Statements
3428 statement(s) — page 10 / 18.
- Le soupçon (2)
- L'ère du soupçon (1)
- Nietzsche, Marx, Freud, les "maîtres du soupçon" (1)
- Quand j'étais môme (3)
- Jeunes années (3)
- Quand tu seras môme, on t'apprendra le temps d'aimer (1)
- L'argot (1)
- "Inventer une rencontre singulière exige un effort soutenu d'attention. Organiser un service collectif suppose le renfort d'une institution. La première voie est éthique et morale, la seconde est politique et économique." (1)
- Eloge des institutions (1)
- Pourquoi aimons-nous le haiku ? Sans doute pour l'acquiescement qu'il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu'une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute aussi parce qu'il nous déroute, parce qu'il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieue à chaque instant. "Salve contre l'habitude", disait justement Henri Pichette à propos de la poésie - "ravissement soudain dans l'imprévisible", répondraient les haikistes qui traquent l'inconnu au coeur du familier. Peut-être enfin parce qu'il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité. L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. (1)
- La subtilité (1)
- L'habitude (6)
- L'inconnu (1)
- L'infime (3)
- Une fleur de sens (1)
- Selon Bashô, un poème achevé doit révéler - dans le même temps - l'immuable, l'éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif, l'éphémère qui nous traverse (ryukô). Le haiku tremble et scintille alors comme un instant-poème, une étincelle jaillie de la confrontation permanent entre le présent et l'éternité, un minuscule aérolithe de modestie à l'échelle du cosmos. (1)
- Le présent et l'éternité (1)
- [Le haiku] suspend, comme en se jouant, la raison discursive qui nous tient lieu de béquille - avec une ambition souveraine : dire la réalité telle qu'elle est. (1)
- Devant l'éclair - sublime est celui qui ne sait rien (Bashô) (1)
- Le haikiste semble photographier, enregistrer (André Breton dans le Premier Manifeste du Surréalisme n'appelait-il pas les poètes à être des "appareils enregistreurs" ?) un simple rien, mais dont l'éclat irradierait sans trêve. Il ne conçoit pas, il découvre. (1)
- [Le haikiste] met la focale au point sur ce qui est là, maintenant, inépuisable dans l'éphémère - non pas une essence, mais une dynamique, une énergie (1)
- Qui sait, au fond, si le monde vu par un papillon n'est pas plus réel que le nôtre ? (1)
- Cette attention portée à l'infime, cette tendresse envers le monde et toutes les créatures vivantes, principe bouddhique s'il en est, participe aussi d'un souci constant du détail, caractéristique de l'art japonais [...] L'attention se centre sur un ou deux détails à même de dire la totalité d'un ensemble - la partie devient le tout. (1)
- Le détail (2)
- Art de l'ellipse et du bref, le haiku se tient à l'évidence du côté de la "phrase vivante", mais il procède par retranchement, par soustraction - par dépouillement. Habité par une exigence d'expression absolue, il dénude la langue jusqu'à sa moelle. (1)
- La langue (1)
- L'ellipse (1)
- "On appelle phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage : une phrase vivante est celle dont le langage n'est plus du langage", Leang-Kiai de Tong-chan (1)
- Débordant les mots par les mots, leur faisant dire ce qu'ils ne semblent pouvoir dire, il [le haiku] gambade toujours aux limites du langage. Et s'il apparaît comme l'expression vraie d'un vertige, c'est sans doute parce qu'il s'attache à ciseler sans fin cette pure aporie : mettre en mots le silence (1)
- [A propos du haiku] Ses quelques syllabes ouvrent un espace de naissance infinie que la lecture échoue à épuiser. Un espace de pure intensité mentale. Il faut dire que le lecteur est convoqué au plus vif, au plus vrai de sa palette sensible, pour "compléter" le poème. Le faire résonner. Comme si la métaphore cédait ici le pas à la résonance - onde d'un galet de sens ricochant sur les eaux du silence (1)
- Un sentiment du monde comme miracle. Un sentiment d'ouverture à l'insondabilité des choses que semble avoir peu ou prou oublié l'héritage philosophique occidental, gouverné d'ordinaire par un esprit de distance vis-à-vis de la réalité (1)
- L'insondabilité des choses (1)
- Si le haiku est un exercice spirituel, c'est au sens où il approfondit le spiritus, c'est à dire le souffle, du monde en nous. (1)
- Exercices spirituels (1)
- L'être est voué à se défaire corps et âme, à se fondre dans le vide (1)
- Corps et âme (1)
- L'éveil ? Une limpide immédiateté, sans la moindre grandiloquence. Une immanence prête à bruire dans les lieux les plus communs. Sauf qu'il n"est plus ici aucun lieu commun. Comme si chaque chose dans sa dimension fugitive dévoilait l'économie ultime de la nature (1)
- Le lieu commun (1)
- Le fugitif (1)
- Toutes les formes de coïncidences. (1)
- La coïncidence (1)
- [Le haiku] plaide à sa manière pour un esprit désoccupé, un esprit qui se laisse habiter. Il met en scène un je-monde à la fois totalement impliqué et parfaitement désimpliqué, un je-univers, un corps au diapason de l'espace. (1)
- Le souhait rilkien d'"entendre chanter les choses" (1)
- Entendre chanter les choses (1)
- Des poèmes-lâcher-prise (1)
- Le lâcher prise (1)
- [Ces poèmes] n'imposent rien, ils offrent, ils tendent, ls éclosent (1)
- Folle sagesse (1)
- Imaginez un univers enfin désentravé, dégrippé. Comme un terrain de jeu infini. Une facétie, révélée dans tout sa nudité cocasse. (1)
- Un terrain de jeu infini (1)
- Errance libertaire des gestes et du regard (1)
- Errance libertaire (1)
- Une confiance illimitée dans l'inattendu (1)
- L'inattendu (1)
- Le haiku se développe d'ordinaire sur la toile de fond d'un mot-saison (kigo) (1)
- L'importance que les japonais accordent aux circonstances, toujours uniques, jamais dues au seul hasard, mais bien à un lien prédestiné qui unit les êtres et les choses. (1)
- Les circonstances (1)
- Le hasard (2)
- Le haiku comme une salutation, un hommage au moment présent (1)
- On compte accumulés au fil des siècles dans des almanach poétiques(saïjiki) quelques milliers d'expressions ou de mots-saison, à partir desquels les haikistes façonnent leurs poèmes. Ces recueils, ces glossaires répertorient scrupuleusement tous les mots exprimant l'essence - le "parfum" - de la saison et els classent selon plusieurs catégories évocatrices : les moments de la saison, les phénomènes du ciel, le paysage, les activités humaines, la faune et la flore. Volonté d'ordonnancement du monde, souci d'exactitude esthétique, qui apparaissent comme une constante spécifique, intime du génie japonais. (1)
- Exactitude esthétique (1)
- L'ordonnancement du monde (2)
- La plus extrême minutie apportée à la codification des instants du monde [devient] le gage d'une vraie liberté. (1)
- L'instant (1)
- Une poésie fondée sur l'imprécision et l'ambiguïté - en même temps que sur la concision. (1)
- La poésie d'une langue où les adjectifs se conjguent, où les noms, délivrés de fioritures tels que genre ou nombre, se présentent sous la forme de dessins (1)
- La grammaire (1)
- La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive. En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage. Au delà du clair de lune je laisse ma barque pour entrer dans le ciel (Koda Rohan) La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique. Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit. (1)
- Exprimer l'inexprimable (1)
- La pensée discursive (1)
- La sémantique (1)
- Les territoires de sens (1)
- Ce "flou irisé de ressources" qu'évoque Claude Roy à propos du chinois. (1)
- les ressources (1)
- L'étrangeté est toujours partageable (1)
- L'étrangeté (1)
- Nuit sans fin - je pense à ce qui viendra dans dix mille ans (Shiki) (1)
- Tu es riche ? J'ai tout Je ne me possède plus (1)
- Guérir du moi (1)
- Questions/réponses (1)
- Le moi (4)
- Prépare-toi à la mort prépare-toi bruissent les cerisiers en fleur (Issa) (1)
- Profond plus profond encore dans les montagnes bleues (Santôka) (1)
- Dans la brume de printemps le vol blanc d'un insecte au nom inconnu (Yosa Buson) (1)
- Douceur de la brise dans le vert de mille collines un temple isolé (Masaoka Shiki) (1)
- Soir d"hirondelles - demain encore je n'aurai rien à faire (Kobayashi Issa) (1)
- Sans souci elle contemple la montagne la grenouille (Kobayashi Issa) (1)
- En secret le camélia devine la présence du prunier (Hayashibara Raisei) (1)
- Le monde est devenu un cerisier en fleurs (Ryôkan) (1)
- La cloche se tait - les fleurs en écho parfument le soir ! (Matsuo Bashô) (1)
- Ma cascade est semblable au torrent des douleurs ; Un bruit sourd et plaintif résonne dans le gouffre, Et l'on dirait au loin le chant d'un dieu qui souffre Coupé de sanglots et de pleurs (Jean-Pierre Veyrat) (1)
- Nature et tristesse (1)
- Il aimait cette nature sauvage et virginale des Alpes... - Les Alpes, avec leurs torrents qui mugissent, leurs rivières qui bondissent échevelées du haut des pics gigantesques, leurs cavernes profondes, leurs forêts ombreuses et sonores ; leurs flancs nus et grisâtres, leurs têtes de neige, leurs aiguilles, leurs cimes plissées et découpées comme des franges ; - Les Alpes dont les bases s'allongent, se contournent, s'arrondissent avec une grâce infinie, et se développent en délicieuses collines, en gorges sombres et taciturnes ; les Alpes avec leurs lacs bleus dans d'énormes conques de rochers, courronnées quelquefois d'immenses forêts de pins, harmonieux dans la tempête, et de peupliers dont le feuillage ondoie comme une chevelure quand une soirée d'orage se balance à leurs cimes. Oh, c'était bien beau à voir, à parcourir, à embrasser de toutes les puissances de son âme. (Jean-Pierre Veyrat) (1)
- Les Alpes (1)
- Je suis le diable. Le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir, d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, - d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun, comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, - pour tout dire, diabolique. (...) (1)
- En cherchant des violettes sous les feuilles sèches et sous l'herbe morte de l'an dernier, nous trouvons seulement des glands germées, rouge comme des cerises et qui lance, hors de leur coque crevée, un délié, un tenace et vivant fil qui plonge, aveugle, intelligent dans la terre humide. (1)
- Le violettes (1)
- Les glands (1)
- Au bout de l'allée, vert tunnel, brille l'issue étincelante, la fin de la haute futaie. Ce n'est qu'une étoile bleue, puis, à mesure que nous avançons, une ogive couleur de mer, puis un portique ensoleillé, ouvert sur un bois-taillis, rasé l'an dernier, ou des surgeons buissonnent, ombragés de rares chênes. Ici le soleil s'étale, l'air bourdonne de taons et de guêpes, la libellule grésille, déchirant le réseau de rayons que tisse le vol des moustiques et des minces mouches forestières. (1)
- La taon (1)
- La guêpe (1)
- Le moustique (1)
- Je voudrais être de deux mois plus vieille ou de trois semaines plus jeune. Il y a vingt jours, je les avais tous les six dans la corbeille, aveugles et pelucheux ; ils ne savaient que rampaient et, suspendus à mes mamelles, onduler d'aise comme des sangsues. Comme c'était facile ! Maintenant, ils sont terribles, et quand il faudrait sévir, ma sévérité, désarme rien qu'à les voir. (1)
- La maternité (1)
- Je dédie ce livre, écrit Colette, à n'importe quel soldat inconnu que le printemps pourra revoir, sanguinaire, doux et rêveur comme le Premier Homme de la planète (?) (1)
- Le bonheur tranquille (1)
- Les bêtes sauvages (1)
- Qu'elle nous entretienne de ses mistigris et toutous, qu'elle dénonce les jardins zoologiques ou les marchands de chiens, qu'elle brocarde un avaleur de poissons rouges ou un naturaliste soumis à son chat, qu'elle dénonce les vivisecteurs pavloviens ou les victimes à plumes et poils de la Grande Guerre, Colette magnifie le moindre de ses texticules de sa plume rafraîchissante. Usant sans abuser de mots précieux et d'images audacieuses, l'amie des bêtes personnifie chaque animal portraituré, nous régalant de facétieux anthropomorphismes. (1)
- La défense des animaux (1)
- La maltraitance animale (1)
- Pignochées d'ombres douces et de chatoiements veloutés, ces oeuvrettes [ndlr : livre "La paix chez les bêtes", Colette] débordent d'une tendresse lénifiante : une lecture balsamique et douillette. (1)
- Chatoiements veloutés (1)
- La tendresse (3)
- Colette nous invite à savourer avec elle les précieux moments en compagnie des bêtes ou au coeur de la nature. (1)
- Des moments de plaisir (2)
- Passer du temps avec les animaux (1)
- De la musique avant toute chose (1)
- Le plus gros diamant du monde (2)
- Le goût du rêve (1)
- Réaliser ses rêves (19)
- Pour réaliser de grandes choses, il faut d'abord rêver (1)
- Il faut d'abord rêver (1)
- Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité. (1)
- Les éléments du rêve ne sont pas de simples représentations, mais des expériences mentales véritables et réelles semblables à celles qui sont faites durant la veille par l'entremise des sens. (1)
- Le bon sens nous dit que les choses de la Terre n'existent que bien peu, et que la vraie réalité n'est que dans les rêves. (1)
- La vraie réalité n'est que dans les rêves (1)
- Les hommes sont malheureux parce qu'ils ne réalisent pas les rêves qu'ils ont. (1)
- Entre le caractère confus et incompréhensible du rêve et la résistance que l'on éprouve à en développer la pensée latente, il existe un rapport secret et nécessaire. (1)
- Tout ce à quoi nous rêvons ou bien a manifestement une signification psychologique, ou bien est déformé et ne peut être jugé qu'après interprétation : on en aperçoit alors la signification cachée. Le rêve ne s'occupe jamais de vétilles, nous ne laissons pas troubler notre sommeil pour si peu. Les rêves innocents en apparence sont plein de « malice » quand on les interprète, ils ont, si on peut dire, quantité d'idées derrière la tête. (1)
- Le bonheur est un rêve d'enfant réalisé dans l'âge adulte. (1)
- Le rêve est plus fort que l'expérience (1)
- Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s?il existe une différence entre rêver et vivre. (1)
- J'ai tant rêvé de toi (1)
- Un rêve est une promesse que l'on s'est faite. (1)
- Se souvenir (15)
- De l'importance de se souvenir de ses rêves (1)
- Je rêve souvent d'elle (je ne rêve que d'elle) (1)
- Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie. (1)
- Osez rêver un nouveau monde, osez agir pour ce monde, le changement ne peut se faire autrement. (1)
- Osez rêver (1)
- Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. (1)
- Des rêves à n'en plus finir (1)
- Si un peu de rêve est dangereux, ce qui en guérit n'est pas moins de rêve, mais plus de rêve. (1)
- Plus de rêve (1)
- Où s'en vont mourir les rêves (1)
- L'avenir appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves (1)
- Chut, je rêve (1)
- Si tes rêves ne te font pas peur c'est qu'ils ne sont pas assez grands (1)
- If your dreams don't scare you, they're not big enough (1)
- J'ai rêvé d'un monde de soleil dans la fraternité de mes frères aux yeux bleus. (1)
- Le nomade ne se met pas en marche s'il n'a pas une Terre promise à laquelle rêver. (1)
- La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller. (1)
- Le réveil fait aux rêves une réputation qu'ils ne méritent pas. (1)
- Nous souffrons par les rêves. Nous guérissons par les rêves. (1)
- Entre rêve et réalité (1)
- Rêvez (1)
- De l'immensité (1)
- J'ai rêvé New-York (1)
- Quand Yves Simon rêve New-York (1)
- Comme un songe, une nuit d'été | L'ai-je vécu, l'ai-je rêvé ? (1)
- La vie est trop courte pour vivre les rêves de quelqu'un d'autre (1)
- Trop penser fait rêver. (1)
- Fin et commencement sont des rêves. (1)
- L'esprit n'est jamais né. L'esprit ne cessera jamais. Et il n'y eut pas de temps où il n'était pas. Fin et commencement sont des rêves. (1)
- I try to ignore what the paper says | And I try not to read all the news (1)
- What the paper says (1)
- The news (2)
- It's a dream | Only a dream | And it's fading now | Fading away | It's only a dream | Just a memory without anywhere to stay (1)
- It's only a dream (2)
- Memories (1)
- An aeroplane leaves a trail in an empty blue sky (1)
- Aeroplanes (7)
- L'amour non réciproque (1)
- Portrait d'une ville (1)
- Cobra fait un rêve étrange, puis se réveille... (1)
- Les rêves de l'humanité (1)
- Une bibliothèque, c'est le carrefour de tous les rêves de l'humanité. (1)
- Tout ce que les hommes peuvent rêver, il se trouvera d'autres hommes pour le réaliser. (1)
- Tout ce que les hommes peuvent rêver (1)
- Garde tes songes ; Les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous ! (1)
- Pays du rêve (1)
- Pays du rêve et du mirage où les agitations stériles de l'Europe ne parviennent pas. (1)
- Le rêve français (1)
- Le rêve chez les amérindiens (1)
- La rêverie est le dimanche de la pensée. (1)
- Le poids de dix rêveries (1)
- Il n'y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l'accomplit. (1)
- Rêver sa vie (3)
- Un but est un rêve avec un délai. (1)
- Don't dream your life, live your dream (1)
- Le matin tu peux rester couché pour poursuivre ton rêve ou te lever pour le réaliser. (1)
- Poursuivre son rêve (1)
- La distance entre tes rêves et la réalité s'appelle l'action. (1)
- Endors-toi avec un rêve et réveille toi avec un objectif. (1)
- La mémoire est du même bois que le rêve (1)
- Et tu repars là-bas comme un rêve insensé | Qui toujours recommence et toujours se défait (1)
- Un rêve insensé (1)
- Ça s'appelle la vie ça marche au baratin | Ça se fout des chapeaux des bijoux des chagrins | Ça sort au syndicat au ciné et crois-moi | Ça sort et puis ça rentre fair' des môm's à l'État (1)
- Ca s'appelle la vie (1)
- Tu sors souvent la mer | Ennème-moi avec toi (1)
- C'est l'alcool qui me donne les plus beaux rêves (1)
- L'alcool (1)
- Les plus beaux rêves (1)
- People say I'm crazy, doing what I'm doing (1)
- People say I'm lazy, dreaming my life away (1)
- I'm just sitting here watching the wheels go 'round and 'round. I really love to watch them roll (1)
- Watching the wheels (1)
- Nous prendrons le temps de vivre (1)
- Nous pourrons rêver notre vie (1)
- La certitude que tout peut changer un jour (1)
- Tout est possible, tout est permis (1)
- Sans projet et sans habitude (1)
- Le monstre aux yeux verts, synonyme de la jalousie, taxe l'eau su Sahel juste pour remplir son jacuzi (1)
- C'est la faute au biz (1)
- L'économie c'est toujours plus de loups dans la bergerie (1)
- L'économie (15)
- Est-ce les salauds qu'on adule ? (1)
- Dans les bas fonds on rêve des fonds du FMI, mais au fond on sait que les familles sont souvent proches du RMI (1)
- L'histoire de l'art a comme la couleur du dollar (1)
- L'histoire de l'art (1)
- Y a pas que des gens bons à la tête de l'art (1)
- Aucun rêve ne tient ce qu'il promet | Aux coeurs en allés en lambeaux (1)
- S'épuise ma vie en virelai (1)
- Que me fait la beauté des choses | Si tout doit finir en chemin (1)
- A quoi sert d'aimer ce qui périt ? (1)
- Je rêve d'un printemps définitif (1)
- Je suis négatif (1)
- Je reste pourtant dubitatif (1)
- Face à l'étendue de ma peine (1)
- Je reste négatif, puisque tou fout le camp (1)
- Je ne suis qu'un primitif (1)
- Je suis un enfant si craintif (1)
- Ne suis-je qu'un sauvage | Qu'on refreine (1)
- Face aux vérités | Qu'on m'assène | Comme des coups de bambou | Ou d'ébène (1)
- L'impérialisme de la philosophie (1)
- Les 51 formations mentales (60)
- À la différence de la conception occidentale de la conscience en tant que faculté générale qui peut être consciente de tous les objets sensoriels et mentaux, le bouddhisme différencie six types de conscience, chacun se rattachant à un champ sensoriel ou à un champ mental spécifique : la conscience [de type] oeil | la conscience [de type] oreille | la conscience [de type] nez | la conscience [de type] langue| la conscience [de type] corps | la conscience [de type] esprit (1)
- Les legs karmiques (1)
- Les listes de facteurs de facteurs mentaux ne sont pas exhaustives et diffèrent selon les écoles, leur nombre dépasse largement cinquante et un. Beaucoup de qualités positives cultivées sur la voie bouddhique ne font pas l'objet d'une liste séparée comme, par exemple : la générosité, la discipline éthique, la patience, l'amour, et la compassion. Les diverses listes ne s'attachent qu'à certaines catégories importantes de facteurs mentaux. (1)
- Asanga a énuméré : - cinq facteurs mentaux toujours en fonctionnement - cinq facteurs mentaux d'établissement [de vérification] - onze émotions constructives - six émotions et attitudes perturbatrices racines - vingt émotions perturbatrices auxiliaires - quatre facteurs mentaux modifiables (1)
- Les cinq facteurs mentaux toujours en fonctionnement accompagnent chaque instant de cognition. Ce sont : 1 - le ressenti d'un niveau de bonheur 2 - le discernement 3 - la pulsion mentale 4 - la conscience connaissante de contact 5 - Le fait de prêter attention [à quelque chose] ou d'amener [quelque chose] à l'esprit (1)
- 1 - Le ressenti d'un niveau de bonheur est la façon dont nous expérimentons les arrivées à maturation de notre karma. Celles-ci comprennent : - les facteurs agrégés avec lesquels nous naissons - l'environnement dans lequel nous vivons - les évènements qui nous arrivent conformément à ce que nous avons fait dans le passé - nos penchants à répéter nos schémas comportementaux antérieurs. Un niveau de bonheur est ce que nous expérimentons sous forme d'arrivée à maturation d'un karma constructif. Un niveau de souffrance est ce que nous expérimentons sous forme d'arrivée à maturation d'un karma destructeur. Le bonheur, la neutralité et la souffrance forment un éventail ininterrompu de ressentis qui peuvent être d'ordre physique ou mental. (1)
- 2 - Le discernement appréhende un trait caractéristique de l'objet. Il peut être non conceptuel : clair/obscur... ou conceptuel (en assignant un nom à son objet, par exemple : « jaune » discerne la catégorie « jaune » de tout ce qui n'est pas cette catégorie) (1)
- 3 - Une pulsion mentale est la cause qui fait que l'activité mentale rencontre un objet ou va dans sa direction. En général, elle pousse le continuum mental à appréhender cognitivement un objet. Un continuum mental est une infinie séquence individuelle d'instants d'activité mentale. Le karma mental est l'équivalent d'une pulsion mentale. Selon les écoles, les karmas physiques et verbaux sont aussi des pulsions mentales. (1)
- 4 - La conscience connaissante de contact discerne que l'objet d'une cognition est agréable, désagréable ou neutre, et sert ainsi de fondement à l'expérience de l'objet avec un ressenti de bonheur, de souffrance, ou de neutralité. (1)
- 5 - Le fait de prêter attention [à quelque chose] ou d'amener [quelque chose] à l'esprit engage l'activité mentale dans l'objet. L'implication cognitive peut consister purement et simplement à prêter un niveau d'attention à l'objet, allant d'une attention infime à une attention immense, ou à se focaliser sur l'objet d'une certaine façon. Par exemple, l'attention peut se focaliser sur un objet d'une manière laborieuse, d'une manière qui le réinitialise, d'une manière ininterrompue, ou d'une manière sans effort. Alternativement, ou en plus, l'attention peut considérer un objet d'une certaine manière. Elle peut considérer son objet d'une manière concordante (considération correcte), c'est-à dire tel qu'il est réellement ; ou d'une manière discordante (considération incorrecte), c'est à dire tel qu'il n'est pas. On distingue quatre façons de de prêter attention de manière discordante aux facteurs agrégés de notre expérience : les considérer comme [des objets] statiques au lieu de non statiques, comme [des objets] heureux au lieu de problématiques (douloureux), comme [des objets] purs au lieu d'impurs, comme [des objets] pourvus d'un soi véritablement existant au lieu d'en être dénués. Les quatre façons de leur prêter attention de manière concordante sont à l'opposé. (1)
- Les cinq facteurs mentaux d'établissement permettent à l'activité mentale d'établir son objet, c'est-à-dire de l'appréhender avec certitude. Ce sont : 1 - L'intention positive 2 - La ferme conviction 3 - L'attention de rappel 4 - La fixation mentale 5 - La conscience connaissante discriminatrice (1)
- 1 - L'intention positive est est le souhait d'obtenir un objet ou d'atteindre un but désiré et constructif, et de faire quelque chose avec. Elle conduit à la persévérance joyeuse qui permet d'obtenir l'objet souhaité ou d'atteindre le but désiré (1)
- 2 - La ferme conviction : sa fonction est de faire en sorte que notre croyance qu'un fait est vrai devienne inébranlable au point que ni les arguments ni les opinions d'autrui ne puissent nous en dissuader. (1)
- 3 - L'attention de rappel empêche l'activité mentale d'oublier ou de perdre un objet constructif avec lequel elle est familière. (1)
- 4 - La fixation fait que l'activité mentale demeure engagée en un seul point, avec continuité, focalisée sur un objet constructif étiqueté (certaines traditions enseignent la focalisation sur un objet visuel, telle une statue de bouddha, en tant que méthode pour atteindre shamatha (un état d'esprit calme et stable)) (1)
- 5 - La conscience connaissante discriminatrice se focalise sur un objet pour l'analyser et différencie ses points forts de ses faiblesses ou ses qualités de ses défauts. (1)
- Les onze émotions constructives : 1- Croire qu'un fait est vrai 2 - La dignité morale 3 - Se sentir concerné par la façon dont nos actions se reflètent sur autrui 4 - Le détachement 5 - L'imperturbabilité 6 - L'absence de naïveté 7 - La persévérance 8 - Une sensation de flexibilité 9 - Une attitude concernée 10 - L'équilibre 11 - Ne pas être cruel (1)
- La dignité morale est le sentiment qui consiste à se retenir d'avoir une conduite négative parce que l'on se sent concerné par la façon dont nos actions se reflètent sur nous (1)
- La dignité morale (1)
- L'imperturbabilité signifie ne pas souhaiter faire de mal en réponse à notre propre souffrance ou en réponse à des situations qui entraînent de la souffrance. (1)
- L'imperturbabilité (1)
- L'absence de naïveté est la conscience connaissante discriminatrice qui est consciente des détails individuel concernant les causes et les effets comportementaux ou concernant la réalité, et qui agit comme l'antidote de la naïveté les concernant. (1)
- La naïveté (1)
- La persévérance désigne une ardeur enjouée pour être constructif. Asanga a expliqué cinq aspects ou divisions : 1 - le courage semblable à une armure pour endurer les difficultés, obtenu en nous remémorant la joie avec laquelle nous avons entrepris ce que nous faisons 2 - l'application constante et respectueuse de nous-même à la tâche 3 - ne jamais se décourager ni reculer 4 - ne jamais battre en retraite 5 - ne jamais verser dans l'autosatisfaction (1)
- Une attitude concernée : s'abstenir d'une conduite destructrice, parce que nous nous sentons concerné par les situations d'autrui et par la nôtre, et par les effets de nos actions sur autrui et sur nous-même. Et parce que nous les prenons au sérieux. (1)
- L'équilibre ou la sérénité permet à l'activité mentale de demeurer sans effort, non perturbée, sans agitation ni torpeur, dans un état naturel de spontanéité et d'ouverture. (1)
- Les six émotions et attitudes perturbatrices racines, lorsqu'elles se manifestent, nous font perdre la paix de l'esprit et nous démettent de nos capacités au point de nous faire perdre notre sang-froid. Ce sont : 1 - Le désir ardent 2 - La colère 3 - L'arrogance 4 - L'inconnaissance 5 - Le vacillement indécis 6 - Les cinq visions leurrées (1)
- 1 - Le désir ardent a pour objet un objet qu'il veut acquérir. Le désir ardent repose sur sa considération de l'objet comme quelque chose d'attrayant par nature. Son fonctionnement nous apporte de la souffrance. Ce peut être, soit le souhait de ne pas lâcher un des cinq types d'objets sensoriels désirables (vues, sons, odeurs, goûts, sensations physiques), soit le souhait de ne pas lâcher notre propre existence compulsive. (1)
- 2 - La colère est impatiente avec ses objets et veut s'en débarrasser en leur nuisant ou en leur faisant mal avec méchanceté, ou en les attaquant avec pugnacité (1)
- La colère (2)
- 3 - L'arrogance est un esprit imbu de lui-même qui repose sur une vision leurrée qui se focalise sur un aspect ou sur un réseau d'aspects au sein de nos cinq agrégats et l'identifie comme étant « moi » (1)
- L'arrogance (1)
- 4 - L'inconnaissance due au fait de ne pas connaître les causes et les effets comportementaux et la nature même de la réalité (absence d'identité des phénomènes) (1)