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Statements (2301)
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Aujourd'hui, ce que l'on peut identifier comme le sujet d'un acte sont des écosystèmes : une région, un quartier... C'est le lieu qui agit. Ou autrement dit, des sujets où l'humain est inclus, la technique est incluse, mais qui ne se limitent plus à un individu humain ou un groupe d'individus.
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Les concepts, les modèles et plus globalement la culture, sont autant de prismes et de miroirs déformants qui orientent notre manière de vois le monde, et qui influencent notre regard sur la rélité. Une personne peu intéressée par l'argent aura plus de mal à trouver une idée pour devenir riche.
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L'utilitarisme, justification du pouvoir néolibéral actuel et de l'économisme comme seule lecture possible de la société, constitue très clairement un barrage qui empêche le déploiement de l'être. De ce point de vue, il y a bien une destruction de l'être à travers celle de ses modes d'existence.
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Les cinq facteurs mentaux d'établissement permettent à l'activité mentale d'établir son objet, c'est-à-dire de l'appréhender avec certitude. Ce sont :
1 - L'intention positive
2 - La ferme conviction
3 - L'attention de rappel
4 - La fixation mentale
5 - La conscience connaissante discriminatrice
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On reste aveugle aux différentes possibilités que les nouveautés techniques offrent au devenir humain, possibilités dont d'entier éventail est rarement perçu, et qui devrait faire l'objet de délibérations, de choix, de jugements de goûts, et pas seulement de la part des spécialistes des machines
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L'ordinateur ou bien encore l'arrangement formé par le papier, le crayon et l'alphabet forment des micro-modules relativement cohérents qui viennent s'ajouter comme des noeuds supplémentaires à de nombreux autres noeuds semi-indépendants d'un réseau cognitif à la fois personnel et transpersonnel.
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La microstructure d'une encyclopédie moderne comme l'Universalis ou la Britannica est souple : elle comporte au moins deux variantes, des articles brefs, detinés à une consultation ponctuelle, des articles développés, correspondant à des objets de savoir considérés comme majeurs ou organisateurs.
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Les savoirs "inutiles" sont fondamentaux pour l'existence mê me des humains. Est inutile l'amour, sont inutiles la pensée, la recherche, le rocher que pousse Sisyphe, l'Ithaque où Ulysse n'arrivera peut-être jamais. Bref, l'étoffe même du phénomène humain entre à 90% dans la catégorie "inutilité"
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Il y a, nous le savons, d'illustres et puissants athées.Ceux-là, au fond, ramenés au vrai par leur puissance même, ne sont pas bien sûrs d'être athées, ce n'est guère avec eux qu'une affaire de définition, et dans tous les cas, s'ils ne croient pas Dieu, étant de grands esprits, ils prouvent Dieu.
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Il y a trois types de rites :
- ceux liés à la naissance et à la mort (ordre passager des choses)
- ceux dédiés à la terre et au ciel (la dignité du haut est exaltée, la force vitale et nutritive du bas est reconnue.)
- le culte des ancêtres (inscrit l'homme dans une descendance, dans une histoire)
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Le désespoir j'en ai ma dose
Je vais prendre une place à Passy
Là au moins je serai quelque chose
Et puis j'aurai foi en la vie
Je serai méritante
J'vais avoir un rôle et des devoirs
J'me peindrai plus les ongles en noir
J'mangerai un yaourt tous les soirs
Quand j'serai psychiatre
Avenue Mozart !!
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L'étrange paradoxe du grand cinéma, qui nous emporte le temps d'une projection loin des désordres du monde et des déséquilibres qui le rongent, mais pour nous contraindre à nous y plonger, à les regarder en face, à les interroger longtemps, après avoir retrouvé le réel, notre réel, nos vies en somme
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Dans le sens dominant que lui a donné la culture occidentale, penser équivaut à trouver des solutions à des problèmes ; sinon l'on serait dans une position dilettante. L'homme moderne est un homme qui résout des problèmes et qui pense l'ensemble de sa vie et l'histoire sociale en termes de solutions.
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Débordant les mots par les mots, leur faisant dire ce qu'ils ne semblent pouvoir dire, il [le haiku] gambade toujours aux limites du langage. Et s'il apparaît comme l'expression vraie d'un vertige, c'est sans doute parce qu'il s'attache à ciseler sans fin cette pure aporie : mettre en mots le silence
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Certes, la personne pense, mais parce qu'un méga-réesau cosmopolite pense en elle, villes et neurones, école publique et neurotransmetteurs, systèmes de signes et réflexes. En cessant de maintenir la conscience individuelle au centre, on découvre un nouveau paysage cognitif, plus complexe, plus riche.
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Ces expériences les amenaient à considérer la poésie, non plus comme un système à la façon de Mallarmé, mais comme une libération, comme une possibilité d'accorder à l'esprit une liberté qu'ils n'avaient jusqu'alors à leurs yeux, jamais connue et à constater qu'elle les délivrait de l'appareil logique.
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D'après le mythe du progrès, l'homme devait être son propre messie : il devait accomplir la promesse qu'il s'était faite à lui-même d'arriver à une maîtrise totale du réel. Et la politique, bien plus que les sciences ou les arts, apparaissait comme la voie d'accomplissement cardinale de cette promesse.
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Lao Tseu invite ses lecteurs à na pas porter de jugement au sein de la parfaite unité. Il invite notre sagesse à combiner ce que nous percevons comme des contraires et à vivre une vie unifiée. La perfection du Tao consiste à accepter la dualité apparente tout en voyant l'unité qui est l'ultime réalité.
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Les transhumanistes veulent aujourd'hui en finir avec la conscience ; ils considèrent qu'elle a été un avantage sélectif à une période donnée de l'histoire de l'espèce, mais qu'elle est devenue un frein. Ainsi l'humanité serait menacée de disparition si l'ntelligence n'est pas remplacée par l'instinct.
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Le besoin de replacer les mécanismes conscients à leur véritable place. Quand je suis en train d'étudier, de jouer de la musique, de faire du sport, je peux être "conscients" de mes actes, mais dans tous les cas, ce ne sont pas là des activités qui dépendent, ou encore moins, surgissent de la conscience.