Livre
1081 énoncé(s) — page 1 / 6.
- Le monde est beau par la variété de ses paysages. La vie spirituelle est belle par le foisonnement de ses chemins. (1)
- Le paysage (29)
- Non-faire (127)
- C'est en posant progressivement des actes positifs que, bien souvent, on arrive à changer. (1)
- Un vieil homme est assis à l'entrée d'une ville. Un étranger s'approche et lui demande : "Je ne suis jamais venu dans cette cité ; comment sont les gens qui vivent ici ? Le vieil homme lui répond par une question :" Comment étaient les habitants de la ville d'où tu viens ? Egoistes et méchants. C'est la raison pour laquelle je suis parti, dit l'étranger. Le vieil homme répond : "Tu trouveras les mêmes ici." Un peu plus tard, un autre étranger s'approche et demande au vieil homme : "Je viens d'arriver ; dis moi comment sont les gens qui vivent dans cette ville ?" Le vieil homme répond : Dis-moi mon ami, comment étaient les gens dans la ville d'où tu viens ? Ils étaient bons et acceillants ; j'y avais de nombreux amis. J'ai eu de la peine à le quitter. Tu trouveras les mêmes ici, répond le vieil homme. Comment le vieillard peut-il donner deux réponses opposées à la même question ? Parce que chacun porte son univers dans son coeur. (1)
- L'amour nous révèle que nous sommes faits pour la relation et que le dépassement de notre égo est source de joie. (1)
- Guérir de l'égo (1)
- Un vieux sage s'adresse à son petit fils en ces termes : "Mon enfant, il y a une lutte entre deux loups à l'intérieur de chacun de nous. L'un est mauvais. L'autre est bon." Le petit fils réfléchit quelques instants, puis demande à son grand père : "Quel loup va gagner ?" Celui que tu nourris. Nourris ce qu'il y a de bon, de juste, de lumineux en toi. Affame ce qu'il y a de mauvais, de négatif, d'obscur. Arrosez, cultivez, enlevez les mauvaises herbes avant qu'elles n'envahissent tout. Restez attentifs à faire pousser les bonnes graines, aussi petites soient elles. Soyez patients et persévérants. Bientôt, vous en récolterez les fruits. (1)
- Cultivez l'émerveillement. Ne cessez jamais d'admirer l'harmonie, la beauté, la bonté du monde. "L'étonnement est le début de la sagesse", disait un ancien maître Il nous transporte jusqu'à l'âme du monde. Fuyez au contraire l'indifférence, l'insensibilité. (1)
- Ce qui est merveilleux (30)
- Cultivez l'effort. Travaillez sans cese à vous améliorer et à réaliser quelque chose qui vous transforme.Oeuvrez pour vous-même, pour les autres et pour le monde. Créez, agissez. Ne laissez jamais passer une journée sans avoir accompli la moindre tâche. Notre corps et notre âme ont besoin d'activité, de travail, d'action pour s'accomplir. La paresse est l'absence de force et de motivation. Elle fatigue plus qu'elle ne repose. (1)
- L'action (81)
- Vertu de l'effort (1)
- Une mère sermonne son garçon : "Ecoute, si tu es sage, tu iras au ciel, et si tu n'es pas sage, tu iras en enfer. Le garçon réfléchit quelques secondes : " Et qu'est-ce que je dois faire pour aller au cirque ? (1)
- Humour (325)
- Cultivez la souplesse. La vie est en devenir permanent. La souplesse permet de nous adapter au mouvement de la vie , de réagir avec justesse à un événement imprévu. (1)
- La souplesse (1)
- Cultivez l'humilité. (1)
- L'humilité (3)
- Cultivez le contentement. Peu de choses suffisent au bonheur de l'homme. (1)
- Le contentement (5)
- Cultivez la grattitude (1)
- La grattitude (1)
- C'est ainsi qu'il faut concevoir notre relation aux personnes et aux choses : un juste équilibre entre attachement et détachement. (1)
- Le détachement (5)
- Nous avons besoin de silence. Accordons à notre esprit chaque jour des moments de calme. De ce profond silence jailliront les plus beaux fruits de l'âme : paix, douceur, joie, amour, compréhension, lumière. (1)
- Le silence (30)
- Acceptation de ce qui est. L'attitude la plus importante, la voie royale, celle qui est le couronnement de la sagesse, c'est d'acquiescer à la vie. C'est d'accepter le réel. Ne refusez pas ce ui se présente. Certaines choses peuvent et doivent être changées, mais commençons par dire oui à la vie. Lâcher prise, ne pas vouloir tout contrôler, grandir dans la confiance, dans le détachement, dans l'humilité, dans la sérénité, dans l'amour. (1)
- L'acceptation (3)
- Ne soyons pas victimes des événements extérieurs, mais leurs disciples. (1)
- Apprenez à ne rien refuser de la vie. Le refus apporte bien plus de douleurs que l'acceptation. (1)
- Notre vie est tissée de fils visibles et invisibles. Nous n'en voyons que les fils visibles et nous nous insurgeons parfois contre la malchance ou le destin. Mais si nous pouvions en saisir la trame invisible, nous découvririons que tout événement qui nous paraît défavorable porte de manière cachée un sens profond qui peut nous être bénéfique. (1)
- Le bien et le mal (10)
- Le karma (12)
- Voici l'histoire d'un roi dont l'excellent serviteur a pour manie de dire en toute circonstance : "Tout est pour le mieux", ce qui agace le roi. Un jour, le roi se blesse le doigt en coupant une branche. Voyant cela, son serviteur ne peut s'empêcher de dire : "Tout est pour le mieux, ô mon roi". Exaspéré, le roi l'emmène près d'un puits à sec. "Je m'en vais te jeter dans ce puits, dit-il, qu'en penses-tu ? Tout est pour le mieux, répond le serviteur imperturbable. Fou de rage, le roi le jette dans le puits. Bientôt, il se retrouve cerné par un groupe de sauvages, adorateurs d'une redoutable déesse à laquelle ils ont coutume d'offrir des hommes en sacrifice. Le roi est attrapé, ligoté et traîné jusqu'au temple de la déesse pour y être sacrifié. Le prêtre du temple remarque la plaie au doigt et déclare qu'ayant une blessure, le roi est souillé et ne peut être sacrifié. Heureux d'être encore vivant, le roi se souvient des paroles de sons erviteur et rebrousse chemin pour l'aider à sortir du puits où ill'avait jet é. Une fois le serviteur tiré d'affaire, il lui confie son aventure et approuve son" tout est pour le mieux car, sans son doigt blessé, il serait déjà dans l'autre monde. Il est toutefois saisi d'un doute. Sage serviteur, ton 'tout est pour le mieux' s'est révélé exact pour moi. Mais comment le justifie-tu pour toi ? Sire, si vous ne m'aviez pas poussé dans le puits, j'aurais été capturé par ces sauvages et sacrifié à la déesse. Voila pourquoi, pour moi aussi, 'tout est pour le mieux'. (1)
- La conscience universelle est non duelle : il n'y a plus de séparation entre moi et le monde (1)
- La non dualité (1)
- Cette imagination qui n'admettait pas de bornes, on ne lui permet plus de s'exercer que selon les lois d'une utilité arbitraire. (1)
- L'imagination (6)
- L'utilitarisme (9)
- La seule imagination me rend compte de ce qui peut être (1)
- Il me paraît que tout acte porte en lui-même sa justification, du moins pour qui a été capable de le commettre, qu'il est doué d'un pouvoir rayonnant que la moindre glose est de nature à affaiblir (1)
- L'expérience même s'est vu assigner des limites. Elle tourne dans une cage d'où il est de plus en plus difficile de la faire sortir. Elle s'appuie, elle aussi, sur l'utilité immédiate, et elle est gardée par le bon sens. Sous couleur de civilisation, sous prétexte de progrès, on est parvenu à bannir de l'esprit tout ce qui se peut taxer à tort ou à raison de superstition, de chimère, à proscrire tout mode de recherche de la vérité qui n'est pas conforme à l'usage. (1)
- L'expérience (6)
- Les limites de la raison (129)
- Le rêve ne peut-il être appliqué, lui aussi, à la résolution des questions fondamentales de la vie ? (2)
- Le rêve (132)
- L'esprit de l'homme qui rêve se satisfait pleinement de ce qui lui arrive. L'angoissante question de la possibilité ne se pose plus. Tue, vole plus vite, aime tant qu'il te plaira. Et si tu meurs, n'es-tu pas certain de te réveiller d'entre les morts ? (1)
- Laisse-toi conduire, les événements ne souffrent pas que tu les diffères (1)
- La facilité de tout est inappréciable. (1)
- La facilité (2)
- Quelle raison, je le demande, raison tellement plus large que l'autre, confère au rêve cette allure naturelle, me fait accueillir sans réserve une foule d'épisodes dont l'étrangeté à l'heure où j'écris me foudroierait ? Et pourtant j'en puis croire mes yeux, mes oreilles ; ce beau jour est venu, cette bête a parlé. (1)
- De l'instant où il sera soumis à un examen méthodique, où, par des moyens à déterminer, on parviendra à nous rendre compte du rêve dans son intégrité (et cela suppose une discipline de la mémoire qui porte sur des générations ; commençons tout de même par enregistrer les faits saillants), où sa courbe se développera avec une régularité et une ampleur sans pareilles, on peut espérer que les mystères qui n'en sont pas feront place au grand Mystère. Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité, si l'on peut ainsi dire. C'est à sa conquête que je vais, certain de n'y pas parvenir mais trop insoucieux de ma mort pour ne pas supputer un peu les joies d'une telle possession. (1)
- Rendre compte du rêve (1)
- Le surréalisme (79)
- On raconte que chaque jour, au moment de s'endormir, Saint-Pol-Roux faisait naguère placer, sur la porte de son manoir de Camaret, un écriteau sur lequel on pouvait lire : LE POÈTE TRAVAILLE. (1)
- [...] mon intention était de faire justice de la haine du merveilleux qui sévit chez certains hommes, de ce ridicule sous lequel ils veulent le faire tomber. Tranchons-en : le merveilleux est toujours beau, n'importe quel merveilleux est beau, il n'y a même que le merveilleux qui soit beau. (1)
- Rien n'est impossible à qui sait oser (1)
- L'impossible (9)
- L'audace (1)
- Au rendez-vous des occasions (1)
- L'occasion (3)
- Je m'étais mis à choyer immodérément les mots pour l'espace qu'ils admettent autour d'eux, pour leurs tangences avec d'autres mots innombrables que je ne prononçais pas (1)
- Les mots (91)
- C'est sur ces entrefaites que je fus amené à renoncer définitivement à mon point de vue (1)
- La multiplicité des points de vue (5)
- SURRÉALISME, n. m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. ENCYCL. Philos. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d'associations négligées jusqu'à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie. (1)
- La toute puissance du rêve (1)
- Parlez-moi du talent de ce mètre en platine, de ce miroir, de cette porte, et du ciel si vous voulez. (1)
- Le talent (1)
- Le langage a été donné à l'homme pour qu'il en fasse un usage surréaliste. [...] Il n'est rien sur quoi il devrait se refuser à parler, à écrire d'abondance. (1)
- la conscience poétique des objets (1)
- Objets, avez-vous donc une âme ? (45)
- Et de même que la longueur de l'étincelle gagne à ce que celle-ci se produise à travers des gaz raréfiés, l'atmosphère surréaliste créée par l'écriture mécanique, que j'ai tenu à mettre à la portée de tous, se prête particulièrement à la production des plus belles images. On peut même dire que les images apparaissent, dans cette course vertigineuse, comme les seuls guidons de l'esprit. L'esprit se convainc peu à peu de la réalité suprême de ces images. Se bornant d'abord à les subir, il s'aperçoit bientôt qu'elles flattent sa raison, augmentent d'autant sa connaissance. Il prend conscience des étendues illimitées où se manifestent ses désirs, où le pour et le contre se réduisent sans cesse, où son obscurité ne le trahit pas. Il va, porté par ces images qui le ravissent, qui lui laissent à peine le temps de souffler sur le feu de ses doigts. C'est la plus belle des nuits, la nuit des éclairs : le jour, auprès d'elle, est la nuit. (1)
- Les images surréalistes (2)
- C'est peut-être l'enfance qui approche le plus de la "vraie vie" (1)
- Gravité de l'enfance (10)
- Tout est bon pour obtenir de certaines associations la soudaineté désirable. (1)
- Les associations d'idées (1)
- La voix surréaliste se taira peut-être, je n'en suis plus à compter mes disparitions. (1)
- Je crois à la joie surréaliste pure de l'homme qui, averti de l'échec successif de tous les autres, ne se tient pas pour battu, part d'où il veut et, par tout autre chemin qu'un chemin raisonnable, parvient où il peut. (1)
- Ce monde n'est que très relativement à la mesure de la pensée (1)
- La pensée (13)
- C'est vivre et cesser de vivre qui sont des solutions imaginaires. (1)
- Théorie de la solution (14)
- "Prendre du plaisir au bonheur des autres", sera-ce, sous le nom de "Fraternité", la prochaine utopie qui emportera le monde au XXIème siècle ? (1)
- L'utopie (7)
- La fraternité (38)
- Avant de devenir la réalité triomphante de la fin du XXème siècle, le marché et la démocratie ont été des moyens, imaginés au long des siècles par quelques rêveurs sous les quolibets de leurs contemporains, pour réaliser l'utopie d'aujourd'hui, celle de la liberté. Leur triomphe ne garantit pourtant ni la paix, ni la justice sociale, ni la protection des générations suvantes. (1)
- Le marché (1)
- La démocratie (14)
- La mondialisation est en train de tuer la démocratie (1)
- La mondialisation (1)
- Le droit à l'enfance (1)
- Le droit à l'hospitalité (1)
- L'hospitalité (22)
- L'étranger (20)
- Le droit des générations suivantes (1)
- Le futur (49)
- L'urgence d'une démocratie fraternelle et planétaire (1)
- L'unité (5)
- Le droit au savoir (1)
- Les droits humains (13)
- Le droit au travail créatif (1)
- Le droit au logement (1)
- Le droit à la considération (1)
- Le droit au respect (1)
- Le droit à la dignité dans la port (1)
- Le droit à la non-violence (1)
- Les droits et devoirs de fraternité, dont toutes les formes peuvent être soigneusement prévues et répertoriées, de l'hospitalité à la connivence (1)
- Les droits et devoirs (1)
- Femme (4)
- La couleur bleue (1)
- Voir la mer (21)
- L'idéal d'intelligibilité que s'est donné sous le nom de Raison l'Occident (1)
- Ce texte [celui de Borges] cite une "certaine encyclopédie chinoise" où il est écrit que "les animaux se divisent en a) appartenant à l'Empereur, b) embaumés, c) apprivoisés, d) cochons de lait, e) sirènes, f) fabuleux, g) chiens en liberté, h) inclus dans la présente classification, i) qui s'agitent comme des fous, j) innombrables, k) dessinés avec un pinceau très fin en poil de chameau, l) et caetera, m) qui viennent de casser la cruche, n) qui de loin semblent des mouches" (Michel Foucault, Les mots et les choses, 1966, p. 7) (1)
- La Chine (1)
- Les animaux (184)
- Catégories, hyperonymes, classes (33)
- La catégorisation (36)
- L'encyclopédisme (160)
- L'irrationnel, une source inépuisable d'inspiration (1)
- Le caractère inévaluable de l'activité de création (1)
- L'irrationnel (29)
- Orientalismes flamboyants ou lénifiants... se disputent l'honneur de sauver l'Homme éternel d'une décadence physique imputables aux excès mêmes de l'usage de la Raison en Occident (1)
- L'inquiétant totalitarisme défigurant l'exercice d'une rationnalité devenue exclusivement calculatrice, dominatrice et donc à son insu "sectaire" (1)
- La collusion, voire la confusion de l'affectif et de l'intellectuel (1)
- L'échec de l'oeuvre de compréhension, humanisation et pacification justifiant l'hégémonie de la Raison. Car si l'"irrationnel" partage depuis les Grecs avec la sophistique le trouble privillège d'être glissant, insaisissable et protéiforme (Platon, Le sophiste), il a néanmoins conservé sur elle son aura, maléfique ou mirifique : ne prétend-il pas réconcilier l'infra-humain et le sur-humain, la folie et le génie, là où la rationnalité s'emploie au contraire à les séparer pour mieux faire régner transparence et équité ? (1)
- L'Occident a fait de la réflexivité consciente et raisonnée l'indispensable partenaire de la liberté d'agir et de penser (1)
- "Au pôle opposé de cette nature de ténèbres [l'animalité], la folie fascine parce qu'elle est savoir. Elle est savoir parce que toutes ces figures absurdes sont en réalité les éléments d'un savoir difficile, fermé, ésotérique. Ces formes étranges sont situées, d'emblée, dans l'espace du grand secret [...]. Ce savoir, si inaccessible, et si redoutable, le Fou, dans sa niaiserie innocente, le détient. Tandis que l'homme de raison et de sagesse n'en perçoit que des figures fragmentaires - d'autant plus inquiétantes - le Fou le porte tout entier en une sphère intacte : cette boule de cristal, qui pour tous est vide, est pleine, à ses yeux, de l'épaisseur d'un invisible savoir.", Michel Foucault, Histoire de la folie à l'âge classique (1)
- Le savoir (88)
- La folie (5)
- L'irrationnel n'est que la transcription négative et historiquement tardive d'un ensemble de principes et de croyances, souvent remarquablement organisés, constituant l'ossature sociale et spitiruelle des cultures dites "traditionnelles" et pas seulement archaïques et primitives. Le mouvement de l'histoire occidentale seul, supposé progresser des ténèbres vers les lumières de la rationalité, a permis d'officialiser la confusion entre ces deux catégories (1)
- L'équilibration possible ds "puissances" rationnelles et irrationnelles (1)
- "L'Europe a un lieu de naissance. Je ne songe pas, en termes de géographie, à un territoire, quoiqu'elle en possède un, mais à un lieu spirituel de naissance, dans une nation ou dans le coeur de quelques hommes isolés ou de groupes d'hommes appartenant à cette nation. Cette nation est la Grèce antique du VIIème siècle et du VIème siècle avant Jésus-Christ. C'est chez elle qu'est apparue une attitude d'une genre nouveau à l'égard du monde environnant. Il en est résulté l'irruption d'un type absolument nouveau de créations spirituelles qui rapidement ont pris les proportions d'une forme culturelle nettement délimitée. Les Grecs lui ont donné le nom de philosophie. L'irruption de la philosophie prise en ce sens, en y incluant toutes les sciences, est donc à mes yeux, si paradoxal qu'il paraisse, le phénomène originel qui caractérise l'Europe d'un point de vue spirituel.", E. Husserl, La crise de l'humanité européenne et la philosophie (1)
- L'Europe (8)
- La philosophie (10)
- L'Europe "en crise" finira pas se demander si le "spirituel" coïncide encore avec le "rationnel" ; ou si le divorce est pour elle consommé entre la dianoia (connaissance discursive) et la noesis (connaissance intuitive des essences et de l'au-delà de l'essence). (1)
- La connaissance (26)
- Concéder qu'il n'y a de discours que par l'entrelacement et d'une certaine part de non-être (Platon, Le sophiste) (1)
- Ce qu'Aristote s'emploiera à formaliser : les conditions de la pensée logique (identitaire et non-contradictoire) (1)
- Le principe de non-contradiction (Aristote) (6)
- Pour Aristote, la chance occasionnelle relevait d'une logique "hors raison", voire même supérieure à la raison (inspiration divine) (1)
- La cohérence de la démarche philosophique inaugurée en Grèce tient donc à la conviction avec laquelle fut continûment réaffirmée la possibilité d'une maîtrise de l'irrationnalité reconnue pour constitutive de la psyché, et sous certaines formes valorisée : enthousiasme, délire (mania), divination mise au service de la vision des Idées (Platon), ou d'une union quasi mystique avec l'un (Plotin). Et la notion même de participation (métexis), déjà critiquée par Aristote (Métaphysique, A, 6) est sans doute une réalité plus claire dans le domaine de l'ethnologie et de l'anthropologie religieuse que de la philosophie. Fut-elle, comme le supposait Aristote, empruntée par Platon au Pythagorisme ou aux divers mystères (Demeter, Dionysos-Zagreus, Orphisme) dont le plus connu est celui d'Eleusis ? Mystères dont la présence continue jusqu'à l'époque hellénistique atteste qu'une "Grèce de l'ombre" en quête de révélation et de salut par l'initiation côtoyait celle pour qui la seule lumière venait de l'éducation. (1)
- La participation (1)
- La divination (5)
- La passion de la connaissance condamnée par les Pères de l'Eglise sous le nom de libido sciendi : désir avide et insatiable de faire à toute chose rendre raison (1)
- Circulant en Europe dès la fin du XVIème siècle, l'Histoire légendaire du Dosteur Faust va peu à peu prendre une consistance imaginaire jusqu'à refléter, dans les deux Faust de Goethe (1749-1832), l'ambiguité de la relation au savoir dans laquelle est en train de s'enliser l'intellectuel moderne, déchiré entre son désir d'intégration au monde et son avidité à le dominer (1)
- Hamlet, dont l'incurable mélancolie atteste l'impuissance d'une intellectualité sur-consciente à recourir aux artifices d'un activisme faustien. (1)
- Le rationnalisme classique ou la foi croissante en la Raison, faisant en maintes circonstances figure de théologie déguisée (1)
- La mise en scène (comique ou tragique) des passions par les dramaturges français (Corneille, Molière, Racine). (1)
- La démesure grandiose prise par la déraison humaine dans les drames de Shapespeare, de J. Ford ou Ch Marlowe. (1)
- Etiemble écrit : "La plupart des encyclopédies, simples fourre-tout, n'ont aucune valeur littéraire ; celle de Diderot exceptée, que nous lisons pour le plaisir..." (1)
- La littérature (16)
- Des auteurs comme Mallarmé, Cocteau ou Ponge savent voir dans le dictionnaire une "machine à rêver" (Barthes, Préface au dictionnaire Hachette, 1980), un piège poétique, sinon un délire culturel. (1)
- Le problème mal résolu de l'appréciation critique de textes très complexes. Selon que cette appréciation porte sur la structure d'ensemble (ce qui est rare) et sur des intentions de programme - la première étant censée refléter les secondes -, sur les valeurs d'utilité des informations réunies, sur leur "valeur de vérité", sur leur objectivité, sur l'efficacité didactique de l'ensemble par rapport à un public déterminé, ou encore sur l'appréciation ponctuelle des "lacunes", eds erreurs, des excès (par rapport à un programme le plus souvent implicite et mal connu), ou enfin par la teneur des textes, appréciée d'après une idéologie, d'près des jugements de valeur esthétiques ou éthiques, on imagine la variété des estimations qui peuvent être portées sur un même ouvrage. (1)
- Sur le plan interne de l'organisation et de l'exposé du savoir, le conservatisme nécessaire à la "reproduction" didactique (Bourdieu-Passeron) s'allie plus ou moins bien avec l'intention de dévoiler les difficultés, les interrogations et les angoisses de l'épistémologie contemporaine. L'Encyclopédie française ou l'Universalis s'opposent en France à des ouvrages plus strictement pédagogiques, qui se doivent de rassurer en assurant. Dans chaque situation historique, le genre encyclopédique dépend des grandes options de la culture et de l'accumulation de ses références mentales : ici les notions d'épistémé (Foucault) et de doxa (Barthes) jouent pleinement. (1)
- On peut définir la doxa, au sens que lui donne Roland Barthes, comme l'ensemble des jugements communs à une société à un moment donné, jugements qui prennent un caractère d'évidence naturelle et exercent une oppression sur la pensée. (1)
- La doxa (1)
- L'encyclopédisme correspond à une exposition écrite, qui reprend des fragments de textes antérieurs, dans la même langue ou traduits. C'est dire si la citation, la "seconde main" y sont essentielles. Les sources textuelles, dans l'encyclopédisme, lorsqu'elles ne sont pas reproduites - avec ou sans mention de l'origine, car la notion de "plagiat" leur est étrangère avant l'époque contemporaine -, sont parfois fragmentées, abrégées, condensées ou au contraire exhaustives, et en outre commentées, glosées. Elles peuvent être en outre explicites, revendiquées, fondatrices ou au contraire cachées, masquées, voire inconscientes. (1)
- Un projet culturel fictif, la totalité des domaines du pensable. (1)
- Tout (9)
- Tout savoir (5)
- Tout sur tout (2)
- Toute intention encyclopédique, en transférant une multiplicité de savoirs en un texte, un énoncé linéaire dans une langue, doit passer par un projet d'organisation, de classement des contenus. L'idée de parcours circulaire (kuklos) assume depuis la Renaissance la maîtrise des éléments décrits pour un domaine ou pour lensemble des domaines perçus et classés par la culture. Celle d'organisation classifiée peut relever de la métaphiore de l'arbre, inaugurée par Porphyre, mais le sentiment de l'inclassable survit dans d'autres images, celle de la mer, du labyrinthe, etc. (1)
- Le discours encyclopédique moyen est de type didactique et assertif - sans exclure l'apparition de discours théoriques, scientifiques, ou bien polémiques, mais exceptionnellement. (1)
- Certains discours, par exemple philosophiques, ont une dimension encyclopédique, soit qu'ils visent l'organisation des savoirs (Aristote, Bacon), soit qu'ils proposent une théorie générale de l'histoire humaine (Auguste Comte, aussi représentant de la catégorie précédente), soit enfin qu'ils approfondissent les relations entre les signes du langage et les objets du savoir (Aristote encore, Saint Augustin, Hobbes, Locke, Leibnitz, Charles Peirce, de nos jours Umberto Eco). C'est alors de méthode et d'approche encyclopédique qu'il s'agit, avant toute encyclopédie réalisée. (1)
- Des rapports avec d'autres discours (l"intertextualité") (1)
- Un discours didactique, opposé par principe à l'énonciation créatrice, qu'elle soit littéraire ou scientifique (1)
- Une image des connaissances qui présente des caractères évaluatifs - jugements de valeur liés aux idéologies - et des caractères injonctifs et propagandistes - ce qui est le cas de tout discours didactique (1)
- Discours tronçonné / Discours suivi (organisation sémantique) (1)
- L'univers schizophrénique de la bibliothèque - admirablement évoqué par Borgès dans La Bibliothèque de Babel (Fictions) (1)
- La bibliothèque (1)
- Le fantasme totalisant et passablement paranoïaque de l'école universelle, de la pansophia. (1)
- Le titre chinois lei shu signifie livre [shu] de catégories [lei]. (1)
- La métaphorisation révèle des images fondatrices, celle de l'arbre (tradition indienne, Bible, Bacon, Descartes, Vico, d'Alembert), de la forêt et du labyrinthe (Bacon), d'une "mer des objets" (Diderot), évoquant un milieu inépuisable et dangereux, de la porte, de la clé, de la machine (Pour Diderot et d'Alembert, l'encyclopédie, qui décrit les machines, est bel et bien une machine. Et cette métaphore de la machine va évoluer avec les mutations de la technique, de la mécanique à l'électronique, la "machine" encyclopédique par excellence étant au XXIème siècle l'ordinateur. (1)
- Mécanologie (12)
- L'ouvrage encyclopédique assemble, sélectionne, distribue très diversement des discours, empruntés ou produits ad hoc, destinés à transmettre une image cumulative ou totalisante du savoir. (1)
- .Une différence fondamentale entre les encyclopédies et els dictionnaires tient à la nature de leurs entrées. L'article d'encyclopédie, qui a pour objet la description du monde, utilise l'entrée simplement comme un accès au domaine à décrire. Cette entrée n'est pas imposée comme signe, mais seulement comme marque de contenu : tel mot voisin du même champ sémantique pourrait convenir. Au contraire, le dictionnaire, qui se propose la description des mots, présente des entrées qui sont l'objet même dont on parle en tant que signe. Pour une encyclopédie, l'objectif est la communication, les informations étant placées au lieu le plus vraisemblable de la consultation. (1)
- La nomenclature des dictionnaires et des encyclopédies ne nous offre que des mots, et l'opposition traditionnelle entre les "mots" et les "choses" doit être remplacée par l'opposition entre "mot qui désigne une chose" (encyclopédie) et "mot qui désigne un mot" (dictionnaire). (1)
- Difficile de placer les "énoncé" Mneseek dans cette dichotomie (Jg° (1)
- L'ambition intellectuelle et la vision du monde et de l'humain propre à chaque civilisation (1)
- L'ambition (17)
- L'ambition intellectuelle (1)
- Le Dictionnaire philosophique de Voltaire, Le dictionnaire des idées reçues de Flaubert, comme l'encyclopédie caricaturale de Bouvard et Pécuchet relèvent de la littérature. (1)
- Les encyclopédies comme les dictionnaires doivent fractionner leur discours suivant un ordre résultant d'un classement. (1)
- Un arrangement textuel relativement stable appelé couramment "article", et tenu à propos d'une "entrée" (1)
- La microstructure d'une encyclopédie moderne comme l'Universalis ou la Britannica est souple : elle comporte au moins deux variantes, des articles brefs, detinés à une consultation ponctuelle, des articles développés, correspondant à des objets de savoir considérés comme majeurs ou organisateurs. (1)
- Le "méthodisme" relève d'une double problématique, discutée et modifiée dans toute l'histoire des idées : le classement des objets de savoir, requérant la désignation (classologie, nomenclature, terminologie, taxinomie), le classement des modes de savoir (épistémologie, classification des sciences, des disciplines pédagogiques, des méthodes, des techniques, interférant les unes avec les autres). On retrouve cette dualité dans la nomenclature des encyclopédies, où les noms d'objets singuliers (noms propres), les noms de classes d'objets et de notions (terminologies), les noms de thèmes et de domaines objectifs du savoir ("animaux", "plantes", etc), voisinent les uns avec les autres... (1)
- Loin de refléter le monde comme un miroir, selon la métaphore bien connue, l'encyclopédie construit son image comme le cartographe fait sa carte, toujours incomplète, plus ou moins lisible, toujours arbitraire, mais selon un arbitraire contrôlé et cohérent (code) (1)
- L'alphabétisation des ouvrages philosophiques correspond au succès dun arrangement arbitraire, par renoncement à tout système logique prétendant refléter ontologiquement un ordre... L'alphabétisation neutralise en fait toute classification. Elle correspond à une structure remplissable, relativement ouverte, alimentée par le nombre immense des unités du lexique... Au Moyen Age comme dans l'Antiquité, en Chine comme dans l'Islam classique, l'encyclopédie moralise, instruit, éduque, intègre socialement ; après le XVIIème siècle, elle ne veut plus qu'informer... L'ordre alphabétique "rompt avec une ontologie enseignable", il fait triompher "l'ordre empirique et non logique" du savoir (1)
- "Onomasiologie", terme d'origine allemande, désigne la sémantique de la nomination, de la désignation, allant des objets et classes d'objets aux mots, par les notions et les concepts ; elle s'oppose à la "sémasiologie" qui va du signe à ce qu'il signifie ; l'ensemble forme la sémantique. (1)
- Linguistique (12)
- Le projet Mneseek (319)
- Le pouvoir des fleurs (34)
- Les roses (2)
- Si vous donnez une rose, son parfum s'attarde sur vos mains (1)
- Volontaire incohérence (1)
- Au point de vue intellectuel il s'agissait, il s'agit encore d'éprouver par tous les moyens et de faire reconnaître à tout prix le caractère factice des vieilles antinomies destinées hypocritement à prévenir toute agitation insolite de la part de l'homme, ne serait-ce qu'en lui donnant une idée indigente de ses moyens, qu'en le défiant d'échapper dans une mesure valable à la contrainte universelle. (1)
- Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. Or, c'est en vain qu'on chercherait à l'activité surréaliste un autre mobile que l'espoir de détermination de ce point. (1)
- [Le suréalisme] déclare pouvoir, par ses méthodes propres, arracher la pensée à un servage toujours plus dur, la remettre sur la voie de la compréhension totale, la rendre à sa pureté originelle. (1)
- S'entretient le désir de passer outre à l'insuffisante, à l'absurde distinction du beau et du laid, du vrai et du faux, du bien et du mal (1)
- Le surréalisme n'a pas craint de se faire un dogme de la révolte absolue, de l'insoumission totale, du sabotage en règle. (1)
- Si, par le surréalisme, nous rejetons sans hésitation l'idée de la seule possibilité des choses qui "sont" et si nous déclarons, nous, que par un chemin qui "est", que nous pouvons montrer et aider à suivre, on accède à ce qu'on prétendait qui "n'était pas", si nous ne trouvons pas assez de mots pour flétrir la bassesse de la pensée occidentale, si nous ne craignons pas d'entrer en insurrection contre la logique, si nous ne jurerions pas qu'un acte qu'on accomplit en rêve a moins de sens qu'un acte qu'on accomplit éveillé, si nous ne sommes même pas sûrs qu'on n'en finira pas un jour (j'écris en attendant : un jour, j'écris : en attendant), qu'on n'en finira pas avec le temps, vieille farce sinistre, train perpétuellement déraillant, pulsation folle, inextricable amas de bêtes crevantes et crevées, comment veut-on que nous manifestions quelque tendresse, que même nous usions de tolérance à l'égard d'un appareil de conservation sociale, quel qu'il soit ? Ce serait le seul délire vraiment inacceptable de notre part. Tout est à faire, tous les moyens doivent être bons à employer pour ruiner les idées de famille, de patrie, de religion. La position surréaliste a beau être, sous ce rapport, assez connue, encore faut-il qu'on sache qu'elle ne comporte pas d'accommodements. (1)
- Nous ne jurerions pas qu'un acte qu'on accomplit en rêve a moins de sens qu'un acte qu'on accomplit éveillé. (1)
- Nous combattons sous toutes leurs formes l'indifférence poétique, la distraction d'art, la recherche érudite, la spéculation pure, nous ne voulons rien avoir de commun avec les petits ni avec les grands épargnants de l'esprit. (1)
- L'indifférence (6)
- Le divertissement (1)
- La distraction (1)
- L'érudition (1)
- Tout brûler (1)
- Il y a encore à cette heure par le monde dans les lycées, dans les ateliers même, dans la rue, dans les séminaires et dans les casernes, des êtres jeunes, purs, qui refusent le pli (1)
- La rébellion (3)
- La suppression de tout (1)
- Rappelons que l'idée de surréalisme tend simplement à la récupération totale de notre force psychique par un moyen qui n'est autre que la descente vertigineuse en nous, l'illumination systématique des lieux cachés et l'obscurcissement progressif des autres lieux, la promenade perpétuelle en pleine zone interdite et que son activité ne court aucune chance sérieuse de prendre fin tant que l'homme parviendra à distinguer un animal d'une flamme ou d'une pierre. (1)
- J'estime que nous ne pouvons pas éviter de nous poser de la façon la plus brûlante la question du régime social sous lequel nous vivons, je veux dire de l'acceptation ou de la non-acceptation de ce régime. (1)
- La politique (116)
- Tous ceux qui disent qu'un régime en vaut un autre puisque de toute manière l'homme sera vaincu (1)
- L'homme (5)
- Le problème de l'action sociale n'est, je tiens à y revenir et j'y insiste, qu'une des formes d'un problème plus général que le surréalisme s'est mis en devoir de soulever et qui est celui de l'expression humaine sous toutes ses formes. Qui dit expression dit, pour commencer, langage. Il ne faut donc pas s'étonner de voir le surréalisme se situer tout d'abord presque uniquement sur le plan du langage et, non plus, au retour de quelque incursion que ce soit, y revenir comme pour le plaisir de s'y comporter en pays conquis. (1)
- L'expression (2)
- Le langage (16)
- On feint de ne pas trop s'apercevoir que le mécanisme logique de la phrase se montre à lui seul de plus en plus impuissant, chez l'homme, à déclencher la secousse émotive qui donne réellement quelque prix à sa vie. (1)
- La logique (11)
- Les récits de rêves (1)
- Etudier le mécanisme complexe entre tous de l'inspiration (1)
- L'inspiration (1)
- C'est à l'innocence, à la colère de quelques hommes à venir qu'il appartiendra de dégager du surréalisme ce qui ne peut manquer d'être encore vivant, de le restituer, au prix d'un assez beau saccage, à son but propre. (1)
- "Alchimie du verbe" : ces mots qu'on va répétant un peu au hasard aujourd'hui demandent à être pris au pied de la lettre. Si le chapitre d' "Une Saison en enfer" qu'ils désignent ne justifie peut-être pas toute leur ambition, il n'en est pas moins vrai qu'il peut être tenu le plus authentiquement pour l'amorce de l'activité difficile qu'aujourd'hui seul le surréalisme poursuit. (1)
- L'alchiimie (1)
- les recherches surréalistes présentent, avec les recherches alchimiques, une remarquable analogie de but : la pierre philosophale n'est rien autre que ce qui devait permettre à l'imagination de l'homme de prendre sur toutes choses une revanche éclatante et nous voici de nouveau, après des siècles de domestication de l'esprit et de résignation folle, à tenter d'affranchir définitivement cette imagination par le "long, immense, raisonné dérèglement de tous les sens" et le reste. (1)
- L'alchimie (2)
- Tout est à attendre de l'aiguillage moderne de certaines volontés à venir : s'affirmant après les nôtres, elles se feront plus implacables que les nôtres. (1)
- Il fallait que le pensé succombât enfin sous le pensable. (1)
- L'alchimie mentale (1)
- Sortir du cadre (1)
- Le cadre (7)
- Qui dit "penser" dit "cadre", l'un ne va pas sans l'autre. Il n'y a pas de réflexion sans contexte, on ne réfléchit jamais à partir de rien. Les idées nouvelles n'apparaissent qu'en s'appuyant sur une structure d'idées existantes : un cadre de pensée. Le cerveau ne fait jamais table rase. (1)
- Le contexte (1)
- Il y a deux formes de pensées : la déduction, qui part d'une hypothèse et se confronte à la réalité, et l'induction, qui à partir de l'expérience, conduit à des hypothèses. (1)
- Il y a quatre grandes catégories de cadres. Les connaissances et les croyances sont des modèles mentaux qui tendent à être permanents, à l'inverse des représentations qui sont des constructions de l'instant, qui mettent en scène le moment présent pour lui donner un sens et disparaissent tout aussi vite. Les cadres de quatrième type conduisent aux trouvailles, et de provisoires, ils deviennent alors définitifs. (1)
- La catégorisation est une mise en cadre inévitable. Penser va de pair avec classer. (1)
- Il existe trois types de trouvailles - la découverte, l'invention et la création, suivant que l'on trouve ce qui était, ce qui sera ou ce qui peut être. (1)
- Les cadres n'existent pas dans la réalité, mais ils sont indispensables pour l'appréhender. (1)
- Il y a des cadres de toutes les tailles. Le plus petit modèle est le concept (exemple : le restaurant). Ensuite vient le stéréotype qui est un jugement minimal. Par exemple : le climat de l'Islande est froid, les banques sont riches... A l'autre extrémité, il y a les paradigmes qui sont des cadres tellement grands qu'on n'en voit plus les contours, qu'on en oublie parfois l'existence. Par exemple : une Europe sans conflit armé. Entre les extrêmes, il existe de nombreux schémas, structures, matrices et autres grilles de lecture. (1)
- Les cadres sont des abstractions simplificatrices, des réductions incomplètes. (1)
- L'art de la créativité est celui de construire de nouveaux cadres de pensée qui permettront alors de nombreuses trouvailles. (1)
- Les idées (4)
- Pour pouvoir penser, il faut pouvoir oublier. Sans une prise de distance par rapport au monde, l'homme ne peut forger de concept, il ne peut penser au monde. S'il voit chacun des arbres, il ne peut voir la forêt. Pour pouvoir abstraire, il doit d'abord pouvoir s'extraire. Cet éloignement par rapport aux choses crée un espace où la réflexion peut se déployer. D'un côté il y a les objets, et de l'autre, il y a nous, les sujets, obligés de ^rendre de la hauteur. (1)
- Prendre de la hauteur (2)
- L'oubli (8)
- L'abstraction (5)
- Penser consiste à relier, à organiser, à connecter quelques données entre elles pour essayer de construire une structure qui a du sens, un schéma cohérent, ou un modèle qui permet de comprendre [...] Ces connexions conduisent le sujet à élaborer une nouvelle "idée" qui peut ainsi être définie comme une "hypothèse de travail". (1)
- Relier (1)
- L'invention simultanée du calcul infinitésimal par Newton et Leibnitz (1)
- A l'origine de bien des idées se trouve l'étonnement. Une perception aiguisée, une attention en éveil permet de détecter ces petites choses qui conduisent aux grandes trouvailles (1)
- L'attention (3)
- Les marins ont des dizaines de mots différents pour qualifier ce que nous appelons simplement une corde. Les habitants du Groenland ont des dizaines de mots différents pour qualifier ce que nous appelons simplement de la neige. Ils voient ce que nous ne voyons pas : le détail, la nuance, la caractéristique qui nous échappe. Ils perçoivent une différence là où nous ne voyons que ressemblance. Ils sont riches de la diversité là où nous sommes les pauvres de l'uniformité. (1)
- La matière première de la pensée est le concept. Par exemple, le travail est un concept, et le repos aussi. Tout comme le bureau, qui nous montre au passage que l'amplitude des concepts peut être large : il peut être l'endroit où je vais travailler mais aussi ma table de traval. Le concept est une idée générale qui permet de regrouper beausoup de choses particulières. Un concept englobe la diversité dans une unité confortable à l'esprit qui peut alors la manipuler à sa guise pour réfléchir. Il permet d'organiser notre connaissance qur les objets, c'est l'entité cognitive de base où nous mettons le sens des mots que nous utilisons. Le concept est à la pensée ce que la brique est au maçon, ce que les molécules sont au chimiste. (1)
- Le concept a une fonction de classement et cette mise en catégorie consiste en deux opérations distinctes : 1. La première définit le périmètre de la classe (que puis-je mettre dans cette catégorie ?). 2. La seconde décrit les liens entre cette classe et les autres (en quoi cette catégorie est-elle différente de sa voisine ?). Cette double opération peut se faire selon deux modes différents : le point de vue classique et le point de vue relativiste. A/ Le point de vue classique : La catégorie y est définie par un ensemble de propriétés. Les restaurants sont par exemple les endroits où, moyennant paiement, on peut prendre un repas. Selon ce point de vue, les catégories peuvent s'emboiter comme des poupées russes. Le restaurant d'entreprise, la taverne et le restauroute sont tous des restaurants qui sont eux-mêmes des commerces. Précisons encore : le restaurant est un concept qui peut s'exprimer "en extension". C'est à dire qu'il s'étend aussi bien au Fouquet's et à la taverne de la gare d'Anvers qu'au McDonald's en bas de ma rue. Mais on peut aussi parler d'un restaurant "en compréhension", dire qu'il y a des tables, des chaises, de la nourriture, quelqu'un pour cuisiner etc. Plus la compréhension est grande, moins l'extension le sera. Autrement dit, plus on précisera en détail ce qu'est un restaurant, moins on pourra en donner d'exemples. Le point de vue classique suppose deux hypothèses : 1. Les catégories sont homogènes. Tous les commerces qui peuvent être appelés "restaurant" le sont au même degré. 2. Les catégories sont décidables. Il est toujours possible de dire si une entité est un restaurant où ne l'est pas. Cette manière de voir les choses provient de la philosophie grecque. Elle a permis de structurer la pensée sur les bases de jugements et de raisonnements. Elle a également permis la naissance d'une discipline nouvelle : la logique formelle. Mais cette manière de voir les choses a aussi des faiblesses flagrantes. Il n'y a finalement qu'en mathématiques qu'une définition capture parfaitement un concept. La logique formelle a ses vices de forme... B/ Le point de vue relativiste : On le sent intuitivement, les deux hypothèses précédentes sont intenables : au sein des catégories, ce n'est pas vraiment l'uniformité, ni l'homogénéité. On ne peut pas dire exactement pourquoi mais un chêne est plus représentatif de la catégorie "arbre" qu'un cerisier ou un peuplier. Un berger allemand est plus représentatif de la catégorie "chien" qu'un lévrier ou un basset. Tout se passe comme si toute catégorie avait son emblème, sa moyenne arithmétique, son prototype qui pourrait agir en ambassadeur de la classe. Un moineau est un peu plus "oiseau" qu'une perruche ou qu'un poulet qui sont pourtant des oiseaux, et ce n'est donc pas seulement une question de quantité ou de nombre. Quand on demande à une personne de citer les éléments d'une catégorie, une forme de séquence apparaît. La pomme vient avant le kiwi, le bleu vient avant le violet. Les catégories définies par des caractéristiques précises devraient être homogènes. Eh bien non, il faut bien l'admettre, certains éléments sont "un peu plus" que ce qui devrait être la même chose. Cela paraît absurde et pourtant, pour nous belges et français, F est "plus" une lettre de l'alphabet que O, l'Italie est "plus" un pays que Singapour. Et si on parle des célibataires, vous pensez à beaucoup de gens mais pas immédiatement au pape. A l'appui de cette thèse, faites le test suivant. Demandez à quelqu'un successivement : Un taxi est un véhicule. Vrai ou faux ? Un tank est un véhicule. Vrai ou faux ? Une navette spatiale est un véhicule. Vrai ou faux ? Les réponses sont trois fois "vrai". Mais il faudra chaque fois quelques instants de plus pour l'entendre... Comme si on pouvait être un peu plus ou un peu moins "véhicule" ! Une toute nouvelle approche devient alors possible. La catégorie est définie par son prototype et non plus par son périmètre. Et l'appartenance à la catégorie devient une question de distance au prototype, et non plus une question de caractéristiques partagées. Si l'approche classique relevait d'une vue "oui ou non" des choses, l'approche relativiste est au contraire tout en nuance et en continuité. Ludwig Wittgenstein a ainsi présenté en 1953 l'idée de family ressemblance, en prenant l'exemple des jeux. Ceux-ci forment indiscutablement une catégorie. Mais qui pourrait bien donner les caractéristiques communes au rugby et aux mots croisés ? Il est plus adéquat de parler de ressemblance de proche en proche. Le rugby a une parenté avec le football, qui a une parenté avec le tennis, le tennis avec les échecs, les échecs avec le Scrabble, et le Scrabble avec les mots croisés. La réussite et le calembour font aussi partie des jeux, tout comme Sim City, le poker, le Rubik's Cube ou même la séduction. La liste est longue. Des enfants qui jouent à "papa-maman" ou encore des jongleurs qui jouent avec des quilles sont là pour témoigner que la catégorie des jeux existe non pas grâce à des propriétés communes (comme le fait d'être plusieurs ou le rôle du hasard) mais par une ressemblance de proche en proche, un peu comme les membres d'une même famille (d'où l'appellation de l'idée présentée par Wittgenstein). Alors quel serait le jeu "type" ? Un sport comme le football sans doute, ou alors le Monopoly. L'expérience montre en effet que les prototypes choisis sont un compromis entre la visualisation et l'abstraction. Le prototype aura un grand nombre de propriétés communes à beaucoup d'autres éléments (définition doublement imprécise) tout en permettant une représentation imagée. Je "vois" une table de bridge ou une table d'opération, mais quand on me dit "meuble", je ne "vois" plus rien. Table sera alors le prototype, c'est le concept le plus abstrait qui entraîne néanmoins une visualisation instantanée, car je vois bien les pieds... L'approche relativiste n'est sans doute pas très rationnelle, elle est certes subjective et les aspects psychologiques rivalisent avec les aspects philosophiques. Si on dit de quelqu'un que c'est une girafe, on pense à sa taille. Si on dit que c'est un requin, on pensera à son tempérament. Pourquoi dans un cas penser à son physique et dans un autre à son comportement ? L'approche relativiste s'inspire évidemment du nominalisme, qui est devenu célèbre au Moyen Age lors de la tout aussi célèbre querelle des universaux. Pour les nominalistes, les propriétés communes aux objets ne sont que des mots et des noms, et il est vain de les rechercher car elles ne sont qu'illusions. Le rouge n'existe pas, même s'il y a des poissons rouges et des croix rouges. Les pèlerins ,n'existent pas même si beaucoup de gens vont à Saint-Jacques-de-Compostelle. Prenons un dernier exemple. Je lisais récemment dans un journal que Shanghai était devenue une ville "occidentale". Plutôt étrange, non ? Il y a quelques années encore, si ma mémoire est bonne, la Chine était en Orient. Comment ce pays est-il donc devenu lui aussi un pays du soleil couchant ? Ce genre de surprise sémantique illustre bien l'inévitable différence entre la fluidité d'un monde en changement continu, et la rigidité des concepts que nous formons pour le décrire et l'interpréter. Car finalement, qu'est-ce que l'"Occident" ? Il y a aujourd'hui au moins six significations ! Au départ, l'Occident était une direction, celle de l'Ouest, ce qui suppose bien-sûr un point de référence pour nous... orienter. Ce fut évidemment - pour nous ! - Athènes. Et l'ennemi perse était donc à l'Est; L'Occident désigna ensuite petit à petit une région du monde, l'Europe de l'Ouest, même si son centre de gravité se déplaçait vers Rome. Le mot glissa alors de la géographie vers la religion. A l'époque des croisades, "occidental" et "chrétien" étaient presque synonymes. Depuis la révolution industrielle, l'Occident englobe l'Europe et les Etats-Unis partis à la conquête de l'Ouest. Les dimensions scientifiques, industrielles et économiques l'emportèrent sur les autres et relient les deux côtés de l'Atlantique. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la politique devint dominante. Celui qui s'échappait d'URSS par son sinistre rideau de fer passait en Occident. Aujourd'hui, l'Occident serait plutôt qualifié par quelques valeurs fondamentales comme l'universalité (le fait de s'adresser à tous), l'attrait pour la nouveauté (la mode est une invention occidentale) et la perpétuelle remise en cause (le droit à l'expression et à la critique). Shanghai n'est donc pas si occidentale que cela... Alors qu'est-ce que l'Occident finalement ? C'est un concept, une idée qui sert à interpréter ce qui se passe, et comme pour tous les modèles mentaux, l'image en nous est floue, réductrice et discontinue. impossible de dire à quel moment précis la signification du mot "Occident" a changé, mais les six étapes sont bien présentes. (1)
- Aristote nous dit : Acceptez le classement en catégories - quitte à schématiser la réalité - et en échange vous pourrez poser des jugements et construire des raisonnements. Le concept de catégorie a rendu possible l'invention du syllogisme, et plus globalement l'avènement de la logique. C'est la plus grande invention de tous les temps. (1)
- Il y a deux grands types de structures mentales : d'une part les connaissances et croyances, d'autrepart les représentations. Les connaissances et croyances sont stables, peristentes et à long terme. Le savoir que nous avons accumulé depuis notre enfance est organisé en modèles et en catégories. Plus résistantes au temps que le savoir, nos croyances, nos convictions, influencent en profondeur notre manière de penser. Les représentations, quant à elles, sont éphémères. A peine construites, elles disparaissent. Ce sont des montages de l'instant, occasionnels, particuliers et circonstanciels. L'esprit met en scène ce qu'il voit et entend, il se fait une opinion. Par exemple, s'il voit une collision de voitures, il se fait une opinion sur la responsabilité des personnes impliquées. L'esprit se construit une représentation cohérente de ce qu'il voit. (1)
- Les croyances (1)
- Les représentations (3)
- Il y a deux ingrédients à toute représentation. Il y a une construction et il y a une interprétation. Le premier temps est un temps d'assemblage : la diversité venue du dehors nous apparaît comme un tout. Dans un deuxième temps, l'esprit prend l'initiative, il s'approprie la construction mentale et l'humanise. Il se pose la question de son sens et de ce que cela signifie pour lui. Il cherche des explications et de sliens de cause à effet. A la différence du savoir qu'on doit aller chercher, la représentation est, elle, inévitable, incontrôlable. (1)
- Les cadres de pensées transitoires se divisent en deux groupes. Le premier constitue les représentations proprement dites. Celles-c- se forment dès qu'il s'agit d'interpréter ou de comprendre une situation, ou dès qu'il s'agit de choisir ou de décider. Nous nommerons le second grupe les "trouvailles". Lorsqu'il s'agit de trouvailles, l'effort est décidé, le désir et la volonté de construire quelquechose de neuf existent bel et bien. Il y a un choix délibéré de construire des images mentales fragiles, provisoires, jusqu'au jour où... mais oui, eurêka ! Ce sont les hypothèses risquées, les schémas osés, les grilles de lecture aventureuses qui ont un jour permis les jugements sûrs, les théories robustes, voire les paaradigmes fédérateurs. (1)
- Les trouvailles (1)
- Les concepts, les modèles et plus globalement la culture, sont autant de prismes et de miroirs déformants qui orientent notre manière de vois le monde, et qui influencent notre regard sur la rélité. Une personne peu intéressée par l'argent aura plus de mal à trouver une idée pour devenir riche. (1)
- Pour Gaston Bachelard, scientifique littéraire, poète de la science, l'imagination n'est pas la faculté de former des images de la réalité, c'est la faculté de déformer des images pour changer la réalité. (1)
- Faire passer le virtuel dans le réel (2)
- L'erreur n'est plus l'accident fortuit ou regretté sur le chemin de la connaissance, elle est elle-même connaissance. (1)
- L'erreur (1)
- Recommencer est toujours positif (1)
- Le commencement (28)
- Invention : trouver quekque chose qui va être / Découverte : trouver quelque chose qui était. (1)
- La créativité est une aptitude à voir tout à coup de la cohérence, voire de l'unité, au sein de la diversité. "Cogiter" partage l'étymologie d'agiter et "comprendre" consiste à prendre ensemble. Un esprit créatif détecte les évidences inattendues. (1)
- Découverte : ce qui était (ex : l'ADN), Science | Invention : Ce qui va être (ex : la photocopieuse), Technique | Création : Ce qui peut être (ex : Tintin), Art (1)
- Découverte | Invention | Création (1)
- Au niveau des idées, la bissociation est une combinaison inédite d'éléments déjà dits. Or, il existe un nombre infini d'arrangements possibles des éléments qui sont en face de nous. (1)
- L'eurêka consiste à réaliser tout à coup le sens ou la portée d'une idée pourtant bien ancienne. Une re-trouvaille, en somme. Parfois, c'est plus subtil. La perception réorganise ce qu'elle a sous les yeux. Elle arrange autrement ou relie de manière inédite... Combiner ou recombiner les idées semble même être une des recettes préférées des philosophes. Platon a voulu réconcilier l'impossibilité du changement décrite par Parménide avec la nécessité de cj=hanger constatée par Héraclite... Le passé est indispensable à la trouvaille. Mais il est aussi l'obstacle à démolir. La trouvaille est à la fois démontage et remontage, mais l'assemblage final est différent. (1)
- Le temps d'aimer est venu (1)
- La culture considérée comme "bien non essentiel" (1)
- La culture (7)
- Indignations (28)
- Indignez-vous ! (3)
- La mondialisation libérale et la loi sans pitié du profit spéculatif détruisent tous les efforts collectifs de protection, ici et dans tous les pays du monde (2)
- Le capitalisme (13)
- La cruauté ne cesse de faire reculer la civilisation (1)
- La cruauté (2)
- La civilisation (12)
- La cruauté du monde (5)
- La politique doit emprunter à l'amour comme barrage à la cruauté (1)
- L'amour (21)
- Des ressources extraordinaires (1)
- Un monde beau et poétique (1)
- Le monde (1)
- Refuser la cruauté du monde (1)
- Nous avons la responsabilité de donner aux nouvelles générations des raisons de vouloir grandir dans ce monde et de le changer en mieux (1)
- Les nouvelles générations (1)
- Comment l'action politique pourrait reconquérir le coeur des peuples (1)
- Une contribution à l'éveil des consciences (1)
- L'éveil des consciences (1)
- Chaque pays a son génie en fonction de son histoire et de ses rêves. (1)
- La culture fait partie de toute solution à toute nature de problème (1)
- La recherche de compréhension (1)
- Comprendre (8)
- Le besoin de partage (1)
- Le partage (2)
- Regarder ensemble quelque chose de beau, s'émerveiller, partager une émotion culturelle ou esthétique relient les êtres entre eux (1)
- On comprend ce qu'est l'humanisme quand il disparaît (1)
- L'humanisme (2)