L'édition Shinsô juxtapose aux textes de Dôgen des textes introductifs et des notes diverses, qui ont l'avantage d'être très didactiques. Leur intérêt m'amène à les intégrer à ma catégorisation, qui alterne donc éléments philosophiques et poétiques de Dôgen lui-même, et éléments explicatifs. (JG)
Le langage comme matière à exploiter... Nous sommes habitués à envisager le langage plutôt dans ses limites, c'est à dire comme un prisme imparfait d'appréhension du réel. Voici l'idée de prendre en contre pied cette habitude : le langage comme ressource pour finalement tenter de penser "neuf". Redonner au langage son pouvoir d'évocation, voire de dévoilement. D'où l'importance aussi de l'inventivité dans et par le langage. La matérialité du langage, le langage comme matériel (pour penser). Koans, mantras. (JG)
Penser par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée. D'après la langue et la culture japonaise, on pense aussi avec le coeur. Cela pourrait être aussi penser avec ce qui vient spontanément, prendre ce qui vient spontanément, ce qui se présente. On a accès à ce spontanéisme lorsqu'on médite. On dit aussi que méditer permet de purifier son karma (la pensée fait partie du karma). L'énoncé : "penser par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée" se suffit à lui-même. (JG)
Ce terme désigne le temps et l'énergie que l'on consacre à une pratique dans le but d'atteindre un certain niveau. Entraînement, apprentissage d'un savoir-faire qui ne se transmet pas par les mots. (JG)
Comment comprendre cela ? Peut-être que selon l'heure, la résistance peut être une vertu ou un défaut. Il peut y avoir une résistance dans le fait de ne pas résister... (JG)
Une phrase d'une grande profondeur. L'ambition (que les médias attisent...) cause tiraillements et désenchantement, loin d'une jouissance paisible du moment, du calme du moment (JG)
Méditer comme une manière de vivre. L'espace entre deux pensées s'appelle méditation. Nous méditons tous, certains sans le savoir. Méditer comme faire un exercice (JG)