Résonance
Voir John Cowper Powys, Le sens de la culture
"Un paysage, c'est comme un visage"
Le concept de ressemblance
Voir Les mots et les choses, Michel Foucault
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Le Shôbôgenzô de Maître Dôgen, Tome I
Commentaire : L'occasion d'une prise de notes et d'une catégorisation, une mise en perspective aussi de ce que peut le projet Mneseek.
- "Une fleur éclôt, et le monde se lève." A l'éclosion d'une seule fleur, le monde entier se transforme, puisque ce monde est un monde de la résonance (1)
- La connaissance de soi n'est autre que les montagnes et les rivières, c'est à dire la Nature qui réalise sa propre image en se faisant écho à elle-même (1)
- La Nature (34)
- Ce que disent les montagnes (11)
- L'Oeil qui sait entendre la résonance de l'univers au delà de la frontière entre l'animé et l'inanimé (1)
- Le sens tel qu'il est conçu chez Dôgen est essentiellement de l'ordre de la production, l'ordre du paraître. C'est pourquoi il doit naître ici et maintenant dans cet univers de la résonance qui est l'écriture, par la trituration d'une fleur. [...] Le sens doit se réaliser comme présence à ce-juste-moment-tel-quel où la pureté de la méditation assise sans formes ni couleurs - comme l'Oeil sans objet - transperce le recto. L'ordre atemporel du zazen dans sa radicalité du rien réalisera alors de parfaites épousailles avec l'ordre temporel de la Loi du phénomène, sans mélange ni confusion. Le sens n'est ni du côté du recto ni du côté du verso, ni du côté du texte (l'objet) ni du côté du lecteur (le sujet) ; il est de l'ordre de la rencontre et de la résonance. (1)
- Le sens (37)
- Bouddhisme (348)
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Le Shôbôgenzô de Maître Dôgen, Tome II
Commentaire : Le tome II de ce classique du zen
- L'oeil qui voit sans voir et qui entends ce qui n'est pas perceptible à nos oreilles de chair : la résonance de l'univers (1)
- Tous les existants doivent être structurés dès l'origine sous le mode du "comme" et il n'y aurait aucun existant hors de ce "comme" (1)
- L'analogie (75)
- La Totalité dynamique, qui reflète son image en elle-même, comme la lune au milieu de l'eau (1)
- L'interpénétration plénière de tous les sens (1)
- Le sens (37)
- Les sens se répondent les uns les autres (1)
- Le sens (37)
- La clé qui ouvre la porte de la connaissance, connaissance de la parole secrète, c'est à dire la connaissance du "secret sans voile", doit être l'Eveil à la résonance (1)
- Chacun des existants doit être à la fois émetteur et auditeur du grondement du dragon, de ce son inorganique qui remonte depûis le fondement de tous les existants et de tout l'univers... (1)
- Le shôbôgenzô est lui-même conçu comme une immense parabole, parabole de la résonance (1)
- Le langage, comme la perception, est structuré sous le mode du "comme "ou du "comme si" (1)
- L'analogie (75)
- Bouddhisme (348)
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Pierre Lévy, L'intelligence collective (Livre)
Commentaire : Un livre extrêmement intéressant qui date d'une époque où internet suscitait énormément d'enthousiasme.
- L'intelligence collective (69)
- Le projet Mneseek (319)
- Sur la Terre, le signe participe de l'être et l'être du signe. Ici, tout nous parle. Chaque événement se fait message, et toute personne messagère. La moindre perception devient indice, image ou symbole. Bêtes et gens, astres et climats, formes et détails font signe, renvoient à des récits, des discours, des rituels. "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent" (Baudelaire). Selon des lignes d'affects, selon le jeu des contiguïtés, des analogies et des correspondances qui organisent le cosmos. (1)
- L'analogie (75)
- L'encyclopédisme (160)
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Walden ou la vie dans les bois, livre de H.D. Thoreau
Commentaire : La page wikipedia consacrée à ce livre
- La recherche d'unitéde Thoreau prend forme lors du sondage du fond de Walden Pond entrepris au chapitre XVI (« L'étang en hiver ») et par lequel Thoreau réconcilie une vision mystique de la nature avec celle plus pragmatique. Thoreau prend dès lors conscience que la Terre a une profondeur et une complexité, à son image. Cet accomplissement, que Leo Stoller nomme la « doctrine de la correspondance » est la condition première d'un regard neuf sur la nature mêlant mysticisme et science. Selon Alain Suberchicot, l'art de Thoreau a été de faire « parler l'écosystème » qui « recèle de multiples leçons » par un « didactisme discret » conjoint d'une « projection du monde naturel dans le monde humain. »
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L'épuisement, de Christian Bobin
Commentaire : Quelques extraits
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"Haiku", aux Editions Gallimard
- Plénitude du haiku (56)
- [A propos du haiku] Ses quelques syllabes ouvrent un espace de naissance infinie que la lecture échoue à épuiser. Un espace de pure intensité mentale. Il faut dire que le lecteur est convoqué au plus vif, au plus vrai de sa palette sensible, pour "compléter" le poème. Le faire résonner. Comme si la métaphore cédait ici le pas à la résonance - onde d'un galet de sens ricochant sur les eaux du silence (1)
- Le souhait rilkien d'"entendre chanter les choses" (1)
- Entendre chanter les choses (1)
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La cloche se tait -
les fleurs en écho
parfument le soir !
(Matsuo Bashô) (1)
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Livre : La coupe de l'exil, Jean-Pierre Veyrat
Commentaire : 1840 - Recueils de poèmes lyriques. En accès libre sur Gallica
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Le mouvement des Focolari (site français)
Commentaire : Le mouvement des Focolari est un beau mouvement catholique que j'ai rencontré il y a quelques années, fondé sur l'idée d'unité et sur l'accueil de l'autre.
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Les merveilles de l'écoute
Commentaire : Ecouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu'un...
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Sade - Kiss of life
Commentaire : J'adore ce titre et toutes les musiques de sade 🔥
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Ralph Waldo Emerson - L'intellectuel américain (The american scholar)
Commentaire : La traduction d'un célèbre discours d'Emerson
- [...] la Nature se presse de rendre compte d'elle-même à l'esprit. La classification commence. Pour le jeune esprit, chaque chose est distincte, se suffit à elle-même. Bientôt il découvre comment relier deux choses et voit en elles une seule nature ; puis trois, puis trois mille ; et ainsi, tyrannisé par son propre instinct unificateur, il continue de lier les choses, réduisant les anomalies, découvrant que sous le sol courent des racines qui unissent les choses contraires et éloignées pour les faire fleurir sur une même tige. Il apprend alors que, depuis l'aube de l'histoire, il y a accumulation et classification constantes de faits. Mais qu'est-ce que classifier, sinon percevoir que ces objets ne sont pas chaotiques, ne sont pas étrangers, mais ont une loi qui est aussi la loi de l'intelligence humaine ? L'astronome découvre que la géométrie, pure abstraction de cette intelligence, est la mesure du mouvement des planètes. Le chimiste trouve des proportions et une méthode intelligible dans toute la matière ; la science n'est rien d'autre que la découverte de ce qui est analogue, identique, dans les parties les plus éloignées. L'âme ambitieuse s'assied devant chaque fait réfractaire; elle ramène l'un après l'autre, à leur classe et à leur loi, tous les nouveaux pouvoirs, toutes les constitutions étrangères, et continue toujours afin d'animer, pénétrante, la dernière fibre de l'organisation, les limites de la nature. Ainsi lui est-il suggéré, à cet écolier qui se tient sous le dôme arqué du jour, que lui et cela sont issus d'une même racine ; l'un est feuille et l'autre, fleur; relation, sympathie courent dans chaque veine. Et qu'est cette racine ? N'est-elle pas l'âme de son âme ? (1)
- La nature (34)
- L'analogie (75)
- Le projet Mneseek (319)
- « Si notre âme, un instant, a, comme une corde, vibré et résonné de joie de vivre, alors toutes les éternités étaient nécessaires pour que cet unique événement ait lieu. »
- « Le parfums, les couleurs et les sons se répondent. »
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Résonance : une sociologie de la relation au monde
Commentaire : Sur cette page le lien vers un grand résumé du livre d'Harmut Rosa "Résonance"
- « Je reconnais mon affinité avec eux [tous les êtres], je ne suis rien qu'un pouvoir de leur faire écho, de les comprendre et de leur répondre », formule Maurice Merleau-Ponty ; la responsivité, ou capacité de résonance, devient ainsi l'« essence » de la nature humaine, mais aussi de toutes les relations au monde possibles (1)
- Merleau-Ponty : "Quelque chose est là, quelque chose est présent" (1)
- Une sociologie de la relation au monde qui cherche à répondre à la question des relations au monde spécifiques au pluriel qui se sont établies et matérialisées dans une certaine constellation culturelle et historique (1)
- La résonance désigne ainsi un mode spécifique de relation au monde, dont les contours commencent à se préciser lorsqu'on la considère tout d'abord comme l'Autre de l'aliénation (1)
- Dans l'état d'aliénation, il manque simplement une « corde de résonance vibrante » entre le moi et le monde (1)
- Résonance signifie en premier lieu et surtout un état ou mode de relation dynamique dans lequel le sujet et le monde se touchent et se transforment réciproquement. Le sujet est affecté, ému par le monde. (1)
- Les effets transformateurs d'une relation de résonance se dérobent constamment et inévitablement au contrôle et à la planification du sujet. Il n'est pas possible de prédire, tout du moins avec certitude, la manière et la profondeur avec laquelle nous changeons lorsque nous nous ouvrons vraiment à une autre forme de vie, une idée, un livre ou un paysage. (1)
- Résonance signifie rencontrer « là dehors » un Autre (indisponible), écouter, se laisser appeler par un interlocuteur qui est reconnu comme source indépendante de valeur et d'importance (1)
- La résonance décrit un événement qui se produit entre les pôles de la dissonance radicale et de la consonance pure ; elle présuppose nécessairement l'existence d'une différence (1)
- L''espoir de pouvoir surmonter conceptuellement la confrontation aporétique entre les théories de l'identité et les théories de la différence, car la résonance laisse envisager l'espoir d'une assimilation (toujours partielle) du Différent en tant qu'événement transformateur. (1)
- La différence entre la consonance pure, la dissonance pure et la résonance s'illustre facilement à travers l'exemple d'une rencontre dialogique : lorsque deux personnes en train de discuter sont entièrement du même avis, cela les conforte peut-être dans celui-ci au sens d'un effet écho, mais il manque la rencontre avec « une autre voix » et donc la transformation émouvante. Si, au contraire, elles ne font que s'insulter et se déclarent réciproquement irresponsables, les éléments clés de la résonance sont également absents bien qu'elles puissent se sentir blessées. En revanche, si elles parviennent à établir un véritable dialogue dans lequel elles s'écoutent réciproquement (en étant affectées) et se répondent (avec auto-efficacité), elles modifieront toutes les deux leur position sans perdre leur propre voix. Cela présuppose, tout du moins au début du dialogue, l'existence d'une différence qui se manifeste sous la forme d'une opposition et d'un conflit sans lesquels il ne peut y avoir de résonance. (1)
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Qu'est-ce qu'on attend - bande annonce
Commentaire : L'histoire d'un village "en transition"
- Ce film entre en résonance avec une série d'actualités et de faits : économie du partage, solutions citoyennes, colibris... qui forment ensemble ce que l'on pourrait appeler un complexe. Avec une histoire, un début (l'an 2000...) et peut-être une fin. Une question : peut-on encore y croire. Ou plutôt serait-ce DOIT-on encore y croire ? Une question éthique... [JG]
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France Gall : Une femme tu sais
Commentaire : Un clip vidéo qui montre son investissement humanitaire au Sénégal...
- On pourrait aussi dire "La mondialisation tu sais", ou "La politique tu sais". Oui, nous savons ce qu'est une femme, ce qu'est ceci ou cela. Toutes les générations qui nous ont précédé pour cela, un mot qui évoque quelque chose. Savez-vous ce qu'est une femme ? Le continent noir mais aussi... Il y a une jouissance contingente dans le sens que véhicule le langage. Aussi, on pourrait s'arrêter là dessus pour ce soir : Une femme tu sais. Et rêver. Tout ce qui est contenu dans ce "Tu sais"... Et dans "Une femme". Notre relation au monde. Résonnance [JG]