Michel Maffesoli qualifie notre monde de post-moderne, nom temporaire d'une époque qui n'a pas encore trouvé son nom propre, de même que l'époque "moderne" était qualifiée de "postmédiévalité" avant que Charles Baudelaire lui attribue l"épithète qui nous est familier.
Telle est qualifiée, dans cet article, la méthode de Michel Maffesoli
Dans son livre, Michel Maffesoli utilise autant les dictions populaires et les proverbes que les citations des grands philosophes
Pour Michel Maffesoli, notre monde est paradoxal en ce qu'il est la naissance d'une époque nouvelle
Attribut de la postmodernité, le "nous" des communautés multiples, fondées sur les plaisirs et passions partagés, plutôt que le "je" de l'individu
Selon Michel Maffesoli, la progressivité est différente du progressisme en ceci qu'elle intègre le passé, l'archaïque, la tradition
"Dans la postmodernité, le vécu prime la théorie ; l'expérience, le rationalisme ; le concret, l'abstraction". L'idéal communautaire est celui "du partage et de l'échange vécus ici et maintenant"
Dans la postmodernité, l'expérience prime le rationalisme
Dans la postmodernité, l'expérience prime le rationalisme
Dans la postmodernité, le politique passe du projet à l'immanence
Dans la postmodernité, Le primat du futur (les « lendemains qui chantent » du progressisme) est chassé par le primat du présent.
La postmodernité refuse (à quoi bon ?) le pari risqué d'"un mieux être à venir se payant par la négation du relatif bien-être en cours"
La "puissance sociétale", "celle de l'être-ensemble, celle du partage, celle de l'échange" se substitue au pouvoir.
"Réenchantement du monde", après le désenchantement qui était la conséquence du rationalisme de l'époque moderne. La technique, loin d'entraver le réenchantement, y participe. Michel Maffesoli remarque que le mystère, l'inconnu, l'indicible dont voulait se délester la modernité est à nouveau l'objet d'"appétence"
La technique, loin d'entraver le réenchantement, y participe.
Michel Maffesoli remarque que le mystère, l'inconnu, l'indicible dont voulait se délester la modernité est à nouveau l'objet d'"appétence" (postmomdernité)
Selon Michel Maffesoli, la postmodernité est "sagesse, faite de vénération de la maison commune"
Selon Michel Maffesoli, la postmodernité est "sagesse, faite de vénération de la maison commune"
À la vérité "une" de la modernité, à son universalisme, la postmodernité oppose le relativisme de vérités multiples s'ajustant ou non entre elles.
Selon Michel Maffesoli, dans le monde post-moderne, le Bien et le Mal ne sont plus que "des valeurs muséales"
À l'hubris de Prométhée dérobant le feu aux dieux, la postmodernité oppose la figure mythologique de Dionysos.
Le livre de Michel Maffesoli est magnifiquement illustré par un détail d'une toile de Caravage, peintre baroque de cet oxymore qu'est le "clair-obscur"
"Ni rire, ni pleurer, mais comprendre"
"Nouvelle Renaissance"
Une hypothèse est à considérer, celle d'un gigantesque retour de balancier empêchant le plein déploiement de la postmodernité, qui remettrait donc en cause la thèse de l'auteur selon laquelle la postmodernité est la naissance d'une époque nouvelle qui succède à la modernité lente à mourir.
Le moment présent