Les limites de la raison
Raison - Etymologie : vient du Latin Ratio : "Calcul, compte" et par extension "faculté de calculer, de raisonner", et "explication, théorie", employé pour traduire le grec logos (à la fois "raison" et "langage"). A la différence de logos, ratio évoque d'abord le calcul, il vient du verbe reor : "calculer".
Pensée discursive, intelligence, sens, sagesse, vérité...
Il y a plusieurs manières de raisonner : par induction, par analogie...
De la glorification à la malédiction, en passant par l'indifférence ou l'instrumentalisation, chaque société fait un sort à la raison. Elle a ses héros et ses adversaires (Kierkegaard, Luther), voire ses héros-adversaires (Pascal).
La Révolution voua un culte à la raison. La déesse Raison.
On oppose la raison à d'autres moyens de connaissance : l'instinct, la nature, l'irrationnel, le rêve, la folie, la foi, l'expérience, le sentiment, l'impulsion (surréalisme, Chine), la complexité, la richesse de la vie affective, du réel.
Hyperspéculation : raisonner à perte de vue, dans tous les sens du terme.
En même temps qu'elle en a traité le concept, la philosophie occidentale a fait et refait le tour de la raison, si bien que l'on pourrait faire l'hypothèse certes discutable selon laquelle presque tout ce qui peut être humainement pensé par la raison l'a été.
(JG)
Etudier les limites et la puissance de la raison doit être la tâche nouvelle de la philosophie, d'après Kant
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Manifeste du surréalisme, André Breton, 1924
Comment : Le texte
- L'expérience même s'est vu assigner des limites. Elle tourne dans une cage d'où il est de plus en plus difficile de la faire sortir. Elle s'appuie, elle aussi, sur l'utilité immédiate, et elle est gardée par le bon sens. Sous couleur de civilisation, sous prétexte de progrès, on est parvenu à bannir de l'esprit tout ce qui se peut taxer à tort ou à raison de superstition, de chimère, à proscrire tout mode de recherche de la vérité qui n'est pas conforme à l'usage. (1)
- L'expérience (6)
- L'utilitarisme (9)
- Le surréalisme (79)
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Livre : L'irrationnel, Françoise Bonardel
Comment : Livre que j'ai lu avec grand plaisir, ici en accès restreint. "Emotions, passions, croyances et superstitions , divagations créatrices ou destructrices... sont-elles qualifiées d'irrationnelles du fait de leur absence de logique, ou de leur inadéquation et inadaptation au "réel"". L'adaptation au réel...
- L'idéal d'intelligibilité que s'est donné sous le nom de Raison l'Occident (1)
- Ce texte [celui de Borges] cite une "certaine encyclopédie chinoise" où il est écrit que "les animaux se divisent en a) appartenant à l'Empereur, b) embaumés, c) apprivoisés, d) cochons de lait, e) sirènes, f) fabuleux, g) chiens en liberté, h) inclus dans la présente classification, i) qui s'agitent comme des fous, j) innombrables, k) dessinés avec un pinceau très fin en poil de chameau, l) et caetera, m) qui viennent de casser la cruche, n) qui de loin semblent des mouches" (Michel Foucault, Les mots et les choses, 1966, p. 7) (1)
- La Chine (1)
- Les animaux (184)
- Catégories, hyperonymes, classes (33)
- La catégorisation (36)
- L'encyclopédisme (160)
- L'irrationnel, une source inépuisable d'inspiration (1)
- Le caractère inévaluable de l'activité de création (1)
- L'irrationnel (29)
- Orientalismes flamboyants ou lénifiants... se disputent l'honneur de sauver l'Homme éternel d'une décadence physique imputables aux excès mêmes de l'usage de la Raison en Occident (1)
- L'inquiétant totalitarisme défigurant l'exercice d'une rationnalité devenue exclusivement calculatrice, dominatrice et donc à son insu "sectaire" (1)
- La collusion, voire la confusion de l'affectif et de l'intellectuel (1)
- L'échec de l'oeuvre de compréhension, humanisation et pacification justifiant l'hégémonie de la Raison. Car si l'"irrationnel" partage depuis les Grecs avec la sophistique le trouble privillège d'être glissant, insaisissable et protéiforme (Platon, Le sophiste), il a néanmoins conservé sur elle son aura, maléfique ou mirifique : ne prétend-il pas réconcilier l'infra-humain et le sur-humain, la folie et le génie, là où la rationnalité s'emploie au contraire à les séparer pour mieux faire régner transparence et équité ? (1)
- L'Occident a fait de la réflexivité consciente et raisonnée l'indispensable partenaire de la liberté d'agir et de penser (1)
- "Au pôle opposé de cette nature de ténèbres [l'animalité], la folie fascine parce qu'elle est savoir. Elle est savoir parce que toutes ces figures absurdes sont en réalité les éléments d'un savoir difficile, fermé, ésotérique. Ces formes étranges sont situées, d'emblée, dans l'espace du grand secret [...]. Ce savoir, si inaccessible, et si redoutable, le Fou, dans sa niaiserie innocente, le détient. Tandis que l'homme de raison et de sagesse n'en perçoit que des figures fragmentaires - d'autant plus inquiétantes - le Fou le porte tout entier en une sphère intacte : cette boule de cristal, qui pour tous est vide, est pleine, à ses yeux, de l'épaisseur d'un invisible savoir.", Michel Foucault, Histoire de la folie à l'âge classique (1)
- Le savoir (88)
- La folie (5)
- L'irrationnel n'est que la transcription négative et historiquement tardive d'un ensemble de principes et de croyances, souvent remarquablement organisés, constituant l'ossature sociale et spitiruelle des cultures dites "traditionnelles" et pas seulement archaïques et primitives. Le mouvement de l'histoire occidentale seul, supposé progresser des ténèbres vers les lumières de la rationalité, a permis d'officialiser la confusion entre ces deux catégories (1)
- L'équilibration possible ds "puissances" rationnelles et irrationnelles (1)
- "L'Europe a un lieu de naissance. Je ne songe pas, en termes de géographie, à un territoire, quoiqu'elle en possède un, mais à un lieu spirituel de naissance, dans une nation ou dans le coeur de quelques hommes isolés ou de groupes d'hommes appartenant à cette nation. Cette nation est la Grèce antique du VIIème siècle et du VIème siècle avant Jésus-Christ. C'est chez elle qu'est apparue une attitude d'une genre nouveau à l'égard du monde environnant. Il en est résulté l'irruption d'un type absolument nouveau de créations spirituelles qui rapidement ont pris les proportions d'une forme culturelle nettement délimitée. Les Grecs lui ont donné le nom de philosophie. L'irruption de la philosophie prise en ce sens, en y incluant toutes les sciences, est donc à mes yeux, si paradoxal qu'il paraisse, le phénomène originel qui caractérise l'Europe d'un point de vue spirituel.", E. Husserl, La crise de l'humanité européenne et la philosophie (1)
- L'Europe (8)
- La philosophie (10)
- L'Europe "en crise" finira pas se demander si le "spirituel" coïncide encore avec le "rationnel" ; ou si le divorce est pour elle consommé entre la dianoia (connaissance discursive) et la noesis (connaissance intuitive des essences et de l'au-delà de l'essence). (1)
- Le savoir (88)
- L'Europe (8)
- La connaissance (26)
- Les mots (91)
- Concéder qu'il n'y a de discours que par l'entrelacement et d'une certaine part de non-être (Platon, Le sophiste) (1)
- Ce qu'Aristote s'emploiera à formaliser : les conditions de la pensée logique (identitaire et non-contradictoire) (1)
- Le principe de non-contradiction (Aristote) (6)
- Pour Aristote, la chance occasionnelle relevait d'une logique "hors raison", voire même supérieure à la raison (inspiration divine) (1)
- L'occasion (3)
- La cohérence de la démarche philosophique inaugurée en Grèce tient donc à la conviction avec laquelle fut continûment réaffirmée la possibilité d'une maîtrise de l'irrationnalité reconnue pour constitutive de la psyché, et sous certaines formes valorisée : enthousiasme, délire (mania), divination mise au service de la vision des Idées (Platon), ou d'une union quasi mystique avec l'un (Plotin). Et la notion même de participation (métexis), déjà critiquée par Aristote (Métaphysique, A, 6) est sans doute une réalité plus claire dans le domaine de l'ethnologie et de l'anthropologie religieuse que de la philosophie. Fut-elle, comme le supposait Aristote, empruntée par Platon au Pythagorisme ou aux divers mystères (Demeter, Dionysos-Zagreus, Orphisme) dont le plus connu est celui d'Eleusis ? Mystères dont la présence continue jusqu'à l'époque hellénistique atteste qu'une "Grèce de l'ombre" en quête de révélation et de salut par l'initiation côtoyait celle pour qui la seule lumière venait de l'éducation. (1)
- La participation (1)
- La divination (5)
- La passion de la connaissance condamnée par les Pères de l'Eglise sous le nom de libido sciendi : désir avide et insatiable de faire à toute chose rendre raison (1)
- La connaissance (26)
- Le savoir (88)
- Circulant en Europe dès la fin du XVIème siècle, l'Histoire légendaire du Dosteur Faust va peu à peu prendre une consistance imaginaire jusqu'à refléter, dans les deux Faust de Goethe (1749-1832), l'ambiguité de la relation au savoir dans laquelle est en train de s'enliser l'intellectuel moderne, déchiré entre son désir d'intégration au monde et son avidité à le dominer (1)
- Le savoir (88)
- Hamlet, dont l'incurable mélancolie atteste l'impuissance d'une intellectualité sur-consciente à recourir aux artifices d'un activisme faustien. (1)
- Le rationnalisme classique ou la foi croissante en la Raison, faisant en maintes circonstances figure de théologie déguisée (1)
- La mise en scène (comique ou tragique) des passions par les dramaturges français (Corneille, Molière, Racine). (1)
- La démesure grandiose prise par la déraison humaine dans les drames de Shapespeare, de J. Ford ou Ch Marlowe. (1)
- Mettre la raison en vacance
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Les technologies de l'intelligence - Un livre de Pierre Lévy
Comment : Un livre qui date de 1990 soit déjà 34 ans
- La raison ne serait pas un attribut essentiel et immuable de l'âme humaine, mais un effet écologique, reposant sur l'usage de technologies intellectuelles variables dans l'espace et historiquement datées. (1)
- Un grand nombre de modules du système cognitif sont "encapsulés", automatiques et très rapides. Cela signifie, entre autre, qu'ils échappent à la conscience (1)
- "Que pensez-vous en restant immobile, assis sur le sol ?" Le maître dit : "Je pense la non-pensée." Le moine demanda : "Comment peut-on penser la non-pensée ?" Le maître dit : "Par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée." (2)
- L'esprit (8)
- La conscience (16)
- L'esprit est majoritairement inconscient, machinal, fait de pièces et de morceaux. L'ignorance mutuelle de ces parties assure la rapidité et l'indépendance de certains traitements (1)
- Le tout et les parties (17)
- L'esprit (8)
- La conscience (16)
- La majeure partie du fonctionnement de notre esprit échappe à notre contrôle volontaire. (1)
- L'esprit (8)
- La conscience (16)
- La conscience fonctionne précisément en s'érigeant comme centre causal et source de représentation. En proclamant "Je sais, je pense, je veux etc.", elle s'approprie et s'attribue ce qui, en toute rigueur, n'appartient qu'à un agencement infiniment complexe dépassant les limites de l'individu (1)
- La conscience (16)
- Le paysage (29)
- Certes, la personne pense, mais parce qu'un méga-réesau cosmopolite pense en elle, villes et neurones, école publique et neurotransmetteurs, systèmes de signes et réflexes. En cessant de maintenir la conscience individuelle au centre, on découvre un nouveau paysage cognitif, plus complexe, plus riche. (1)
- La conscience (16)
- Le paysage (29)
- Le projet Mneseek (319)
- L'encyclopédisme (160)
- « Les sens abusent la raison par de fausses apparences. »
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Le Shôbôgenzô de Maître Dôgen, Tome I
Comment : L'occasion d'une prise de notes et d'une catégorisation, une mise en perspective aussi de ce que peut le projet Mneseek.
- "Que pensez-vous en restant immobile, assis sur le sol ?" Le maître dit : "Je pense la non-pensée." Le moine demanda : "Comment peut-on penser la non-pensée ?" Le maître dit : "Par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée." (2)
- La méditation (24)
- La non-pensée (15)
- Penser par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée. D'après la langue et la culture japonaise, on pense aussi avec le coeur. Cela pourrait être aussi penser avec ce qui vient spontanément, prendre ce qui vient spontanément, ce qui se présente. On a accès à ce spontanéisme lorsqu'on médite. On dit aussi que méditer permet de purifier son karma (la pensée fait partie du karma). L'énoncé : "penser par ce qui n'est pas de l'ordre de la pensée" se suffit à lui-même. (JG)
- Bouddhisme (348)
- « Quand la passion emporte l'homme, la raison le suit en pleurant et en l'avertissant du danger ; mais dès que l'homme s'est arrêté à la raison, dès qu'il s'est dit : c'est vrai, je suis fou, où allais- »
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Les nouveaux philosophes avaient-ils raison contre la raison
Comment : Un texte de 1978
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Exégèse littéraire : Les champs magnétiques, d'André Breton et Philippe Soupault
Comment : Les champs magnétiques est le premier ouvrage surréaliste, né de la découverte et de l'exploration de l'écriture automatique.
- Ces expériences les amenaient à considérer la poésie, non plus comme un système à la façon de Mallarmé, mais comme une libération, comme une possibilité d'accorder à l'esprit une liberté qu'ils n'avaient jusqu'alors à leurs yeux, jamais connue et à constater qu'elle les délivrait de l'appareil logique. (1)
- L'écriture automatique (4)
- La logique (11)
- Ecriture automatique : dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale (1)
- L'écriture automatique (4)
- Liberté : DADA DADA DADA, hurlement des couleurs crispées, entrelacement des contraires et de toutes les contradictions, des grotesques, des inconséquences : LA VIE (Manifeste dada, 1918) (1)
- Les contraires (1)
- La vie (20)
- Le principe de non-contradiction (Aristote) (6)
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Entretiens avec André Breton
Comment : Série de 9 entretiens radiophoniques. Le surréalisme contre le rationnalisme, le rapport entre nécessité et liberté, la vertu magique de la rencontre...
- La rupture de l'art avec la logique, la nécessité d'un grand travail négatif à accomplir, la spontanéité (Manifeste Dada 1918, Tristan Tzara) (1)
- Dada (1)
- La poésie (63)
- La contrainte que fait peser l'esprit critique sur le langage et sur les mondes d'expression. Parmi ces contraintes, la logique : le rationalisme le plus étroit qui veille à ne rien laisser passer qui n'eut été estampillé par ses soins, la morale, sous forme de tabous sexuels et sociaux, le goût, régi par les conventions sophistiques du bon ton, peut-être les pires de toutes. Ce prétendu sens critique que l'on nous avait appris à cultiver à l'école, freinant toute spéculation intellectuelle de grande envergure. (1)
- L'appétit de merveilleux, contre l'appauvrissement et la stérilité des modes de pensée, qui était l'aboutissement de plusieurs siècles de rationnalisme (1)
- Ce qui est merveilleux (30)
- Le surréalisme (79)
- André Breton, parlant du contenu de La Révolution Surréaliste : Le monde soi-disant cartésien qui nous entoure est un monde insoutenable, mystificateur, sans drôlerie, contre lequel toutes les formes d'insurrection sont justifiées. Toute la psychologie de l'entendement est remise en question. Il y a un refus catégorique d'admettre tout ce qui a pu être élaboré à partir d'une vue purement corticale de l'esprit. Ferdinand Alquié, dans un texte intitulé humanisme surréaliste et existentialiste, recueilli en 1948 dans Les cahiers du collège philosophique, pose on ne peut mieux le problème : Déclarer, dit-il, que la raison est l'essence de l'homme, c'est déjà couper l'homme en deux, et la tradition classique n'y a jamais manqué. Elle a distingué en l'homme ce qui est raison et qui par là-même est vraiment humain, et ce qui n'est point raison et qui par là-même est indigne de l'homme, instincts et sentiments. Tout l'enseignement de Freud [...] est pour nous représenter le danger mortel que cette coupure, que cette scission entre les forces dites de raison et les passions profondes, bien décidées à s'ignorer mutuellement, font courir à l'homme. La seule ressource est de s'opposer aux prétentions exhorbitantes de cette raison, qui a usurpé la place de la raison véritable, et aussi de soustraire aux processus de refoulement qui les rend d'autant plus nocifs, les impulsions et les désirs. Dans la mesure où l'ancienne raison est ainsi déchue de la toute puissance qu'elle s'est arrogée au cours des siècles, il est compréhensible que les devoirs qu'elle contribue à imposer à l'homme sur le plan moral, perdent presque toute justification. Nous formulons sur cette loi des réserves expresses ; nous saisirons toutes les occasions de la prendre en défaut, jusqu'à ce qu'une autre, véritablement fondée, s'y substitua. Tel est le sens de la déclaration qui figure sur le premier numéro de la Révolution Surréaliste : "Il faut aboutir à une nouvelle déclaration ds droits de l'homme". (1)
- L'esprit contre la raison, livre de René Crevel
- « Il n'est permis d'affirmer qu'en géométrie. »
- « Ce que nous observons ce n'est pas la Nature en soi, mais la nature exposée à notre méthode d'investigation. »
- Image: Wallflower, Paul Klee (1922)
- « Il ne faut rien faire que de raisonnable ; mais il faut bien se garder de faire toutes les choses qui le sont »
- « Il faut admettre que si le coeur a ses raisons que la raison de connaît pas, c'est que celle-ci est moins raisonnable que notre coeur. »
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Raphaël Enthoven interviewé à propos de Chat GPT - Sur France Culture
Comment : Penser, est-ce l'affaire exclusive des cerveaux ? Une émission lumineuse !
- L'intelligence artificielle (30)
- Les affaires humaines sont au delà de la raison pure, on ne peut pas raisonner en ce monde en terme de bien et de mal ; il faut naviguer en ce monde en se donnant les boussoles qu'on peut, c'est ce qu'Aristote appelle la prudence. (1)
- La prudence (1)
- Le bien et le mal (10)
- « D'une manière ou d'une autre, on en est ainsi ramené à l'épistémologie de Hume qui prétendait déjà que « l'homme n'est pas seulement un animal irrationnel, mais (que) de plus, cette part de nous-même »
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« Le premier pas de la science de l'humanité est de distinguer deux phases dans la pensée humaine : l'âge primitif, âge de spontanéité, où les facultés, dans leur fécondité créatrice, sans se regarder e »
- Renan lui-même, chantre d'un scientisme triomphant, ne put s'interdire semble-t-il une certaine nostalgie à l'évocation d'un état passé (mythique ?) où tout effort était superflu, où il n'était pas nécessaire de se donner un "objet" pour correctement viser. Le réflexivité consciente aurait-elle perdu sur le chemin de la discursivité la "tension intime", l'élasticité, la "force plastique (Nietzsche) qui faisaient de cette "irrationnalité" première le moteur et le vecteur les plus sûrs, bien que spontanés, d'une adaptation réussie ? La question mérite d'être posée. (Françoise Bonardel)
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"Haiku", aux Editions Gallimard
- [Le haiku] suspend, comme en se jouant, la raison discursive qui nous tient lieu de béquille - avec une ambition souveraine : dire la réalité telle qu'elle est. (1)
- Devant l'éclair - sublime est celui qui ne sait rien (Bashô) (1)
- Anti-intellectualisme (20)
- L'éphémère (7)
- Le savoir (88)
- Plénitude du haiku (56)
- Image: Small Village in the Autumn Sun, Paul Klee (1925)
- « Le rêve est plus fort que l'expérience. »