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- Ne jamais baisser les bras (5) Traiter
- La poésie (54) Traiter
- Objets, avez-vous donc une âme ? (41) Traiter
- On pourrait presque dire que l'eau est folle, à cause de cet hystérique besoin de n'obéir qu'à sa pesanteur, qui la possède comme une idée fixe. Certes, tout au monde connaît ce besoin, qui toujours et en tous lieux doit être satisfait. Cette armoire, par exemple, se montre fort têtue dans son désir d'adhérer au sol, et si elle se trouve un jour en équilibre instable, elle préférera s'abîmer plutôt que d'y contrevenir. Mais enfin, dans une certaine mesure, elle joue avec la pesanteur, elle la défie : elle ne s'effondre pas dans toutes ses parties, sa corniche, ses moulures ne s'y conforment pas. Il existe en elle une résistance au profit de sa personnalité et de sa forme. LIQUIDE est par définition ce qui préfère obéir à la pesanteur, plutôt que maintenir sa forme, ce qui refuse toute forme pour obéir à sa pesanteur. Et qui perd toute tenue à cause de cette idée fixe, de ce scrupule maladif. De ce vice, qui le rend rapide, précipité ou stagnant; amorphe ou féroce, amorphe et féroce, féroce térébrant, par exemple ; rusé, filtrant, contournant ; si bien que l'on peut faire de lui ce que l'on veut, et conduire l'eau dans des tuyaux pour la faire ensuite jaillir verticalement afin de jouir enfin de sa façon de s'abîmer en pluie : une véritable esclave.
... Cependant le soleil et la lune sont jaloux de cette influence exclusive, et ils essayent de s'exercer sur elle lorsqu'elle se trouve offrir la prise de grandes étendues, surtout si elle y est en état de moindre résistance, dispersée en flaques minces. Le soleil alors prélève un plus grand tribut. Il la force à un cyclisme perpétuel, il la traite comme un écureuil dans sa roue. ()
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- Poésie de l'eau (14) Traiter
- Anti-intellectualisme (20) Traiter
- Barcelone - Autobiographie et documentation (1) Traiter
- Que le visiteur qui arrive à Barcelone en avion réserve un siège F et qu'il garde le présent petit livre dans son sac. La route le plus souvent attribuée au avions venant du nord survole la mer, et ce sont les hublots au tribord de l'appareil qui offrent la plus belle vue. Il y embrassera la ville comme un visage sur le corps de son territoire tout autour, de montagnes, d'étendues vertes ou roussies d'après la saison, de villes-satellites... Tout l'hinterland de la cité catalane... (1) Traiter
- Un paysage c'est comme un visage (1) Traiter
- La magie de l'instant (4) Traiter
- Le moment présent (19) Traiter
- L'amour est morte (1) Traiter
- Qe sont mes amis devenus, que j'avais de si près tenus, et tant aimés... (1) Traiter
- L'amitié (8) Traiter
- La mélancolie (2) Traiter
- Nostalgie (5) Traiter
- Voir la mer (15) Traiter
- Que je me lève et je parte, que je parte pour Innisfree (1) Traiter
- Partir (1) Traiter
- Se lever (3) Traiter
- Et dans ma clairière je vivrai seul, devenu le bruit des abeilles (1) Traiter
- Vivre dans la nature (2) Traiter
- Et là j'aurai quelque paix (1) Traiter
- La paix (88) Traiter
- "And I shall have some peace there" (1) Traiter
- I will arise and go now, and go to Innisfree (1) Traiter
- And I shall have some peace there (1) Traiter
- On s'en veut quelquefois de sortir de son bain (1) Traiter
- C'est fort mal connaître le sommeil qu'imaginer qu'on va le voir venir. On peut à la rigueur le sentir qui s'installe, mais on ne le voit pas plus qu'on ne regarde le soleil en face. C'est lui qui va s'emparer de vous par derrière ou dans un angle mort. (1) Traiter
- Le sommeil (4) Traiter
- Un cendrier plein n'est pas moins triste qu'un lit défait (1) Traiter
- Le lit défait (1) Traiter
- Le soupçon (2) Traiter
- L'ère du soupçon (1) Traiter
- Voici venir les temps où vibrant sur sa tige | Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir (1) Traiter
- Le pouvoir des fleurs (27) Traiter
- Quand j'étais môme (3) Traiter
- Jeunes années (3) Traiter
- Quand tu seras môme, on t'apprendra le temps d'aimer (1) Traiter
- L'argot (1) Traiter
- Le futur (44) Traiter
- Rien (2) Traiter
- "Inventer une rencontre singulière exige un effort soutenu d'attention. Organiser un service collectif suppose le renfort d'une institution. La première voie est éthique et morale, la seconde est politique et économique." (1) Traiter
- L'étranger (18) Traiter
- Eloge des institutions (1) Traiter
- Pourquoi aimons-nous le haiku ? Sans doute pour l'acquiescement qu'il suscite en nous, entre émerveillement et mystère. Le temps d'un souffle (un haiku, selon la règle, ne doit pas être plus long qu'une respiration), le poème coïncide tout à coup avec notre exacte intimité, provoquant le plus subtil des séismes. Sans doute aussi parce qu'il nous déroute, parce qu'il nous sort de notre pli, déchirant une taie sur notre regard, rappelant que la création a lieue à chaque instant. "Salve contre l'habitude", disait justement Henri Pichette à propos de la poésie - "ravissement soudain dans l'imprévisible", répondraient les haikistes qui traquent l'inconnu au coeur du familier. Peut-être enfin parce qu'il sait pincer le coeur avec légèreté. Rien de pesant, rien de solennel, rien de convenu. Juste un tressaillement complice. Une savante simplicité. L'éclosion spontanée d'une fleur de sens. (1) Traiter
- Ce qui est merveilleux (19) Traiter
- La subtilité (1) Traiter
- L'habitude (6) Traiter
- L'inconnu (1) Traiter
- L'éphémère (7) Traiter
- L'infime (3) Traiter
- Une fleur de sens (1) Traiter
- Le sens (24) Traiter
- Selon Bashô, un poème achevé doit révéler - dans le même temps - l'immuable, l'éternité qui nous déborde (fueki) et le fugitif, l'éphémère qui nous traverse (ryukô). Le haiku tremble et scintille alors comme un instant-poème, une étincelle jaillie de la confrontation permanent entre le présent et l'éternité, un minuscule aérolithe de modestie à l'échelle du cosmos. (1) Traiter
- L'éternité (5) Traiter
- Le présent et l'éternité (1) Traiter
- [Le haiku] suspend, comme en se jouant, la raison discursive qui nous tient lieu de béquille - avec une ambition souveraine : dire la réalité telle qu'elle est. (1) Traiter
- Les limites de la raison (102) Traiter
- Devant l'éclair - sublime est celui qui ne sait rien (Bashô) (1) Traiter
- Le savoir (66) Traiter
- Le haikiste semble photographier, enregistrer (André Breton dans le Premier Manifeste du Surréalisme n'appelait-il pas les poètes à être des "appareils enregistreurs" ?) un simple rien, mais dont l'éclat irradierait sans trêve. Il ne conçoit pas, il découvre. (1) Traiter
- [Le haikiste] met la focale au point sur ce qui est là, maintenant, inépuisable dans l'éphémère - non pas une essence, mais une dynamique, une énergie (1) Traiter
- Qui sait, au fond, si le monde vu par un papillon n'est pas plus réel que le nôtre ? (1) Traiter
- Cette attention portée à l'infime, cette tendresse envers le monde et toutes les créatures vivantes, principe bouddhique s'il en est, participe aussi d'un souci constant du détail, caractéristique de l'art japonais [...] L'attention se centre sur un ou deux détails à même de dire la totalité d'un ensemble - la partie devient le tout. (1) Traiter
- Le tout et les parties (17) Traiter
- Bouddhisme (458) Traiter
- Le détail (2) Traiter
- Plénitude du haiku (96) Traiter
- Art de l'ellipse et du bref, le haiku se tient à l'évidence du côté de la "phrase vivante", mais il procède par retranchement, par soustraction - par dépouillement. Habité par une exigence d'expression absolue, il dénude la langue jusqu'à sa moelle. (1) Traiter
- La langue (1) Traiter
- L'ellipse (1) Traiter
- "On appelle phrase morte une phrase dont le langage est encore du langage : une phrase vivante est celle dont le langage n'est plus du langage", Leang-Kiai de Tong-chan (1) Traiter
- Le langage (11) Traiter
- Débordant les mots par les mots, leur faisant dire ce qu'ils ne semblent pouvoir dire, il [le haiku] gambade toujours aux limites du langage. Et s'il apparaît comme l'expression vraie d'un vertige, c'est sans doute parce qu'il s'attache à ciseler sans fin cette pure aporie : mettre en mots le silence (1) Traiter
- Le silence (23) Traiter
- Les mots (75) Traiter
- [A propos du haiku] Ses quelques syllabes ouvrent un espace de naissance infinie que la lecture échoue à épuiser. Un espace de pure intensité mentale. Il faut dire que le lecteur est convoqué au plus vif, au plus vrai de sa palette sensible, pour "compléter" le poème. Le faire résonner. Comme si la métaphore cédait ici le pas à la résonance - onde d'un galet de sens ricochant sur les eaux du silence (1) Traiter
- Résonance (40) Traiter
- Un sentiment du monde comme miracle. Un sentiment d'ouverture à l'insondabilité des choses que semble avoir peu ou prou oublié l'héritage philosophique occidental, gouverné d'ordinaire par un esprit de distance vis-à-vis de la réalité (1) Traiter
- L'insondabilité des choses (1) Traiter
- Si le haiku est un exercice spirituel, c'est au sens où il approfondit le spiritus, c'est à dire le souffle, du monde en nous. (1) Traiter
- Exercices spirituels (1) Traiter
- L'être est voué à se défaire corps et âme, à se fondre dans le vide (1) Traiter
- Le vide (2) Traiter
- Corps et âme (1) Traiter
- L'éveil ? Une limpide immédiateté, sans la moindre grandiloquence. Une immanence prête à bruire dans les lieux les plus communs. Sauf qu'il n"est plus ici aucun lieu commun. Comme si chaque chose dans sa dimension fugitive dévoilait l'économie ultime de la nature (1) Traiter
- L'éveil (1) Traiter
- Le lieu commun (1) Traiter
- Le fugitif (1) Traiter
- Toutes les formes de coïncidences. (1) Traiter
- La coïncidence (1) Traiter
- [Le haiku] plaide à sa manière pour un esprit désoccupé, un esprit qui se laisse habiter. Il met en scène un je-monde à la fois totalement impliqué et parfaitement désimpliqué, un je-univers, un corps au diapason de l'espace. (1) Traiter
- Non-faire (84) Traiter
- Le souhait rilkien d'"entendre chanter les choses" (1) Traiter
- Entendre chanter les choses (1) Traiter
- Des poèmes-lâcher-prise (1) Traiter
- Le lâcher prise (1) Traiter
- [Ces poèmes] n'imposent rien, ils offrent, ils tendent, ls éclosent (1) Traiter
- Folle sagesse (1) Traiter
- La folie (4) Traiter
- La sagesse (2) Traiter
- Imaginez un univers enfin désentravé, dégrippé. Comme un terrain de jeu infini. Une facétie, révélée dans tout sa nudité cocasse. (1) Traiter
- Un terrain de jeu infini (1) Traiter
- Errance libertaire des gestes et du regard (1) Traiter
- Errance libertaire (1) Traiter
- Le geste sacré (7) Traiter
- Une confiance illimitée dans l'inattendu (1) Traiter
- L'inattendu (1) Traiter
- Le haiku se développe d'ordinaire sur la toile de fond d'un mot-saison (kigo) (1) Traiter
- Les saisons (21) Traiter
- L'importance que les japonais accordent aux circonstances, toujours uniques, jamais dues au seul hasard, mais bien à un lien prédestiné qui unit les êtres et les choses. (1) Traiter
- Les circonstances (1) Traiter
- Le hasard (2) Traiter
- Le haiku comme une salutation, un hommage au moment présent (1) Traiter
- On compte accumulés au fil des siècles dans des almanach poétiques(saïjiki) quelques milliers d'expressions ou de mots-saison, à partir desquels les haikistes façonnent leurs poèmes. Ces recueils, ces glossaires répertorient scrupuleusement tous les mots exprimant l'essence - le "parfum" - de la saison et els classent selon plusieurs catégories évocatrices : les moments de la saison, les phénomènes du ciel, le paysage, les activités humaines, la faune et la flore. Volonté d'ordonnancement du monde, souci d'exactitude esthétique, qui apparaissent comme une constante spécifique, intime du génie japonais. (1) Traiter
- Exactitude esthétique (1) Traiter
- L'ordonnancement du monde (2) Traiter
- La plus extrême minutie apportée à la codification des instants du monde [devient] le gage d'une vraie liberté. (1) Traiter
- L'instant (1) Traiter
- Une poésie fondée sur l'imprécision et l'ambiguïté - en même temps que sur la concision. (1) Traiter
- La langue japonaise (8) Traiter
- La poésie d'une langue où les adjectifs se conjguent, où les noms, délivrés de fioritures tels que genre ou nombre, se présentent sous la forme de dessins (1) Traiter
- La grammaire (1) Traiter
- La graphie japonaise - alliant idéogrammes et syllabaire phonétique - favorise l'extrême densité du haiku. Là où l'écriture littéraire de l'Occident semble donner d'emblée un socle cartésien à la description de la réalité, la figure fulgurante de l'idéogramme se prête plus facilement à "l'expression de l'inexprimable", à la transmission d'un espace que ne saurait saisir la seule pensée discursive.
En outre, la structure même de la langue favorise l'ambiguïté. Le japonais offre un vocabulaire des plus riches, à la fois flou et extrêmement nuancé. Il décline le monde avec autant de subtilité que le français - mais sur un mode plus énigmatique. Ici, un vocable recouvre souvent un éventail de notions que d'autres mots traversent. Incertaine, la frontière délimitant les territoires de sens dévoile tout un champ d'associations. Ambiguïté permanente qui déploie l'étendue de ses facettes dans le haiku, jusqu'à en faire parfois un véritable "langage crépusculaire", lequel n'est pas sans évoquer le sandhya-bhasa ("langue du paradoxe") chère au bouddhisme médiéval indien : les mots sont alors détournés de leur rôle en vue de dire un au-delà (ou un en-deça) d'eux-mêmes, de cerner une conscience globale antérieure à toute conceptualisation, y compris celle du langage.

Au delà du clair de lune
je laisse ma barque
pour entrer dans le ciel
(Koda Rohan)

La grammaire particulière du haiku nourrit encore d'autres ambivalences. Ainsi, le "collage" de plusieurs idéogrammes - dont la fonction grammaticale reste "flottante" - ouvre la porte à plusieurs sens, révélant du même coup une palette d'interprétations. Les sens se chevauchent, se complètent, se démultiplient - trivial et spirituel s'entrecroisent. Le flou sémantique accroit l'exactitude poétique.
Un seul et même mot, uta, désigne en japonais la poésie et le chant. Et c'est à voix haute, comme un chant, que le haiku se lit. ()
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- Exprimer l'inexprimable (1) Traiter
- La pensée discursive (1) Traiter
- La sémantique (1) Traiter
- Les territoires de sens (1) Traiter
- Ce "flou irisé de ressources" qu'évoque Claude Roy à propos du chinois. (1) Traiter
- les ressources (1) Traiter
- La langue chinoise (3) Traiter
- L'étrangeté est toujours partageable (1) Traiter
- L'étrangeté (1) Traiter
- Nuit sans fin -
je pense
à ce qui viendra dans dix mille ans
(Shiki)
()
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- Tu es riche ?
J'ai tout
Je ne me possède plus ()
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- Guérir du moi (1) Traiter
- Questions/réponses (1) Traiter
- Le moi (4) Traiter
- Prépare-toi à la mort
prépare-toi
bruissent les cerisiers en fleur
(Issa) ()
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- La mort (7) Traiter
- Profond
plus profond encore
dans les montagnes bleues
(Santôka) ()
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- Dans la brume de printemps
le vol blanc
d'un insecte au nom inconnu
(Yosa Buson) ()
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- Douceur de la brise
dans le vert de mille collines
un temple isolé
(Masaoka Shiki) ()
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- Soir d"hirondelles -
demain encore
je n'aurai rien à faire
(Kobayashi Issa) ()
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- Sans souci
elle contemple la montagne
la grenouille
(Kobayashi Issa) ()
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- En secret
le camélia devine
la présence du prunier
(Hayashibara Raisei) ()
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- Le monde
est devenu
un cerisier en fleurs
(Ryôkan) ()
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- La cloche se tait -
les fleurs en écho
parfument le soir !
(Matsuo Bashô) ()
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- L'âme (4) Traiter
- Ma cascade est semblable au torrent des douleurs ;
Un bruit sourd et plaintif résonne dans le gouffre,
Et l'on dirait au loin le chant d'un dieu qui souffre
Coupé de sanglots et de pleurs
(Jean-Pierre Veyrat) ()
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- Nature et tristesse (1) Traiter
- Il aimait cette nature sauvage et virginale des Alpes... - Les Alpes, avec leurs torrents qui mugissent, leurs rivières qui bondissent échevelées du haut des pics gigantesques, leurs cavernes profondes, leurs forêts ombreuses et sonores ; leurs flancs nus et grisâtres, leurs têtes de neige, leurs aiguilles, leurs cimes plissées et découpées comme des franges ; - Les Alpes dont les bases s'allongent, se contournent, s'arrondissent avec une grâce infinie, et se développent en délicieuses collines, en gorges sombres et taciturnes ; les Alpes avec leurs lacs bleus dans d'énormes conques de rochers, courronnées quelquefois d'immenses forêts de pins, harmonieux dans la tempête, et de peupliers dont le feuillage ondoie comme une chevelure quand une soirée d'orage se balance à leurs cimes. Oh, c'était bien beau à voir, à parcourir, à embrasser de toutes les puissances de son âme. (Jean-Pierre Veyrat) (1) Traiter
- Les Alpes (1) Traiter
- La nature (24) Traiter
- Dystopie (2) Traiter
- L'autarcie (1) Traiter
- La simplicité (27) Traiter
- Extra-vagance (1) Traiter
- Autobiographie (1) Traiter
- Ce qu'il me fallait, c'était vivre abondamment, sucer toute la moelle secrète de la vie (1) Traiter
- Le désir de vivre (2) Traiter
- Sucer toute la moelle secrète de la vie (1) Traiter
- Une autre vie (2) Traiter
- Dans Walden, Thoreau décrit l'esthétique des paysages entourant sa cabane (chapitre IV : Bruits). Il énumère aussi les sons audibles depuis sa cabane : les cloches de l'église, le meuglement des vaches, le chant du whip-poor-will, le hululement des hiboux, le coassement des grenouilles et le chant des coqs. Par ailleurs, il écrit ses observations sur la géographie de l'étang de Walden et ses voisins : l'étang de Flint (ou Sandy Pond), White Pond, et Goose Pond (1) Traiter
- Le paysage (27) Traiter
- Les animaux (115) Traiter
- La propriété (2) Traiter
- Une nouvelle éthique (1) Traiter
- Walden passe par la redécouverte des mots précis, des étymologies et des échos stylistiques (prosonomasie) entre les mots. « Les dénombrements sans fin des mots de Walden font [ainsi] partie de son entreprise de sauvetage du langage. » Thoreau rêve d'une « parole-écriture végétale qui ne serait lue ou entendue que par les oiseaux ou les anges ». Le secret de cette langue est possédé par les animaux du bois et par l'étang de Walden et « tout le livre parle du recouvrement prestigieux et possible d'une langue adamique, celle d'une profération poétique où les mots seraient adéquats aux choses. Il s'ensuit que l'animal, de par le fait qu'il est plus proche de la nature, détiendrait le secret de ce babil ancien et mimologique parlé à l'aube des temps. » Il existe donc deux langages : l'un maternel et l'autre paternel ; l'homme doit réapprendre à les parler. Proche de ce que sera plus tard la philosophie de Wittgenstein, Thoreau fait de Walden « une éducation à l'âge adulte pour redonner sens aux mots » ; Walden est ainsi « une entreprise de réappropriation du langage, exactement comme le Tractatus-philosophicus, une entreprise de réhabilitation du langage par le silence. »

Plusieurs fois dans le roman, Thoreau écoute les cris animaux, ses « voisins inférieurs », et dont la langue est assimilée aux poèmes humains. Il les imite et tente d'en cerner la signification en laissant libre cours aux associations d'idées. Ses onomatopées et calembours sont la clé de cette langue adamique par laquelle Thoreau souhaite s'affranchir de la littérarité. Par ce travail du sonore, Thoreau entend établir « un protocole de lecture qui a pour fonction d'initier les lecteurs au plaisir du bruit ». La rencontre avec l'écho donne le départ du nouveau langage du narrateur, celui de l'harmonie imitative. Ce dernier lui permet de décrire la nature en donnant à chaque élément de celle-ci un son particulier, en accord avec son essence. Il s'agit d'une initiation car le processus d'acquisition linguistique est progressif. La nature s'humanise et « le meuglement lointain de quelques vaches » semble celui de « certains ménestrels », de même « les whippoorwills chantaient leurs vêpres ». Viennent ensuite les oiseaux qui laissent la place aux chats-huants, comparables à des « pleureuses ». Les animaux semblent articuler de plus en plus leurs langages, et, ce faisant, un sens se forme. Ils ne ressemblent plus à des hommes mais à des poètes : les chats-huants ont ainsi un « cri lugubre véritablement ben-jonsonien », en référence au poète Ben Jonson, contemporain de Shakespeare. En somme, Walden est « la manifestation suprême de cette conscience linguistique exigeante » de Thoreau. ()
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- La solitude (40) Traiter
- L'harmonie avec la nature (1) Traiter
- Rester sauvage (30) Traiter
- Thoreau tente de montrer « comment la présence humaine et le paysage interagissent ». Thoreau nous montre que le paysage a la capacité de résister à l'action humaine mais aussi que l'homme doit équilibrer le milieu et aider la nature à faire jouer ses forces homéostasiques. En ce sens, Walden propose une « contre-idéologie du paysage ». Le paysagiste américain Ian McHarg (auteur de Design with Nature) s'inspire de cette idée, dont Thoreau est le pionnier. Cette relation, devenue intime, avec la nature permet à Thoreau de redéfinir jusqu'à l'acte d'écriture : il « définit son idéal littéraire par la capacité de l'écrivain à se soumettre à l'influence de la nature, à transposer la sauvagerie encore si largement présente sur le Nouveau Continent. Il emprunte au nationalisme littéraire américain l'idée selon laquelle les vastes étendues désertiques constituaient une ressource précieuse que l'Europe n'avait plus à sa disposition pour se redonner de l'énergie » (1) Traiter
- Le temps (29) Traiter
- La guerre (11) Traiter
- La vérité (13) Traiter
- Je suis le diable. Le diable. Personne n'en doit douter. Il n'y a qu'à me voir, d'ailleurs. Regardez-moi, si vous l'osez ! Noir, - d'un noir roussi par les feux de la géhenne. Les yeux vert poison, veinés de brun, comme la fleur de la jusquiame. J'ai des cornes de poils blancs, raides, qui fusent hors de mes oreilles, et des griffes, des griffes, des griffes. Combien de griffes ? Je ne sais pas. Cent mille, peut-être. J'ai une queue plantée de travers, maigre, mobile, impérieuse, expressive, - pour tout dire, diabolique. (...) (1) Traiter
- En cherchant des violettes sous les feuilles sèches et sous l'herbe morte de l'an dernier, nous trouvons seulement des glands germées, rouge comme des cerises et qui lance, hors de leur coque crevée, un délié, un tenace et vivant fil qui plonge, aveugle, intelligent dans la terre humide. (1) Traiter
- Le violettes (1) Traiter
- Les glands (1) Traiter
- Au bout de l'allée, vert tunnel, brille l'issue étincelante, la fin de la haute futaie. Ce n'est qu'une étoile bleue, puis, à mesure que nous avançons, une ogive couleur de mer, puis un portique ensoleillé, ouvert sur un bois-taillis, rasé l'an dernier, ou des surgeons buissonnent, ombragés de rares chênes. Ici le soleil s'étale, l'air bourdonne de taons et de guêpes, la libellule grésille, déchirant le réseau de rayons que tisse le vol des moustiques et des minces mouches forestières. (1) Traiter
- La taon (1) Traiter
- La guêpe (1) Traiter
- Le moustique (1) Traiter
- Je voudrais être de deux mois plus vieille ou de trois semaines plus jeune. Il y a vingt jours, je les avais tous les six dans la corbeille, aveugles et pelucheux ; ils ne savaient que rampaient et, suspendus à mes mamelles, onduler d'aise comme des sangsues. Comme c'était facile ! Maintenant, ils sont terribles, et quand il faudrait sévir, ma sévérité, désarme rien qu'à les voir. (1) Traiter
- La maternité (1) Traiter
- Je dédie ce livre, écrit Colette, à n'importe quel soldat inconnu que le printemps pourra revoir, sanguinaire, doux et rêveur comme le Premier Homme de la planète (?) (1) Traiter
- L'Homme (1) Traiter
- Le bonheur tranquille (1) Traiter
- Les bêtes sauvages (1) Traiter
- Qu'elle nous entretienne de ses mistigris et toutous, qu'elle dénonce les jardins zoologiques ou les marchands de chiens, qu'elle brocarde un avaleur de poissons rouges ou un naturaliste soumis à son chat, qu'elle dénonce les vivisecteurs pavloviens ou les victimes à plumes et poils de la Grande Guerre, Colette magnifie le moindre de ses texticules de sa plume rafraîchissante. Usant sans abuser de mots précieux et d'images audacieuses, l'amie des bêtes personnifie chaque animal portraituré, nous régalant de facétieux anthropomorphismes. (1) Traiter
- La défense des animaux (1) Traiter
- La maltraitance animale (1) Traiter
- Pignochées d'ombres douces et de chatoiements veloutés, ces oeuvrettes [ndlr : livre "La paix chez les bêtes", Colette] débordent d'une tendresse lénifiante : une lecture balsamique et douillette. (1) Traiter
- Chatoiements veloutés (1) Traiter
- La tendresse (3) Traiter
- Colette nous invite à savourer avec elle les précieux moments en compagnie des bêtes ou au coeur de la nature. (1) Traiter
- Des moments de plaisir (2) Traiter
- Passer du temps avec les animaux (1) Traiter
- De la musique avant toute chose (1) Traiter


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