La connaissance
Faust et la connaissance
Au début du Faust de Goethe, le personnage principal est un savant érudit. Il a étudié toutes les disciplines : « J'ai, hélas ! étudié la philosophie, le droit et la médecine, Et malheureusement aussi la théologie. » Mais il est insatisfait. Malgré tout ce savoir, il ressent un vide intérieur. Faust découvre que la connaissance académique ne lui apporte ni sens, ni bonheur : Elle n'éclaire pas le mystère du monde. Elle ne répond pas à ses besoins spirituels. Elle ne le rapproche pas de la vérité absolue. Cette insatisfaction le pousse à vouloir dépasser les limites humaines.
Faust signe un pacte avec le diable, Méphistophélès. Le marché : en échange de son âme, il recevra la connaissance et l'expérience du monde. Ce pacte symbolise la tentation prométhéenne : le désir humain d'égaler Dieu, de tout comprendre, de tout maîtriser. Mais il marque aussi une chute morale : Faust trahit sa dimension spirituelle pour une connaissance illimitée mais dangereuse.
Chez Goethe, la connaissance a deux visages. Elle permet d'explorer, de créer, de comprendre le monde, mais elle peut mener à l'orgueil, à la destruction, à la perte de l'âme. Elle est signe de la grandeur humaine mais aussi signe de la démesure (hybris). Faust incarne ainsi la tension entre savoir et sagesse : il cherche à connaître sans se soucier de la morale ni du sens.
La rédemption finale : vers une connaissance spirituelle : À la fin de Faust II, Goethe montre que la connaissance véritable ne vient pas de la science ni du pouvoir, mais de l'action et de l'amour. Faust trouve la rédemption non dans ce qu'il sait, mais dans son désir d'agir pour le bien commun. La vraie connaissance, chez Goethe, est humaine, active et spirituelle, non démoniaque ni purement intellectuelle.
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Livre : L'irrationnel, Françoise Bonardel
Comment : Livre que j'ai lu avec grand plaisir, ici en accès restreint. "Emotions, passions, croyances et superstitions , divagations créatrices ou destructrices... sont-elles qualifiées d'irrationnelles du fait de leur absence de logique, ou de leur inadéquation et inadaptation au "réel"". L'adaptation au réel...
- Les limites de la raison (129)
- L'irrationnel (29)
- Les limites de la raison (129)
- L'Europe "en crise" finira pas se demander si le "spirituel" coïncide encore avec le "rationnel" ; ou si le divorce est pour elle consommé entre la dianoia (connaissance discursive) et la noesis (connaissance intuitive des essences et de l'au-delà de l'essence). (1)
- Le savoir (88)
- L'Europe (8)
- Les mots (91)
- La passion de la connaissance condamnée par les Pères de l'Eglise sous le nom de libido sciendi : désir avide et insatiable de faire à toute chose rendre raison (1)
- Le savoir (88)
- Mettre la raison en vacance
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Livre : Petite philosophie des grandes trouvailles
Comment : Un livre que j'ai lu il y a quelques mois, et pris en notes...
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Livre - Yu Dan, Le bonheur selon Confucius
Comment : Un livre phénomène sorti en 2008, pour moi une trouvaille en son temps.
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Les technologies de l'intelligence - Un livre de Pierre Lévy
Comment : Un livre qui date de 1990 soit déjà 34 ans
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Le Shôbôgenzô de Maître Dôgen, Tome I
Comment : L'occasion d'une prise de notes et d'une catégorisation, une mise en perspective aussi de ce que peut le projet Mneseek.
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Livre : La pensée sauvage, de Claude Lévi-Strauss
Comment : Une assez courte notice sur ce livre qui a eu une influence majeure en anthropologie
- En nous présentant des systèmes de classification totémique dont l'existence est incontestablement archaïque, ce livre nous prouve que le désir de classification du vivant et plus généralement de tout ce qui constitue l'univers des hommes (jusqu'aux concepts), ne correspond pas à une capacité des civilisations antiques (par exemple les systèmes de mémorisation de Cicéron), ou même modernes (systématique de Carl von Linné, combinatoire de Gottfried Wilhelm Leibniz, ou encore travaux de Francis Bacon), mais qu'il existe sans aucun doute chez les peuples de tous continents des systèmes évolués de classification et de combinaisons. (1)
- La classification (1)
- L'anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro estime qu'"en forgeant le concept fondamental de"pensée sauvage", [Lévi-Strauss] a montré que science, philosophie, art, religion, mythologie, magie, etc. se déploient en réalité sur un même axe, celui de la connaissance humaine" (1)
- Le concept de pensée sauvage (Lévi-Strauss) (1)
- Le projet Mneseek (319)
- Ce sont justement les classifications ou modes de connaissances alternatifs (pour nous) dont parle Lévi-Strauss qui sont intéressants. Voir entre autres le livre de Philippe Descola Les formes du visible, une anthropologie de la figuration (JG)
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Première lettre de Saint Paul apôtre aux Corinthiens
Comment : Paul fait de l'agapè (la charité, l'amour désintéressé, affection, tendresse, dévouement...) la vertu des vertus. Il la place au dessus de la foi et de l'espérance.
- L'amour ou Agapè (affection, tendresse, dévouement...), distinct de l'amour-passion, distinct du désir amoureux.
- J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j'aurais beau avoir toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. (1)
- Notre connaissance est partielle [...] Quand viendra l'achèvement, ce qui est partiel sera dépassé. (1)
- L'amour (21)
- « Le seul monde qui puisse satisfaire le désir d'infinité de l'homme, c'est celui de la connaissance, de la compréhension et de la sagesse. »
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Connaître est agir - Un livre de Miguel Benasayag (et Angélique del Rey)
Comment : Il y est question de paysage, de mythe de l'individu, très intéressant. Découvrez ici son sommaire et son résumé.
- Développer les connaissances veut alors dire pour nous développer l'être même, la puissance des situations et des paysages. La connaissance est ainsi liée étroitement à l'expérience. Et la question devient : qu'est-ce que nous sommes capables, ou non, d'expérimenter ? Nous connaissons parce que nous expérimentons. (1)
- L'expérience (6)
- Nous nous heurtons là à une véritable limite de notre temps, à savoir notre difficulté à connaître sans la promesse que cette connaissance nous donnera la maîtrise des objets connus. A quoi bon connaître, si c'est là un simple "gai savoir" ? (1)
- Le gai savoir (1)
- « Ce que tu sais est comme le sable que contient ta main ; ce que tu ignores est comme l’univers. »
- « Une vie à assembler le savoir est une arme. »
- « Ce qui change le monde, c'est la connaissance. Rien d'autre, rien ne peut transformer le monde. »
- « La connaissance est en elle-même puissance. »
- « N'empêche que pour rendre la vie supportable, on peut le dire, l'humanité dispose d'une arme, qui est la connaissance. »
- « Connaissance et action ne font qu'un. »
- « Une heure de paix, ce n'est pas si simple. Ce sont des moments - et ils m'emplissent de gratitude - où toutes les aspirations personnelles tombent, où ma soif de savoir et de connaissance s'apaise et »
- « Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre »
- « Deux choses participent à la connaissance : le silence tranquille et l'intériorité. »
- « On ne saurait aller trop loin dans la connaissance de l'homme. »
- « De tout temps, la connaissance n'a eu qu'un but : la transmission »