Skip to content
Search
Statements (178)
-
Toute recherche du non-éphémère, tout forçage de ce qui, parce qu'irréversible, renvoie à une éternité hors du temps place au centre de son dispositif le contraire de ce qu'il désirait au départ
-
F. Mitterrand, dans une forêt du Morvan, "Ce serait quand même merveilleux, si tout s'arrêtait à l'instant et que nous puissions vivre jusqu'à la fin des temps le bonheur que nous vivons maintenant ! "
-
La vaste terre entière n'est autre que le corps humain réel, elle n'est autre que la porte de délivrance ; elle n'est autre qu'un Oeil de l'Eveillé de la lumière, elle n'est autre que notre corps de la Loi
-
Dans le célèbre film de Charlie Chaplin Les temps modernes (1935), l'ouvrier Charlot est martyrisé par les machines et les chaînes de montage d'une usine et quasi crucifié sur les aiguilles d'une grande horloge
-
Confectionner, en triturant un seul brin d'herbe, le corps doré de l'Eveillé de six shakus, et dresser, en triturant une seule poussière, le mausolée d'un ancien éveillé, tel doit être le déploiement du coeur de l'Eveil
-
La pensée ne se limite pas aux discours dits rationnels. Il y a des pensées-corps, des pensées-affect, des pensées-percept, des pensées-signes, des pensées-concept, des pensées-geste, des pensées-machine, des pensées-monde
-
La langue japonaise omet volontiers, lorsqu'ils sont évidents aux locuteurs, le sujet et les compléments de toutes sortes (compléments d'objet direct, second ou indirect, complément circonstanciels de lieu ou de temps etc.)
-
[Le haiku] plaide à sa manière pour un esprit désoccupé, un esprit qui se laisse habiter. Il met en scène un je-monde à la fois totalement impliqué et parfaitement désimpliqué, un je-univers, un corps au diapason de l'espace.
-
Le modèle analogique est construit à partir du transfert d'unités (termes, traits, dimensions...) d'un contexte dans un autre : par exemple, expliquer la société à partir du modèle du corps humain ou du mécanisme d'une machine
-
Tout se passe comme si, une fois établie la fiction de la séparation de l'homme d'avec son monde, son corps, son vécu, nous passions notre temps à nous demander comment faire pour vivre, connaître et agir "malgré" cette séparation
-
Mon agir dans la scoiété doit prendre en compte la non-accélérabilité : je dois attendre les mécanismes de régulation du système, à tous les niveaux : écologique, social, individuel, biologique, culturel... Il faut laisser le temps au temps
-
Nous nous heurtons là à une véritable limite de notre temps, à savoir notre difficulté à connaître sans la promesse que cette connaissance nous donnera la maîtrise des objets connus. A quoi bon connaître, si c'est là un simple "gai savoir" ?
-
C'est que le couvent, qui est propre à l'orient comme à l'occident, à l'antiquité comme aux temps modernes, au paganisme, au bouddhisme, au mahométisme, comme au christianisme, est un des appareils d'optique appliqués par l'homme sur l'infini.
-
Art de l'ellipse et du bref, le haiku se tient à l'évidence du côté de la "phrase vivante", mais il procède par retranchement, par soustraction - par dépouillement. Habité par une exigence d'expression absolue, il dénude la langue jusqu'à sa moelle.
-
Parfois, après de longues années de travail et d'épuisement, on parvient à tracer un trait, mais qui ressemble à une étincelle de magie. Or ce moment de grâce survient toujours à l'instant précis où le corps et l'esprit sont les plus relâchés. C'est là tout l'art du zen.
-
Réfléchissez sur vous-même ; ce que vous ne voudriez pas pour vous-mêmes sera toujours le vôtre. Prenez-en conscience aussi : ces voix du printemps et de l'automne dont vous voudriez qu'elles soient les vôtres ne le sont pas. Vos idées ne sont ni accumulées ni ne demeurent en vous.
-
Le désespoir j'en ai ma dose
Je vais prendre une place à Passy
Là au moins je serai quelque chose
Et puis j'aurai foi en la vie
Je serai méritante
J'vais avoir un rôle et des devoirs
J'me peindrai plus les ongles en noir
J'mangerai un yaourt tous les soirs
Quand j'serai psychiatre
Avenue Mozart !!
-
L'étrange paradoxe du grand cinéma, qui nous emporte le temps d'une projection loin des désordres du monde et des déséquilibres qui le rongent, mais pour nous contraindre à nous y plonger, à les regarder en face, à les interroger longtemps, après avoir retrouvé le réel, notre réel, nos vies en somme
-
Il ne s'agit pas d'exprimer sa créativité mais d'obéir à la lettre aux gestes prescrits par le rite. Il faut faire corps et âme avec la forme pour que notre humanité se révèle... La vérité de l'homme se déploie dans et par l'espace formel du rite. Elle n'est pas le fait de l'individualité ou même de la subjectivité.
-
L'univers de la résonance, qui est la Nature, embrasse tout jusqu'à nos pensées, nos paroles et nos actes, et ces derniers, selon le concept du karma, ne cesseraient de résonner, même après leur disparition matérielle, en produisant des répercussions insondables et sans limites au niveau du temps et au niveau de l'espace.