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Statements (142)
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90% de la musique est formé de répétition. La musique est structurée de manière à ce que nous sachions ce qui va suivre. Nous sommes dans l'attente de ce qui va suivre, c'est un jeu qui amuse notre cerveau. le public en sait plus en musique qu'il n'en a conscience. Les compositeurs peuvent satisfaire ou déjouer les attentes.
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Jusqu'à maintenant, on a surtout imaginé et construit des mondes virtuels qui étaient de simples simulations d'univers physiques réels ou possibles. Nous proposons de concevoir des mondes virtuels de signification ou de sensations partagées, l'ouverture d'espaces où pourront de déployer l'intelligence et l'imagination collective
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C'est là une des apparences phénoménales du mécanisme sous-jacent de la pensée de la solution : la dénégation des processus réels de la vie, agencés et compréhensibles seulement dans les situations et paysages que nous habitons. La solution va imposer un but abstrait qui tendra à donner une lecture unidimensionnelle de ces multiples réels.
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Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. Or, c'est en vain qu'on chercherait à l'activité surréaliste un autre mobile que l'espoir de détermination de ce point.
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Michel Foucault établit dans Les mots et les choses que le savoir du XVIe siècle est à la fois pléthorique et pauvre en ce qu'il accumule sans cesse des ressemblances qui en appellent à leur tour de nouvelles pour s'étayer mutuellement. Il a contribué à rendre suspect ce mode de raisonnement qui possède, pourtant, des vertus heuristiques incontestables
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La linéarité et le sentiment d'unité ne valent qu'à une échelle moyenne d'introspection. Au niveau neuronal, le fonctionnement parallèle, la multiplicité des entités en interaction, et donc l'inconscience, sont au contraire des traits déterminant. Ni la conscience, ni l'unité substantielle, ni le fonctionnement séquentiel ne sont indispensables à la pensée
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Selon Bashô, un poème achevé doit révéler - dans le même temps - l'immuable, l'éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif, l'éphémère qui nous traverse (ryukô). Le haiku tremble et scintille alors comme un instant-poème, une étincelle jaillie de la confrontation permanent entre le présent et l'éternité, un minuscule aérolithe de modestie à l'échelle du cosmos.
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... En résulte un terrible désarroi, un immense besoin de collectif, de lien, de reconnaissance et d'identité... La déterriorialisation eccélérée suscite une véritable industrie de la restauration du lien social, de le réinsertion des exclus, de la refonte d'identités pour individus et communautés déstructurées... C'est sous la pression d'une véritable urgence sociale que le secteur de la production de lien est appelé à se développer.
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[L'hypertexte] se replie et se déplie à volonté, change de forme, se multiplie, se découpe et se recolle autrement. Ce n'est pas seulement un réseau d emicro-textes, mais un grand méta-texte à géométrie variable, à tiroirs, à replis. Un paragraphe peut apparaître ou disparaître sous un mot, trois chapitres sous un mot du paragraphe, un petit essai sous un des mots de ce chapitres, et ainsi virtuellement sans fin, de double fond et double fond.
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On connaît depuis longtemps le rôle fondamental de l'implication personnelle de l'étudiant dans l'apprentissage. Plus activement une personne participe à l'acquisition d'un savoir, mieux elle intègre et retient ce qu'elle a appris. Or, le multimédia interactif, grâce à sa dimension réticulaire ou non-linéaire, favorise une attitude exploratoire voire ludique, face au matériau à assimiler. C'est donc un instrument bien adapté à une pédagogie active
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La persévérance désigne une ardeur enjouée pour être constructif. Asanga a expliqué cinq aspects ou divisions :
1 - le courage semblable à une armure pour endurer les difficultés, obtenu en nous remémorant la joie avec laquelle nous avons entrepris ce que nous faisons
2 - l'application constante et respectueuse de nous-même à la tâche
3 - ne jamais se décourager ni reculer
4 - ne jamais battre en retraite
5 - ne jamais verser dans l'autosatisfaction
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Il est vrai que tiraillés par notre envie de perdurer dans notre soi, nous avons souvent du mal à nous laisser vivre, dans le sens plus profond du mot, c'est à dire déployer les multiplicités qui peuvent mettre en danger notre identité. Voilà pourquoi cete joie dont nous parlons existe qouvent chez nous sous la forme paradoxale d'une joie mélancolique : mélancolie du passeur, du voyageur, qui éprouve qu'il n'est jamais autant lui-même qu'au moment où il s'oublie, jusqu'au point de se mettre en danger.
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On se perd beaucoup plus facilement dans un hypertexte que dans une encyclopédie... C'est comme si l'on explorait une grande carte sans jamais pouvoir la déplier, toujours par bouts minuscules, il faudrait alors que chaque petite parcelle de surface porte ses coordonnées ainsi qu'une carte miniature avec une zone en grisé indiquant l'emplacement de la parcelle ("Vous êtes ici"). Il s'invente aujourd'hui toute une interface de la navigation, faite d'une multitude de micro-dispositifs d'interface déformés, réemployés, détournés
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Ecologie cognitive : programme proposé par Pierre Lévy dans "Les technologies de l'intelligence" : élargir les perspectives des sciences de la cognition : le régime de production et de distribution du savoir ne dépend pas seulement des particularités du système cognitif humain, mais également des modes d'organisation collective et des instruments de communication et de traitement de el'information. L'écologie cognitive devrait se consacrer à l'étude des interactions entre les déterminants biologiques, sociaux et techniques de la connaissance.
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Toute intention encyclopédique, en transférant une multiplicité de savoirs en un texte, un énoncé linéaire dans une langue, doit passer par un projet d'organisation, de classement des contenus. L'idée de parcours circulaire (kuklos) assume depuis la Renaissance la maîtrise des éléments décrits pour un domaine ou pour lensemble des domaines perçus et classés par la culture. Celle d'organisation classifiée peut relever de la métaphiore de l'arbre, inaugurée par Porphyre, mais le sentiment de l'inclassable survit dans d'autres images, celle de la mer, du labyrinthe, etc.
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La métaphorisation révèle des images fondatrices, celle de l'arbre (tradition indienne, Bible, Bacon, Descartes, Vico, d'Alembert), de la forêt et du labyrinthe (Bacon), d'une "mer des objets" (Diderot), évoquant un milieu inépuisable et dangereux, de la porte, de la clé, de la machine (Pour Diderot et d'Alembert, l'encyclopédie, qui décrit les machines, est bel et bien une machine. Et cette métaphore de la machine va évoluer avec les mutations de la technique, de la mécanique à l'électronique, la "machine" encyclopédique par excellence étant au XXIème siècle l'ordinateur.
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Selon la légende, la fleur d'Udumbara éclôt une fois tous les trois mille ans, et désigne métaphoriquement la manifestation des éveillés, événement rarissime dans ce monde terrestre. [...] A ce moment-là, assis au milieu d'un million de fidèles rassemblés sur le Mont du Pic du Vautour dans le pays de l'Ouest, l'Eveillé-Shâkyamuni tritura une fleur d'Udumbara et cligna l'Oeil. A ce moment-là, l'honorable Kâçyapa lui adressa un sourire. L'Eveillé-Shâkyamuni dit alors : "J'ai en moi la vraie Loi, Trésor de l'Oeil - le coeur sublime du Nirvâna. Je transmets ceux-ci à Kâçyapa."
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On compte accumulés au fil des siècles dans des almanach poétiques(saïjiki) quelques milliers d'expressions ou de mots-saison, à partir desquels les haikistes façonnent leurs poèmes. Ces recueils, ces glossaires répertorient scrupuleusement tous les mots exprimant l'essence - le "parfum" - de la saison et els classent selon plusieurs catégories évocatrices : les moments de la saison, les phénomènes du ciel, le paysage, les activités humaines, la faune et la flore. Volonté d'ordonnancement du monde, souci d'exactitude esthétique, qui apparaissent comme une constante spécifique, intime du génie japonais.
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Sur le plan interne de l'organisation et de l'exposé du savoir, le conservatisme nécessaire à la "reproduction" didactique (Bourdieu-Passeron) s'allie plus ou moins bien avec l'intention de dévoiler les difficultés, les interrogations et les angoisses de l'épistémologie contemporaine. L'Encyclopédie française ou l'Universalis s'opposent en France à des ouvrages plus strictement pédagogiques, qui se doivent de rassurer en assurant. Dans chaque situation historique, le genre encyclopédique dépend des grandes options de la culture et de l'accumulation de ses références mentales : ici les notions d'épistémé (Foucault) et de doxa (Barthes) jouent pleinement.
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.Une différence fondamentale entre les encyclopédies et els dictionnaires tient à la nature de leurs entrées. L'article d'encyclopédie, qui a pour objet la description du monde, utilise l'entrée simplement comme un accès au domaine à décrire. Cette entrée n'est pas imposée comme signe, mais seulement comme marque de contenu : tel mot voisin du même champ sémantique pourrait convenir. Au contraire, le dictionnaire, qui se propose la description des mots, présente des entrées qui sont l'objet même dont on parle en tant que signe. Pour une encyclopédie, l'objectif est la communication, les informations étant placées au lieu le plus vraisemblable de la consultation.