L'analogie
"L'analogie" est un outil rhétorique puissant qui consiste à établir un parallèle entre deux concepts ou situations différentes pour mettre en lumière leurs similarités. En utilisant l'analogie, on peut rendre des idées complexes plus accessibles en les comparant à quelque chose de plus familier. Cette technique permet aussi d'illustrer des relations de cause à effet ou de mettre en évidence des schémas récurrents. En résumé, l'analogie peut être un moyen efficace pour aider à la compréhension et à la communication d'idées abstraites ou complexes. (CHAT GPT)
La poétique et la philosophie analogique des néoplatoniciens (CHAT GPT)
1. La philosophie analogique
Les néoplatoniciens, notamment Plotin, Proclus et plus tard Marsile Ficin, considèrent que l'univers est organisé selon des correspondances
* Tout procède de l'Un, principe suprême.
* Chaque niveau de la réalité reflète le niveau supérieur.
* Il existe des analogies entre le monde matériel, l'âme et le monde divin.
L'analogie permet donc de passer du visible à l'invisible.
2. La poétique
Dans cette perspective, la poésie possède une fonction philosophique et spirituelle.
* Les mythes, les images et les symboles cachent des vérités profondes.
* Le poète ne décrit pas seulement le monde : il révèle les liens secrets entre les choses.
* La beauté est un signe de la présence du divin.
Ainsi, la poésie devient un moyen d'élever l'âme vers les réalités intelligibles.
3. Connaître par le symbole
Contrairement à une démonstration logique, la pensée analogique procède par :
* ressemblance ;
* correspondance ;
* symbole ;
* intuition.
Par exemple, la lumière visible est l'image de la lumière intellectuelle ; le soleil devient l'analogue du Bien ou de l'Un.
4. Différence avec Bacon
La pensée analogique sera vivement critiquée par **Francis Bacon**.
Selon lui :
* les analogies sont suggestives mais ne prouvent rien ;
* elles risquent de conduire à des interprétations arbitraires de la nature ;
* la science doit s'appuyer sur l'observation, l'expérimentation et l'induction plutôt que sur des correspondances symboliques.
Pour Bacon, les néoplatoniciens cherchent des **ressemblances** entre les choses, alors que le savant doit établir des **relations causales** fondées sur les faits.
En résumé
Philosophie analogique (néoplatoniciens) | Philosophie empirique (Bacon)
Le monde est un réseau de correspondances | Le monde est étudié par l'observation et l'expérience.
Les symboles révèlent les vérités cachée | Les faits permettent d'établir des lois.
La poésie est un moyen de connaissance | La science doit se méfier des images et des analogies.
La connaissance progresse par analogie et intuition.| La connaissance progresse par induction et expérimentation
La philosophie analogique des néoplatoniciens a profondément influencé la pensée médiévale et la Renaissance. À partir du XVIIème siècle, avec Bacon puis la science moderne, elle perd son statut de méthode de connaissance scientifique, même si elle conserve une grande importance dans la littérature, la mystique et l'esthétique.
(CHAT GPT)
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Les métaphores dans la vie quotidienne
Commentaire : Un podcast France Culture. L'invitée de cette émission, Julie Neveux, exprime son admiration pour le livre "Les métaphores dans la vie quotidienne" de Mark Johnson et George Lakoff (1986). La fiche de l'émission est intéressante, quant au livre, je vous laisse en juger...
- Notre langage tout entier, au quotidien, est traversé par la métaphore, constitutive de notre pensée et notre expérience du monde, selon les deux universitaires américains Mark Johnson et George Lakoff, dans leur livre "Les métaphores dans la vie quotideinne" (1)
- La métaphore, si elle permet d'exprimer, permet aussi d'oblitérer, de réduire un pan de la réalité à notre avantage ou selon nos intérêts conscients ou inconscients. Les métaphores agissent surtout comme des outils de cadrage (1)
- Le cadre (7)
- La métaphore (6)
- La métaphore agit à la fois dans la langue et dans la cognition elle-même (1)
- Nos conversations ordinaires sont faites de métaphores qui, loin d?être seulement rhétoriques, structurent notre pensée (1)
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Le Shôbôgenzô de Maître Dôgen, Tome II
Commentaire : Le tome II de ce classique du zen
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L'analogie, coeur de la pensée
Commentaire : Vidéo d'une table ronde suite à la sortie du livvre de Douglas Hofstadter et Emmanuel Sander : "L'analogie, coeur de la pensée"
- Qualifier, comme le font les auteurs, l'analogie de coeur de la pensée va à rebours de la tradition philosophique qui place le raisonnement analytique au premier plan. (1)
- L'établissement d'analogies a souvent été le facteur clé dans l'émergence de nouvelles théories, par exemple physiques ou mathématiques (1)
- L'analogie rend possible la pensée (1)
- L'analogie intervient dans chaque choix de mots (1)
- Les mots (91)
- L'analogie a un rôle omniprésent dans la pensée (1)
- L'analogie n'est pas seulement un outil de raisonnement, c'est la condition de la catégorisation donc du langage (1)
- L'analogie est d'abord un phénomène mnésique : mémoire du passé : quelque chose dans une situtaion présente, nous rappelle quelque chose d'autre, que l'on a vécu dans une situation passée (1)
- Extension catégorielle : à partir de nos catégories, les étendre à d'autres situations. Par exemple le "bureau" informatique (1)
- Toutes nos connaissances sont engrangées dans le langage (1)
- Les mots (91)
- Le langage (16)
- Ce livre contient une thèse très forte, à savoir que le moteur de la catégorisation est l'analogie (1)
- Il y a des ingrédients dans nos concepts qui permettent l'analogie (1)
- Dans l'apprentissage, on est souvent obligé d'itiliser l'analogie, car il n'y a pas d'autres moyen (1)
- Ce livre est particulier par le rapport qu'il entreprend entre le français et l'anglais (1)
- La langue anglaise (3)
- Le courant de la cognition incarnée met l'accent sur l'incarnation de la pensée plutôt que la logique, l'abstraction. (1)
- Il y a quelque chose d'indissociable entre la surfade des choses, ce qui est immédiatement accessible et la profondeur où elles nous mènent (1)
- La surface des choses (1)
- Chaque analogie est une métaphore et chaque métaphore est une analogie, c'est du contexte que va dépendre l'utilisation d'un mot ou de l'autre. (1)
- La métaphore (6)
- L'intersubjectivité d'une analogie est une mesure de la qualité de cette analogie (1)
- La catégorisation, c'est à dire les concepts, se construisent par analogie et ce sont les analogies qui permettent d'évoquer dans la mémoire les concepts. (1)
- Les concepts (5)
- Il y a un lien indissociable entre la construction des concepts et l'analogie (1)
- Les concepts (5)
- La logique est-elle le fondement de notre pensée ? Réhabilitant les pouvoirs et la richesse créatrice de l'analogie, cet ouvrage montre qu'il n'en est peut-être rien. (1)
- La logique (11)
- Chaque sens d'un mot constitue un gouffre sans fond. Les dictionnaires donnent l'impression de disséquer les mots jusqu'à leurs atomes, alors qu'ils effleurent tout au plus leur surface. (1)
- Le dictionnaire (13)
- Les mots (91)
- Le sens (37)
- Un mot ordinaire n'a pas seulement deux ou trois sens ; il renvoie plutôt à un nombre de sens sans limites. (1)
- Les mots (91)
- Le sens (37)
- Le potentiel illimité de diversité que recèle chaque concept (1)
- Les concepts (5)
- C'est le droit et la responsabilité de chaque langue de décider où tracer des distinctions (1)
- Les langues (5)
- Chaque peuple réuni par une langue commune accepte comme naturel et allant de soi l'éventail particulier de concepts auxquels sa langue donne accès (1)
- Les langues (5)
- Les concepts (5)
- La catégorisation (36)
- Catégories, hyperonymes, classes (33)
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Pierre Lévy, L'intelligence collective (Livre)
Commentaire : Un livre extrêmement intéressant qui date d'une époque où internet suscitait énormément d'enthousiasme.
- L'intelligence collective (69)
- Le projet Mneseek (319)
- Sur la Terre, le signe participe de l'être et l'être du signe. Ici, tout nous parle. Chaque événement se fait message, et toute personne messagère. La moindre perception devient indice, image ou symbole. Bêtes et gens, astres et climats, formes et détails font signe, renvoient à des récits, des discours, des rituels. "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent" (Baudelaire). Selon des lignes d'affects, selon le jeu des contiguïtés, des analogies et des correspondances qui organisent le cosmos. (1)
- Résonance (40)
- L'encyclopédisme (160)
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Dictionnaire amoureux des dictionnaires
Commentaire : Page Babelio. Avec un lien vers un répertoire de 86 vidéos d'Alain Rey
- L'analogie, fondamentalement, c'est une égalité de rapports : grand est à petit comme large à étroit ; rose est à fleur ce que prune est à fruit ; sale est à crado ce que propre est à nickel... Cela fait parcourir des types de rapports de sens, indépendants des rapports de forme : jument est à cheval ce que tigresse est à tigre, et ce que girafe est à... girafe ! (1)
- Il est question ici des dictionnaires dits "analogiques" qui rapportent tous les mots auxquels sun mot peut faire penser. Voir pour cela Jacques Derrida et la trace... (JG)
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Ebook en accès libre : L'analogie en sciences humaines (Michel de Coster, 1978)
- L'analogie ou la quête d'un principe unitaire susceptible d'expliquer une réalité multiforme (1)
- L'analogie est, presque d'instinct, une des premières manifestations de l'activité créatrice de l'esprit car, partant du connu, elle s'efforce d'expliquer l'inconnu à travers les ressemblances discernables de part et d'autre. A ce titre, elle aide à surmonter l'inquiétude en présence du réel et des énigmes que son questionnement provoque (1)
- L'analogie permet d'élargir les connaissances par les opérations homothétiques qu'elle met en oeuvre, mais elle aide aussi à les transmettre plus facilement par les multiples rapprochements qu'elle réalise entre ce qui est familier au profane et ce qui l'est uniquement au connaisseur. (1)
- Michel Foucault établit dans Les mots et les choses que le savoir du XVIe siècle est à la fois pléthorique et pauvre en ce qu'il accumule sans cesse des ressemblances qui en appellent à leur tour de nouvelles pour s'étayer mutuellement. Il a contribué à rendre suspect ce mode de raisonnement qui possède, pourtant, des vertus heuristiques incontestables (1)
- L'analogie révèle une similitude de rapports qui peut être exprimée par la formule suivante : A est à B comme C est à D. Dans cette expression, la similitude vise non les termes considérés séparément, mais la relation qui les unit respectivement deux à deux (1)
- Le modèle analogique est construit à partir du transfert d'unités (termes, traits, dimensions...) d'un contexte dans un autre : par exemple, expliquer la société à partir du modèle du corps humain ou du mécanisme d'une machine (1)
- l'analogie met en oeuvre, au départ, une façon bien simple de raisonner et qui consiste à essayer d'expliquer l'inconnu par le connu. Pour y arriver, il s'agira de comparer une réalité donnée avec une autre, relevant d'un ordre différent. L'analogie est donc par essence comparative et la comparaison s'effectue non entre une réalité et sa représentation symbolique, mais entre cette réalité (ou sa représentation symbolique), d'une part, et une autre réalité (ou sa représentation) étrangère, en principe, à la première, d'autre part (1)
- Michel de Coster fait la distinction entre analogie discursive (les artères du corps humain et d'une ville), méthodologique et discursive (1)
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Architecture et géographie sacrée : Paris
Commentaire : Un documentaire de Paul Barba Negra (1981)
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Dutronc - La métaphore
Commentaire : Une chanson de Dutronc que j'aime beaucoup
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Ralph Waldo Emerson - L'intellectuel américain (The american scholar)
Commentaire : La traduction d'un célèbre discours d'Emerson
- [...] la Nature se presse de rendre compte d'elle-même à l'esprit. La classification commence. Pour le jeune esprit, chaque chose est distincte, se suffit à elle-même. Bientôt il découvre comment relier deux choses et voit en elles une seule nature ; puis trois, puis trois mille ; et ainsi, tyrannisé par son propre instinct unificateur, il continue de lier les choses, réduisant les anomalies, découvrant que sous le sol courent des racines qui unissent les choses contraires et éloignées pour les faire fleurir sur une même tige. Il apprend alors que, depuis l'aube de l'histoire, il y a accumulation et classification constantes de faits. Mais qu'est-ce que classifier, sinon percevoir que ces objets ne sont pas chaotiques, ne sont pas étrangers, mais ont une loi qui est aussi la loi de l'intelligence humaine ? L'astronome découvre que la géométrie, pure abstraction de cette intelligence, est la mesure du mouvement des planètes. Le chimiste trouve des proportions et une méthode intelligible dans toute la matière ; la science n'est rien d'autre que la découverte de ce qui est analogue, identique, dans les parties les plus éloignées. L'âme ambitieuse s'assied devant chaque fait réfractaire; elle ramène l'un après l'autre, à leur classe et à leur loi, tous les nouveaux pouvoirs, toutes les constitutions étrangères, et continue toujours afin d'animer, pénétrante, la dernière fibre de l'organisation, les limites de la nature. Ainsi lui est-il suggéré, à cet écolier qui se tient sous le dôme arqué du jour, que lui et cela sont issus d'une même racine ; l'un est feuille et l'autre, fleur; relation, sympathie courent dans chaque veine. Et qu'est cette racine ? N'est-elle pas l'âme de son âme ? (1)
- La nature (34)
- Résonance (40)
- Le projet Mneseek (319)
- « Toute vérité est une vérité négociée, et le cerveau négocie au niveau de la métaphore, où notre environnement et notre culture imposent des catégories de croyance, où nous définissons et redéfinissons »
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Mots de passe
Commentaire : Jean Baudrillard.