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- Les animaux (125) Traiter
- Les statistiques (7) Traiter
- L'intelligence des océans (1) Traiter
- Résonance (40) Traiter
- "Dans le désert, voyez-vous, il y a tout et il n'y a rien. C'est Dieu sans les hommes.", Balzac (1) Traiter
- Le désert (2) Traiter
- Parfois, après de longues années de travail et d'épuisement, on parvient à tracer un trait, mais qui ressemble à une étincelle de magie. Or ce moment de grâce survient toujours à l'instant précis où le corps et l'esprit sont les plus relâchés. C'est là tout l'art du zen. (1) Traiter
- Le geste sacré (7) Traiter
- La notion de geste naturel, rester vrai (1) Traiter
- Nommer les objets, les choses autour de soi, leur conférer une âme est un acte essentiel. C'est ce qui les rend précieux et vivants. (1) Traiter
- Le langage (11) Traiter
- Objets, avez-vous donc une âme ? (41) Traiter
- Le vide est plein de possibles (2) Traiter
- Purification (1) Traiter
- La méditation (23) Traiter
- Le zen c'est la vacuité, la paix intérieure. Zazen c'est s'asseoir en silence, parfaitement immobile, et faire le vide en soi. Ne plus courir, apprendre à vivre et à observer. Devenir immobile. Et contempler ce qui nous entoure. Avec un ravissement toujours plus grand. Voila le début du zen. (1) Traiter
- Bouddhisme (458) Traiter
- La poésie (55) Traiter
- Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? (1) Traiter
- La violence qui laisse des traces profondes (3) Traiter
- Michel Houellebecq (8) Traiter
- Humour (273) Traiter
- La nature (24) Traiter
- Les mots (75) Traiter
- Le sens (24) Traiter
- Le projet Mneseek (226) Traiter
- L'idéal d'intelligibilité que s'est donné sous le nom de Raison l'Occident (1) Traiter
- Les limites de la raison (123) Traiter
- Ce texte [celui de Borges] cite une "certaine encyclopédie chinoise" où il est écrit que "les animaux se divisent en a) appartenant à l'Empereur, b) embaumés, c) apprivoisés, d) cochons de lait, e) sirènes, f) fabuleux, g) chiens en liberté, h) inclus dans la présente classification, i) qui s'agitent comme des fous, j) innombrables, k) dessinés avec un pinceau très fin en poil de chameau, l) et caetera, m) qui viennent de casser la cruche, n) qui de loin semblent des mouches" (Michel Foucault, Les mots et les choses, 1966, p. 7) (1) Traiter
- Les encyclopédies (1) Traiter
- La Chine (1) Traiter
- Catégories, hyperonymes, classes (30) Traiter
- La catégorisation (31) Traiter
- L'irrationnel, une source inépuisable d'inspiration (1) Traiter
- Le caractère inévaluable de l'activité de création (1) Traiter
- L'irrationnel (27) Traiter
- Orientalismes flamboyants ou lénifiants... se disputent l'honneur de sauver l'Homme éternel d'une décadence physique imputables aux excès mêmes de l'usage de la Raison en Occident (1) Traiter
- de l'usage de la Raison en Occident (1) Traiter
- L'inquiétant totalitarisme défigurant l'exercice d'une rationnalité devenue exclusivement calculatrice, dominatrice et donc à son insu "sectaire" (1) Traiter
- La collusion, voie la confusion de l'affectif et de l'intellectuel (1) Traiter
- L'échec de l'oeuvre de compréhension, humanisation et pacification justifiant l'hégémonie de la Raison. Car si l'"irrationnel" partage depuis les Grecs avec la sophistique le trouble privillège d'être glissant, insaisissable et protéiforme (Platon, Le sophiste), il a néanmoins conservé sur elle son aura, maléfique ou mirifique : ne prétend-il pas réconcilier l'infra-humain et le sur-humain, la folie et le génie, là où la rationnalité s'emploie au contraire à les séparer pour mieux faire régner transparence et équité ? (1) Traiter
- L'Occident a fait de la réflexivité consciente et raisonnée l'indispensable partenaire de la liberté d'agir et de penser (1) Traiter
- "Au pôle opposé de cette nature de ténèbres [l'animalité], la folie fascine parce qu'elle est savoir. Elle est savoir parce que toutes ces figures absurdes sont en réalité les éléments d'un savoir difficile, fermé, ésotérique. Ces formes étranges sont situées, d'emblée, dans l'espace du grand secret [...]. Ce savoir, si inaccessible, et si redoutable, le Fou, dans sa niaiserie innocente, le détient. Tandis que l'homme de raison et de sagesse n'en perçoit que des figures fragmentaires - d'autant plus inquiétantes - le Fou le porte tout entier en une sphère intacte : cette boule de cristal, qui pour tous est vide, est pleine, à ses yeux, de l'épaisseur d'un invisible savoir.", Michel Foucault, Histoire de la folie à l'âge classique (1) Traiter
- Le savoir (67) Traiter
- La folie (5) Traiter
- L'irrationnel n'est que la transcription négative et historiquement tardive d'un ensemble de principes et de croyances, souvent remarquablement organisés, constituant l'ossature sociale et spitiruelle des cultures dites "traditionnelles" et pas seulement archaïques et primitives. Le mouvement de l'histoire occidentale seul, supposé progresser des ténèbres vers les lumières de la rationalité, a permis d'officialiser la confusion entre ces deux catégories (1) Traiter
- Rester sauvage (31) Traiter
- Le Tao (2) Traiter
- La spontanéité, c'est à dire l'authenticité, rivalise avec la valeur de "vérité" plus spécifiquement attachée, dans la tradition philosophique classique, à la conscience de soi raisonnée. (1) Traiter
- La vérité (14) Traiter
- La spontanéité (3) Traiter
- Ne jamais baisser les bras (5) Traiter
- On pourrait presque dire que l'eau est folle, à cause de cet hystérique besoin de n'obéir qu'à sa pesanteur, qui la possède comme une idée fixe. Certes, tout au monde connaît ce besoin, qui toujours et en tous lieux doit être satisfait. Cette armoire, par exemple, se montre fort têtue dans son désir d'adhérer au sol, et si elle se trouve un jour en équilibre instable, elle préférera s'abîmer plutôt que d'y contrevenir. Mais enfin, dans une certaine mesure, elle joue avec la pesanteur, elle la défie : elle ne s'effondre pas dans toutes ses parties, sa corniche, ses moulures ne s'y conforment pas. Il existe en elle une résistance au profit de sa personnalité et de sa forme. LIQUIDE est par définition ce qui préfère obéir à la pesanteur, plutôt que maintenir sa forme, ce qui refuse toute forme pour obéir à sa pesanteur. Et qui perd toute tenue à cause de cette idée fixe, de ce scrupule maladif. De ce vice, qui le rend rapide, précipité ou stagnant; amorphe ou féroce, amorphe et féroce, féroce térébrant, par exemple ; rusé, filtrant, contournant ; si bien que l'on peut faire de lui ce que l'on veut, et conduire l'eau dans des tuyaux pour la faire ensuite jaillir verticalement afin de jouir enfin de sa façon de s'abîmer en pluie : une véritable esclave.
... Cependant le soleil et la lune sont jaloux de cette influence exclusive, et ils essayent de s'exercer sur elle lorsqu'elle se trouve offrir la prise de grandes étendues, surtout si elle y est en état de moindre résistance, dispersée en flaques minces. Le soleil alors prélève un plus grand tribut. Il la force à un cyclisme perpétuel, il la traite comme un écureuil dans sa roue. ()
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- Poésie de l'eau (14) Traiter
- Anti-intellectualisme (20) Traiter
- Barcelone - Autobiographie et documentation (1) Traiter
- Que le visiteur qui arrive à Barcelone en avion réserve un siège F et qu'il garde le présent petit livre dans son sac. La route le plus souvent attribuée au avions venant du nord survole la mer, et ce sont les hublots au tribord de l'appareil qui offrent la plus belle vue. Il y embrassera la ville comme un visage sur le corps de son territoire tout autour, de montagnes, d'étendues vertes ou roussies d'après la saison, de villes-satellites... Tout l'hinterland de la cité catalane... (1) Traiter
- Un paysage c'est comme un visage (1) Traiter
- La magie de l'instant (4) Traiter
- Le moment présent (19) Traiter
- L'amour est morte (1) Traiter
- Qe sont mes amis devenus, que j'avais de si près tenus, et tant aimés... (1) Traiter
- L'amitié (8) Traiter
- La mélancolie (2) Traiter
- Nostalgie (5) Traiter
- Voir la mer (15) Traiter
- Que je me lève et je parte, que je parte pour Innisfree (1) Traiter
- Partir (1) Traiter
- Se lever (3) Traiter
- Et dans ma clairière je vivrai seul, devenu le bruit des abeilles (1) Traiter
- Vivre dans la nature (2) Traiter
- Et là j'aurai quelque paix (1) Traiter
- La paix (88) Traiter
- "And I shall have some peace there" (1) Traiter
- I will arise and go now, and go to Innisfree (1) Traiter
- And I shall have some peace there (1) Traiter
- On s'en veut quelquefois de sortir de son bain (1) Traiter
- C'est fort mal connaître le sommeil qu'imaginer qu'on va le voir venir. On peut à la rigueur le sentir qui s'installe, mais on ne le voit pas plus qu'on ne regarde le soleil en face. C'est lui qui va s'emparer de vous par derrière ou dans un angle mort. (1) Traiter
- Le sommeil (4) Traiter
- Un cendrier plein n'est pas moins triste qu'un lit défait (1) Traiter
- Le lit défait (1) Traiter
- Le soupçon (2) Traiter
- L'ère du soupçon (1) Traiter
- Voici venir les temps où vibrant sur sa tige | Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir (1) Traiter
- Le pouvoir des fleurs (27) Traiter
- Quand j'étais môme (3) Traiter
- Jeunes années (3) Traiter
- Quand tu seras môme, on t'apprendra le temps d'aimer (1) Traiter
- L'argot (1) Traiter
- Le futur (44) Traiter
- Rien (2) Traiter
- "Inventer une rencontre singulière exige un effort soutenu d'attention. Organiser un service collectif suppose le renfort d'une institution. La première voie est éthique et morale, la seconde est politique et économique." (1) Traiter
- L'étranger (18) Traiter
- Eloge des institutions (1) Traiter
- Pourquoi aimons-nous le haiku ? Sans doute pour l'acquiescement qu'il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu'une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute aussi parce qu'il nous déroute, parce qu'il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieue à chaque instant. "Salve contre l'habitude", disait justement Henri Pichette à propos de la poésie - "ravissement soudain dans l'imprévisible", répondraient les haikistes qui traquent l'inconnu au coeur du familier. Peut-être enfin parce qu'il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité. L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. (1) Traiter
- Ce qui est merveilleux (19) Traiter
- La subtilité (1) Traiter
- L'habitude (6) Traiter
- L'inconnu (1) Traiter
- L'éphémère (7) Traiter
- L'infime (3) Traiter
- Une fleur de sens (1) Traiter
- Selon Bashô, un poème achevé doit révéler - dans le même temps - l'immuable, l'éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif, l'éphémère qui nous traverse (ryukô). Le haiku tremble et scintille alors comme un instant-poème, une étincelle jaillie de la confrontation permanent entre le présent et l'éternité, un minuscule aérolithe de modestie à l'échelle du cosmos. (1) Traiter
- L'éternité (5) Traiter
- Le présent et l'éternité (1) Traiter
- [Le haiku] suspend, comme en se jouant, la raison discursive qui nous tient lieu de béquille - avec une ambition souveraine : dire la réalité telle qu'elle est. (1) Traiter
- Devant l'éclair - sublime est celui qui ne sait rien (Bashô) (1) Traiter
- Le haikiste semble photographier, enregistrer (André Breton dans le Premier Manifeste du Surréalisme n'appelait-il pas les poètes à être des "appareils enregistreurs" ?) un simple rien, mais dont l'éclat irradierait sans trêve. Il ne conçoit pas, il découvre. (1) Traiter
- [Le haikiste] met la focale au point sur ce qui est là, maintenant, inépuisable dans l'éphémère - non pas une essence, mais une dynamique, une énergie (1) Traiter
- Qui sait, au fond, si le monde vu par un papillon n'est pas plus réel que le nôtre ? (1) Traiter
- Cette attention portée à l'infime, cette tendresse envers le monde et toutes les créatures vivantes, principe bouddhique s'il en est, participe aussi d'un souci constant du détail, caractéristique de l'art japonais [...] L'attention se centre sur un ou deux détails à même de dire la totalité d'un ensemble - la partie devient le tout. (1) Traiter
- Le tout et les parties (17) Traiter
- Le détail (2) Traiter
- Plénitude du haiku (96) Traiter
- Art de l'ellipse et du bref, le haiku se tient à l'évidence du côté de la "phrase vivante", mais il procède par retranchement, par soustraction - par dépouillement. Habité par une exigence d'expression absolue, il dénude la langue jusqu'à sa moelle. (1) Traiter
- La langue (1) Traiter
- L'ellipse (1) Traiter
- "On appelle phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage : une phrase vivante est celle dont le langage n'est plus du langage", Leang-Kiai de Tong-chan (1) Traiter
- Débordant les mots par les mots, leur faisant dire ce qu'ils ne semblent pouvoir dire, il [le haiku] gambade toujours aux limites du langage. Et s'il apparaît comme l'expression vraie d'un vertige, c'est sans doute parce qu'il s'attache à ciseler sans fin cette pure aporie : mettre en mots le silence (1) Traiter
- Le silence (23) Traiter
- [A propos du haiku] Ses quelques syllabes ouvrent un espace de naissance infinie que la lecture échoue à épuiser. Un espace de pure intensité mentale. Il faut dire que le lecteur est convoqué au plus vif, au plus vrai de sa palette sensible, pour "compléter" le poème. Le faire résonner. Comme si la métaphore cédait ici le pas à la résonance - onde d'un galet de sens ricochant sur les eaux du silence (1) Traiter
- Un sentiment du monde comme miracle. Un sentiment d'ouverture à l'insondabilité des choses que semble avoir peu ou prou oublié l'héritage philosophique occidental, gouverné d'ordinaire par un esprit de distance vis-à-vis de la réalité (1) Traiter
- L'insondabilité des choses (1) Traiter
- Si le haiku est un exercice spirituel, c'est au sens où il approfondit le spiritus, c'est à dire le souffle, du monde en nous. (1) Traiter
- Exercices spirituels (1) Traiter
- L'être est voué à se défaire corps et âme, à se fondre dans le vide (1) Traiter
- Le vide (2) Traiter
- Corps et âme (1) Traiter
- L'éveil ? Une limpide immédiateté, sans la moindre grandiloquence. Une immanence prête à bruire dans les lieux les plus communs. Sauf qu'il n"est plus ici aucun lieu commun. Comme si chaque chose dans sa dimension fugitive dévoilait l'économie ultime de la nature (1) Traiter
- L'éveil (1) Traiter
- Le lieu commun (1) Traiter
- Le fugitif (1) Traiter
- Toutes les formes de coïncidences. (1) Traiter
- La coïncidence (1) Traiter
- [Le haiku] plaide à sa manière pour un esprit désoccupé, un esprit qui se laisse habiter. Il met en scène un je-monde à la fois totalement impliqué et parfaitement désimpliqué, un je-univers, un corps au diapason de l'espace. (1) Traiter
- Non-faire (84) Traiter
- Le souhait rilkien d'"entendre chanter les choses" (1) Traiter
- Entendre chanter les choses (1) Traiter
- Des poèmes-lâcher-prise (1) Traiter
- Le lâcher prise (1) Traiter
- [Ces poèmes] n'imposent rien, ils offrent, ils tendent, ls éclosent (1) Traiter
- Folle sagesse (1) Traiter
- La sagesse (2) Traiter
- Imaginez un univers enfin désentravé, dégrippé. Comme un terrain de jeu infini. Une facétie, révélée dans tout sa nudité cocasse. (1) Traiter
- Un terrain de jeu infini (1) Traiter
- Errance libertaire des gestes et du regard (1) Traiter
- Errance libertaire (1) Traiter
- Une confiance illimitée dans l'inattendu (1) Traiter
- L'inattendu (1) Traiter
- Le haiku se développe d'ordinaire sur la toile de fond d'un mot-saison (kigo) (1) Traiter
- Les saisons (21) Traiter
- L'importance que les japonais accordent aux circonstances, toujours uniques, jamais dues au seul hasard, mais bien à un lien prédestiné qui unit les êtres et les choses. (1) Traiter
- Les circonstances (1) Traiter
- Le hasard (2) Traiter
- Le haiku comme une salutation, un hommage au moment présent (1) Traiter
- On compte accumulés au fil des siècles dans des almanach poétiques(saïjiki) quelques milliers d'expressions ou de mots-saison, à partir desquels les haikistes façonnent leurs poèmes. Ces recueils, ces glossaires répertorient scrupuleusement tous les mots exprimant l'essence - le "parfum" - de la saison et els classent selon plusieurs catégories évocatrices : les moments de la saison, les phénomènes du ciel, le paysage, les activités humaines, la faune et la flore. Volonté d'ordonnancement du monde, souci d'exactitude esthétique, qui apparaissent comme une constante spécifique, intime du génie japonais. (1) Traiter
- Exactitude esthétique (1) Traiter
- L'ordonnancement du monde (2) Traiter
- La plus extrême minutie apportée à la codification des instants du monde [devient] le gage d'une vraie liberté. (1) Traiter
- L'instant (1) Traiter
- Une poésie fondée sur l'imprécision et l'ambiguïté - en même temps que sur la concision. (1) Traiter
- La langue japonaise (8) Traiter
- La poésie d'une langue où les adjectifs se conjguent, où les noms, délivrés de fioritures tels que genre ou nombre, se présentent sous la forme de dessins (1) Traiter
- La grammaire (1) Traiter
- La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive.
En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage.

Au delà du clair de lune
je laisse ma barque
pour entrer dans le ciel
(Koda Rohan)

La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique.
Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit. ()
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- Exprimer l'inexprimable (1) Traiter
- La pensée discursive (1) Traiter
- La sémantique (1) Traiter
- Les territoires de sens (1) Traiter
- Ce "flou irisé de ressources" qu'évoque Claude Roy à propos du chinois. (1) Traiter
- les ressources (1) Traiter
- La langue chinoise (3) Traiter
- L'étrangeté est toujours partageable (1) Traiter
- L'étrangeté (1) Traiter
- Nuit sans fin -
je pense
à ce qui viendra dans dix mille ans
(Shiki)
()
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- Tu es riche ?
J'ai tout
Je ne me possède plus ()
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- Guérir du moi (1) Traiter
- Questions/réponses (1) Traiter
- Le moi (4) Traiter
- Prépare-toi à la mort
prépare-toi
bruissent les cerisiers en fleur
(Issa) ()
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- La mort (7) Traiter
- Profond
plus profond encore
dans les montagnes bleues
(Santôka) ()
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- Dans la brume de printemps
le vol blanc
d'un insecte au nom inconnu
(Yosa Buson) ()
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- Douceur de la brise
dans le vert de mille collines
un temple isolé
(Masaoka Shiki) ()
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- Soir d"hirondelles -
demain encore
je n'aurai rien à faire
(Kobayashi Issa) ()
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- Sans souci
elle contemple la montagne
la grenouille
(Kobayashi Issa) ()
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- En secret
le camélia devine
la présence du prunier
(Hayashibara Raisei) ()
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- Le monde
est devenu
un cerisier en fleurs
(Ryôkan) ()
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- La cloche se tait -
les fleurs en écho
parfument le soir !
(Matsuo Bashô) ()
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- L'âme (4) Traiter
- Ma cascade est semblable au torrent des douleurs ;
Un bruit sourd et plaintif résonne dans le gouffre,
Et l'on dirait au loin le chant d'un dieu qui souffre
Coupé de sanglots et de pleurs
(Jean-Pierre Veyrat) ()
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- Nature et tristesse (1) Traiter
- Il aimait cette nature sauvage et virginale des Alpes... - Les Alpes, avec leurs torrents qui mugissent, leurs rivières qui bondissent échevelées du haut des pics gigantesques, leurs cavernes profondes, leurs forêts ombreuses et sonores ; leurs flancs nus et grisâtres, leurs têtes de neige, leurs aiguilles, leurs cimes plissées et découpées comme des franges ; - Les Alpes dont les bases s'allongent, se contournent, s'arrondissent avec une grâce infinie, et se développent en délicieuses collines, en gorges sombres et taciturnes ; les Alpes avec leurs lacs bleus dans d'énormes conques de rochers, courronnées quelquefois d'immenses forêts de pins, harmonieux dans la tempête, et de peupliers dont le feuillage ondoie comme une chevelure quand une soirée d'orage se balance à leurs cimes. Oh, c'était bien beau à voir, à parcourir, à embrasser de toutes les puissances de son âme. (Jean-Pierre Veyrat) (1) Traiter
- Les Alpes (1) Traiter
- Dystopie (2) Traiter
- L'autarcie (1) Traiter
- La simplicité (27) Traiter
- Extra-vagance (1) Traiter
- Autobiographie (1) Traiter
- Ce qu'il me fallait, c'était vivre abondamment, sucer toute la moelle secrète de la vie (1) Traiter
- Le désir de vivre (2) Traiter


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