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- Sortir du cadre (1) Traiter
- Le cadre (7) Traiter
- Qui dit "penser" dit "cadre", l'un ne va pas sans l'autre. Il n'y a pas de réflexion sans contexte, on ne réfléchit jamais à partir de rien. Les idées nouvelles n'apparaissent qu'en s'appuyant sur une structure d'idées existantes : un cadre de pensée. Le cerveau ne fait jamais table rase. (1) Traiter
- Le contexte (1) Traiter
- Il y a deux formes de pensées : la déduction, qui part d'une hypothèse et se confronte à la réalité, et l'induction, qui à partir de l'expérience, conduit à des hypothèses. (1) Traiter
- La pensée (14) Traiter
- Il y a quatre grandes catégories de cadres. Les connaissances et les croyances sont des modèles mentaux qui tendent à être permanents, à l'inverse des représentations qui sont des constructions de l'instant, qui mettent en scène le moment présent pour lui donner un sens et disparaissent tout aussi vite. Les cadres de quatrième type conduisent aux trouvailles, et de provisoires, ils deviennent alors définitifs. (1) Traiter
- La catégorisation est une mise en cadre inévitable. Penser va de pair avec classer. (1) Traiter
- La catégorisation (32) Traiter
- Il existe trois types de trouvailles - la découverte, l'invention et la création, suivant que l'on trouve ce qui était, ce qui sera ou ce qui peut être. (1) Traiter
- Les cadres n'existent pas dans la réalité, mais ils sont indispensables pour l'appréhender. (1) Traiter
- Il y a des cadres de toutes les tailles. Le plus petit modèle est le concept (exemple : le restaurant). Ensuite vient le stéréotype qui est un jugement minimal. Par exemple : le climat de l'Islande est froid, les banques sont riches... A l'autre extrémité, il y a les paradigmes qui sont des cadres tellement grands qu'on n'en voit plus les contours, qu'on en oublie parfois l'existence. Par exemple : une Europe sans conflit armé. Entre les extrêmes, il existe de nombreux schémas, structures, matrices et autres grilles de lecture. (1) Traiter
- Les cadres sont des abstractions simplificatrices, des réductions incomplètes. (1) Traiter
- L'art de la créativité est celui de construire de nouveaux cadres de pensée qui permettront alors de nombreuses trouvailles. (1) Traiter
- Les idées (4) Traiter
- Pour pouvoir penser, il faut pouvoir oublier. Sans une prise de distance par rapport au monde, l'homme ne peut forger de concept, il ne peut penser au monde. S'il voit chacun des arbres, il ne peut voir la forêt. Pour pouvoir abstraire, il doit d'abord pouvoir s'extraire. Cet éloignement par rapport aux choses crée un espace où la réflexion peut se déployer. D'un côté il y a les objets, et de l'autre, il y a nous, les sujets, obligés de ^rendre de la hauteur. (1) Traiter
- Prendre de la hauteur (2) Traiter
- L'oubli (8) Traiter
- L'abstraction (5) Traiter
- Penser consiste à relier, à organiser, à connecter quelques données entre elles pour essayer de construire une structure qui a du sens, un schéma cohérent, ou un modèle qui permet de comprendre [...] Ces connexions conduisent le sujet à élaborer une nouvelle "idée" qui peut ainsi être définie comme une "hypothèse de travail". (1) Traiter
- Relier (1) Traiter
- L'invention simultanée du calcul infinitésimal par Newton et Leibnitz (1) Traiter
- A l'origine de bien des idées se trouve l'étonnement. Une perception aiguisée, une attention en éveil permet de détecter ces petites choses qui conduisent aux grandes trouvailles (1) Traiter
- L'attention (4) Traiter
- Les marins ont des dizaines de mots différents pour qualifier ce que nous appelons simplement une corde. Les habitants du Groenland ont des dizaines de mots différents pour qualifier ce que nous appelons simplement de la neige. Ils voient ce que nous ne voyons pas : le détail, la nuance, la caractéristique qui nous échappe. Ils perçoivent une différence là où nous ne voyons que ressemblance. Ils sont riches de la diversité là où nous sommes les pauvres de l'uniformité. (1) Traiter
- Les mots (83) Traiter
- La matière première de la pensée est le concept. Par exemple, le travail est un concept, et le repos aussi. Tout comme le bureau, qui nous montre au passage que l'amplitude des concepts peut être large : il peut être l'endroit où je vais travailler mais aussi ma table de traval. Le concept est une idée générale qui permet de regrouper beausoup de choses particulières. Un concept englobe la diversité dans une unité confortable à l'esprit qui peut alors la manipuler à sa guise pour réfléchir. Il permet d'organiser notre connaissance qur les objets, c'est l'entité cognitive de base où nous mettons le sens des mots que nous utilisons. Le concept est à la pensée ce que la brique est au maçon, ce que les molécules sont au chimiste. (1) Traiter
- Le projet Mneseek (306) Traiter
- Le concept a une fonction de classement et cette mise en catégorie consiste en deux opérations distinctes : 1. La première définit le périmètre de la classe (que puis-je mettre dans cette catégorie ?). 2. La seconde décrit les liens entre cette classe et les autres (en quoi cette catégorie est-elle différente de sa voisine ?). Cette double opération peut se faire selon deux modes différents : le point de vue classique et le point de vue relativiste.
A/ Le point de vue classique : La catégorie y est définie par un ensemble de propriétés. Les restaurants sont par exemple les endroits où, moyennant paiement, on peut prendre un repas. Selon ce point de vue, les catégories peuvent s'emboiter comme des poupées russes. Le restaurant d'entreprise, la taverne et le restauroute sont tous des restaurants qui sont eux-mêmes des commerces. Précisons encore : le restaurant est un concept qui peut s'exprimer "en extension". C'est à dire qu'il s'étend aussi bien au Fouquet's et à la taverne de la gare d'Anvers qu'au McDonald's en bas de ma rue. Mais on peut aussi parler d'un restaurant "en compréhension", dire qu'il y a des tables, des chaises, de la nourriture, quelqu'un pour cuisiner etc. Plus la compréhension est grande, moins l'extension le sera. Autrement dit, plus on précisera en détail ce qu'est un restaurant, moins on pourra en donner d'exemples.
Le point de vue classique suppose deux hypothèses : 1. Les catégories sont homogènes. Tous les commerces qui peuvent être appelés "restaurant" le sont au même degré. 2. Les catégories sont décidables. Il est toujours possible de dire si une entité est un restaurant où ne l'est pas. Cette manière de voir les choses provient de la philosophie grecque. Elle a permis de structurer la pensée sur les bases de jugements et de raisonnements. Elle a également permis la naissance d'une discipline nouvelle : la logique formelle. Mais cette manière de voir les choses a aussi des faiblesses flagrantes. Il n'y a finalement qu'en mathématiques qu'une définition capture parfaitement un concept. La logique formelle a ses vices de forme...
B/ Le point de vue relativiste : On le sent intuitivement, les deux hypothèses précédentes sont intenables : au sein des catégories, ce n'est pas vraiment l'uniformité, ni l'homogénéité. On ne peut pas dire exactement pourquoi mais un chêne est plus représentatif de la catégorie "arbre" qu'un cerisier ou un peuplier. Un berger allemand est plus représentatif de la catégorie "chien" qu'un lévrier ou un basset. Tout se passe comme si toute catégorie avait son emblème, sa moyenne arithmétique, son prototype qui pourrait agir en ambassadeur de la classe. Un moineau est un peu plus "oiseau" qu'une perruche ou qu'un poulet qui sont pourtant des oiseaux, et ce n'est donc pas seulement une question de quantité ou de nombre. Quand on demande à une personne de citer les éléments d'une catégorie, une forme de séquence apparaît. La pomme vient avant le kiwi, le bleu vient avant le violet. Les catégories définies par des caractéristiques précises devraient être homogènes. Eh bien non, il faut bien l'admettre, certains éléments sont "un peu plus" que ce qui devrait être la même chose. Cela paraît absurde et pourtant, pour nous belges et français, F est "plus" une lettre de l'alphabet que O, l'Italie est "plus" un pays que Singapour. Et si on parle des célibataires, vous pensez à beaucoup de gens mais pas immédiatement au pape. A l'appui de cette thèse, faites le test suivant. Demandez à quelqu'un successivement : Un taxi est un véhicule. Vrai ou faux ? Un tank est un véhicule. Vrai ou faux ? Une navette spatiale est un véhicule. Vrai ou faux ? Les réponses sont trois fois "vrai". Mais il faudra chaque fois quelques instants de plus pour l'entendre... Comme si on pouvait être un peu plus ou un peu moins "véhicule" ! Une toute nouvelle approche devient alors possible. La catégorie est définie par son prototype et non plus par son périmètre. Et l'appartenance à la catégorie devient une question de distance au prototype, et non plus une question de caractéristiques partagées. Si l'approche classique relevait d'une vue "oui ou non" des choses, l'approche relativiste est au contraire tout en nuance et en continuité. Ludwig Wittgenstein a ainsi présenté en 1953 l'idée de family ressemblance, en prenant l'exemple des jeux. Ceux-ci forment indiscutablement une catégorie. Mais qui pourrait bien donner les caractéristiques communes au rugby et aux mots croisés ? Il est plus adéquat de parler de ressemblance de proche en proche. Le rugby a une parenté avec le football, qui a une parenté avec le tennis, le tennis avec les échecs, les échecs avec le Scrabble, et le Scrabble avec les mots croisés. La réussite et le calembour font aussi partie des jeux, tout comme Sim City, le poker, le Rubik's Cube ou même la séduction. La liste est longue. Des enfants qui jouent à "papa-maman" ou encore des jongleurs qui jouent avec des quilles sont là pour témoigner que la catégorie des jeux existe non pas grâce à des propriétés communes (comme le fait d'être plusieurs ou le rôle du hasard) mais par une ressemblance de proche en proche, un peu comme les membres d'une même famille (d'où l'appellation de l'idée présentée par Wittgenstein).
Alors quel serait le jeu "type" ? Un sport comme le football sans doute, ou alors le Monopoly. L'expérience montre en effet que les prototypes choisis sont un compromis entre la visualisation et l'abstraction.
Le prototype aura un grand nombre de propriétés communes à beaucoup d'autres éléments (définition doublement imprécise) tout en permettant une représentation imagée. Je "vois" une table de bridge ou une table d'opération, mais quand on me dit "meuble", je ne "vois" plus rien. Table sera alors le prototype, c'est le concept le plus abstrait qui entraîne néanmoins une visualisation instantanée, car je vois bien les pieds...

L'approche relativiste n'est sans doute pas très rationnelle, elle est certes subjective et les aspects psychologiques rivalisent avec les aspects philosophiques. Si on dit de quelqu'un que c'est une girafe, on pense à sa taille. Si on dit que c'est un requin, on pensera à son tempérament. Pourquoi dans un cas penser à son physique et dans un autre à son comportement ?
L'approche relativiste s'inspire évidemment du nominalisme, qui est devenu célèbre au Moyen Age lors de la tout aussi célèbre querelle des universaux. Pour les nominalistes, les propriétés communes aux objets ne sont que des mots et des noms, et il est vain de les rechercher car elles ne sont qu'illusions. Le rouge n'existe pas, même s'il y a des poissons rouges et des croix rouges. Les pèlerins ,n'existent pas même si beaucoup de gens vont à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Prenons un dernier exemple. Je lisais récemment dans un journal que Shanghai était devenue une ville "occidentale". Plutôt étrange, non ? Il y a quelques années encore, si ma mémoire est bonne, la Chine était en Orient. Comment ce pays est-il donc devenu lui aussi un pays du soleil couchant ? Ce genre de surprise sémantique illustre bien l'inévitable différence entre la fluidité d'un monde en changement continu, et la rigidité des concepts que nous formons pour le décrire et l'interpréter. Car finalement, qu'est-ce que l'"Occident" ? Il y a aujourd'hui au moins six significations !
Au départ, l'Occident était une direction, celle de l'Ouest, ce qui suppose bien-sûr un point de référence pour nous... orienter. Ce fut évidemment - pour nous ! - Athènes. Et l'ennemi perse était donc à l'Est; L'Occident désigna ensuite petit à petit une région du monde, l'Europe de l'Ouest, même si son centre de gravité se déplaçait vers Rome. Le mot glissa alors de la géographie vers la religion. A l'époque des croisades, "occidental" et "chrétien" étaient presque synonymes. Depuis la révolution industrielle, l'Occident englobe l'Europe et les Etats-Unis partis à la conquête de l'Ouest. Les dimensions scientifiques, industrielles et économiques l'emportèrent sur les autres et relient les deux côtés de l'Atlantique. Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, la politique devint dominante. Celui qui s'échappait d'URSS par son sinistre rideau de fer passait en Occident. Aujourd'hui, l'Occident serait plutôt qualifié par quelques valeurs fondamentales comme l'universalité (le fait de s'adresser à tous), l'attrait pour la nouveauté (la mode est une invention occidentale) et la perpétuelle remise en cause (le droit à l'expression et à la critique). Shanghai n'est donc pas si occidentale que cela...
Alors qu'est-ce que l'Occident finalement ? C'est un concept, une idée qui sert à interpréter ce qui se passe, et comme pour tous les modèles mentaux, l'image en nous est floue, réductrice et discontinue. impossible de dire à quel moment précis la signification du mot "Occident" a changé, mais les six étapes sont bien présentes. (1)
Traiter
- Catégories, hyperonymes, classes (32) Traiter
- Aristote nous dit : Acceptez le classement en catégories - quitte à schématiser la réalité - et en échange vous pourrez poser des jugements et construire des raisonnements. Le concept de catégorie a rendu possible l'invention du syllogisme, et plus globalement l'avènement de la logique. C'est la plus grande invention de tous les temps. (1) Traiter
- Il y a deux grands types de structures mentales : d'une part les connaissances et croyances, d'autrepart les représentations. Les connaissances et croyances sont stables, peristentes et à long terme. Le savoir que nous avons accumulé depuis notre enfance est organisé en modèles et en catégories. Plus résistantes au temps que le savoir, nos croyances, nos convictions, influencent en profondeur notre manière de penser. Les représentations, quant à elles, sont éphémères. A peine construites, elles disparaissent. Ce sont des montages de l'instant, occasionnels, particuliers et circonstanciels. L'esprit met en scène ce qu'il voit et entend, il se fait une opinion. Par exemple, s'il voit une collision de voitures, il se fait une opinion sur la responsabilité des personnes impliquées. L'esprit se construit une représentation cohérente de ce qu'il voit. (1) Traiter
- Le savoir (90) Traiter
- Les croyances (1) Traiter
- Les représentations (3) Traiter
- Il y a deux ingrédients à toute représentation. Il y a une construction et il y a une interprétation. Le premier temps est un temps d'assemblage : la diversité venue du dehors nous apparaît comme un tout. Dans un deuxième temps, l'esprit prend l'initiative, il s'approprie la construction mentale et l'humanise. Il se pose la question de son sens et de ce que cela signifie pour lui. Il cherche des explications et de sliens de cause à effet. A la différence du savoir qu'on doit aller chercher, la représentation est, elle, inévitable, incontrôlable. (1) Traiter
- Les cadres de pensées transitoires se divisent en deux groupes. Le premier constitue les représentations proprement dites. Celles-c- se forment dès qu'il s'agit d'interpréter ou de comprendre une situation, ou dès qu'il s'agit de choisir ou de décider. Nous nommerons le second grupe les "trouvailles". Lorsqu'il s'agit de trouvailles, l'effort est décidé, le désir et la volonté de construire quelquechose de neuf existent bel et bien. Il y a un choix délibéré de construire des images mentales fragiles, provisoires, jusqu'au jour où... mais oui, eurêka ! Ce sont les hypothèses risquées, les schémas osés, les grilles de lecture aventureuses qui ont un jour permis les jugements sûrs, les théories robustes, voire les paaradigmes fédérateurs. (1) Traiter
- Les trouvailles (1) Traiter
- Les concepts, les modèles et plus globalement la culture, sont autant de prismes et de miroirs déformants qui orientent notre manière de vois le monde, et qui influencent notre regard sur la rélité. Une personne peu intéressée par l'argent aura plus de mal à trouver une idée pour devenir riche. (1) Traiter
- Pour Gaston Bachelard, scientifique littéraire, poète de la science, l'imagination n'est pas la faculté de former des images de la réalité, c'est la faculté de déformer des images pour changer la réalité. (1) Traiter
- L'imagination (4) Traiter
- Faire passer le virtuel dans le réel (2) Traiter
- L'erreur n'est plus l'accident fortuit ou regretté sur le chemin de la connaissance, elle est elle-même connaissance. (1) Traiter
- L'erreur (1) Traiter
- La connaissance (26) Traiter
- Recommencer est toujours positif (1) Traiter
- Le commencement (28) Traiter
- Invention : trouver quekque chose qui va être / Découverte : trouver quelque chose qui était. (1) Traiter
- La créativité est une aptitude à voir tout à coup de la cohérence, voire de l'unité, au sein de la diversité. "Cogiter" partage l'étymologie d'agiter et "comprendre" consiste à prendre ensemble. Un esprit créatif détecte les évidences inattendues. (1) Traiter
- Découverte : ce qui était (ex : l'ADN), Science | Invention : Ce qui va être (ex : la photocopieuse), Technique | Création : Ce qui peut être (ex : Tintin), Art (1) Traiter
- Découverte | Invention | Création (1) Traiter
- Au niveau des idées, la bissociation est une combinaison inédite d'éléments déjà dits. Or, il existe un nombre infini d'arrangements possibles des éléments qui sont en face de nous. (1) Traiter
- L'eurêka consiste à réaliser tout à coup le sens ou la portée d'une idée pourtant bien ancienne. Une re-trouvaille, en somme. Parfois, c'est plus subtil. La perception réorganise ce qu'elle a sous les yeux. Elle arrange autrement ou relie de manière inédite... Combiner ou recombiner les idées semble même être une des recettes préférées des philosophes. Platon a voulu réconcilier l'impossibilité du changement décrite par Parménide avec la nécessité de cj=hanger constatée par Héraclite... Le passé est indispensable à la trouvaille. Mais il est aussi l'obstacle à démolir. La trouvaille est à la fois démontage et remontage, mais l'assemblage final est différent. (1) Traiter
- Volontaire incohérence (1) Traiter
- Au point de vue intellectuel il s'agissait, il s'agit encore d'éprouver par tous les moyens et de faire reconnaître à tout prix le caractère factice des vieilles antinomies destinées hypocritement à prévenir toute agitation insolite de la part de l'homme, ne serait-ce qu'en lui donnant une idée indigente de ses moyens, qu'en le défiant d'échapper dans une mesure valable à la contrainte universelle. (1) Traiter
- Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. Or, c'est en vain qu'on chercherait à l'activité surréaliste un autre mobile que l'espoir de détermination de ce point. (1) Traiter
- [Le suréalisme] déclare pouvoir, par ses méthodes propres, arracher la pensée à un servage toujours plus dur, la remettre sur la voie de la compréhension totale, la rendre à sa pureté originelle. (1) Traiter
- S'entretient le désir de passer outre à l'insuffisante, à l'absurde distinction du beau et du laid, du vrai et du faux, du bien et du mal (1) Traiter
- Le bien et le mal (10) Traiter
- Le surréalisme n'a pas craint de se faire un dogme de la révolte absolue, de l'insoumission totale, du sabotage en règle. (1) Traiter
- Si, par le surréalisme, nous rejetons sans hésitation l'idée de la seule possibilité des choses qui "sont" et si nous déclarons, nous, que par un chemin qui "est", que nous pouvons montrer et aider à suivre, on accède à ce qu'on prétendait qui "n'était pas", si nous ne trouvons pas assez de mots pour flétrir la bassesse de la pensée occidentale, si nous ne craignons pas d'entrer en insurrection contre la logique, si nous ne jurerions pas qu'un acte qu'on accomplit en rêve a moins de sens qu'un acte qu'on accomplit éveillé, si nous ne sommes même pas sûrs qu'on n'en finira pas un jour (j'écris en attendant : un jour, j'écris : en attendant), qu'on n'en finira pas avec le temps, vieille farce sinistre, train perpétuellement déraillant, pulsation folle, inextricable amas de bêtes crevantes et crevées, comment veut-on que nous manifestions quelque tendresse, que même nous usions de tolérance à l'égard d'un appareil de conservation sociale, quel qu'il soit ? Ce serait le seul délire vraiment inacceptable de notre part. Tout est à faire, tous les moyens doivent être bons à employer pour ruiner les idées de famille, de patrie, de religion. La position surréaliste a beau être, sous ce rapport, assez connue, encore faut-il qu'on sache qu'elle ne comporte pas d'accommodements. (1) Traiter
- Nous ne jurerions pas qu'un acte qu'on accomplit en rêve a moins de sens qu'un acte qu'on accomplit éveillé. (1) Traiter
- Le rêve (113) Traiter
- Nous combattons sous toutes leurs formes l'indifférence poétique, la distraction d'art, la recherche érudite, la spéculation pure, nous ne voulons rien avoir de commun avec les petits ni avec les grands épargnants de l'esprit. (1) Traiter
- L'indifférence (3) Traiter
- Le divertissement (1) Traiter
- La distraction (1) Traiter
- L'érudition (1) Traiter
- Tout brûler (1) Traiter
- Tout (8) Traiter
- Il y a encore à cette heure par le monde dans les lycées, dans les ateliers même, dans la rue, dans les séminaires et dans les casernes, des êtres jeunes, purs, qui refusent le pli (1) Traiter
- La rébellion (3) Traiter
- La suppression de tout (1) Traiter
- Rappelons que l'idée de surréalisme tend simplement à la récupération totale de notre force psychique par un moyen qui n'est autre que la descente vertigineuse en nous, l'illumination systématique des lieux cachés et l'obscurcissement progressif des autres lieux, la promenade perpétuelle en pleine zone interdite et que son activité ne court aucune chance sérieuse de prendre fin tant que l'homme parviendra à distinguer un animal d'une flamme ou d'une pierre. (1) Traiter
- J'estime que nous ne pouvons pas éviter de nous poser de la façon la plus brûlante la question du régime social sous lequel nous vivons, je veux dire de l'acceptation ou de la non-acceptation de ce régime. (1) Traiter
- La politique (109) Traiter
- Tous ceux qui disent qu'un régime en vaut un autre puisque de toute manière l'homme sera vaincu (1) Traiter
- L'homme (4) Traiter
- Le problème de l'action sociale n'est, je tiens à y revenir et j'y insiste, qu'une des formes d'un problème plus général que le surréalisme s'est mis en devoir de soulever et qui est celui de l'expression humaine sous toutes ses formes. Qui dit expression dit, pour commencer, langage. Il ne faut donc pas s'étonner de voir le surréalisme se situer tout d'abord presque uniquement sur le plan du langage et, non plus, au retour de quelque incursion que ce soit, y revenir comme pour le plaisir de s'y comporter en pays conquis. (1) Traiter
- L'action (82) Traiter
- L'expression (2) Traiter
- Le langage (16) Traiter
- On feint de ne pas trop s'apercevoir que le mécanisme logique de la phrase se montre à lui seul de plus en plus impuissant, chez l'homme, à déclencher la secousse émotive qui donne réellement quelque prix à sa vie. (1) Traiter
- La logique (11) Traiter
- Les récits de rêves (1) Traiter
- Etudier le mécanisme complexe entre tous de l'inspiration (1) Traiter
- L'inspiration (1) Traiter
- C'est à l'innocence, à la colère de quelques hommes à venir qu'il appartiendra de dégager du surréalisme ce qui ne peut manquer d'être encore vivant, de le restituer, au prix d'un assez beau saccage, à son but propre. (1) Traiter
- Le rêve martyrisé, de Matin Luther King (1) Traiter
- My home is your home (1) Traiter
- Hospitality (1) Traiter
- L'hospitalité (21) Traiter
- Donne-moi une vie (1) Traiter
- Je sais que tu vis en moi (1) Traiter
- Les ancêtres (2) Traiter
- La psychogénéalogie (2) Traiter
- Je sais que tu es en moi (1) Traiter
- Je revois mes espoirs d'avant (1) Traiter
- L'espoir (12) Traiter
- Dire je peux remonter le temps (1) Traiter
- Le temps (35) Traiter
- Je sais ce qui?me suffit (1) Traiter
- L'autosuffisance (1) Traiter
- Du soleil, comme s'il en pleuvait | Le c?ur en été (1) Traiter
- L'été (2) Traiter
- Les saisons (26) Traiter
- Le soleil (9) Traiter
- Et la vie coulera (1) Traiter
- La vie (18) Traiter
- Les ténèbres ou l'amour, c'est à nous de choisir (1) Traiter
- La paix (92) Traiter
- Je vous parle d'un monde qui n'existe pas | Un monde où les frontières ne diviseraient pas (1) Traiter
- Les frontières (2) Traiter
- La moindre différence comme ultime richesse (1) Traiter
- Les différences (1) Traiter
- La diversité (3) Traiter
- Partager le même soleil | S'éveiller sous le même arc-en-ciel | Espérer la même lumière | Redessiner d'autres frontières (1) Traiter
- Les arcs-en-ciel (1) Traiter
- Je vous parle d'un monde qu'il nous faudra construire | Que tant d'hommes avant nous ont rêvé de bâtir (1) Traiter
- Un monde meilleur (2) Traiter
- Infantile utopie ou combat d'une vie (1) Traiter
- L'utopie (7) Traiter
- L'autre est de mon rang, de mon sang, c'est un frère (1) Traiter
- Autrui (17) Traiter
- Il n'y a, vu du ciel, aucune ligne sur la Terre (1) Traiter
- Les lignes (1) Traiter
- Est-ce que je peux fermer les paupières | Toute une vie, jusqu'au cimetière ? (1) Traiter
- La mort (15) Traiter
- Les regarder sans même les voir et me regarder dans un miroir ? (1) Traiter
- Le miroir (1) Traiter
- Ca me regarde (1) Traiter
- Est-ce que je peux faire semblant de croire | Qu'il ne pleut jamais sur mon trottoir ? (1) Traiter
- Est-ce que le bonheur est aussi complet | Si seuls les miens peuvent en profiter ? (1) Traiter
- Le bonheur (17) Traiter
- Profiter (1) Traiter
- Est-ce que le chant des Hommes au secours | N'est pas la plus belle chanson d'amour ? (1) Traiter
- Au secours (2) Traiter
- Puisqu'il faut changer les choses (1) Traiter
- Le changement (19) Traiter
- Il est grand temps qu'on propose | Un monde pour demain (1) Traiter
- L'altermondialisme (1) Traiter
- Il est mort, le hip-hop (1) Traiter
- Patience, bientôt le hip-hop sera une religion ! (1) Traiter
- La résurrection (1) Traiter
- La musique (34) Traiter
- L'échec, la vie est belle (12) Traiter
- Put on your body armor | Prepare your alibis | 'Cause there is no one else | Gonna put it right (1) Traiter
- To put it right (1) Traiter
- To the rescue (1) Traiter
- Take the law into your hands (1) Traiter
- I looked for Marilyn | I got Che instead (yes I did) (1) Traiter
- But I'll march behind you | Wherever you may go | And I'm more proud of you | Than you can ever know (1) Traiter
- Taking the forgotten ones | Big and small, the old and young (1) Traiter
- When nobody else will come | You'll come to the rescue (1) Traiter
- Got a vigilante | Sleeping in my bed (1) Traiter
- Dream (1) Traiter
- Rester sauvage (35) Traiter
- Get your motor runnin', head out on the highway | Looking for adventure in whatever comes our way (1) Traiter
- Adventure (2) Traiter
- Looking for adventutre (1) Traiter
- Yeah, darlin', go and make it happen, take the world in a love embrace | Fire all of your guns at once and explode into space (1) Traiter
- Make it happen (1) Traiter
- Take the world in a love embrace (1) Traiter
- Explode into space (1) Traiter
- I like smoke and lightnin', heavy metal thunder | Racing with the wind and the feelin' that I'm under (1) Traiter
- Smoke (1) Traiter
- Thunder (1) Traiter
- Racing with the wind (1) Traiter
- Wind (1) Traiter
- Le vent (2) Traiter
- Like a true nature's child, we were born, born to be wild | We can climb so high, I never wanna die (1) Traiter
- Nature's child (1) Traiter
- We can climb so high (1) Traiter
- Born to be wild (1) Traiter
- I'll be your whatever-you-want (1) Traiter
- Whatever you want (1) Traiter
- I live under your eyelids (1) Traiter
- Eyelids (1) Traiter
- I'll watch the sunset wearing all your clothes (1) Traiter
- I came clean (1) Traiter
- And I smile when I think of all the times we had | On the beach in the winter, when the waves were mad | Down by the water, crystal clear (1) Traiter
- Voir la mer (19) Traiter
- La langue espagnole (4) Traiter
- Pourquoi je vis, pourquoi je meurs ? (1) Traiter
- Pourquoi je ris, pourquoi je pleurs ? (1) Traiter
- Rire (4) Traiter
- Le malheur (2) Traiter
- Pourquoi je vis ? Pourquoi je meurs ? Pourquoi je ris ? Pourquoi je pleure ? (1) Traiter
- Les questions fondamentales (10) Traiter
- I'm addicted and I just can't get enough (1) Traiter
- L'addiction (11) Traiter
- Critique des infos TF1 (1) Traiter
- Il faut (10) Traiter
- Fort en gueule (3) Traiter
- Coup de gueule (2) Traiter
- Indignations (28) Traiter
- Le temps d'aimer est venu (1) Traiter
- La culture considérée comme "bien non essentiel" (1) Traiter
- La culture (7) Traiter
- Indignez-vous ! (3) Traiter
- La mondialisation libérale et la loi sans pitié du profit spéculatif détruisent tous les efforts collectifs de protection, ici et dans tous les pays du monde (2) Traiter


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