La non-pensée
- Je ne peux pas m'empêcher de penser que...
- Oui, je sais, il est difficile de s'empêcher de penser
(La mariée était en noir, François Truffaut)
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Le Shôbôgenzô de Maître Dôgen, Tome I
Commentaire : L'occasion d'une prise de notes et d'une catégorisation, une mise en perspective aussi de ce que peut le projet Mneseek.
- "Que pensez-vous en restant immobile, assis sur le sol ?" Le maître dit : "Je pense la non-pensée." Le moine demanda : "Comment peut-on penser la non-pensée ?" Le maître dit : "Par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée." (2)
- La méditation (24)
- Penser par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée. D'après la langue et la culture japonaise, on pense aussi avec le coeur. Cela pourrait être aussi penser avec ce qui vient spontanément, prendre ce qui vient spontanément, ce qui se présente. On a accès à ce spontanéisme lorsqu'on médite. On dit aussi que méditer permet de purifier son karma (la pensée fait partie du karma). L'énoncé : "penser par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée" se suffit à lui-même. (JG)
- Les limites de la raison (129)
- Bouddhisme (348)
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Shikantaza : juste assis
Commentaire : Il s'agit d'un des concepts centraux de l'école zen Soto, pour laquelle s'asseoir (en zazen) est la manifestation et la réalisation de l'éveil.
- Les pensées disparaissent d'elles-mêmes, par le fait que le méditant ne recherche rien de particulier : il pense sans penser, "au-delà de la pensée" (hishiry?)
- Shikantaza (5)
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Les Rêveries du promeneur solitaire, Jean-Jacques Rousseau
Commentaire : La page wikipedia consacrée à ce livre
- Le flux et le reflux de cette eau [...] suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de penser. (1)
- La pensée cesse d'être volontaire ; elle laisse place à une présence silencieuse
- Non-faire (127)
- ...je laisse ma tête entièrement libre, et mes idées suivre leur pente sans résistance et sans gêne. (1)
- Non-faire (127)
- Le mouvement qui ne vient pas du dehors se fait alors au-dedans de nous. Le repos est moindre, il est vrai, mais il est aussi plus agréable quand de légères et douces idées sans agiter le fond de l'âme ne font pour ainsi dire qu'en effleurer la surface. [...] Cette espèce de rêverie peut se goûter partout où il est possible d'être tranquille. (1)
- Non-faire (127)
- Le rêve (132)
- M'étendant de tout mon long dans le bateau, les yeux tournés vers le ciel, je me laissais aller et dériver lentement au gré de l'eau quelquefois plusieurs heures. (1)
- Non-faire (127)
- ... pour me faire sentir avec plaisir mon existence, sans prendre la peine de penser (1)
- Non-faire (127)
- Un état simple et permanent, qui n'a rien de vif en lui-même, mais dont la durée accroît le charme au point d'y trouver enfin la suprême félicité (1)
- Non-faire (127)
- La suprême félicité (1)
- La joie d'être en vie (8)
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Victor Hugo - Les Misérables
Commentaire : La page wikipedia consacrée au livre
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Souchon On avance
Commentaire : On a pas assez d'essence pour faire la route dans l'aut'e sens...
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Connaître est agir - Un livre de Miguel Benasayag (et Angélique del Rey)
Commentaire : Il y est question de paysage, de mythe de l'individu, très intéressant. Découvrez ici son sommaire et son résumé.
- La conscience éblouit et finit par saturer les autres voies de connaissance et d'information qui proviennent du paysage et de l'organisme même. Etre trop centré sur l'activité de la conscience, c'est être très limité dans sa capacité d'agir et de connaître, au sens d'une connaissance qui s'enracine dans la perception. Le problème de la conscience est donc celui de la croyance que nos cultures lui vouent en tant que centre de nos êtres et garante de la pensée. (1)
- Les limites de la raison (129)
- Ceci me fait penser à l'idée de non-pensée telle que développée dans le Shobogenzo de Maître Dogen, plus particulièrement à ce passage : "Que pensez-vous en restant immobile, assis sur le sol ?" Le maître dit : "Je pense la non-pensée." Le moine demanda : "Comment peut-on penser la non-pensée ?" Le maître dit : "Par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée." (JG)
- La conscience (16)
- L'autre de la conscience n'est donc pas une instance irrationnelle quelconque, mais une expérience perceptive plus large, plus liée aux pratiques qu'à l'abstraction. (1)
- Les limites de la raison (129)
- L'abstraction (5)
- Le besoin de replacer les mécanismes conscients à leur véritable place. Quand je suis en train d'étudier, de jouer de la musique, de faire du sport, je peux être "conscients" de mes actes, mais dans tous les cas, ce ne sont pas là des activités qui dépendent, ou encore moins, surgissent de la conscience. (1)
- Les limites de la raison (129)
- La conscience (16)
- Les effets et activités de la conscience sont tout à fait lacunaire et discontinus, et le processus de pensée ne ressemble en rien à une sorte de longue phrase qui se déroulerait dans la tête de celui qui pense. Nous pensons et gaissons, au quotidien, dans ce mélange permanent qui saute d'un registre à l'autre, de la conscience vers des combinatoires autonomes (jouer de la musique, etc.). Par exemple, de la pensée consciente d'un problème, nous sautons vers des images non linguistiquement traduisibles, et, souvent, nous obtenons la solution de façon non exprimable : nous trouvons, et ce n'est qu'ensuite que nous devons faire le travail de formalisation de la trouvaille. C'est donc par une vue de l'esprit que l'on finit par croire que nous ne pouvons pas agir en dehors et au-delà des représentations conscientes, car la réalité des processus des organismes humains est très éloignée de ce récit. (1)
- Les limites de la raison (129)
- Quand je fais du sport, lorsque je marche etc, je change la vision que j'ai de ma vie, de mes projets... (JG)
- La conscience (16)
- Méditation et non pensée, un court texte d'Henry Oudin