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Is Shakespeare dead ?
by Judo73 — Littérature
Les roses de Shakespeare
by Judo73 — Littérature
Pearls of wisdom
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Poésie d'hiver
by Judo73 — Littérature
1 comment
anonymous
de nombreux poèmes simples et vrais Il faut que j'explore ce site et ressentir...
Ophelia, de John Everett Millais
by Judo73 — Art
Quotations (6)
- « L'espérance d'une joie est presque égale à la joie »
- « Il est difficile de savoir ce que Shakespeare pensait réellement, car ses personnages se contredisent les uns les autres. »
- « Il y a bien plus de choses dans le ciel et sur la terre que dans les rêves de la philosophie. »
- « Coeur insouciant vit longtemps. »
- « Insistez sur vous-même, n'imitez jamais. (?) La tâche que chaque homme peut le mieux remplir, personne, excepté celui qui l'a créé, ne peut la lui enseigner. Où est le maître qui enseigna Shakespeare ? Où est le maître qui aurait pu instruire Franklin ou Washington, Bacon ou Newton ? Chaque grand homme est l'unique exemplaire de son originalité. »
- « La vie n’a aucun but. Rien n’est durable. Même les oeuvres de Shakespeare disparaîtront quand l’univers se désintégrera. »
Categories (2)
Statements (6)
- William Shakespeare
- Qui était William Shakespeare ?
- Savoir ce que Shakespeare pensait réellement
- Il est difficile de savoir ce que Shakespeare pensait réellement, car ses personnages se contredisent les uns les autres.
- Le pouvoir des instruments sur nos affects intriguait déjà Shakespeare : "N'est-il pas étrange que des boyaux de mouton puisse extraire l'âme du corps humain ?
- Walden passe par la redécouverte des mots précis, des étymologies et des échos stylistiques (prosonomasie) entre les mots. « Les dénombrements sans fin des mots de Walden font [ainsi] partie de son entreprise de sauvetage du langage. » Thoreau rêve d'une « parole-écriture végétale qui ne serait lue ou entendue que par les oiseaux ou les anges ». Le secret de cette langue est possédé par les animaux du bois et par l'étang de Walden et « tout le livre parle du recouvrement prestigieux et possible d'une langue adamique, celle d'une profération poétique où les mots seraient adéquats aux choses. Il s'ensuit que l'animal, de par le fait qu'il est plus proche de la nature, détiendrait le secret de ce babil ancien et mimologique parlé à l'aube des temps. » Il existe donc deux langages : l'un maternel et l'autre paternel ; l'homme doit réapprendre à les parler. Proche de ce que sera plus tard la philosophie de Wittgenstein, Thoreau fait de Walden « une éducation à l'âge adulte pour redonner sens aux mots » ; Walden est ainsi « une entreprise de réappropriation du langage, exactement comme le Tractatus-philosophicus, une entreprise de réhabilitation du langage par le silence. » Plusieurs fois dans le roman, Thoreau écoute les cris animaux, ses « voisins inférieurs », et dont la langue est assimilée aux poèmes humains. Il les imite et tente d'en cerner la signification en laissant libre cours aux associations d'idées. Ses onomatopées et calembours sont la clé de cette langue adamique par laquelle Thoreau souhaite s'affranchir de la littérarité. Par ce travail du sonore, Thoreau entend établir « un protocole de lecture qui a pour fonction d'initier les lecteurs au plaisir du bruit ». La rencontre avec l'écho donne le départ du nouveau langage du narrateur, celui de l'harmonie imitative. Ce dernier lui permet de décrire la nature en donnant à chaque élément de celle-ci un son particulier, en accord avec son essence. Il s'agit d'une initiation car le processus d'acquisition linguistique est progressif. La nature s'humanise et « le meuglement lointain de quelques vaches » semble celui de « certains ménestrels », de même « les whippoorwills chantaient leurs vêpres ». Viennent ensuite les oiseaux qui laissent la place aux chats-huants, comparables à des « pleureuses ». Les animaux semblent articuler de plus en plus leurs langages, et, ce faisant, un sens se forme. Ils ne ressemblent plus à des hommes mais à des poètes : les chats-huants ont ainsi un « cri lugubre véritablement ben-jonsonien », en référence au poète Ben Jonson, contemporain de Shakespeare. En somme, Walden est « la manifestation suprême de cette conscience linguistique exigeante » de Thoreau.