Search
Web links (18) See the collections
Corruption, pot-de-vin ? Trump peut-il vraiment verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les républicains remportent les élections de mi-mandat de nove
by Judo73 — Actualité
Sur la Renaissance à Harlem
by Judo73 — Politique
Qui était William Blake
by Judo73 — Littérature
"Cris du Maroc", Mohamed Aouragh
by Judo73 — Politique
Philippe Jaccottet, écrivain, poète, critique littéraire
by Judo73 — Littérature
L'art d'être fragile : comment un poète peut sauver ta vie
by Judo73 — Littérature
Mark Bradford : poète et artiste des rues
by monje — Art
Emile Simonod (1893-1977), potier, peintre et poète de Cognin.
by Nicosavoie — Art
Scandale ou réalité simple : Eric Cantona parle de B. Cantat
by monje — Médias
Blog de Lucien Suel Poète
by monadologos — Littérature
Quotations (15)
- « Quittez votre table de travail et entrez dans les musées, les bibliothèques, les monuments, les salles de concert, les librairies, les studios d'enregistrement et de cinéma du monde entier. Tout appartient au Voleur inspiré et sacré, tous les artistes de l'histoire des peintres des cavernes à Picasso, t ous les poètes et les écrivains, les musiciens et les architectes lui offrent leurs marchandises.[ ....] Mais le Voleur n'est pas pressé, il doit s'assurer d'abord que la marchandise est de qualité et qu'elle convient bien à s es projets avant de lui accorder la bénédiction et l'honneur suprême de son vol. Les mots, les couleurs, la lumière, les sons, la pierre, le bois, le bronze, appartiennent à l'artiste vivant, ils appartiennent à tous ceux qui peuvent les utiliser. Pillez le Louvre ! A bas l'originalité ! A bas l'égo stérile et péremptoire qui emprisonne en même temps qu'il crée. Vive le Vol ! pur, cynique, intégral. Nous n'avons de compte à rendre à personne ! Pillez tout ce que vous voulez. »
- « Un poète raté disait à Oscar Wilde : - Il y a contre moi une véritable conspiration du silence. Que dois-je faire ? - Ralliez-vous-y, répondit aimablement Oscar Wilde. »
- « Le poète est exact. La poésie est exactitude. Depuis Baudelaire, le public a, peu à peu, compris que la poésie était un des moyens les plus insolents de dire la vérité. »
- « Un grand poète se remarque à la quantité de pages insignifiantes qu'il n'écrit pas. Il a toutes les rues de la vie oublieuse pour distribuer ses moyennes aumônes et cracher le petit sang dont il ne meurt pas. »
- « Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver. »
- « Les peintres et les poètes ont toujours eu le droit de tout oser. »
- « Partout où je suis allé, un poète était allé avant moi. »
- « Les poètes et les romanciers sont de précieux alliés. Ils sont, dans la connaissance de l'âme, nos maîtres à tous, hommes vulgaires, car ils s'abreuvent à des sources que nous n'avons pas encore rendues accessibles à la science. »
- « Le paysage charmant que je contemple ce matin est indubitablement composé de vingt ou trente fermes. Miller possède ce champ, Locke celui-là, et Manning le bois situé au-delà. Mais aucun d'eux ne possède le paysage. Il est une propriété à l'horizon que personne ne possède, sauf celui dont l'oeil est capable d'intégrer toutes les parties, c'est-à-dire le poète. C'est la meilleure part de la ferme de ces hommes, quoique leur titre de propriété n'y donne aucun droit. »
- « Un enfant c'est le dernier poète d'un monde qui s'entête à vouloir devenir grand. »
Categories (0)
- No category found.
Statements (7)
- Le poète a toujours raison
- Devenir poète, c'est-à-dire, sentir le coeur et voir l'âme des choses
- On raconte que chaque jour, au moment de s'endormir, Saint-Pol-Roux faisait naguère placer, sur la porte de son manoir de Camaret, un écriteau sur lequel on pouvait lire : LE POÈTE TRAVAILLE.
- Pour Gaston Bachelard, scientifique littéraire, poète de la science, l'imagination n'est pas la faculté de former des images de la réalité, c'est la faculté de déformer des images pour changer la réalité.
- Le haikiste semble photographier, enregistrer (André Breton dans le Premier Manifeste du Surréalisme n'appelait-il pas les poètes à être des "appareils enregistreurs" ?) un simple rien, mais dont l'éclat irradierait sans trêve. Il ne conçoit pas, il découvre.
- Des armes, des chouettes, des brillantes, Des qu'il faut caresser souvent pour le plaisir Et qu'il faut nettoyer comme pour le plaisir L'autre, celui qui fait rêver les communiantes Des armes bleues comme la terre, Des qu'il faut se garder au chaud au fond de l'âme, Dans les yeux, dans le coeur, dans les bras d'une femme, Qu'on garde au fond de soi comme on garde un mystère Des armes au secret des jours, Sous l'herbe, dans le ciel, et puis dans l'écriture, Des qui vous font rêver très tard dans les lectures, Et qui mettent la poésie dans les discours. Des armes, des armes, des armes, Et des poètes de service à la gâchette Pour mettre le feu aux dernières cigarettes Au bout d'un vers français brillant comme une larme.
- Walden passe par la redécouverte des mots précis, des étymologies et des échos stylistiques (prosonomasie) entre les mots. « Les dénombrements sans fin des mots de Walden font [ainsi] partie de son entreprise de sauvetage du langage. » Thoreau rêve d'une « parole-écriture végétale qui ne serait lue ou entendue que par les oiseaux ou les anges ». Le secret de cette langue est possédé par les animaux du bois et par l'étang de Walden et « tout le livre parle du recouvrement prestigieux et possible d'une langue adamique, celle d'une profération poétique où les mots seraient adéquats aux choses. Il s'ensuit que l'animal, de par le fait qu'il est plus proche de la nature, détiendrait le secret de ce babil ancien et mimologique parlé à l'aube des temps. » Il existe donc deux langages : l'un maternel et l'autre paternel ; l'homme doit réapprendre à les parler. Proche de ce que sera plus tard la philosophie de Wittgenstein, Thoreau fait de Walden « une éducation à l'âge adulte pour redonner sens aux mots » ; Walden est ainsi « une entreprise de réappropriation du langage, exactement comme le Tractatus-philosophicus, une entreprise de réhabilitation du langage par le silence. » Plusieurs fois dans le roman, Thoreau écoute les cris animaux, ses « voisins inférieurs », et dont la langue est assimilée aux poèmes humains. Il les imite et tente d'en cerner la signification en laissant libre cours aux associations d'idées. Ses onomatopées et calembours sont la clé de cette langue adamique par laquelle Thoreau souhaite s'affranchir de la littérarité. Par ce travail du sonore, Thoreau entend établir « un protocole de lecture qui a pour fonction d'initier les lecteurs au plaisir du bruit ». La rencontre avec l'écho donne le départ du nouveau langage du narrateur, celui de l'harmonie imitative. Ce dernier lui permet de décrire la nature en donnant à chaque élément de celle-ci un son particulier, en accord avec son essence. Il s'agit d'une initiation car le processus d'acquisition linguistique est progressif. La nature s'humanise et « le meuglement lointain de quelques vaches » semble celui de « certains ménestrels », de même « les whippoorwills chantaient leurs vêpres ». Viennent ensuite les oiseaux qui laissent la place aux chats-huants, comparables à des « pleureuses ». Les animaux semblent articuler de plus en plus leurs langages, et, ce faisant, un sens se forme. Ils ne ressemblent plus à des hommes mais à des poètes : les chats-huants ont ainsi un « cri lugubre véritablement ben-jonsonien », en référence au poète Ben Jonson, contemporain de Shakespeare. En somme, Walden est « la manifestation suprême de cette conscience linguistique exigeante » de Thoreau.