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Quotations (4)
- « L'indifférence est le poids mort de l'histoire. [...] C'est la matière inerte où se noient souvent les enthousiasmes les plus resplendissants. [...] Elle est la fatalité [...] ; elle est ce qui bouleverse les programmes, ce qui renverse les plans les mieux établis ; elle est la matière brute, rebelle à l'intelligence qu'elle étouffe. »
- « J'ai aujourd'hui le sentiment que notre regard est devenu un programme sous contrôle subventionné. »
- « De la même manière que l'équilibre entre veille et sommeil nous est vital, notre être intérieur a, lui aussi, besoin de repos, de détente. Se reposer ne signifie pas seulement dormir. Se reposer, c'est aussi flâner, regarder les arbres ou les vitrines, se livrer à une occupation inutile, futile, simple, légère, non programmée, sans but ni objectif précis, dans la gratuité d'un moment où nous nous relâchons entièrement, corps et esprit. »
- « Le programme d'Edgar Morin se résume en 4 verbes : solidariser, ressourcer, convivialiser, moraliser. »
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Statements (4)
- Ecologie cognitive : programme proposé par Pierre Lévy dans "Les technologies de l'intelligence" : élargir les perspectives des sciences de la cognition : le régime de production et de distribution du savoir ne dépend pas seulement des particularités du système cognitif humain, mais également des modes d'organisation collective et des instruments de communication et de traitement de el'information. L'écologie cognitive devrait se consacrer à l'étude des interactions entre les déterminants biologiques, sociaux et techniques de la connaissance.
- Le problème mal résolu de l'appréciation critique de textes très complexes. Selon que cette appréciation porte sur la structure d'ensemble (ce qui est rare) et sur des intentions de programme - la première étant censée refléter les secondes -, sur les valeurs d'utilité des informations réunies, sur leur "valeur de vérité", sur leur objectivité, sur l'efficacité didactique de l'ensemble par rapport à un public déterminé, ou encore sur l'appréciation ponctuelle des "lacunes", eds erreurs, des excès (par rapport à un programme le plus souvent implicite et mal connu), ou enfin par la teneur des textes, appréciée d'après une idéologie, d'près des jugements de valeur esthétiques ou éthiques, on imagine la variété des estimations qui peuvent être portées sur un même ouvrage.
- Une encyclopédie diffère du dictionnaire par l'explication des choses en plus des mots et par un souci de présenter le "cercle du savoir", conformément à l'étymologie du terme (enkuklios paideia). Dans l'antiquité , la maîtrise de toutes les disciplines formait le parfait philosophe grec ou le parfait orateur romain. Le Mayen Age reprendra le projet adapté à la culture chrétienne, des Etymologies d'Isidore de Séville au De Universo de Raban Maur et au Speculum de Vincent de Bauvais. Le florentin Brunetto Latini innove (le livre du Trésor) e écrivant en français et en traitant plus de science politique que de théologie. La Renaissance voit dans l'encyclopédie le viatique du bon critique (Politien, Erasme), du savant chrétien (Budé) ou du prince éclairé (Rabelais, dans la lettre de Gargantua à son fils, Pantagruel, VIII), avant que Pierre La Ramée en fasse un programme pour l'université de Pris (1550)...
- Quoique des milliers d'hypertextes aient été élaborés et consultés depuis les premières visions de Vannevar Bush et Theodore Nelson, aucun d'eux n'a pour l'instant l'ampleur quasi cosmique imaginée par ces pionniers, et cela pour trois raisons. Tout d'abord, sur un plan strictement informatique, on ne sait pas encore programmer des bases de données au delà d'un certain ordre de grandeur. Les algorithmes efficaces en deça d'un certain seuil pour gérer une grande quantité d'informations se révèlent impuissants à traiter les gigantesques masses de données impliquées par des projetc comme ceux de Xanadu ou de Memex. Deuxièmement, l'indexation, la numérisation et le formatage uniforme de l'information aujourd'hui dispersée sur une foule de supports différents supposent la mise en oeuvre de moyens matériels perfectionnés, la réunion de nombreuses compétences et surtout beaucoup de temps ; c'est dire qu'elle serait extrêmement coûteuse. Enfin, et ce n'est pas la moindre des difficultés, la constitution d'hypertextes géants suppose un travail minutieux d'organisation, de découpage, de mise en scène, d'accompagnement et d'orientation de l'utilisateur, et cela en fonction de publics très divers. Or qui, en 1990, possède les compétences nécessaires au plan de la conception d'hypertextes à vocation universelle puisque, dans le domaine du multimédia interactif tout, ou presque, reste à inventer ?