Livre
1081 énoncé(s) — page 4 / 6.
- Rechercher dans chaque action et chaque parole une sorte d'entièreté, de perfection, d'harmonie entre la forme et le coeur. (1)
- Le tempo n'est pas une affaire de vitesse, mais d'espacement suffisant pour laisser apparaître la richesse sonore de chaque note tout en gardant le lien qui les unit toutes. (1)
- L'intervalle (1)
- Voir dans chaque geste la possibilité d'un poème. (1)
- Le secret du bonheur est la paix en soi-même. (1)
- Du fond des siècles, les sages nous sourient, nous considèrent en silence, tandis que nous continuons à récolter les fruits de leurs paroles. (1)
- La fleur pas entièrement ouverte, la lune pas entièrement pleine : c'est la meilleure situation qui puisse exister entre les individus. Car dès qu'une fleur s'épanouit, elle commence à fâner ; dès que la lune est pleine, elle commence à décroître. Juste avant ce stade, l'attente, l'aspiration subsiste encore. (1)
- La lune pas entièrement pleine (1)
- La fleur pas entièrement ouverte (1)
- Le moment où nous agissons et l'engagement que nous y mettons ont une influence directe sur la manière dont nous devrions procéder. (1)
- Faire ce qui est devant soi aussi bien que possible et ne pas s'inquiéter de la plupart des choses. (1)
- Dans la culture chinoise, la maîtrise est l'état le plus élevé que n'importe qui puisse atteindre. (1)
- La maîtrise (1)
- L'homme est placé face à lui-même comme l'artisan face à son chef d'oeuvre, cherchant toujours noblement une retouche possible qui rendra le travail accompli. (1)
- La consolation (10)
- La doctrine de la vacuité : les choses [...] sont vides d'être propre. La vacuité d'être propre des choses implique la vacuité de leur déroulement et de leur coproduction conditionnée. Tout changement, toute évolution et tout mouvement de l'apparaître et du disparaître des choses vides d'être propre ne peuvent être qu'eux-mêmes vides d'être propre. La vacuité, qui n'est ni l'être ni le ne-pas-être, ni à affirmer ni à nier dans son éternelle similitude à elle-même, n'est autre que la nature originelle de toutes choses, et toutes choses sont elles-mêmes de l'ordre de la non-naissance et de la non-disparition. Rien n'apparaît, rien ne disparaît, rien ne diminue, rien n'augmente fondamentalement. (1)
- La non-naissance et la non-disparition (1)
- L'interdépendance totale et infinie de toutes choses et leur interférence insondable, cela même s'il n'y a aucun rapport direct et apparent... (1)
- Rien n'existe indépendamment des autres, aucun évènement ne se produit sans qu'il exerce la moindre influence sur le reste des choses (1)
- L'interdépendance (4)
- La cause et l'effet (3)
- Lorsque se produit un effet inattendu sans qu'il n'y ait de rapport apparent entre la cause et cet effet, les Japonais citent volontiers l'aphorisme populaire : "Si le vent souffle fort, le tonnelier se frotte les mains". Voici l'une des explications possibles de cet aphorisme : quand le vent souffle fort, un nuage de poussière se soulève. Comme le nuage de poussière rend malade l'oeil des hommes, le nombre des aveugles augmente. Comme les aveugles aiment jouer su shamisen, une sorte de banjo japonais à trois cordes, la demande du shamizen augmente. Comme la fabrication du shamizen nécessite de la peau de chat, peau à tendre sur la partie supérieure de la caisse de résonnance, on tue nombre de chats pour obtenir leur peau. Comme le nombre de chats diminue, celui des rats augmente. Comme ces rats rongent les tonneaux, la commande de nouveaux tonneaux afflue chez le tonnelier. (1)
- Pour que mûrisse le fruit - de soi-même -, les fleurs ont besoin du soleil, de la pluie, de la terre et du vent. L'écloqion d'une seule fleur nous délivre ainsi l'un des points cardinaux de la doctrine de la vacuité : l'interdépendance et l'interférence de toutes choses en toutes choses. (1)
- Le printemps attire les fleurs et les fleurs attirent le printemps. (2)
- "Mûrir de soi-même" n'est autre que le moment favorable où la fleur éclôt et porte le fruit (1)
- Le moment favorable (2)
- Chacune des opérations de pensée est unique. Chacune d'elle est toujours de l'ordre de la non-naissance, elle est la totalité de la substance qui se manifeste totalement. (1)
- "A suivre les liens du monde, on est sans entrave". La distinction de l'entrave et du sans-entrave provient justement de nos yeux discriminants qui ne savent voir le monde que du point de vue dualiste entre le moi et l'autre, le sujet et l'objet, contrairement à la fluidité du mouvement par laquelle les liens du monde suivent les liens du monde. (1)
- Le sujet et l'objet (1)
- Les liens du monde (1)
- La méditation assise, ce point nul de la "réflexion" centré sur le non-faire (1)
- Même s'il y a des centaines et des milliers de paroles à obtenir, on s'exprime en triturant le muet (1)
- Sortir de soi moyennant le kôan (1)
- Les kôans (1)
- Lorsqu'on observe la montagne en plein jour, celle-ci cache son secret profond au sein même de sa visibilité. (1)
- L'invisible (7)
- Invisibilité du visible et visibilité de l'invisible (1)
- L'oeil qui voit sans voir et qui entends ce qui n'est pas perceptible à nos oreilles de chair : la résonance de l'univers (1)
- Il faut étudier l'enseignement essentiel du nombre : "faire avec la multitude" (1)
- La multitude (1)
- Examinez et analysez le moment où il ne fait ni jour ni nuit (1)
- La vie est la Totalité dynamique qui se présente (1)
- Tous les existants doivent être structurés dès l'origine sous le mode du "comme" et il n'y aurait aucun existant hors de ce "comme" (1)
- La Totalité dynamique, qui reflète son image en elle-même, comme la lune au milieu de l'eau (1)
- Ne haïssez pas le ne-pas-dire. Le ne-pas-dire est la vraie tête et la vraie queue de la parole obtenue (1)
- Il faut étudier le muet et le connaître à fond par la pratique (1)
- Tant qu'elle ne sera pas exprimée par le langage sous forme adéquate, la pensée qu'on croit avoir dans le coeur et l'esprit ne serait qu'une chimère (1)
- Méditez à fond avec minutie le verbe "obtenir" (1)
- Obtenir (1)
- Que c'est subtil et merveilleux ! Les choses s'interpénètrent les unes les autres sans s'interpénétrer (1)
- L'interpénétration plénière de tous les sens (1)
- Les sens se répondent les uns les autres (1)
- La clé qui ouvre la porte de la connaissance, connaissance de la parole secrète, c'est à dire la connaissance du "secret sans voile", doit être l'Eveil à la résonance (1)
- Ce Présent n'est autre que le moment favorable tel quel (1)
- Transpercer, voilà le secret ! (1)
- L'acquis du monde humain (1)
- L'univers entier est sentiments et émotions des fleurs (1)
- Les sentiments (3)
- L'infinité inépuisable du passé, du présent et du futur (1)
- Triturer les études durant des millions et des milliards d'éons (1)
- Lorsqu'on reste muet, sans être pour autant interdit, c'est la conscience karmique qui peut surgir tout d'un coup, atteignant sa cible (1)
- Chacun des existants doit être à la fois émetteur et auditeur du grondement du dragon, de ce son inorganique qui remonte depûis le fondement de tous les existants et de tout l'univers... (1)
- C'est à partir de la racine que les feuillages se développent, et voilà ceux qu'on appelle "éveillés et patriarches". La souche et les extrémités doivent toutes retourner à cet enseignement essentiel, et cela n'est autre que l'étude (1)
- Le shôbôgenzô est lui-même conçu comme une immense parabole, parabole de la résonance (1)
- La méditation assise n'est rien d'autre que la pratique du non-faire (1)
- On écrit parce qu'on ne comprend rien sans écrire (1)
- Le langage, comme la perception, est structuré sous le mode du "comme "ou du "comme si" (1)
- Il y a une analogie entre la mystique du non-moi selon la Voie bouddhique et la mystique connue en Occident sous le terme de "sentiment océanique". Celui-ci désigne, nous semble-t-il, un ravissement, un sentiment d'être uni, totalement et parfaitement, à tous les existants de l'univers, sentiment qui vient à envahir tout d'un coup l'être d'une personne, le plus souvcent spontanément et tout à fait gratuitement (1)
- Qualifier, comme le font les auteurs, l'analogie de coeur de la pensée va à rebours de la tradition philosophique qui place le raisonnement analytique au premier plan. (1)
- L'établissement d'analogies a souvent été le facteur clé dans l'émergence de nouvelles théories, par exemple physiques ou mathématiques (1)
- L'analogie rend possible la pensée (1)
- L'analogie intervient dans chaque choix de mots (1)
- L'analogie a un rôle omniprésent dans la pensée (1)
- L'analogie n'est pas seulement un outil de raisonnement, c'est la condition de la catégorisation donc du langage (1)
- L'analogie est d'abord un phénomène mnésique : mémoire du passé : quelque chose dans une situtaion présente, nous rappelle quelque chose d'autre, que l'on a vécu dans une situation passée (1)
- Extension catégorielle : à partir de nos catégories, les étendre à d'autres situations. Par exemple le "bureau" informatique (1)
- Toutes nos connaissances sont engrangées dans le langage (1)
- Ce livre contient une thèse très forte, à savoir que le moteur de la catégorisation est l'analogie (1)
- Il y a des ingrédients dans nos concepts qui permettent l'analogie (1)
- Dans l'apprentissage, on est souvent obligé d'itiliser l'analogie, car il n'y a pas d'autres moyen (1)
- Ce livre est particulier par le rapport qu'il entreprend entre le français et l'anglais (1)
- La langue anglaise (3)
- Le courant de la cognition incarnée met l'accent sur l'incarnation de la pensée plutôt que la logique, l'abstraction. (1)
- Il y a quelque chose d'indissociable entre la surfade des choses, ce qui est immédiatement accessible et la profondeur où elles nous mènent (1)
- La surface des choses (1)
- Chaque analogie est une métaphore et chaque métaphore est une analogie, c'est du contexte que va dépendre l'utilisation d'un mot ou de l'autre. (1)
- L'intersubjectivité d'une analogie est une mesure de la qualité de cette analogie (1)
- La catégorisation, c'est à dire les concepts, se construisent par analogie et ce sont les analogies qui permettent d'évoquer dans la mémoire les concepts. (1)
- Il y a un lien indissociable entre la construction des concepts et l'analogie (1)
- La logique est-elle le fondement de notre pensée ? Réhabilitant les pouvoirs et la richesse créatrice de l'analogie, cet ouvrage montre qu'il n'en est peut-être rien. (1)
- Chaque sens d'un mot constitue un gouffre sans fond. Les dictionnaires donnent l'impression de disséquer les mots jusqu'à leurs atomes, alors qu'ils effleurent tout au plus leur surface. (1)
- Un mot ordinaire n'a pas seulement deux ou trois sens ; il renvoie plutôt à un nombre de sens sans limites. (1)
- Le potentiel illimité de diversité que recèle chaque concept (1)
- C'est le droit et la responsabilité de chaque langue de décider où tracer des distinctions (1)
- Les langues (5)
- Chaque peuple réuni par une langue commune accepte comme naturel et allant de soi l'éventail particulier de concepts auxquels sa langue donne accès (1)
- Outils de traitement (automatique) de l'information (1)
- Mettre en contact des éléments d'information (1)
- Une immense encyclopédie vivante (1)
- Agencements (1)
- Techniques intellectuelles (1)
- Des paysages de sens (1)
- L'invention de nouveaux procédés de pensée... qui puissent faire émerger de véritables "intelligences collectives" (1)
- Nous ne savons pas ce que nous devons créer (1)
- Le monde infini de la signification (1)
- Le problème de l'intelligence collective est de découvrir ou d'inventer un au-delà de l'écriture, un au-delà du langage tel que le traitement de l'information soit partout distribué et partout coordonné (1)
- Inventer (10)
- Mutualiser nos connaissances (1)
- Une énonciation collective (1)
- Tout repose à long terme sur la souplesse et la vitalité de nos réseaux de production, de transaction et d'échange de savoirs (1)
- Puisqu'elle conditionne toutes les autres, la production continue de subjectivité sera probablement considérée, au siècle prochain, comme l'activité économique principale (1)
- La production de subjectivité (1)
- Interactions coopératives dans le cyberespace international (1)
- La capacité d'apprentissage et d'imagination collective (1)
- Des instruments pour filtrer l'information pertinente, opérer des rapprochements de significations... (1)
- Rendre l'information "navigable" (1)
- Favoriser la construction de collectifs intelligents où les potentialités sociales et cognitives de chacun pourront se développer et s'amplifier mutuellement (1)
- Renouvellement du lien social par le rapport à la connaissance (1)
- La culture, un patrimoine commun (1)
- Découpage et définition des objets (1)
- La réinterprétation de la mémoire (1)
- Web herméneutique (1)
- Ingénierie du lien social : l'art de faire vivre des colectifs intelligents (1)
- L'intelligence collective (69)
- L'hospitalité maintient la possibilité de voyager, de rencontrer l'autre, en général. Par l'hospitalité, celui qui est différent, étrange, est accueilli, compris dans une communauté. (1)
- L'inclusion (2)
- Le travail dinclusion de tous par tous (1)
- L'attention à la bonté des autres (1)
- La richesse humaine n'est plus seulement la finalité théorique de l'activité économique, elle en devient la condition expresse. (1)
- Une économie des qualités humaines (1)
- La richesse humaine (1)
- ... En résulte un terrible désarroi, un immense besoin de collectif, de lien, de reconnaissance et d'identité... La déterriorialisation eccélérée suscite une véritable industrie de la restauration du lien social, de le réinsertion des exclus, de la refonte d'identités pour individus et communautés déstructurées... C'est sous la pression d'une véritable urgence sociale que le secteur de la production de lien est appelé à se développer. (1)
- Un immense besoin de collectif (1)
- L'aménagement d'une société vivable (1)
- Elever l'intelligence des hommes (1)
- Combinaison, mixage, réordonnancement des signes, le cyberspace interconnecte virtuellement tous les messages numérisés (1)
- Comment rendre évident pour tous que l'autre est un porteur unique de savoir-faire et de créativité ? (1)
- Les savoir-faire (3)
- Navigation dans l'information (1)
- Des techniques de construction interactive et de visualisation d'espaces de signification (1)
- La construction collective du sens (1)
- Elaborer et raffiner les problèmes communs, ouvrir de nouvelles questions, forger des arguments, énpncer et adopter des positions indépendantes les unes des autres sur une grande variété de sujets (1)
- Constituer des sujets collectifs d'énonciation (1)
- Des agencements d'énonciation (1)
- Les initiatives et expérimentations minoritaires sont une dimension essentielle de la démocratie car elles permettent l'exploration de solutions alternatives aux problèmes de la cité (1)
- Former ensemble des jugements (1)
- Jusqu'à maintenant, on a surtout imaginé et construit des mondes virtuels qui étaient de simples simulations d'univers physiques réels ou possibles. Nous proposons de concevoir des mondes virtuels de signification ou de sensations partagées, l'ouverture d'espaces où pourront de déployer l'intelligence et l'imagination collective (1)
- De nouvelles puissances de compréhension (1)
- Mes hiérarchies d'intérêts (1)
- Un monde virtuel pour l'intelligence collective peut être aussi chargé de culture, de beauté, d'esprit et de savoir qu'un temple grec, une cathédrale gothique, un palais flerentin, l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert ou la constitution des Etats-unis. Il peut dévoiler des galaxies de langage inédites, faire éclore des temporalités sociales inconnues, réinventer le lien social, perfectionner la démocratie, creuser entre les hommes des chemins de savoir inconnus (1)
- L'aménagement du cyberspace est un des principaux enjeux esthétiques et politiques du siècle qui vient (1)
- Des supports d'écriture dynamiques (1)
- On reste aveugle aux différentes possibilités que les nouveautés techniques offrent au devenir humain, possibilités dont d'entier éventail est rarement perçu, et qui devrait faire l'objet de délibérations, de choix, de jugements de goûts, et pas seulement de la part des spécialistes des machines (1)
- Les différences établies entre auteurs et lecteurs, producteurs et spectateurs, créateurs et herméneutes se brouilent (1)
- Les séparations entre les messages et les "oeuvres" tendent à s'effacer. Toute représentation peut faire l'objet d'échantillonnage, de mixage, de réemploi etc (1)
- L'effort créateur se déplace des messages, pour allers vers les dispositifs, les processus, les langages, les "architectures" dy namiques (1)
- Les herméneutes se transforment en acteurs (1)
- "Oeuvres ouvertes", work in progress, c'est un art sans signature (1)
- Comment passer d'une rumeur de foule à un choeur ? (1)
- Les gisements de données (1)
- La puissance symbolique accumulée par l'homme (1)
- La pensée ne se limite pas aux discours dits rationnels. Il y a des pensées-corps, des pensées-affect, des pensées-percept, des pensées-signes, des pensées-concept, des pensées-geste, des pensées-machine, des pensées-monde (1)
- Un agencement collectif d'énonciation (1)
- Sur la Terre, le signe participe de l'être et l'être du signe. Ici, tout nous parle. Chaque événement se fait message, et toute personne messagère. La moindre perception devient indice, image ou symbole. Bêtes et gens, astres et climats, formes et détails font signe, renvoient à des récits, des discours, des rituels. "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent" (Baudelaire). Selon des lignes d'affects, selon le jeu des contiguïtés, des analogies et des correspondances qui organisent le cosmos. (1)
- Les mots sont des puissances. Chaque nom rayone une énergie, une qualité. Grâce au souffle qui le porte, le signe n'est jamais séparé d'une présence. Les paroles sont des actes, exercent des pouvoirs, déruisent et créent. (1)
- Dans l'espace de la reproduction, de la diffusion, de la variation indéfinie, les signes ne convoquent plus les choses qu'ils désignent ni les êtres qui les profèrent. C'est cela le Spectacle : tout le réel est passé du côté du signe. Les faits, les oeuvres, les gens sont des signes. Et ils sont traités, reproduits, diffusés comme tels. Non seulement le signe ne renvoie pas à la chose absente, mais il ne peut même plus mener au début de la série, à l'original, puisque dans l'espace des marchandises, le signe n'est qu'un effet d'enregistrement, de reproduction, de diffusion : Il n'est signe que dans le circuit. L'ansence triomphe du milieu même de l'abondance: Warhol peut sérigraphier, Derrida déconstruire, Baudrillard simuler, et Philippe K. Dick édifier des univers paranoïaques où l'univers se construit à force d'illusion. (1)
- Le spectacle (1)
- Se réapproprier la création signifiante, reprendre la parole (1)
- Reprendre la parole (1)
- Stock(s) de sens (1)
- Dans le célèbre film de Charlie Chaplin Les temps modernes (1935), l'ouvrier Charlot est martyrisé par les machines et les chaînes de montage d'une usine et quasi crucifié sur les aiguilles d'une grande horloge (1)
- La "théorie de l'information" n'est en fait qu'une approche mathématique de la transmission et de la circulation des messages. Elle a donné lieu à des raffinements et à des transpositions parfois très subtils. Cependant, avec les instruments quantitatifs et les concepts qu'elle a élaboré, on n'est jamais parvenu, même de loin, à traiter de la signification, au sens le plus ordinaire de ce terme. (1)
- La théorie de l'information (1)
- Ecologie cognitive : programme proposé par Pierre Lévy dans "Les technologies de l'intelligence" : élargir les perspectives des sciences de la cognition : le régime de production et de distribution du savoir ne dépend pas seulement des particularités du système cognitif humain, mais également des modes d'organisation collective et des instruments de communication et de traitement de el'information. L'écologie cognitive devrait se consacrer à l'étude des interactions entre les déterminants biologiques, sociaux et techniques de la connaissance. (1)
- Le savoir sur le savoir (1)
- Raffinons l'architecture du cyberspace (1)
- Les saisons (27)
- Dystopie (2)
- L'autarcie (1)
- Extra-vagance (1)
- Autobiographie (1)
- Ce qu'il me fallait, c'était vivre abondamment, sucer toute la moelle secrète de la vie (1)
- Le désir de vivre (2)
- Sucer toute la moelle secrète de la vie (1)
- Une autre vie (2)
- Vivre dans la nature (2)
- Dans Walden, Thoreau décrit l'esthétique des paysages entourant sa cabane (chapitre IV : Bruits). Il énumère aussi les sons audibles depuis sa cabane : les cloches de l'église, le meuglement des vaches, le chant du whip-poor-will, le hululement des hiboux, le coassement des grenouilles et le chant des coqs. Par ailleurs, il écrit ses observations sur la géographie de l'étang de Walden et ses voisins : l'étang de Flint (ou Sandy Pond), White Pond, et Goose Pond (1)
- La propriété (2)
- Une nouvelle éthique (1)
- Walden passe par la redécouverte des mots précis, des étymologies et des échos stylistiques (prosonomasie) entre les mots. « Les dénombrements sans fin des mots de Walden font [ainsi] partie de son entreprise de sauvetage du langage. » Thoreau rêve d'une « parole-écriture végétale qui ne serait lue ou entendue que par les oiseaux ou les anges ». Le secret de cette langue est possédé par les animaux du bois et par l'étang de Walden et « tout le livre parle du recouvrement prestigieux et possible d'une langue adamique, celle d'une profération poétique où les mots seraient adéquats aux choses. Il s'ensuit que l'animal, de par le fait qu'il est plus proche de la nature, détiendrait le secret de ce babil ancien et mimologique parlé à l'aube des temps. » Il existe donc deux langages : l'un maternel et l'autre paternel ; l'homme doit réapprendre à les parler. Proche de ce que sera plus tard la philosophie de Wittgenstein, Thoreau fait de Walden « une éducation à l'âge adulte pour redonner sens aux mots » ; Walden est ainsi « une entreprise de réappropriation du langage, exactement comme le Tractatus-philosophicus, une entreprise de réhabilitation du langage par le silence. » Plusieurs fois dans le roman, Thoreau écoute les cris animaux, ses « voisins inférieurs », et dont la langue est assimilée aux poèmes humains. Il les imite et tente d'en cerner la signification en laissant libre cours aux associations d'idées. Ses onomatopées et calembours sont la clé de cette langue adamique par laquelle Thoreau souhaite s'affranchir de la littérarité. Par ce travail du sonore, Thoreau entend établir « un protocole de lecture qui a pour fonction d'initier les lecteurs au plaisir du bruit ». La rencontre avec l'écho donne le départ du nouveau langage du narrateur, celui de l'harmonie imitative. Ce dernier lui permet de décrire la nature en donnant à chaque élément de celle-ci un son particulier, en accord avec son essence. Il s'agit d'une initiation car le processus d'acquisition linguistique est progressif. La nature s'humanise et « le meuglement lointain de quelques vaches » semble celui de « certains ménestrels », de même « les whippoorwills chantaient leurs vêpres ». Viennent ensuite les oiseaux qui laissent la place aux chats-huants, comparables à des « pleureuses ». Les animaux semblent articuler de plus en plus leurs langages, et, ce faisant, un sens se forme. Ils ne ressemblent plus à des hommes mais à des poètes : les chats-huants ont ainsi un « cri lugubre véritablement ben-jonsonien », en référence au poète Ben Jonson, contemporain de Shakespeare. En somme, Walden est « la manifestation suprême de cette conscience linguistique exigeante » de Thoreau. (1)
- L'harmonie avec la nature (1)
- Thoreau tente de montrer « comment la présence humaine et le paysage interagissent ». Thoreau nous montre que le paysage a la capacité de résister à l'action humaine mais aussi que l'homme doit équilibrer le milieu et aider la nature à faire jouer ses forces homéostasiques. En ce sens, Walden propose une « contre-idéologie du paysage ». Le paysagiste américain Ian McHarg (auteur de Design with Nature) s'inspire de cette idée, dont Thoreau est le pionnier. Cette relation, devenue intime, avec la nature permet à Thoreau de redéfinir jusqu'à l'acte d'écriture : il « définit son idéal littéraire par la capacité de l'écrivain à se soumettre à l'influence de la nature, à transposer la sauvagerie encore si largement présente sur le Nouveau Continent. Il emprunte au nationalisme littéraire américain l'idée selon laquelle les vastes étendues désertiques constituaient une ressource précieuse que l'Europe n'avait plus à sa disposition pour se redonner de l'énergie » (1)
- Les monastères, où la vie semble un sourire inaltérable (1)
- Sourire (25)
- L'injustice (1)
- Augustin concevait Dieu comme "une substance immense pénétrant de toutes part à travers les espaces infinis la masse entière du monde, répandue sans terme dans l'immensité". (1)
- Dieu (16)
- La « joie parfaite », célébrée par Saint François d'Assise (1)
- La joie (29)
- « Certitude, certitude, sentiment, joie, paix... », parchemin retrouvé après la mort de Pascal, cousu dans la doublure de son habit. (1)
- Certitude (1)
- Panthéisme (3)
- Relation au vivant (3)
- Schopenhauer et le bouddhisme (1)
- La joie du croyant (1)
- Il n'est pas nécessaire qu'une histoire soit vraie pour y croire (1)
- Le christianisme a offert au monde la Vierge Marie (1)
- La Vierge Marie (5)
- On dirait que la société moderne s'acharne à effacer les preuves de l'existence de Dieu. (1)
- Je crois au Dieu Univers, et non au Dieu créateur. (1)
- Dieu se confond avec le monde et correspond à la définition de Tolstoï : "Ce tout illimité dont l'homme se sent une partie limitée" (1)
- La joie d'être ensemble ou d'être là, tout simplement. La joie de nous retrouver dans les yeux aimés d'un amour ou d'un enfant. La joie de se mélanger à l'univers. La joie qui fait de Dieu une évidence. Je crois à la preuve par la joie. (1)
- Simone Weil : « En toute chose, seul ce qui nous vient du dehors, gratuitement, par surprise, comme un don du sort, sans que nous l'ayons cherché, est joie pure » (1)
- Les religions meurent de l'esprit de sérieux. La foi sera joyeuse ou ne sera pas. (1)
- Devant un ciel ou un paysage comme ça, il est impossible de ne pas voir Dieu, de ne pas le sentir, de n'avoir pas envie de lui parler. (1)
- Il n'y a que Dieu qui peut avoir créé l'idée de Dieu. (1)
- "Tout est vide et vivant" (1)
- Le cynisme et la cupidité, les deux vraies idéologies de la société moderne. (1)
- La société moderne (5)
- Je me sens bête, comme le martinet ou l'hirondelle qui, dans le ciel, dessinent en nageant d'immenses arabesques. (1)
- De la bêtise (1)
- La joie pleine (1)
- François d'Assise décrète que les bêtes sont nos frères et nos soeurs. (1)
- Le pharisaïsme de notre époque (1)
- Le christianisme sera un panthéisme ou ne sera plus. (1)
- Le règne du relativisme triomphant (1)
- Savoir se fondre dans l'univers (1)
- L'univers (1)
- L'âme, c'est comme Dieu. Elle ne se prouve ni s'argumente, elle s'expérimente. (1)
- Le vide (2)
- La destruction de soi : Nous ne possédons rien au monde car le hasard peut tout nous ôter sinon le pouvoir de dire je. C'est cela qu'il faut donner à Dieu, c'est à dire détruire. Il n'y a absolument aucun autre acte libre qui nous soit permis, sinon la destruction du je. (1)
- La nécessité du détachement : Détacher notre désir de tous les biens et attendre. L'expérience prouve que cette attente est comblée. On touche alors le bien absolu. (1)
- Vanité de la possession : on ne possède que ce à quoi on renonce. (1)
- Une plénitude qui dispense de chercher sans raison. (1)
- La cupidité, la matérialisme et le culte des apparences, les trois faces de la même fange où nous sommes en train de nous perdre. (1)
- Toqueville : principe prophétique de la " tyrannie douce " (1)