Personnalité
931 énoncé(s) — page 3 / 5. Table des citations par personnalités
- Tout comme les peintres ont inventé l'art abstrait pour contrer l'arrivée de la photographie, l'avènement de l'intelligence artificielle pourrait s'accompagner d'une réactivation de la vie de l'esprit. (1)
- La singularité humaine ne peut pas faire l'objet d'une synthèse ni même de la compréhension par la machine (1)
- La singularité humaine (1)
- Tout ce qui relève de la science humaine ne peut pas être délégué à des machines (1)
- Les sciences humaines (1)
- D'après Georges Canguilhem, il n'est de maladie que d'expérience vécue par le malade (1)
- La maladie (1)
- Tout ce qui dans nos existences déjoue leur mise en chiffres, de l'amour à la prescription (1)
- Le numérique (1)
- Une machine (chat gpt) peut faire la sommation de tout le savoir disponible sur le sujet de notre choix, en quelques secondes. Cela est extraordinaire. (1)
- Le savoir (88)
- Le globish, le franglais, les éléments de langages qui contaminent le monde de l'entreprise, le monde politique... (1)
- Les éléments de langage (1)
- La France à travers les timbres (4)
- Les timbres (13)
- Les timbres et la littérature (2)
- La transparence (2)
- L'amour est morte (1)
- Que sont mes amis devenus, que j'avais de si près tenus, et tant aimés... (1)
- L'amitié (13)
- La mélancolie (2)
- Nostalgie (5)
- Paris pittoresque (18)
- Paris (8)
- Images Mneseek diverses (non liées à un énoncé) (14)
- Coupez ma gorge et les pivoines (1)
- La saison des pivoines (2)
- Renaissent ma soif et ma faim (1)
- Les nourritures terrestres (1)
- Pour lui plaire comme en passant (1)
- Est-ce qu'on sait ce qui se passe | C'est peut-être bien ce tantôt | Que l'on jettera le manteau | Dessus ma face (1)
- Il me reste si peu de temps | Pour aller au bout de moi-même (1)
- "C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.", Louis Ferdinand Céline (1)
- Ma songerie (10)
- La joie et le bonheur sont des énergies qui peuvent être générées par la pratique (1)
- La joie (29)
- Il faut s'entraîner (2)
- La joie et le bonheur sont possibles (1)
- Sans la paix, il n'y a pas de bonheur ni de joie véritables (1)
- Chaque inspiration, chaque expiration, doivent générer de la paix (2)
- La respiration (26)
- La paix est l'absence de conflits (1)
- La paix (89)
- Il faut rétablir la paix dans notre corps, dans notre esprit et plus tard dans notre famille et dans la société (1)
- Dans notre corps s'accumule de la tension (1)
- Le corps (15)
- En inspirant, reconnaître la tension dans notre corps et lui sourire (1)
- Sourire (25)
- La pleine conscience est une énergie qui nous aide à reconnaître ce qui se passe dans notre corps (1)
- Si on peut réduire la tension, on peut réduire la douleur (1)
- La tension (2)
- Le bouddhisme zen du maître Thich Nhat Hanh (118)
- Quand on inspire, on ramène l'esprit vers le corps, et on reconnaît qu'il y a un corps (1)
- J'inspire, je sais que j'ai un corps physique. C'est déjà une sorte d'éveil (1)
- Nous oublions toujours que nous avons un corps. Donc, une inspiration faite dans la pleine conscience nous rappelle que nous avons un corps (1)
- Avoir un corps est quelque chose de merveilleux (1)
- Avec la pleine conscience, nous réalisons qu'il y a de la tension dans notre corps. Cette tension nous empêche de nous réjouir de la vie. (1)
- Quand vous inspirez dans la pleine conscience, vous arrêtez toute pensée. C'est une chose faisable, si vous portez votre attention entièrement sur l'inspir. Vous êtes alors libre. (1)
- Quand nous ramenons l'esprit vers le corps, quand le corps et l'esprit sont ensemble, nous sommes établis dans le moment présent, nous sommes libérés du passé et du futur (1)
- La liberté s'établit tout de suite, avec une inspiration en pleine conscience. (1)
- Beaucoup d'entre nous sommes victimes du passé, qui constitue une sorte de prison car nous revivons et revivons la souffrance du passé. (1)
- La souffrance (10)
- Avec la pleine conscience, nous pouvons toucher le ciel bleu, la lumière du matin, l'air pur, les cours d'eau, les arbres, les oiseaux. Ces choses sont disponibles dans le moment présent. (1)
- Les arbres (33)
- Nous songeons toujours au futur, nous ne sommes pas capables de sentir le moment présent. (1)
- Une fois que nous avons constaté que nous avons de la tension dans le corps, l'expiration peut nous ervir à nous relâcher, à relâcher cette tension. (1)
- Dans le soutra de la respiration en pleine conscience, le Bouddha nous enseigne 16 exercices de respiration (1)
- Le soutra de la respiration en pleine conscience (8)
- Exercice numéro 3 du soutra de la respiration en pleine conscience : J'inspire, je suis conscient de mon corps. (1)
- Etre un avec son corps (1)
- En ramenant notre esprit sur notre corps, nous rentrons chez nous. Le corps est la première demeure (1)
- La maison (5)
- Le corps est une merveille (1)
- La vie est une chose merveilleuse (1)
- Relâcher la tension dans le corps avec l'expir est l'objet du quatrième exercice du soutra de la respiration en pleine conscience (1)
- Le relâchement (2)
- Reconnaître le corps sur l'inspir, relâcher la tension sur l'expir, cela peut être fait n'importe où et n'importe quand. C'est simple, facile et faisable (1)
- Faire une inspiration est une chose très agréable (1)
- Inspirer peut générer de la joie et de la paix (1)
- Nous sommes habitués à courir, même pendant notre sommeil. Nous cherchons quelque chose, c'est une énergie d'habitude qui nous contrôle (1)
- Notre course effrénée nous empêche de voir que les condition du bonheur, de la joie, sont déjà disponibles dans le moment présent (1)
- Il faut arrêter la course (1)
- Avec une inspiration dans la pleine conscience ou avec un pas fait dans la pleine conscience, nous arrêtons la course (1)
- Goûter la joie de vivre (2)
- L'arrêt fait partie de la méditation (1)
- Se réjouir de chaque moment qui nous est donné à vivre (1)
- Investir tout son corps, tout son esprit, dans un pas (1)
- Tâcher d'arriver à l'ici et maintenant, c'est la destination (1)
- La vie est disponible seulement dans le moment présent (2)
- Le futur est une idée (1)
- La volonté ne suffit pas (1)
- La volonté (2)
- La pleine conscience nous procure la vision profonde (1)
- La vision profonde (1)
- La pleine conscience est porteuse de la concentration, et la concentration est porteuse de la vision profonde (1)
- La concentration (1)
- La chose la plus importante est la détente, la paix (1)
- Détente (3)
- Nous pouvons méditer partout (1)
- Etre vivant est une chose merveilleuse (1)
- Nous n'avons pas besoin de la renommée, du pouvoir politique ou de l'argent pour être heureux, nous avons besoin d'un corps, et nous en avons un (1)
- La guérison est possible (1)
- La guérison (2)
- La pratique de la pleine conscience, aide à guérir (1)
- L'arrêt et la détente aident à guérir (1)
- Etre libéré de ses projets, du futur grâce à la pleine conscience (1)
- Exercice numéro 4 du soutra de la respiration en pleine conscience : relâcher la tension du corps (1)
- Exercice numéro 7 du soutra de la respiration en pleine conscience : reconnaître une sensation douloureuse (1)
- Il ne faut pas lutter contre la douleur, mais simplement la reconnaître. Pratiquer la non-violence totale en ce qui concerne la douleur (1)
- Quand le bébé souffre et pleure, la maman doit être là pour le bébé (1)
- Prendre soin de la douleur (1)
- Exercice numéro 8 du soutra de la respiration en pleine conscience : embrasser la souffrance, calmer la douleur (1)
- Quand le bébé souffre, la maman prend le bébé dans ses bras et le berce (1)
- Calmer la souffrance (4)
- Il faut apprendre à bercer sa douleur (1)
- Bonjour tristesse, je reconnais la présence de ma tristesse, je ne fais pas violence à ma tristesse (1)
- La non-violence (1)
- Reconnaître sa tristesse et l'embrasser (1)
- Il faut apprendre l'art de souffrir (1)
- Si on sait comment souffrir, on souffrira beaucoup moins (1)
- Ecouter sa souffrance et commencer à comprendre sa souffrance (1)
- La compréhension de la souffrance génère de la compassion (1)
- La compassion (2)
- Le soutra de la respiration en pleine conscience comprend 16 exercices (1)
- Exercice numéro 5 du soutra de la respiration en pleine conscience : générer une sensation agréable, une sensation de joie (1)
- Reconnaître les conditions de bonheur déjà disponibles (1)
- Le bonheur (17)
- Exercice numéro 1 du soutra de la respiration en pleine conscience : reconnaître l'inspir comme inspir, l'expir comme expir (1)
- J'inspire, je sais que j'inspire. C'est un jeu d'enfant, mais l'effet est très grand. On arrête la pensée (1)
- Exercice numéro 2 du soutra de la respiration en pleine conscience : suivre l'inspir et l'expir dans tout leur parcours (1)
- Porter une attention entière, sans interruption, sur l'inspir et l'expir (1)
- L'attention entière sur l'inspir et l'expir génère de la concentration et de la vision profonde (1)
- On n'a pas besoin de l'argent pour être heureux (1)
- La joie et le bonheur peuvent être générés par une inspiration et une expiration dans la pleine conscience (1)
- L'inspir (1)
- L'énergie collective de la pleine conscience, de la joie et de la fraternité, est là (1)
- Quand vous méditez, vous êtes au courant de tout (1)
- Etre au courant de tout (1)
- Les animaux (184)
- L'irrationnel (29)
- Depuis, quand le soleil est sombre Nombre d'entre nous résistent ou bien succombent (1)
- J'ai lutté contre vents et marées Résisté aux sirènes qui voulaient me noyer Naufragé isolé seul et face au monde Malgré tous ces efforts, je ne pourrai pas sauver le monde (1)
- Sauver le monde (7)
- J'aurais aimé porter la lampe, la torche et le flambeau Aimé changer le monde par le poids des mots Apporter l'étincelle au plus grand nombre Mais quoi qu'je fasse, je n'pourrai pas sauver le monde (1)
- Imagine le monde, la modernité | Avec de la volonté on peut tout changer (1)
- L'époque (23)
- Il faudrait tout recommencer (1)
- L'osmose serait de changer les choses De voir en anamorphose jusqu'à la métamorphose D'écouter le Choeur des Anges comme les voix d'outre-tombe Parce que j'entends leur cri du coeur qui nous dit : Sauvez le Monde ! (1)
- - Pourquoi tu peux pas sauver le monde ? - Parce que j'suis pas Superman, et qu'ça va super mal Et que Barbie et Ken sont devenus super mad (1)
- J'aimerais qu'tu fasses quelque chose Je te l'demande, promets - moi Si tu le peux, s'il te plait Si vous le pouvez : sauvez le monde (1)
- Sauver l'espèce humaine (3)
- Le madhyamaka veut surpasser l' "éternalisme" d'une existence absolue (le fait que les phénomènes seraient permanents), et le nihilisme de la non-existence (le fait que les phénomènes seraient non-existants). (1)
- Du nihilisme contemporain (5)
- L'école Madhyamaka professe la vacuité, Sunyata, de tous les phénomènes sans exception. Le fait que tous les phénomènes sont vide d'existence intrinsèque. (1)
- Le Bouddha dit : "Pour qui voit l'origine du monde tel qu'il est avec un juste discernement, le terme "non-existence" ne survient pas à son égard. Pour qui voit la cessation du monde tel qu'il est avec un juste discernement, le terme "existence" ne survient pas à son égard." (1)
- Nagarjuna, attache une très grande importance aux raisonnements pour démontrer la vacuité des phénomènes. Pourtant, les constructions logiques sont pour lui des vues de l'esprit, des constructions de l'imagination. Utiles et valables au niveau pragmatique, elles nous piègent dès que nous leur prêtons nature d'exister. (1)
- La logique (11)
- Nagarjuna utilise beaucoup le principe de non-contradiction mais il abandonne le principe du tiers exclus. (1)
- Le principe de non-contradiction (Aristote) (6)
- Le principe du tiers exclu [Aristote] pose que de deux propositions contradictoires l'une est nécessairement vraie, l'autre nécessairement fausse ; elles ne peuvent être vraies toutes les deux à la fois, ni fausses toutes les deux à la fois. Ou encore, de deux propositions contradictoires on peut accepter l'une au plus, on doit accepter l'une au moins. (1)
- Principe de non-contradiction [Aristote] : loi qui interdit d'affirmer et nier le même terme ou la même proposition (1)
- Le principe de contradiction et le principe du tiers exclu ont été formulés pour la première fois clairement en Occident par Aristote dans sa Métaphysique. (1)
- Nagarjuna fait usage du tétralemme : Ni x | Ni non-x | Ni x et non-x | Ni x ni non-x. Cette logique s'applique finalement à l'Être. Il n'y a: Ni «Être» | Ni «Non-Être» | Ni «Être et Non-Être» | Ni «Ni Être ni Non-Être» (1)
- Nagarjuna : "Tout est bien comme il semble, rien comme il semble. À la fois comme il semble et non comme il semble. Ni l'un ni l'autre. Tel est l'enseignement progressif des Buhha." (1)
- On s'en veut quelquefois de sortir de son bain (1)
- C'est fort mal connaître le sommeil qu'imaginer qu'on va le voir venir. On peut à la rigueur le sentir qui s'installe, mais on ne le voit pas plus qu'on ne regarde le soleil en face. C'est lui qui va s'emparer de vous par derrière ou dans un angle mort. (1)
- Un cendrier plein n'est pas moins triste qu'un lit défait (1)
- Le lit défait (1)
- Le soupçon (2)
- L'ère du soupçon (1)
- Quand j'étais môme (3)
- Jeunes années (3)
- Quand tu seras môme, on t'apprendra le temps d'aimer (1)
- L'argot (1)
- Rien (2)
- J'ai rêvé New-York (1)
- Quand Yves Simon rêve New-York (1)
- Comme un songe, une nuit d'été | L'ai-je vécu, l'ai-je rêvé ? (1)
- Et tu repars là-bas comme un rêve insensé | Qui toujours recommence et toujours se défait (1)
- Un rêve insensé (1)
- Ça s'appelle la vie ça marche au baratin | Ça se fout des chapeaux des bijoux des chagrins | Ça sort au syndicat au ciné et crois-moi | Ça sort et puis ça rentre fair' des môm's à l'État (1)
- Ca s'appelle la vie (1)
- Tu sors souvent la mer | Ennème-moi avec toi (1)
- Voir la mer (21)
- Le monstre aux yeux verts, synonyme de la jalousie, taxe l'eau su Sahel juste pour remplir son jacuzi (1)
- C'est la faute au biz (1)
- L'économie c'est toujours plus de loups dans la bergerie (1)
- L'économie (15)
- Est-ce les salauds qu'on adule ? (1)
- Dans les bas fonds on rêve des fonds du FMI, mais au fond on sait que les familles sont souvent proches du RMI (1)
- L'histoire de l'art a comme la couleur du dollar (1)
- L'histoire de l'art (1)
- Y a pas que des gens bons à la tête de l'art (1)
- Le capitalisme (13)
- Ici l'âme contemple, écoute, adore, aspire... (1)
- Oui, c'est un de ces lieux où notre coeur sent vivre (1)
- Sentir vivre (1)
- Le "paysage" n'est pas pour nous un décor - par exemple une montagne, un arbre ou une vache -, mais cette tentative d'élargir notre propre champ perceptif pour comprendre ce qui est à l'oeuvre dans les différents processus concrets. Le paysage est la possibilité de penser, de percevoir et d'agir, depuis une focale plus concrère, plus réelle, qui ne soit pas perdue dans le zoom de la vie individuelle, ni non plus dans les grandes, abstraites et inabordables considérations trop générales qui n'arrivent pas à devenir monde. (1)
- Comment agir, comment les hommes peuvent-ils trouver ou construire des voies qui leur permettent de sortir du pur pâtir, du pur spectacle de leurs vies, pour aller vers un agir, une construction ? (1)
- Quand le paysage cesse d'être décor, nous cessons d'être des feuilles dans la tempête (1)
- Comment sortir de la tristesse de nos sociétés ? (6)
- Etre postmoderne (33)
- Penser depuis le paysage nous permet de nous placer dans des dimensions impersonnelles non piégées par l'immédiat du vécu des individus (1)
- Dans le paysage, nous trouvons le noyau rationnel à partir duquel l'homme peut tenter de penser, comprendre et agir dans la vie. Le point de vue du paysage nous sort de l'impuissance et du pâtir propre à notre époque obscure. Il est cet "universel concret" qui nous permet, pour paraphraser un slogan bien connu, d'"agir local et penser local". En effet, s'éloigner du local, et donc de nos paysages, n'est pas le geste qui nous permettrait d'accéder à une vision plus large, plus universelle. Bien aucontraire, c'est là que se trouve le dérapage vers l'abstraction. Car le seul "accès" à l'universel est celui qui nous est donné dans chaque paysage, celui qui est niché dans chaque situation, comme un universel concret. (1)
- Il s'agit, dans l'engagement, de renouer tout simplement avec la vie en tant que processus. Il faut donc penser nos engagements et nos pratiques en terme de réconciliation avec le devenir, et non pas en tant que promesses d'avenir. Cela implique de renoncer à chercher une "solution" à la vie. S'engager, ce n'est pas s'efforcer de résoudre les choses une fois pour toute, mais soutenir et développer la tension intérieure à la vie. (1)
- L'engagement. (1)
- L'idéologie de la solution (7)
- L'absence de but (19)
- D'après le mythe du progrès, l'homme devait être son propre messie : il devait accomplir la promesse qu'il s'était faite à lui-même d'arriver à une maîtrise totale du réel. Et la politique, bien plus que les sciences ou les arts, apparaissait comme la voie d'accomplissement cardinale de cette promesse. (1)
- Développer les connaissances veut alors dire pour nous développer l'être même, la puissance des situations et des paysages. La connaissance est ainsi liée étroitement à l'expérience. Et la question devient : qu'est-ce que nous sommes capables, ou non, d'expérimenter ? Nous connaissons parce que nous expérimentons. (1)
- L'expérience (6)
- L'immédiat de la représentation sature nos voies perceptives, nous privant de toute autre source de connaissance. Comme on ne sait pas que connaître c'est expérimenter, l'immédiat finit par saturer tous les processus cognitifs. Entre une connaissance acquise par des voie svirtuelles, apparemment très riche, et une expérimentation concrète, on aura de plus en plus tendance à croire que c'est la première qui l'emporte en profondeur. Et c'est ainsi que l'abstraction prend la place du concret. (1)
- Tout se passe comme si, une fois établie la fiction de la séparation de l'homme d'avec son monde, son corps, son vécu, nous passions notre temps à nous demander comment faire pour vivre, connaître et agir "malgré" cette séparation (1)
- Le fiction moi séparé du monde (1)
- Une éducation et une culture centrées sur la méfiance envers les sens, et qui donnent une place privilégiée aux mécanismes de la conscience, finissent par produire aussi un refoulement de nos sensations, de nos connaissances (qui proviennent, nos pas de façon passive de nos sens, mais aussi de la réalité de notre corps, de notre propre vie), éblouis que nous sommes par les effets de la représentation symbolique (1)
- Les sens (4)
- Pour reprendre une image de Heidegger, il existe une aube du déploiement de la pensée qui ne connaît pas encore le concept. Nous dirions plutôt : où elle n'a pas encore produit le concept. La pensée préexiste au concept, mais quand celui-ci émerge de la combinatoire symbolique, les instances préconceptuelles de la pensée ne disparaissent pas pour autant. Elles cohabitent. Le concept relève de l'émergence d'un niveau supérieur de l'être à travers lequel il se regarde et se pense lui-même. Il n'est en aucun cas la condition d'existence de l'être ni de ses différents modes unifiés - situations, paysages. Nous nous situons donc dans une perspective très éloignée de ceux qui croient qu'il n'existerait qu'une distribution dichotomique entre un magma informe, d'une part, et les concepts pour lui donner existence, de l'autre. (1)
- Avant le concept (1)
- Le concept (1)
- La philosophie (10)
- Nous nous heurtons là à une véritable limite de notre temps, à savoir notre difficulté à connaître sans la promesse que cette connaissance nous donnera la maîtrise des objets connus. A quoi bon connaître, si c'est là un simple "gai savoir" ? (1)
- Le gai savoir (1)
- Presque personne ne connaît l'utilité de l'inutile (1)
- L'utilité de l'inutile (3)
- Les savoirs "inutiles" sont fondamentaux pour l'existence mê me des humains. Est inutile l'amour, sont inutiles la pensée, la recherche, le rocher que pousse Sisyphe, l'Ithaque où Ulysse n'arrivera peut-être jamais. Bref, l'étoffe même du phénomène humain entre à 90% dans la catégorie "inutilité" (1)
- L'utilitarisme, justification du pouvoir néolibéral actuel et de l'économisme comme seule lecture possible de la société, constitue très clairement un barrage qui empêche le déploiement de l'être. De ce point de vue, il y a bien une destruction de l'être à travers celle de ses modes d'existence. (1)
- L'utilitarisme (9)
- Le néo-libéralisme (1)
- L'économisme (1)
- Il est toujours possible d'introduire dans une société des pratiques minoritaires autogestionnaires, comme forme de résistance et de création (1)
- Nous ne pouvons prétendre à une maîtrise volontariste du monde (1)
- Une critique du rôle central de la conscience, ainsi que du désir de maîtrise qui l'accompagne (1)
- Le déploiement des possibles endormis susceptibles de crée de nouvelles solidarités, de nouvelles dimensions de vie. La philosophie de l'organisme n'est pas une critique de la conscience depuis la position d'un déterminisme vitaliste, mais depuis des possibilités réelles qui la débordent largement, et avec lesquelles il s'agit de savoir renouer. (1)
- La philosophie de l'organisme (Miguel Benasayag) (1)
- Soit on accepte l'impuissance avec regret, en épousant la figure de la belle âme et de la conscience malheureuse, soit on décide d'investir toute son énergie dans sa vie personnelle, perçue comme une entreprise (1)
- Augmenter notre capacité d'agir par l'approfondissement de la connaissance des dispositifs réels à l'oeuvre dans chaque paysage. (1)
- Notre réalité est un ensemble beaucoup plus large que celui du vrai (2)
- La vérité (16)
- La conscience éblouit et finit par saturer les autres voies de connaissance et d'information qui proviennent du paysage et de l'organisme même. Etre trop centré sur l'activité de la conscience, c'est être très limité dans sa capacité d'agir et de connaître, au sens d'une connaissance qui s'enracine dans la perception. Le problème de la conscience est donc celui de la croyance que nos cultures lui vouent en tant que centre de nos êtres et garante de la pensée. (1)
- L'autre de la conscience n'est donc pas une instance irrationnelle quelconque, mais une expérience perceptive plus large, plus liée aux pratiques qu'à l'abstraction. (1)
- L'abstraction (5)
- Le besoin de replacer les mécanismes conscients à leur véritable place. Quand je suis en train d'étudier, de jouer de la musique, de faire du sport, je peux être "conscients" de mes actes, mais dans tous les cas, ce ne sont pas là des activités qui dépendent, ou encore moins, surgissent de la conscience. (1)
- Les effets et activités de la conscience sont tout à fait lacunaire et discontinus, et le processus de pensée ne ressemble en rien à une sorte de longue phrase qui se déroulerait dans la tête de celui qui pense. Nous pensons et gaissons, au quotidien, dans ce mélange permanent qui saute d'un registre à l'autre, de la conscience vers des combinatoires autonomes (jouer de la musique, etc.). Par exemple, de la pensée consciente d'un problème, nous sautons vers des images non linguistiquement traduisibles, et, souvent, nous obtenons la solution de façon non exprimable : nous trouvons, et ce n'est qu'ensuite que nous devons faire le travail de formalisation de la trouvaille. C'est donc par une vue de l'esprit que l'on finit par croire que nous ne pouvons pas agir en dehors et au-delà des représentations conscientes, car la réalité des processus des organismes humains est très éloignée de ce récit. (1)
- Jean Petitot-Cocorda : "Le vitalisme s'appuie sur l'ensemble impressionnanat des faits de régulation et de finalité qui couvrent la presque totalité des activités vitales." (1)
- Les humains peuvent démultiplier de façon importante leur potentiel d'aperception grâce à leur composition, leur agencement, avec des onjets techniques. En s'ageançant avec l'acticité humaine, l'objet technique crée de nouvelles dimensions (1)
- La dynamique sociale fonctionne à coups d'étiquettes et de classifications : nous nommons, et de fait percevons, ce qu'une véritable normalisation du regard nous "permet" de voir socialement. (1)
- La promesse que l'homme s'était faite à lui-même d'exister en dehors et au dessus de toute détermination s'est révélée n'être qu'une chimère - et une chimère à maints égards très dangereuse (1)
- Le déterminisme (6)
- Pour comprendre l'agir, il faut le concevoir sous le mode de mécanismes d'émergences issus d'interactions multiples dans le soubassement. (1)
- On n'arrête pas de trouver des possibilités techniques qui n'étaient pas envisagées dans la recherche initiale et qui produisent à leur tour des normes sociales. Quelque chose "prend la tangente", et les hommes se trouvent piégés par les techniques qu'ils ont créées. (1)
- La déconstruction des vouloirs aliénés qui nous enchaînent (1)
- L'aliénation (2)
- Qu'est-ce que le paysage désire à travers moi ? Qu'est-ce que les différentes situations désirent à travers moi ? (1)
- Plus nous abandonnons notre point de vue individuel pour adopter celui du paysage, moins nous sommes piégés dans le vouloir de l'individu. (1)
- Les désirs (plutôt que la volonté) fonctionnent sur un questionnement au sujet des situations concrètes. Le désir s'ouvre sur des possibilités infinies. (1)
- Le désir (11)
- Suivant les idées de Spinoza, ce n'est pas nous qui avons des idées, des impulsions ou tendances, ce sont plutôt les idées et les tropismes qui nous traversent, qui existent à travers nous. (1)
- Il s'agit finalement d'aller vers une sorte de pacification, d'accepter, presque avec soulagement, les déterminations qui nous constituent. Les déterminations ne sont pas des contraintes mais des liens qui nous unissent aux paysages. Et c'est bien la connaissance des déterminations qui libère de nouveaux possibles, de nouveaux agirs. La vie, ainsi, n'est pas cette tristesse permanente dans laquelle chaque humain se déchire et déchire son environnement, en tentant de nier sa condition d'être comme un pli du paysage. Bien au contraire, c'est avec le paysage que nous pouvons répondre aux appels qui lui font écho dans notre intérieur. (1)
- Le faisceau de déterminations dont nous sommes l'émergeance (1)
- Dans le sens dominant que lui a donné la culture occidentale, penser équivaut à trouver des solutions à des problèmes ; sinon l'on serait dans une position dilettante. L'homme moderne est un homme qui résout des problèmes et qui pense l'ensemble de sa vie et l'histoire sociale en termes de solutions. (1)
- Le problème central de notre société, décliné sous des formes très différentes, réside dans notre incapacité à libérer les processus de la vie, enfermés dans des étiquetages beaucoup trop rigides. Il réside dans le nécessaire abandon de la solution : la seule solution possible est... d'accepter l'absence de toute solution définitive. (1)
- La pensée en termes de solution produit une véritable idéologie. Nos sociétés proposent une série d'images identificatoires du bonheur. Cette série très restreinte prétend être la solution à une myriade de problèmes non finis, que nous pouvons rencontrer au cours de notre vie. (1)
- On constate la tendance vers une uniformisation des images identificatoires du bonheur (nous regardons tous les mêmes images de télévision) (1)
- C'est là une des apparences phénoménales du mécanisme sous-jacent de la pensée de la solution : la dénégation des processus réels de la vie, agencés et compréhensibles seulement dans les situations et paysages que nous habitons. La solution va imposer un but abstrait qui tendra à donner une lecture unidimensionnelle de ces multiples réels. (1)
- L'existence, alors, ne serait concevable que comme cette tendance à persévérer dans les processus qui la constituent... Notre question est alors : comment pouvons-nous adapter nos pratiques et nos théories aux agencements réels des processus qui nous fondent ? (1)
- Le "devenir sans avenir" peut être l'une des formules illustrant cette possibilité pour tout un chacun de renouer avec les processus qui l'enracinent dans une époque, dans un paysage. (1)
- C'est lorsque nous prenons le pli pour un tout autonome, coupé du paysage, que nous commençons à penser en terme d'avenir (que m'est-il promis à moi ?) et que cette croyance nous sépare de notre existence réelle. (1)
- Guérir de l'ego (11)