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Mneseek Collective intelligence

Le soupçon

  • Nathalie Sarraute, L'ère du soupçon

    Comment : Tout un dossier sur Nathalie Sarraute sur Babelio.

    L'ère du soupçon (1)
    "Dans cet essai théorique, publié en 1956, Sarraute appelle à un "soulèvement" contre le roman classique dont le modèle le plus illustratif est le roman balzacien ; ce type de roman d'après Sarraute, s'attache plus aux formes qu'à la réalité. Aussi importants que sont les éléments constitutifs du roman traditionnel, ils sont incapables de rendre à la réalité son vrai visage, sa vraie dimension.

    L'intrigue, les descriptions, les dialogues, les personnes et leurs caractères, tous ces éléments du roman classique ne sont que pur formalisme. Pour Sarraute, la réalité est ailleurs. Et cet "ailleurs" ce sont "les tropismes". Les tropismes, pour elles, sont à la source secrète de notre existence, elle les définit comme des "mouvements indéfinissables qui glissent très rapidement aux limites de notre conscience ; ils sont à l'origine de nos gestes de nos paroles, des sentiments que nous manifestons, que nous croyons éprouver", tout auteur qui veut rendre son roman plus réaliste doit mettre à jour ces tropismes. "L'ère du soupçon" est, en quelque sorte, la synthèse de toutes les idées de Nathalie Sarraute sur le nouveau roman, idées qu'elle a d'ailleurs admirablement appliqués dans toutes ses oeuvres." (dido600)
  • Nietzsche, Marx, Freud, les "maîtres du soupçon"

    Comment : Une courte page

    Nietzsche, Marx, Freud, les "maîtres du soupçon" (1)
    "Les maîtres du soupçon", expression de Paul Ricoeur (Le conflit des interprétations, 1969), appliquée à Marx, Nietzsche et Freud, destructeurs de la notion fondatrice de "sujet"
    "Nietzsche, Marx et Freud ont en commun d'avoir décentré leur pensée de la conscience, rompant ainsi avec une tradition de la philosophie occidentale.

    Nietzsche attribue à l'instinct une influence prédominante pour ce qui est du comportement humain.
    Marx quant à lui renverse la tendance : l'origine sociale est constitutive de la conscience, et non l'inverse.
    Freud lui s'intéresse aux profondeurs de l'être humain. Il conclut d'ailleurs que la conscience est secondaire. Le père de la psychanalyse présente la psyché sous un jour nouveau : c'est l'inconscient qui gouverne chacun de nous, et ce que l'on pense être le résultat de sa volonté n'est autre que le fruit d'un mécanisme psychique qui nous échappe, sur lequel nous n'avons pas de prise bien qu'il soit alimenté par notre histoire, où tout ce qui a été refoulé par une pression extérieure érige autant de barrières, de voies tracées, ne laissant aucune place à un hypothétique libre-arbitre exercé en toute conscience.

    Ainsi, avec Nietzsche, Marx et Freud, on apprend que la conscience est bien plus illusoire qu'elle n'y paraît. C'est sur cette idée que s'ouvrira la philosophie du XXème siècle."

    (Jefka)