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Statements (221)
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Jusqu'à maintenant, on a surtout imaginé et construit des mondes virtuels qui étaient de simples simulations d'univers physiques réels ou possibles. Nous proposons de concevoir des mondes virtuels de signification ou de sensations partagées, l'ouverture d'espaces où pourront de déployer l'intelligence et l'imagination collective
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Cette attention portée à l'infime, cette tendresse envers le monde et toutes les créatures vivantes, principe bouddhique s'il en est, participe aussi d'un souci constant du détail, caractéristique de l'art japonais [...] L'attention se centre sur un ou deux détails à même de dire la totalité d'un ensemble - la partie devient le tout.
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L'analogie est, presque d'instinct, une des premières manifestations de l'activité créatrice de l'esprit car, partant du connu, elle s'efforce d'expliquer l'inconnu à travers les ressemblances discernables de part et d'autre. A ce titre, elle aide à surmonter l'inquiétude en présence du réel et des énigmes que son questionnement provoque
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Le mouvement qui ne vient pas du dehors se fait alors au-dedans de nous. Le repos est moindre, il est vrai, mais il est aussi plus agréable quand de légères et douces idées sans agiter le fond de l'âme ne font pour ainsi dire qu'en effleurer la surface. [...] Cette espèce de rêverie peut se goûter partout où il est possible d'être tranquille.
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13 - L'esprit brumeux fait partie de la naïveté. C'est une sensation de lourdeur de corps et d'esprit qui rend l'esprit pas clair, non viable et incapable de donner lieu à une apparence cognitive de son objet ou à appréhender son objet correctement. Quand l'esprit devient effectivement flou à cause de son état brumeux, on parle de torpeur mentale
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Si l'humanité est aujourd'hui au bord du précipice, c'est en partie parce que les grands dirigeants, en "s'emportant", ont cru pouvoir s'exonérer d'un certain nombre de lois naturelles auxquelles il s'agit aujourd'hui de revenir pour comprendre les ressorts du vivant et nous en inspirer dans la reconstruction d'une société à la fois plus juste et plus pérenne.
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"Notre monde étant de plus en plus exposé à la passion de l'avoir, du materiallisme et de l'agressivité, alors que seul le fait d'être simplement, fondé sur l'amour, l'accomplissement spirituel et le partage, pourrait nous sauver. Si l'homme ne prend pas conscience de la gravité de ce choix, il courra au-devant d'un désastre psychologique et écologique sans précédent"
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Une tranchée et une ruine. Du vieux partout déposé en strates. Un petit champs de verdure.Telle est l'allée vers le destin, à perte de vue et de la mer, sourde comme un bruit lointain, loin, loin. Le silence est présent, comme une couverture mortuaire. ce paysage est monotone et m'inspire plutôt de la tristesse. La porte vers une région désertique, dans le gris du temps.
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En réalité, ce qui fonde l'humanisme et pose problème, c'est la séparation entre l'homme et ce qui n'est pas l'homme, son tout autre, ce sur quoi il a tous les droits, ce qu'il peut donc utiliser en vue de ses fins "humanistes". C'est ce qui explique pourquoi l'humanisme s'articule si bien avec l'utilitarisme et avec son "tout est possible", au nom de la toute puissance de l'être humain.
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A propos du "monde comme volonté et comme représentation", on ne saurait parler de système, car il ne s'agit pas d'un édifice logique, patiemment construit, par déductions successives, mais bien d'une vision unique, d'un éclair génial; d'une intuition d'artiste qui satisfait l'esprit d'un coup ou le repousse définitivement. C'est dire qu'on ne réfute pas Schopenhauer, on l'accepte ou le rejette.
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Au point de vue intellectuel il s'agissait, il s'agit encore d'éprouver par tous les moyens et de faire reconnaître à tout prix le caractère factice des vieilles antinomies destinées hypocritement à prévenir toute agitation insolite de la part de l'homme, ne serait-ce qu'en lui donnant une idée indigente de ses moyens, qu'en le défiant d'échapper dans une mesure valable à la contrainte universelle.
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De même, personne n'a le droit d'exiger de moi que ma vie consiste à être prisonnier de certaines fonctions. Pour moi, ce n'est pas le devoir avant tout mais : la vie avant tout. Tout comme les autres hommes, je dois avoir droit à des moments où je puisse faire un pas de côté et sentir que je ne suis pas seulement une partie de cette masse que l'on appelle la population du globe, mais aussi une unité autonome.
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On connaît depuis longtemps le rôle fondamental de l'implication personnelle de l'étudiant dans l'apprentissage. Plus activement une personne participe à l'acquisition d'un savoir, mieux elle intègre et retient ce qu'elle a appris. Or, le multimédia interactif, grâce à sa dimension réticulaire ou non-linéaire, favorise une attitude exploratoire voire ludique, face au matériau à assimiler. C'est donc un instrument bien adapté à une pédagogie active
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Plus je pense par et pour la partie congrue, c'est à dire moi en tant qu'individu, moins j'existe. Il est paradoxal qu'on en soit arrivé à identifier le point de liberté maximal à ce mécanisme : l'ensemble très vaste, voire infini par ses liens, qu'est chaque être humain a été réduit au sous-ensemble aliéné de son identité individuelle. Il ne s'agit donc jamais de libérer l'individu du pouvoir, mais de nous libérer nous-mêmes du pouvoir de l'individu.
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11 - L'absence de dignité morale (pas de sens de l'honneur) fait partie de n'importe laquelle des trois émotions empoisonnées. C'est l'absence de toute inclination à s'abstenir d'un comportement destructeur par manque de considération de la façon dont nos actions se reflètent sur nous-même. Selon Vasubandhu, ce facteur mental auxiliaire est l'absence du sens des valeurs. C'est un manque de respect pour les qualités positives ou pour les personnes qui les possèdent.
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Nous articulons aux appareils spécialisés de notre système nerveux des dispositifs de représentation et de traitement de l'information qui leur sont extérieurs. Nous construisons des automatismes (comme celui de la lecture) qui soudent très étroitement les modules biologiques et les technologies intellectuelles... Dès sa naissance, le petit humain pensant se constitue au moyen de langues, de machines, de systèmes de représentations qui vont structurer son expérience.
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Sur la Terre, le signe participe de l'être et l'être du signe. Ici, tout nous parle. Chaque événement se fait message, et toute personne messagère. La moindre perception devient indice, image ou symbole. Bêtes et gens, astres et climats, formes et détails font signe, renvoient à des récits, des discours, des rituels. "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent" (Baudelaire). Selon des lignes d'affects, selon le jeu des contiguïtés, des analogies et des correspondances qui organisent le cosmos.
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L'intellectuel est cet homme qui doit absorber toutes les aptitudes de son époque, toutes les contributions du passé, tous les espoirs de l'avenir. Il doit être une université de savoirs. S'il est une leçon qui, plus que toute autre, doit pénétrer son oreille, c'est : Le monde n'est rien, l'homme est tout; en toi se trouve la loi de toute nature, et tu ne sais pas encore comment monte une seule gouttelette de sève; en toi sommeille toute la Raison; il t'appartient de tout connaître; il t'appartient de tout oser.
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L'échec de l'oeuvre de compréhension, humanisation et pacification justifiant l'hégémonie de la Raison. Car si l'"irrationnel" partage depuis les Grecs avec la sophistique le trouble privillège d'être glissant, insaisissable et protéiforme (Platon, Le sophiste), il a néanmoins conservé sur elle son aura, maléfique ou mirifique : ne prétend-il pas réconcilier l'infra-humain et le sur-humain, la folie et le génie, là où la rationnalité s'emploie au contraire à les séparer pour mieux faire régner transparence et équité ?
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Michel Maffesoli s'appuie pour une grande part, dans son livre, sur "la sagesse des dictons et des proverbes", qu'il "cite autant qu'Heideger ou Foucault". Cette idée de l'opérativité des proverbes est une des inspirations de la section "Proverbes" du site Mneseek et me semble très importante. Les proverbes d'une nation (il n'est qu'à regarder les proverbes chinois) sont l'émanation de sa sagesse propre et ancestrale et sont à mettre au même rang quant à leur pregnance culturelle que par exemple les citations d'auteurs.