de progrès, on est parvenu à bannir de l'esprit tout ce qui se peut taxer à tort ou à raison de superstition, de chimère, à proscrire tout mode de recherche de la vérité qui n'est pas conforme à l'usage.
- L'expérience même s'est vu assigner des limites. Elle tourne dans une cage d'où il est de plus en plus difficile de la faire sortir. Elle s'appuie, elle aussi, sur l'utilité immédiate, et elle est gardée par le bon sens. Sous couleur de civilisation, sous prétexte de progrès, on est parvenu à bannir de l'esprit tout ce qui se peut taxer à tort ou à raison de superstition, de chimère, à proscrire tout mode de recherche de la vérité qui n'est pas conforme à l'usage. (1)
Il me paraît que tout acte porte en lui-même sa justification, du moins pour qui a été capable de le commettre, qu'il est doué d'un pouvoir rayonnant que la moindre glose est de nature à affaiblir
- Il me paraît que tout acte porte en lui-même sa justification, du moins pour qui a été capable de le commettre, qu'il est doué d'un pouvoir rayonnant que la moindre glose est de nature à affaiblir (1)
Endors-toi avec un rêve et réveille toi avec un objectif.
- Endors-toi avec un rêve et réveille toi avec un objectif. (1)
La mémoire est du même bois que le rêve
- La mémoire est du même bois que le rêve (1)
Cette imagination qui n'admettait pas de bornes, on ne lui permet plus de s'exercer que selon les lois d'une utilité arbitraire.
- Cette imagination qui n'admettait pas de bornes, on ne lui permet plus de s'exercer que selon les lois d'une utilité arbitraire. (1)
La seule imagination me rend compte de ce qui peut être
- La seule imagination me rend compte de ce qui peut être (1)
De l'instant où il sera soumis à un examen méthodique, où, par des moyens à déterminer, on parviendra à nous rendre compte du rêve dans son intégrité (et cela suppose une discipline de la mémoire qui porte sur des générations ; commençons tout de même par enregistrer les faits saillants), où sa courbe se développera avec une régularité et une ampleur sans pareilles, on peut espérer que les mystères qui n'en sont pas feront place au grand Mystère. Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession.
- De l'instant où il sera soumis à un examen méthodique, où, par des moyens à déterminer, on parviendra à nous rendre compte du rêve dans son intégrité (et cela suppose une discipline de la mémoire qui porte sur des générations ; commençons tout de même par enregistrer les faits saillants), où sa courbe se développera avec une régularité et une ampleur sans pareilles, on peut espérer que les mystères qui n'en sont pas feront place au grand Mystère. Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession. (1)
Rendre compte du rêve
- Rendre compte du rêve (1)
Je m'étais mis à choyer immodérément les mots pour l'espace qu'ils admettent autour d'eux, pour leurs tangences avec d'autres mots innombrables que je ne prononçais pas
- Je m'étais mis à choyer immodérément les mots pour l'espace qu'ils admettent autour d'eux, pour leurs tangences avec d'autres mots innombrables que je ne prononçais pas (1)
C'est sur ces entrefaites que je fus amené à renoncer définitivement à mon point de vue
- C'est sur ces entrefaites que je fus amené à renoncer définitivement à mon point de vue (1)
SURRÉALISME, n. m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. ENCYCL. Philos. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie.
- SURRÉALISME, n. m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. ENCYCL. Philos. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie. (1)
La toute puissance du rêve
- La toute puissance du rêve (1)
Au rendez-vous des occasions
- Au rendez-vous des occasions (1)
On raconte que chaque jour, au moment de s'endormir, Saint-Pol-Roux faisait naguère placer, sur la porte de son manoir de Camaret, un écriteau sur lequel on pouvait lire : LE POÈTE TRAVAILLE.
- On raconte que chaque jour, au moment de s'endormir, Saint-Pol-Roux faisait naguère placer, sur la porte de son manoir de Camaret, un écriteau sur lequel on pouvait lire : LE POÈTE TRAVAILLE. (1)
[...] mon intention était de faire justice de la haine du merveilleux qui sévit chez certains hommes, de ce ridicule sous lequel ils veulent le faire tomber. Tranchons-en : le merveilleux est toujours beau, n'importe quel merveilleux est beau, il n'y a même que le merveilleux qui soit beau.
- [...] mon intention était de faire justice de la haine du merveilleux qui sévit chez certains hommes, de ce ridicule sous lequel ils veulent le faire tomber. Tranchons-en : le merveilleux est toujours beau, n'importe quel merveilleux est beau, il n'y a même que le merveilleux qui soit beau. (1)
Rien n'est impossible à qui sait oser
- Rien n'est impossible à qui sait oser (1)
La distance entre tes rêves et la réalité s'appelle l'action.
- La distance entre tes rêves et la réalité s'appelle l'action. (1)