Personnalité | Pierre Lévy
Pierre Lévy est un philosophe, sociologue et chercheur que j'aime beaucoup et dont le travail m'aide énormément. D'une manière générale, il étudie l'impact d'Internet sur la société, les humanités numériques et le virtuel. Ses livres, parus pour beaucoup dans les années 1990, sont de véritables points de repères, que l'on peut qualifier de visionnaires (pour l'époque), en tout cas encore d'actualité aujourd'hui. Deux de ces livres sont parmi mes livres préférés : Les technologies de l'intelligence (sorti en 1990) et L'intelligence collective (sorti en 1994). Défricheur et passeur, Pierre Lévy est un passionné qui nous passionne grâce à une écriture précise mais qui sait aussi user de lyrisme. Une de ses idées majeures est, je pense, d'identifier internet comme le lieu où se construit l'intelligence collective contemporaine. (JG)
Connectez-vous pour interroger Chat GPT sur ce contenu.
-
Les technologies de l'intelligence - Un livre de Pierre Lévy
Commentaire : Un livre qui date de 1990 soit déjà 34 ans
- Livre
- Les technologies de l'intelligence
- Auteur
- Pierre Lévy
- Livre cité
- La puissance du rationnel, Dominique Janicaud
- Livre cité
- Du mode d'existence des objets techniques, Gilbert Simondon
- Paul Klee espérait qu'à partir des mondes qu'il créait, on pourrait peut-être un jour surmonter l'imperfection de tout l'art du passé et créer une oeuvre "d'une immense vastitude, traversant l'ensemble des domaines élémentaires, figuratifs, sémantiques et stylistiques." (JG)
- Penser sur le projet Mneseek à créer des pages de mise bout à bout de ressources, par exemple Tout voir (Films) | Tout voir (Enoncés), Tout voir sur les pages categories_valeurs et sous_valeurs (JG)
- Livre cité
- Le pli, Gilles Deleuze
- Livre cité
- L'individuation psychique et collective, Gilbert Simondon
- Livre cité
- Sémantique interprétative, François Rastier
- Livre cité
- Adieu la raison, Paul Feyerabend
- Livre cité
- La nature et la pensée, Gregory Bateson
- Livre cité
- Vers une écologie de l'esprit, Gregory Bateson
- Livre cité
- Cartographies schizoanalytiques, Félix Guattari
- Personnalité
- Pierre Lévy
- Nom
- Lévy
- Prénom
- Pierre
- A l'époque contemporaine, la technique est une des dimensions fondamentales où se joue la transformation du monde humain par lui-même (1)
- La technique (28)
- Bien que nous vivions en démocratie, les processus sociotechniques font rarement l'objet de délibération collectives explicites, encore moins de décisions prises par l'ensemble des citoyens (1)
- La technique (28)
- Les inventeurs, ingénieurs, scientifiques, entrepreneurs et investisseurs qui contribuent à édifier le technocosme où nous vivons désormais sont animés de véritables projets politiques concurrents, ils se réfèrent à des imaginaires antagonistes de la technique et des rapports sociaux. (1)
- Les trois temps de l'esprit : oralité, écriture, informatique (1)
- L'immense réseau associatif qui constitue notre univers mental est en métamorphose permanente (1)
- Le sens (37)
- Le sens d'un mot n'est autre que l'écheveau scintillant de concepts et d'images qui luisent un instant autour de lui. (1)
- Le sens (37)
- Principe de multiplicité et d'emboîtement des échelles : L'hypertexte s'organise sur un mode "fractal", c'est à dire que n'importe quel noeud ou n'importe quel lien, à l'analyse, peut lui-même se révéler composé de tout un réseau et ainsi de suite, indéfiniment, le long des degrés de l'échelle de précision (1)
- L'indexation des contenus (3)
- Vannevar Bush et le Memex : L'idée de l'hypertexte a été annoncé pour la première fois par Vannevar Bush en 1945 dans un article désormais célèbre dont le titre était "As we may think". Bush était un mathématicien, un physicien réputé qui avait conçu, dans les années trente, une calculatrice analogique ultra-rapide, et qui avait joué un rôle important dans le financement de l'Eniac, la première calculatrice électronique numérique. A l'époque où l'article paraît, notre auteur se trouve à la tête de l'organisme chargé de coordonner l'effort de guerre des scientifiques américains pour le compte du Président Roosevelt.
Pourquoi "As we may think" ? Selon Bush, la plupart des systèmes d'indexation et d'organisation des informations en usage dans la communauté scientifique sont artificiels. Chaque item n'y est classé que sous une seule rubrique et le rangement est purement hiérarchique (classes, sous-classes etc). Or, dit Vannevar Bush, l'esprit humain ne marche pas ainsi, il fonctionne par associations. Il saute d'une représentation à l'autre le long d'un réseau enchevêtré, trace des pistes bifurquantes, trame une toile infiniment plus compliquée que les banques de données d'aujourd'hui ou les systèmes d'information à fiches perforées de 1945. Bush reconnaît qu'on ne peut sans doute pas répliquer le processus réticulaire qui sous-tend l'exercice de l'intelligence. Il propose seulement de s'en inspirer. Il imagine donc un dispositif, dénommé Memex, pour mécaniser le rangement et la sélection par association à côté du principe de l'indexation classique.
Il faut d'abord constituer un immense réservoir documentaire multimédia, comprenant aussi bien des images, des sons et des textes. Certains dispositifs périphériques faciliteraient l'intégration rapide de nouvelles informations, d'autres permettraient de transformer automatiquement la parole en texte écrit. La deuxième condition à remplir serait la miniaturisation de cette masse documentaire, et pour cela, Bush prévoit notamment l'utilisation du mircofilm et de la bande magnétique, que l'on venait de découvrir à l'époque. Tout devrait tenir dans un ou deux mètres cubes, l'équivalent du volume d'un meuble de bureau. On accéderait aux informations par l'intermédiaire d'un écran de télévision muni de haut-parleurs. En plus des accès classiques par indexation, une commande simple permettrait à l'heureux propriétaire d'un Memex de nouer des liens indépendants de toute classification hiérarchique entre une information quelconque et n'importe quelle autre. Une fois le lien établi, chaque fois qu'un item particulier serait visualisé, tous ceux qui lui ont été rattachés pourraient être instantanément rappelés, par simple pression d'un bouton. Bush nous peint l'utilisateur de son dispositif imaginaire traçant des pistes transversales et personnelles dans l'immense continent broussailleux du savoir. Ces liens que l'on n'appelle pas encore hypertextes, matérialisent dans la mémoire auxiliaire du scientifique qu'est le Memex une part capitale du processus même de la recherche et de l'élaboration de connaissances nouvelles. Bush imagine même une nouvelle profession, une sorte d'ingénierie des ponts et chaussées au pays des publications, dont la mission serait d'aménager des réseaux de communication au sein du corpus immense et toujours croissant des sons, des images et des textes enregistrés. (1) - Vannevar Bush et le Memex (6)
- L'indexation des contenus (3)
- Théodore Nelson et Xanadu : Au début des années soixante, les premiers systèmes militaires de téléinformatique venaient à peine d'être installés, les ordinateurs n'évoquaient pas encore les banques de données, encore moins le traitement de texte. C'est pourtant à cette époque que Théodore Nelson invente le terme d'hypertexte pour exprimer l'idée d'écriture/lecture non linéaire sur un système informatique. Depuis cette époque, Nelson poursuit le rêve d'un immense réseau accessible en temps réel contenant tous les trésors littéraires et scientifiques du monde, une sorte de Bibliothèque d'Alexandrie de l'univers contemporain. Des millions de personnes pourraient utiliser Xanadu pour écrire, s'interconnecter, interagir, commenter les textes, films et enregistrements sonores disponibles sur le réseau, annoter les commentaires etc. Ce qqu'on pourrait appeler le stade suprême de la messagerie prendrait en charge une bonne part des fonctions remplies aujourd'hui par l'édition et le journalisme classique, Xanadu entant qu'horizon idéal ou absolu de l'hypertexte, serait une sorte de matérialisation du dialogue incessant et multiple que l'humanité entretient avec elle-même et avec son passé. (1)
- Théodore Nelson et Xanadu (1)
- L'indexation des contenus (3)
- Le rêve (132)
- Quoique des milliers d'hypertextes aient été élaborés et consultés depuis les premières visions de Vannevar Bush et Theodore Nelson, aucun d'eux n'a pour l'instant l'ampleur quasi cosmique imaginée par ces pionniers, et cela pour trois raisons. Tout d'abord, sur un plan strictement informatique, on ne sait pas encore programmer des bases de données au delà d'un certain ordre de grandeur. Les algorithmes efficaces en deça d'un certain seuil pour gérer une grande quantité d'informations se révèlent impuissants à traiter les gigantesques masses de données impliquées par des projetc comme ceux de Xanadu ou de Memex. Deuxièmement, l'indexation, la numérisation et le formatage uniforme de l'information aujourd'hui dispersée sur une foule de supports différents supposent la mise en oeuvre de moyens matériels perfectionnés, la réunion de nombreuses compétences et surtout beaucoup de temps ; c'est dire qu'elle serait extrêmement coûteuse. Enfin, et ce n'est pas la moindre des difficultés, la constitution d'hypertextes géants suppose un travail minutieux d'organisation, de découpage, de mise en scène, d'accompagnement et d'orientation de l'utilisateur, et cela en fonction de publics très divers. Or qui, en 1990, possède les compétences nécessaires au plan de la conception d'hypertextes à vocation universelle puisque, dans le domaine du multimédia interactif tout, ou presque, reste à inventer ? (1)
- Paul Klee espérait qu'à partir des mondes qu'il créait, on pourrait peut-être un jour surmonter l'imperfection de tout l'art du passé et créer une oeuvre "d'une immense vastitude, traversant l'ensemble des domaines élémentaires, figuratifs, sémantiques et stylistiques." (JG)
- Techniquement, un hypertexte est un ensemble de noeuds connectés par des liens. Les noeuds peuvent être des mots, des pages, des images, des graphiques ou parties de graphiques, des séquences sonores, des documents complexes qui peuvent être des hypertextes eux-mêmes. Les items d'information ne sont pas reliés linéairement, comme sur une corde à noeuds, mais chacun d'eux, ou la plupart, étendent leurs liens en étoile sur un mode réticulaire. Naviguer dans un hypertexte, c'est donc dessiner un parcours dans un réseau qui peut être aussi compliqué que possible. Car chaque noeud peut contenir à son tour tout un réseau. (1)
- L'imprimerie, au moment où elle fut inventée, ouvrit un tout autre rapport au texte et à l'écriture que celui qui avait cours avec le manuscrit : possibilité de survol du contenu, d'accès non linéaire et sélectif au texte, de segmentation du savoir en modules... (1)
- L'imprimerie (1)
- [Avec l'imprimerie], le livre devint maniable, quotidien, mobile, et disponible pour l'appropriation personnelle. (1)
- Le verbe to browse ("butiner", mais aussi "jeter un coup d'oeil") est employé en américain pour désigner la démarche curieuse de qui navigue dans un hypertexte. (1)
- La navigation (6)
- Les "menus" montrent à tout instant à l'usager les opérations qu'il peut accomplir. (1)
- La navigation (6)
- La quasi-immédiateté du passage d'un noeud à l'autre permet de généraliser et d'utiliser dans toute son étendue le principe de non-linéarité. Cela devient la norme, un nouveau système de l'écriture, une métamorphose de la lecture, baptisée navigation (1)
- La navigation (6)
- On se perd beaucoup plus facilement dans un hypertexte que dans une encyclopédie... C'est comme si l'on explorait une grande carte sans jamais pouvoir la déplier, toujours par bouts minuscules, il faudrait alors que chaque petite parcelle de surface porte ses coordonnées ainsi qu'une carte miniature avec une zone en grisé indiquant l'emplacement de la parcelle ("Vous êtes ici"). Il s'invente aujourd'hui toute une interface de la navigation, faite d'une multitude de micro-dispositifs d'interface déformés, réemployés, détournés (1)
- La navigation (6)
- Penser sur le projet Mneseek à créer des pages de mise bout à bout de ressources, par exemple Tout voir (Films) | Tout voir (Enoncés), Tout voir sur les pages categories_valeurs et sous_valeurs (JG)
- On connaît depuis longtemps le rôle fondamental de l'implication personnelle de l'étudiant dans l'apprentissage. Plus activement une personne participe à l'acquisition d'un savoir, mieux elle intègre et retient ce qu'elle a appris. Or, le multimédia interactif, grâce à sa dimension réticulaire ou non-linéaire, favorise une attitude exploratoire voire ludique, face au matériau à assimiler. C'est donc un instrument bien adapté à une pédagogie active (1)
- L'apprentissage (3)
- [L'hypertexte] se replie et se déplie à volonté, change de forme, se multiplie, se découpe et se recolle autrement. Ce n'est pas seulement un réseau d emicro-textes, mais un grand méta-texte à géométrie variable, à tiroirs, à replis. Un paragraphe peut apparaître ou disparaître sous un mot, trois chapitres sous un mot du paragraphe, un petit essai sous un des mots de ce chapitres, et ainsi virtuellement sans fin, de double fond et double fond. (1)
- La navigation (6)
- L'hypertexte informatisé autorise tous les pliages imaginables : dix mille signes ou seulement cinquante repliés derrière un mot ou une icône, des emboitements compliqués et variables, adaptables par le lecteur. (1)
- La navigation (6)
- Des graphes dynamiques pour représenter des structures comceptuelles (1)
- Chaque grande innovation en informatique a ouvert la possibilité de nouveaux rapports entre hommes et ordinateurs. (1)
- On tombe amoureux d'une moto, d'une voiture ou d'une maison, on se passionne pour un ordinateur, un logiciel ou un langage de programmation... L'informatique n'intervient pas seulement sur l'écologie cognitive mais encore sur les processus de subjectivation individuels et collectifs... Il y a toute une dimension esthétique ou artistique de la conception des machines ou des logiciels, celle qui suscite l'engagement émotionnel, stimule le désir dexplorer de nouveaux territoires existentiels et cognitifs, branche l'ordinateur sur des mouvements culturels, sur des révoltes, des rêves. Les grands acteurs de l'histoire de l'informatique, comme Alan Turing, Douglas Engelbart ou Steve Jobs, ont perçu l'ordinateur autrement que comme un automate fonctionnel. Ils ont joué et vécu sur sa dimension subjective, merveilleuse et prophéétique (1)
- La technique (28)
- Le rêve (132)
- La construction de nouveaux agencements de sens (1)
- Il n'est d'usage sans torsion sémantique inventive, qu'elle soit minuscule ou capitale... Tout usage créatif, en découvrant de nouvelles possibilités, atteint le plan de la conception... Conception et usage sont en fait les dimensions complémentaires d'une même opération élémentaire de connexion, avec ses effets de réinterprétation, de construction de nouvelles significations. Dans le prolongement l'une de l'autre, la conception et l'usage contribuent alternativement à faire buissonner l'hypertexte sociotechnique. (1)
- L'argumentation assistée par ordinateur, aide au raisonnement, à la conversation... (1)
- Les collecticiels [...] aident chaque interlocuteur à se repérer dans la structure logique de la discussion en cours en lui fournissant une représentation graphique du réseau d'arguments. Il permet également la liaison effective de chaque argument avec les documents auxquels il se réfère, qui le fondent peut-être et forment en tout cas le contexte de la discussion. Ce contexte, contrairement à une discussion orale, est ici totalement explicite et organisé... Les hypertextes d'aide à l'intelligence coopérative assurent la mise en scène du réseau des questions, des positions et des arguments... Le débat se ramène à la construction progressive d'un réseau argumentaire et documentaire toujours présent aux yeux de la communauté, maniable à tout instant... Une sorte de lente écriture collective désynchronisée, dédramatisée, éclatée, comme croissant d'elle-même suivant une multitude de lignes parallèles et pourtant toujours disponible, ordonnée, objectivée sur l'écran... Une fois les discussions analysées en dizaines de questions et de positions, on peut descendre encore plus bas dans la microstructure de la conversation. Le logiciel Euclia permet de représenter chaque argument comme un réseau de propositions étayées par des entités (preuve, analogies, hypothèses de départ) qui sont elles-mêmes des arguments, jusqu'à que l'on arrive aux hypothèses ou aux faits ultimes. Euclid propose à ses utilisateurs un certain nombre de schémas d'arguments pré-construits (comme l'argument par analogie, ou a fortiori, ou celui qui consiste à invalider les prémisses de l'adversaire). Il propose aussi des outils de visualisation de la structure logique du discours. (1)
- Une fois décolorées et aplaties les singulières et mouvantes entités du concret, lorsque la lave épaisse du devenir a été projetée sur les quelques états possibles d'un système simple et maniable, alors, notre conscience myope, débile, au lieu de se perdre dansles choses, peut enfin dominer, mais ce ne sera que sur ces ombres minuscules que sont les signes... La réduction de devenirs insaisissables à l'état de petits signes permanents et maniables, qui pourront donc être l'objet d'opérations inédites (1)
- Les signes (1)
- Le langage (16)
- Les modes de connaissance inédits qui émergent de l'utilisation des nouvelles technologies intellectuelles à support informatique (1)
- La connaissance (26)
- L'écriture, en séparant les messages des situations où s'utilisent et se produisent les discours, suscite l'ambition théorique et les prétentions à l'universalité (1)
- L'écriture (8)
- L'ambition théorique (1)
- L'ambition (17)
- L'écriture est une manière d'étendre indéfiniment la mémoire de travail biologique. (1)
- L'écriture (8)
- Les technologies intellectuelles tiennent lieu d'auxiliaires cognitifs des processus contrôlés, ceux qui mettent en jeu l'attention consciente et disposent de si peu de ressources dans le système cognitif humain. (1)
- La prose écrite n'est pas un simple moyen d'expression de la philosophie, des sciences, de l'histoire ou du droit. Elle les constitue. Or la prose, détrônée par les formes de représentation que porte l'informatique, pourrait acquérir bientôt la même saveur désuète de beauté gratuite et d'inutilité que la poésie aujourd'hui. Le déclin e la prose annoncerait celui du rapport au savoir qu'elle conditionne, et la connaissance rationnelle basculerait vers une figure anthropologique encore inconnue. (1)
- Leibnitz, théoricien de la catalographie (1)
- La nouvelle écriture hypertextuelle ou multimédia sera certainement plus proche du montage d'un spectacle que de la rédaction classique, où l'auteur ne se souciait que de la cohérence d'un texte linéaire et statique. (1)
- Inventer de nouvelles structures discursives, découvrir des rhétiriques encore inconnues ..., du texte à géométrie variable... (1)
- Passage du concept de vérité à celui de pertinence. (1)
- Constituer une classe revient à tracer des limites. Or, aucune frontière ne va de soi. Il y a sans doute des grandients et des discontinuités dans le monde, mais le strict découpage d'un ensemble suppose la sélection d'un ou plusieurs critères pour séparer l'extérieur de l'intérieur. Le choix de ces critères est forcément conventionnel, historique, circonstanciel. Où commencent l'Allemagne, la couleur bleue, l'intelligence ? La plupart du temps, répétons le, les concepts et les classes d'équivalence permettant de reconnaître des analogies et de sidentités sont tracés par la culture. Mais des groupes ou même des individus peuvent, non sans difficulté, remettre en question une partie de ces délimitations conceptuelles. (1)
- Les dispositifs matériels sont des formes de mémoires. Intelligence, concepts et même visions du monde ne sont pas seulement gelés dans les langues, ils sont aussi cristallisés dans les instruments de travail, les machines, les méthodes (1)
- La raison ne serait pas un attribut essentiel et immuable de l'âme humaine, mais un effet écologique, reposant sur l'usage de technologies intellectuelles variables dans l'espace et historiquement datées. (1)
- Les limites de la raison (129)
- Les créations de nouveaux modes de représentation et de manipulation de l'information marque des étapes importantes dans l'aventure intellectuelle de l'humanité. (1)
- Nous articulons aux appareils spécialisés de notre système nerveux des dispositifs de représentation et de traitement de l'information qui leur sont extérieurs. Nous construisons des automatismes (comme celui de la lecture) qui soudent très étroitement les modules biologiques et les technologies intellectuelles... Dès sa naissance, le petit humain pensant se constitue au moyen de langues, de machines, de systèmes de représentations qui vont structurer son expérience. (1)
- Un grand nombre de modules du système cognitif sont "encapsulés", automatiques et très rapides. Cela signifie, entre autre, qu'ils échappent à la conscience (1)
- Les limites de la raison (129)
- "Que pensez-vous en restant immobile, assis sur le sol ?" Le maître dit : "Je pense la non-pensée." Le moine demanda : "Comment peut-on penser la non-pensée ?" Le maître dit : "Par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée." (2)
- L'esprit (8)
- La conscience (16)
- L'esprit est majoritairement inconscient, machinal, fait de pièces et de morceaux. L'ignorance mutuelle de ces parties assure la rapidité et l'indépendance de certains traitements (1)
- Le tout et les parties (17)
- L'esprit (8)
- Les limites de la raison (129)
- La conscience (16)
- La majeure partie du fonctionnement de notre esprit échappe à notre contrôle volontaire. (1)
- L'esprit (8)
- Les limites de la raison (129)
- La conscience (16)
- La linéarité et le sentiment d'unité ne valent qu'à une échelle moyenne d'introspection. Au niveau neuronal, le fonctionnement parallèle, la multiplicité des entités en interaction, et donc l'inconscience, sont au contraire des traits déterminant. Ni la conscience, ni l'unité substantielle, ni le fonctionnement séquentiel ne sont indispensables à la pensée (1)
- La conscience (16)
- La conscience fonctionne précisément en s'érigeant comme centre causal et source de représentation. En proclamant "Je sais, je pense, je veux etc.", elle s'approprie et s'attribue ce qui, en toute rigueur, n'appartient qu'à un agencement infiniment complexe dépassant les limites de l'individu (1)
- Les limites de la raison (129)
- La conscience (16)
- Le paysage (29)
- L'ordinateur ou bien encore l'arrangement formé par le papier, le crayon et l'alphabet forment des micro-modules relativement cohérents qui viennent s'ajouter comme des noeuds supplémentaires à de nombreux autres noeuds semi-indépendants d'un réseau cognitif à la fois personnel et transpersonnel. (1)
- Comment délimiter nettement la pensée de ce dont elle vit et qui s'étend dans toutes les directions, sans limites précises ? Comment séparer l'intelligence du réseau organique, objectif, social, auquel elle tient ? (1)
- La conscience (16)
- Le paysage (29)
- Certes, la personne pense, mais parce qu'un méga-réesau cosmopolite pense en elle, villes et neurones, école publique et neurotransmetteurs, systèmes de signes et réflexes. En cessant de maintenir la conscience individuelle au centre, on découvre un nouveau paysage cognitif, plus complexe, plus riche. (1)
- La conscience (16)
- Les limites de la raison (129)
- Le paysage (29)
- Traduire d'anciens savoirs dans de nouvelles technologies intellectuelles revient à produire de nouveaux savoirs (1)
- La connaissance (26)
- L'ensemble des messages et des représentations circulant dans une société peut être considéré comme un grand hypertexte mouvant, labyrinthique, aux cent formats, aux mille voies et canaux. (1)
- L'état des techniques influe effectivement sur la topologie du méga-réseau cognitif, sur les types d'opérations qui s'y déploient, les vitesses de transformation et de circulation des représentations qui rythment sa métamorphose perpétuelle... Une certaine configuration de technologies intellectuelles à un moment donné ouvre un certain champ de possibles à une culture... La signification et le rôle d'une configuration technique à un moment donné ne peuvent se séparer du projet qui l'anime, ou peut-être des projets concurrents qui se la disputent et la tiraillent en tous sens. (1)
- Le projet Mneseek (319)
- L'encyclopédisme (160)
-
Pierre Lévy, L'intelligence collective (Livre)
Commentaire : Un livre extrêmement intéressant qui date d'une époque où internet suscitait énormément d'enthousiasme.
- Livre
- L'intelligence collective
- Auteur
- Pierre Lévy
- Edition
- Editions La Découverte
- Collection
- Sciences et société
- Année
- 1994
-
Un traitement entièrement "automatique" de l'information est-il souhaitable, voire possible ? Un tel traitement ferait l'impasse sur toute la richesse de l'attention humaine appliquée aux objets intellectuels. D'ailleurs, le traitement dit automatique de Google nécessite en amont des traitements subjectifs de la part des éditeurs de sites... Et de même l'écriture des algorithmes de traitement de l'information (Google Page Rank...) ne nécessitent-ils pas une forte dose d'"attention" humaine ? De la même manière, on parle toujours d'intelligence artificielle en parlant de chat gpt, en omettant de dire qu'il s'agit d'un "algoritme" se basant sur tout le savoir humain (et non artificiel) enregistré numériquement.
L'automatisation peut têtre une aide précieuse dans les dispositifs de "traitement" de l'information. On peut automatiser certains fonctions... L'automatisation permet aussi d'intervenir sur de gros volumes d'information de manière rapide (ex : la catégorie "Catégorie de tous les énoncés" sur Mneseek)
Question : quel traitement de l'information ? Pour ma part je propose la catégorisation ou encore l'indexation catégorisante... (JG)
On pourrait peut-être dire qu'aucun outil de traitement "automatique "de l'information ne peut être considéré comme "entièrement" automatique. A quelque niveau que ce soit il y a la main de l'homme qui entre en jeu. Par contre il va y avoir des niveaux d'automaticité. Par exemple, on peut demander à un programme d'analyser 100 pages web et d'en tirer des informations de manière pensée à priori mais entièrement automatique. Mais on peut aussi imaginer un système d'aide à l'indexation qui met en jeu le couple homme-machine et qui pourra aussi indexer 100 pages (plus long mais peut-être de meilleure qualité)... (JG) - La catégorisation sur Mneseek permet de mettre en contact au niveau de leurs significations divers éléments d'information, divers objets : liens web (et donc toute page web multimédia : texte, image, vidéo, son), citations, images d'une part, catégories d'autre part : lieu, personnalité... avec l'utilisation de la catégorie énoncés comme support de base du sens. La catégorie particulière "Catégorie d'énoncés" permet d'introduire un niveau méta dans les énoncés, tout comme "Type d'énoncés" et "Enoncés associés (en voie de développement : paysages de sens). Il y a aussi les catégories "Commentaires", "Contextualisation" et le traitement des énoncés qui ajoutent des éléments d'information. (JG)
- La notion d'agencement, d'agencement d'informations est très intéressante. Dans le projet Mneseek, l'indexation d'éléments comme les liens, les citations et les images, permet à postériori de présenter les informations indexées selon différents agencements dont les modalités sont à déterminer. Tout d'abord, disons que chaque élément indexé peut lui-même devenir un point de départ. Par exemple si j'indexe une bande annonce de film en entrant que le réalisateur du film est François Truffaut, François Truffaut peut lui-même être un point de départ pour une page présentant tous ses films... Par ailleurs, chaque élément catégorisé peut faire l'objet d'un "traitement" (adjonction de quelques paragraphes présentant cet objet ou donnant diverses opinions, commentaires... bref, un traitement) qui vient se positionner en tête de page. Chaque page de catégories présente une liste chronologique (par chronologie d'indexation) des éléments répondant à cette indexation. Cette chronologie permet de modifier éventuellement l'ordre des éléments présentés. Disons aussi qu'il y a une prévalence dans l'ordre des éléments selon leur catégorisation en "Enoncé", "Catégorie d'énoncés", "Catégorie de tous les énoncés". Il y a aussi éventuellement un espace pour la présentation "chat gpt" de l'élément. Autre élément d'agencement : la présentation sur fond noir sur le click des images. Enfin, chaque élément (liens, citations, images) doit pouvoir être ré-indexé en situation, c'est à dire modifiable sur la page même où il est présenté. Il y a aussi une différentiation entre les pages d'index et les pages des catégories. Voilà le système d'agencement tel qu'il fonctionne. D'autres agencements sont possibles et eux aussi à déterminer... (JG)
- Le projet Mneseek en tant qu'instrument d'une pratique pourrait jouer ce rôle immanental (JG)
- La catégorisation sur Mneseek agit comme une sorte de filtre de l'information pertinente. Au lieu d'écouter cette conférence d'une heure, vous pouvez en visualiser les 20 énoncés les plus importants en 1 minute... Par ailleurs, en créant des catégories communes aux éléments indexés, on opère des rapprochements de signification qui perdurent dans le temps et auxquelles peuvent accéder les autres utilisateurs.
- La section "Catégorisation" du site Mneseek comprend des zônes d'expression libre : contextualisation d'énoncés ou d'autres éléments, commentaires, traitements, qui s'ajoutent à l'agencement proprement dit des "objets" culturels. Il s'agit d'éléments eux aussi agencés, de supports d'écriture collective dynamiques. (JG)
- Avec au premier rang les dictionnaires et les encyclopédies... en termes cumulatifs. (JG)
- Personnalité
- Pierre Lévy
- Outils de traitement (automatique) de l'information (1)
- Un traitement entièrement "automatique" de l'information est-il souhaitable, voire possible ? Un tel traitement ferait l'impasse sur toute la richesse de l'attention humaine appliquée aux objets intellectuels. D'ailleurs, le traitement dit automatique de Google nécessite en amont des traitements subjectifs de la part des éditeurs de sites... Et de même l'écriture des algorithmes de traitement de l'information (Google Page Rank...) ne nécessitent-ils pas une forte dose d'"attention" humaine ? De la même manière, on parle toujours d'intelligence artificielle en parlant de chat gpt, en omettant de dire qu'il s'agit d'un "algoritme" se basant sur tout le savoir humain (et non artificiel) enregistré numériquement.
L'automatisation peut têtre une aide précieuse dans les dispositifs de "traitement" de l'information. On peut automatiser certains fonctions... L'automatisation permet aussi d'intervenir sur de gros volumes d'information de manière rapide (ex : la catégorie "Catégorie de tous les énoncés" sur Mneseek)
Question : quel traitement de l'information ? Pour ma part je propose la catégorisation ou encore l'indexation catégorisante... (JG)
On pourrait peut-être dire qu'aucun outil de traitement "automatique "de l'information ne peut être considéré comme "entièrement" automatique. A quelque niveau que ce soit il y a la main de l'homme qui entre en jeu. Par contre il va y avoir des niveaux d'automaticité. Par exemple, on peut demander à un programme d'analyser 100 pages web et d'en tirer des informations de manière pensée à priori mais entièrement automatique. Mais on peut aussi imaginer un système d'aide à l'indexation qui met en jeu le couple homme-machine et qui pourra aussi indexer 100 pages (plus long mais peut-être de meilleure qualité)... (JG) - Mettre en contact des éléments d'information (1)
- La catégorisation sur Mneseek permet de mettre en contact au niveau de leurs significations divers éléments d'information, divers objets : liens web (et donc toute page web multimédia : texte, image, vidéo, son), citations, images d'une part, catégories d'autre part : lieu, personnalité... avec l'utilisation de la catégorie énoncés comme support de base du sens. La catégorie particulière "Catégorie d'énoncés" permet d'introduire un niveau méta dans les énoncés, tout comme "Type d'énoncés" et "Enoncés associés (en voie de développement : paysages de sens). Il y a aussi les catégories "Commentaires", "Contextualisation" et le traitement des énoncés qui ajoutent des éléments d'information. (JG)
- Une immense encyclopédie vivante (1)
- Agencements (1)
- La notion d'agencement, d'agencement d'informations est très intéressante. Dans le projet Mneseek, l'indexation d'éléments comme les liens, les citations et les images, permet à postériori de présenter les informations indexées selon différents agencements dont les modalités sont à déterminer. Tout d'abord, disons que chaque élément indexé peut lui-même devenir un point de départ. Par exemple si j'indexe une bande annonce de film en entrant que le réalisateur du film est François Truffaut, François Truffaut peut lui-même être un point de départ pour une page présentant tous ses films... Par ailleurs, chaque élément catégorisé peut faire l'objet d'un "traitement" (adjonction de quelques paragraphes présentant cet objet ou donnant diverses opinions, commentaires... bref, un traitement) qui vient se positionner en tête de page. Chaque page de catégories présente une liste chronologique (par chronologie d'indexation) des éléments répondant à cette indexation. Cette chronologie permet de modifier éventuellement l'ordre des éléments présentés. Disons aussi qu'il y a une prévalence dans l'ordre des éléments selon leur catégorisation en "Enoncé", "Catégorie d'énoncés", "Catégorie de tous les énoncés". Il y a aussi éventuellement un espace pour la présentation "chat gpt" de l'élément. Autre élément d'agencement : la présentation sur fond noir sur le click des images. Enfin, chaque élément (liens, citations, images) doit pouvoir être ré-indexé en situation, c'est à dire modifiable sur la page même où il est présenté. Il y a aussi une différentiation entre les pages d'index et les pages des catégories. Voilà le système d'agencement tel qu'il fonctionne. D'autres agencements sont possibles et eux aussi à déterminer... (JG)
- Techniques intellectuelles (1)
- Des paysages de sens (1)
- Le sens (37)
- Le paysage (29)
- L'invention de nouveaux procédés de pensée... qui puissent faire émerger de véritables "intelligences collectives" (1)
- Nous ne savons pas ce que nous devons créer (1)
- Le monde infini de la signification (1)
- Le sens (37)
- Le problème de l'intelligence collective est de découvrir ou d'inventer un au-delà de l'écriture, un au-delà du langage tel que le traitement de l'information soit partout distribué et partout coordonné (1)
- Inventer (10)
- Le projet Mneseek en tant qu'instrument d'une pratique pourrait jouer ce rôle immanental (JG)
- Mutualiser nos connaissances (1)
- Une énonciation collective (1)
- Tout repose à long terme sur la souplesse et la vitalité de nos réseaux de production, de transaction et d'échange de savoirs (1)
- Puisqu'elle conditionne toutes les autres, la production continue de subjectivité sera probablement considérée, au siècle prochain, comme l'activité économique principale (1)
- La production de subjectivité (1)
- Le sens (37)
- Interactions coopératives dans le cyberespace international (1)
- La capacité d'apprentissage et d'imagination collective (1)
- Des instruments pour filtrer l'information pertinente, opérer des rapprochements de significations... (1)
- La catégorisation sur Mneseek agit comme une sorte de filtre de l'information pertinente. Au lieu d'écouter cette conférence d'une heure, vous pouvez en visualiser les 20 énoncés les plus importants en 1 minute... Par ailleurs, en créant des catégories communes aux éléments indexés, on opère des rapprochements de signification qui perdurent dans le temps et auxquelles peuvent accéder les autres utilisateurs.
- Rendre l'information "navigable" (1)
- Favoriser la construction de collectifs intelligents où les potentialités sociales et cognitives de chacun pourront se développer et s'amplifier mutuellement (1)
- Renouvellement du lien social par le rapport à la connaissance (1)
- Voir Philippe Meirieu
- La culture, un patrimoine commun (1)
- La culture (7)
- Découpage et définition des objets (1)
- La réinterprétation de la mémoire (1)
- Web herméneutique (1)
- Ingénierie du lien social : l'art de faire vivre des colectifs intelligents (1)
- L'intelligence collective (69)
- Le projet Mneseek (319)
- L'hospitalité maintient la possibilité de voyager, de rencontrer l'autre, en général. Par l'hospitalité, celui qui est différent, étrange, est accueilli, compris dans une communauté. (1)
- L'hospitalité (22)
- L'étranger (20)
- L'inclusion (2)
- Le travail dinclusion de tous par tous (1)
- L'inclusion (2)
- L'attention à la bonté des autres (1)
- La richesse humaine n'est plus seulement la finalité théorique de l'activité économique, elle en devient la condition expresse. (1)
- Une économie des qualités humaines (1)
- La richesse humaine (1)
- ... En résulte un terrible désarroi, un immense besoin de collectif, de lien, de reconnaissance et d'identité... La déterriorialisation eccélérée suscite une véritable industrie de la restauration du lien social, de le réinsertion des exclus, de la refonte d'identités pour individus et communautés déstructurées... C'est sous la pression d'une véritable urgence sociale que le secteur de la production de lien est appelé à se développer. (1)
- Un immense besoin de collectif (1)
- L'aménagement d'une société vivable (1)
- Elever l'intelligence des hommes (1)
- Combinaison, mixage, réordonnancement des signes, le cyberspace interconnecte virtuellement tous les messages numérisés (1)
- Comment rendre évident pour tous que l'autre est un porteur unique de savoir-faire et de créativité ? (1)
- Les savoir-faire (3)
- Navigation dans l'information (1)
- Des techniques de construction interactive et de visualisation d'espaces de signification (1)
- La construction collective du sens (1)
- Elaborer et raffiner les problèmes communs, ouvrir de nouvelles questions, forger des arguments, énpncer et adopter des positions indépendantes les unes des autres sur une grande variété de sujets (1)
- Constituer des sujets collectifs d'énonciation (1)
- Des agencements d'énonciation (1)
- Les initiatives et expérimentations minoritaires sont une dimension essentielle de la démocratie car elles permettent l'exploration de solutions alternatives aux problèmes de la cité (1)
- Théorie de la solution (14)
- Former ensemble des jugements (1)
- Jusqu'à maintenant, on a surtout imaginé et construit des mondes virtuels qui étaient de simples simulations d'univers physiques réels ou possibles. Nous proposons de concevoir des mondes virtuels de signification ou de sensations partagées, l'ouverture d'espaces où pourront de déployer l'intelligence et l'imagination collective (1)
- De nouvelles puissances de compréhension (1)
- Mes hiérarchies d'intérêts (1)
- Un monde virtuel pour l'intelligence collective peut être aussi chargé de culture, de beauté, d'esprit et de savoir qu'un temple grec, une cathédrale gothique, un palais flerentin, l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert ou la constitution des Etats-unis. Il peut dévoiler des galaxies de langage inédites, faire éclore des temporalités sociales inconnues, réinventer le lien social, perfectionner la démocratie, creuser entre les hommes des chemins de savoir inconnus (1)
- L'aménagement du cyberspace est un des principaux enjeux esthétiques et politiques du siècle qui vient (1)
- Des supports d'écriture dynamiques (1)
- La section "Catégorisation" du site Mneseek comprend des zônes d'expression libre : contextualisation d'énoncés ou d'autres éléments, commentaires, traitements, qui s'ajoutent à l'agencement proprement dit des "objets" culturels. Il s'agit d'éléments eux aussi agencés, de supports d'écriture collective dynamiques. (JG)
- On reste aveugle aux différentes possibilités que les nouveautés techniques offrent au devenir humain, possibilités dont d'entier éventail est rarement perçu, et qui devrait faire l'objet de délibérations, de choix, de jugements de goûts, et pas seulement de la part des spécialistes des machines (1)
- Les différences établies entre auteurs et lecteurs, producteurs et spectateurs, créateurs et herméneutes se brouilent (1)
- Les séparations entre les messages et les "oeuvres" tendent à s'effacer. Toute représentation peut faire l'objet d'échantillonnage, de mixage, de réemploi etc (1)
- L'effort créateur se déplace des messages, pour allers vers les dispositifs, les processus, les langages, les "architectures" dy namiques (1)
- Les herméneutes se transforment en acteurs (1)
- "Oeuvres ouvertes", work in progress, c'est un art sans signature (1)
- Comment passer d'une rumeur de foule à un choeur ? (1)
- Les gisements de données (1)
- La puissance symbolique accumulée par l'homme (1)
- La pensée ne se limite pas aux discours dits rationnels. Il y a des pensées-corps, des pensées-affect, des pensées-percept, des pensées-signes, des pensées-concept, des pensées-geste, des pensées-machine, des pensées-monde (1)
- Un agencement collectif d'énonciation (1)
- Sur la Terre, le signe participe de l'être et l'être du signe. Ici, tout nous parle. Chaque événement se fait message, et toute personne messagère. La moindre perception devient indice, image ou symbole. Bêtes et gens, astres et climats, formes et détails font signe, renvoient à des récits, des discours, des rituels. "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent" (Baudelaire). Selon des lignes d'affects, selon le jeu des contiguïtés, des analogies et des correspondances qui organisent le cosmos. (1)
- L'analogie (75)
- Résonance (40)
- Les mots sont des puissances. Chaque nom rayone une énergie, une qualité. Grâce au souffle qui le porte, le signe n'est jamais séparé d'une présence. Les paroles sont des actes, exercent des pouvoirs, déruisent et créent. (1)
- Les mots (91)
- Dans l'espace de la reproduction, de la diffusion, de la variation indéfinie, les signes ne convoquent plus les choses qu'ils désignent ni les êtres qui les profèrent. C'est cela le Spectacle : tout le réel est passé du côté du signe. Les faits, les oeuvres, les gens sont des signes. Et ils sont traités, reproduits, diffusés comme tels. Non seulement le signe ne renvoie pas à la chose absente, mais il ne peut même plus mener au début de la série, à l'original, puisque dans l'espace des marchandises, le signe n'est qu'un effet d'enregistrement, de reproduction, de diffusion : Il n'est signe que dans le circuit. L'ansence triomphe du milieu même de l'abondance: Warhol peut sérigraphier, Derrida déconstruire, Baudrillard simuler, et Philippe K. Dick édifier des univers paranoïaques où l'univers se construit à force d'illusion. (1)
- Le spectacle (1)
- Se réapproprier la création signifiante, reprendre la parole (1)
- Reprendre la parole (1)
- Stock(s) de sens (1)
- Le sens (37)
- Avec au premier rang les dictionnaires et les encyclopédies... en termes cumulatifs. (JG)
- L'encyclopédisme (160)
- Dans le célèbre film de Charlie Chaplin Les temps modernes (1935), l'ouvrier Charlot est martyrisé par les machines et les chaînes de montage d'une usine et quasi crucifié sur les aiguilles d'une grande horloge (1)
- Mécanologie (12)
- La "théorie de l'information" n'est en fait qu'une approche mathématique de la transmission et de la circulation des messages. Elle a donné lieu à des raffinements et à des transpositions parfois très subtils. Cependant, avec les instruments quantitatifs et les concepts qu'elle a élaboré, on n'est jamais parvenu, même de loin, à traiter de la signification, au sens le plus ordinaire de ce terme. (1)
- La théorie de l'information (1)
- Le sens (37)
- Ecologie cognitive : programme proposé par Pierre Lévy dans "Les technologies de l'intelligence" : élargir les perspectives des sciences de la cognition : le régime de production et de distribution du savoir ne dépend pas seulement des particularités du système cognitif humain, mais également des modes d'organisation collective et des instruments de communication et de traitement de el'information. L'écologie cognitive devrait se consacrer à l'étude des interactions entre les déterminants biologiques, sociaux et techniques de la connaissance. (1)
- Le savoir sur le savoir (1)
- Raffinons l'architecture du cyberspace (1)
- L'encyclopédisme (160)
-
Comment l'intelligence artificielle peut augmenter l'intelligence collective ? / Pierre Lévy
- Personnalité
- Pierre Lévy
- Conférence
- Comment l'intelligence artificielle peut augmenter l'intelligence collective ? / Pierre Lévy
- Comment utiliser l'intelligence artificielle pour augmenter l'intelligence collective ? (1)
- La recherche au niveau de l'intelligence collective à support numérique a pris historiquement deux directions concurrentes : les modèles neuronaux (Chat GPT...), et les modèles symboliques (shema.org, wikidata, cidoc crm pour les musées...). Le développement des systèmes symboliques demande de la main d'oeuvre experte (il faut les faire à la main), de l'argent et du temps,
pèche au niveau de l'interopérabilité entre systèmes. Les modèles neuronaux parce que probabilistes (paterns...) génèrent des erreurs, sont opaques.
Les modèles d'intelligence artificielle symboliques sont des systèmes de classifications avec des relations entre les classes (étiquettes, tags, ontologies, knowledge graphs...). C'est un système d'organisation des données qui va favoriser leur exploration, leur restitution quand on en a besoin et le raisonnement automatique.. (1) - Une idée serait de combiner les modèles neuronaux et les modèles symboliques. (1)
- Pierre Lévy a inventé un langage, l'IEML, qui permet de raisonner et qui pourrait servir de modèle pour une mutualisation des différents systèmes de données. (1)
- Le projet Mneseek (319)
-
Pierre Lévy, L'intelligence collective, Une émission France Culture
Commentaire : Une émission de 49 minutes
- Personnalité
- Pierre Lévy
-
Pierre Lévy, l'intelligence collective en quelques mots
Commentaire : Un billet trouvé sur le blog de Pierre Lévy
- Personnalité
- Pierre Lévy