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- L'Aspect réel est l'Aspect réel du tel quel, et le tel quel est le corps et le coeur de ce présent ! C'est avec ce corps et avec ce coeur qu'il faut déployer le coeur de l'Eveil. Ne détestez pas patauger dans l'eau et marcher sur les cailloux. Confectionner, en trituranr un seul brin d'herbe, le corps doré de l'Eveillé de six shakus, et dresser, en triturant une seule poussière, le mausolée d'un ancien éveillé, tel doit être le déploiement du coeur de l'Eveil. Cela n'est autre que de voir et écouter l'Eveillé, de voir et écouter la Loi, de faire de soi un éveillé et de faire la pratique de l'Eveillé. (1)
- Confectionner, en triturant un seul brin d'herbe, le corps doré de l'Eveillé de six shakus, et dresser, en triturant une seule poussière, le mausolée d'un ancien éveillé, tel doit être le déploiement du coeur de l'Eveil (1)
- Trituration (1)
- Jouer avec l'Oeil, goûter le déploiement du coeur de l'Eveil, et s'en servir (1)
- Selon la légende, la fleur d'Udumbara éclôt une fois tous les trois mille ans, et désigne métaphoriquement la manifestation des éveillés, événement rarissime dans ce monde terrestre. [...] A ce moment-là, assis au milieu d'un million de fidèles rassemblés sur le Mont du Pic du Vautour dans le pays de l'Ouest, l'Eveillé-Shâkyamuni tritura une fleur d'Udumbara et cligna l'Oeil. A ce moment-là, l'honorable Kâçyapa lui adressa un sourire. L'Eveillé-Shâkyamuni dit alors : "J'ai en moi la vraie Loi, Trésor de l'Oeil - le coeur sublime du Nirvâna. Je transmets ceux-ci à Kâçyapa." (1)
- Etre assis tout simplement et se dépouiller du corps et du coeur (1)
- La simplicité (27)
- Sachez-le aussi, l'égarement est la chose qui n'existe pas. Sachez-le aussi, l'éveil est la chose qui n'existe pas. (1)
- Ni le rejet ni la préférence (1)
- Réfléchissez sur vous-même ; ce que vous ne voudriez pas pour vous-mêmes sera toujours le vôtre. Prenez-en conscience aussi : ces voix du printemps et de l'automne dont vous voudriez qu'elles soient les vôtres ne le sont pas. Vos idées ne sont ni accumulées ni ne demeurent en vous. (1)
- Lorsque vous clarifiez le fait que les formes-couleurs que vous repoussez ne sont pas à être colorées selon votre préférence, c'est alors que ne se cache plus le visage et les yeux originels de l'homme qui simplement pratique la Voie au quotidien. (1)
- La vaste terre entière n'est autre que le corps humain réel, elle n'est autre que la porte de délivrance ; elle n'est autre qu'un Oeil de l'Eveillé de la lumière, elle n'est autre que notre corps de la Loi (1)
- L'Oeil omniscient (1)
- Disons pour l'instant que la Voie n'est pas une affaire du savoir ou du non-savoir. (1)
- LOrsque la non-compréhension revient au milieu de la compréhension, celle-là ne contrecarre pas celle-ci, de même que celle-ci ne brise pas celle-là. [...] La compréhension doit être le moment où se présente la concentration de soi, la voix étant déjà entrée dans les oreilles. (1)
- Le paradoxe, c'est que l'unique chemin pour faire de soi un éveillé n'est autre que la pratique du non-faire (2)
- L'univers de la résonance, qui est la Nature, embrasse tout jusqu'à nos pensées, nos paroles et nos actes, et ces derniers, selon le concept du karma, ne cesseraient de résonner, même après leur disparition matérielle, en produisant des répercussions insondables et sans limites au niveau du temps et au niveau de l'espace. (1)
- Le coeur de l'Eveil remplit l'univers de la résonance, puisque l'Eveil consiste précisément à s'éveiller à l'écho constant que la Nature se fait à elle-même. Tel est le sens du mot de l'Eveillé-Shâkyamuni : "Lorsqu'est apparue l'étoile du matin, j'ai réalisé la Voie avec la vaste terre et tous les êtres vivants." (1)
- Plus le texte est trituré, commenté, interprété et traduit, plus sa valeur augmente (1)
- Le sens tel qu'il est conçu chez Dôgen est essentiellement de l'ordre de la production, l'ordre du paraître. C'est pourquoi il doit naître ici et maintenant dans cet univers de la résonance qui est l'écriture, par la trituration d'une fleur. [...] Le sens doit se réaliser comme présence à ce-juste-moment-tel-quel où la pureté de la méditation assise sans formes ni couleurs - comme l'Oeil sans objet - transperce le recto. L'ordre atemporel du zazen dans sa radicalité du rien réalisera alors de parfaites épousailles avec l'ordre temporel de la Loi du phénomène, sans mélange ni confusion. Le sens n'est ni du côté du recto ni du côté du verso, ni du côté du texte (l'objet) ni du côté du lecteur (le sujet) ; il est de l'ordre de la rencontre et de la résonance. (1)
- Le sens (37)
- Le terme la réalisation du kôan comme présence doit s'appliquer à tous les noms (1)
- Le dictionnaire (13)
- Bouddhisme (348)
- Le geste sacré (11)
- Les monastères, où la vie semble un sourire inaltérable (1)
- Sourire (25)
- L'injustice (1)
- Augustin concevait Dieu comme "une substance immense pénétrant de toutes part à travers les espaces infinis la masse entière du monde, répandue sans terme dans l'immensité". (1)
- L'immensité (12)
- Dieu (16)
- L'infini (14)
- La « joie parfaite », célébrée par Saint François d'Assise (1)
- La joie (29)
- « Certitude, certitude, sentiment, joie, paix... », parchemin retrouvé après la mort de Pascal, cousu dans la doublure de son habit. (1)
- Certitude (1)
- Panthéisme (3)
- Relation au vivant (3)
- Schopenhauer et le bouddhisme (1)
- La joie du croyant (1)
- Il n'est pas nécessaire qu'une histoire soit vraie pour y croire (1)
- Le christianisme a offert au monde la Vierge Marie (1)
- La Vierge Marie (5)
- On dirait que la société moderne s'acharne à effacer les preuves de l'existence de Dieu. (1)
- Je crois au Dieu Univers, et non au Dieu créateur. (1)
- Dieu se confond avec le monde et correspond à la définition de Tolstoï : "Ce tout illimité dont l'homme se sent une partie limitée" (1)
- La joie d'être ensemble ou d'être là, tout simplement. La joie de nous retrouver dans les yeux aimés d'un amour ou d'un enfant. La joie de se mélanger à l'univers. La joie qui fait de Dieu une évidence. Je crois à la preuve par la joie. (1)
- Simone Weil : « En toute chose, seul ce qui nous vient du dehors, gratuitement, par surprise, comme un don du sort, sans que nous l'ayons cherché, est joie pure » (1)
- Les religions meurent de l'esprit de sérieux. La foi sera joyeuse ou ne sera pas. (1)
- Devant un ciel ou un paysage comme ça, il est impossible de ne pas voir Dieu, de ne pas le sentir, de n'avoir pas envie de lui parler. (1)
- Il n'y a que Dieu qui peut avoir créé l'idée de Dieu. (1)
- "Tout est vide et vivant" (1)
- Le cynisme et la cupidité, les deux vraies idéologies de la société moderne. (1)
- La société moderne (5)
- Je me sens bête, comme le martinet ou l'hirondelle qui, dans le ciel, dessinent en nageant d'immenses arabesques. (1)
- De la bêtise (1)
- La joie pleine (1)
- François d'Assise décrète que les bêtes sont nos frères et nos soeurs. (1)
- Les animaux (184)
- Le pharisaïsme de notre époque (1)
- Le christianisme sera un panthéisme ou ne sera plus. (1)
- Le règne du relativisme triomphant (1)
- Savoir se fondre dans l'univers (1)
- L'univers (1)
- L'âme, c'est comme Dieu. Elle ne se prouve ni s'argumente, elle s'expérimente. (1)
- L'âme (5)
- Le vide (2)
- La destruction de soi : Nous ne possédons rien au monde car le hasard peut tout nous ôter sinon le pouvoir de dire je. C'est cela qu'il faut donner à Dieu, c'est à dire détruire. Il n'y a absolument aucun autre acte libre qui nous soit permis, sinon la destruction du je. (1)
- La nécessité du détachement : Détacher notre désir de tous les biens et attendre. L'expérience prouve que cette attente est comblée. On touche alors le bien absolu. (1)
- Le détachement (5)
- Vanité de la possession : on ne possède que ce à quoi on renonce. (1)
- Une plénitude qui dispense de chercher sans raison. (1)
- La cupidité, la matérialisme et le culte des apparences, les trois faces de la même fange où nous sommes en train de nous perdre. (1)
- Toqueville : principe prophétique de la " tyrannie douce " (1)
- F. Mitterrand, dans une forêt du Morvan, "Ce serait quand même merveilleux, si tout s'arrêtait à l'instant et que nous puissions vivre jusqu'à la fin des temps le bonheur que nous vivons maintenant ! " (1)
- L'éternité (7)
- Le christianisme connaîtra peut-être, après sa refondation franciscaine, une renaissance épicurienne. (1)
- Le christianisme (1)
- "Dieu, c'est à dire la nature" : Spinoza réintègre l'espèce humaine dans la nature... Pour Spinoza, Dieu est partout, il est à la fois cosmopolite, oeucuménique et protéiforme. Il est moi, il est toi, il est l'air que nous respirons et le gazon sur lequel nous marchons. (1)
- Cette perversion polymorphe, le dictionnaire (1)
- (A propos de l'Académie française) On ne peut accuser Richelieu d'avoir en vue le durcissement de quelque ciment culturel, puisqu'il choisit le mot "académie" en 1635, mais "les lynx" italiens et la "florimontane" de François de Sales, qui fonctionna trois ans avec succès à Annecy, ne durent pas être étrangers à son choix. (1)
- Les académies (4)
- L'Académie française (1)
- L'Académie florimontane (1)
- La Haute-Savoie (1)
- Ces institutions (les académies) sont comme hantées par le devoir de lexique, qui est une mémoire. (1)
- Le lexique (1)
- 1935 : première édition du dictionnaire de l'Académie française au XXème siècle - dans sa préface, l'Académie "estime que les exemples sont la vraie richesse et la partie la plus utile du Dictionnaire" (1)
- Les exemples (1)
- L'Encyclopédie ou l'ambiguïté fondatrice du dico, qui, au prétexte des mots, prend position sur le monde (1)
- Selon une métaphore très affective de Raymond Queneau, les mots sont des êtres vivants, les ranger en dictionnaires reviendrait à les tuer ("Alors on les dispose en de grands cimetières | Que les esprits fripons nomment des dictionnaires", Le chien à la mandoline, "La chair chaude des mots") (1)
- La force cachée des mots (1)
- L'analogie, fondamentalement, c'est une égalité de rapports : grand est à petit comme large à étroit ; rose est à fleur ce que prune est à fruit ; sale est à crado ce que propre est à nickel... Cela fait parcourir des types de rapports de sens, indépendants des rapports de forme : jument est à cheval ce que tigresse est à tigre, et ce que girafe est à... girafe ! (1)
- L'analogie (75)
- Les dictionnaires "onomasiologiques", qui, contrairement aux dictionnaires classiques qui vont des mots vers le sens, vont du sens vers les mots. (1)
- Lemme : forme canonique (masculin singulier, infinitif) d'un mot variable. (1)
- Glose : note en marge ou au bas d'un texte, pour expliquer un mot difficile, éclaircir un passage obscur. (1)
- Un savoir répertorié (1)
- La "synchronie" de Saussure (1)
- La formation des équipes de rédaction, la définition des procédures (1)
- Collection - le "musée imaginaire" de chacun (Malraux) (1)
- La folie de l'exhaustivité (1)
- Ne jamais négliger l'aller et le retour de la pensée au langage, du langage à la pensée. Dans le dictionnaire des synonymes de Condillac (publié en 1951 dans ses "oeuvres philosophiques"), chaque entrée porte sur l'expression par un mot général et abstrait d'une "idée principale", et c'est de la confrontation des idées secondaires transmise par une série assez large de mots sémantiquement apparentés que vient la possibilité de "définir" (1)
- Définir (1)
- Le philosophe Alain enseignait une "fidélité à l'esprit" et recommandait de ne jamais chercher à réfuter les grands penseurs et les créateurs, mais de chercher à les comprendre au-delà de leur message exprimé : "Socrate ne s'arrête pas à Socrate" (1)
- Bronislaw Malinowski et Edward Sapir (anthropologues) ont illustré la prééminence du langage dans l'étude de l'Etre humain. (1)
- L'anthropologie (2)
- Parfois, après de longues années de travail et d'épuisement, on parvient à tracer un trait, mais qui ressemble à une étincelle de magie. Or ce moment de grâce survient toujours à l'instant précis où le corps et l'esprit sont les plus relâchés. C'est là tout l'art du zen. (1)
- La notion de geste naturel, rester vrai (1)
- Nommer les objets, les choses autour de soi, leur conférer une âme est un acte essentiel. C'est ce qui les rend précieux et vivants. (1)
- Le langage (16)
- Objets, avez-vous donc une âme ? (45)
- Le vide est plein de possibles (2)
- Purification (1)
- Le zen c'est la vacuité, la paix intérieure. Zazen c'est s'asseoir en silence, parfaitement immobile, et faire le vide en soi. Ne plus courir, apprendre à vivre et à observer. Devenir immobile. Et contempler ce qui nous entoure. Avec un ravissement toujours plus grand. Voila le début du zen. (1)
- L'intelligence des océans (1)
- La passion pour la France (1)
- Recommencer l'époque (1)
- L'époque (23)
- Le problème, c'est nous (1)
- Forcer le destin (1)
- Le destin (12)
- Nous sommes au seuil d'une renaissance inouïe portée par la France (1)
- Le vrai pouvoir est d'accroître celui d'autrui (1)
- L'art de jouir de l'existence (1)
- L'écume grise de l'actualité (1)
- Nos esquives accumulées (1)
- Assumer notre désir légitime de renverser la table (1)
- Les boulimiques d'action (1)
- Désobéir à la fatalité (1)
- Notre si longue sumission (1)
- Convertir la société civile française en une puissance politique centrale (1)
- Le nominalisme et la querelle des universaux (1)