Ville de 60 000 habitants (sans compter l'agglomération qui porte sa démographie à 125 000 âmes), préfecture de la Savoie, Chambéry est au sens propre entourée par les montagnes. Pourtant, contrairement au bassin grenoblois, à 60 kilomètres de là, qu'on compare souvent à une cuvette, le basssin chambérien ressemble plutôt à un carrefour. Carrefour de vallées d'une part, de massifs montagneux d'autre part, les anciens ayant eu l'idée au combien stratégique de construire cette ville au point de quasi rencontre entre le massif des Bauges et les contreforts du massif de la Chartreuse.
Le reporter et écrivain Jean Bertolino, interviewé sur Mneseek (voir le sommaire des articles), parle avec émotion du Nivolet et du Mont Peney, qui lui arrachent des larmes à chaque fois qu'il rejoint Chambéry. Autre référence, Pierre qui a décidé de valoriser le territoire des Bauges (voir le lien ci-dessous) regrette que souvent nous vivions en oubliant les merveilles qui nous entourent.
Comment ne pas être époustouflé quand on regarde le massif de Belledonnes, vu par exemple depuis la route qui relie Chambéry à Montmélian. Ce n'est évidemment pas la seule occasion.
On peut se mettre à songer et se dire que les sujets des contes puis des ducs de Savoie voyaient exactement les mêmes montagnes. Les anciens leur ont donné leurs noms, jusqu'où les vénéraient-ils ?
Regardons ces montagnes qui étaient là bien avant nous, qui ont elles-mêmes vu passer des générations d'êtres humains, de l'homme des cavernes aux "digital natives". Elles survivront probablement à Facebook.
Maître Dôgen, dans son oeuvre le Shôbôgenzô, parle de "la vertu acquise des montagnes", manière de dire qu'elles ont une âme.
Le Nivolet est LA montagne de Chambéry par excellence. C'en est d'ailleurs un des symboles les plus souvent évoqués (peut-être à égalité avec les Eléphants). Surplombant directement la ville, il porte à son sommet une croix construite au XIXème siècle. Cette croix mesure 21,5 mètres de haut, elle a été édifiée en 1861, puis reconstruite en 1909 suite à un ouragan. Le Nivolet culmine à 1547 mètres. Elle a longtemps été éclairée de nuit par des gros projecteurs. A une époque, certains chambériens montaient à pied et faisaient l'aller-retour dans la journée, et ce sans équipement particulier.
Le mont Peney est un sommet des Bauges culminant à 1 356 m d'altitude, au sud-est du Nivolet et au nord-est de Chambéry en Savoie. Il est situé sur la commune de Saint-Jean-d'Arvey. Sa face sud, celle que l'on voit sur l'image, est une falaise aux parois calcaires d'environ 200 mètres. La falaise sud comporte des grottes dans lesquelles des restes de silex et un squelette humain du Néolithique ont d'ailleurs été retrouvés, tout comme des peintures rupestres datant de l'âge du bronze laissant témoigner d'une présence humaine ancienne dans cette partie des Bauges. Très convoité pour ses randonnées, l'on peut y faire de la via ferrata, pour se rendre par exemple aux grottes ou au Nivolet.
Le mont Margériaz est situé au centre du massif des Bauges entre le Val d'Aillon à l'est et le col de Plainpalais à l'ouest. La station de ski du Margériaz, très prisée des chambériens et des aixois, est située sur les communes d'Aillon-le-Jeune à l'est et des Déserts à l'ouest. Dérivant d'un nom latin malgeria, mulgaria "vases à traire", le mot Margériaz corrrespond aussi à un fromage local, à pâte pressée cuite, réputé pour sa texture crémeuse et ses arômes fruités. Ce fromage est produit dans le Massif des Bauges, à Lescheraines, en Savoie, par la coopérative Fruitière du coeur des Bauges. Sa fabrication remonte au XVIe siècle, inspirée des grandes meules de gruyère produites dans les alpages savoyards. Protégé par une marque déposée depuis 1986, il reste un produit authentique et emblématique du terroir des Bauges.
Le mont Revard culmine à 1550 mètres d'altitude et surplombe la ville d'Aix les Bains et le lac du Bourget. De 1892 à 1937, une crémaillère, le chemin de fer du Mont-Revard, relie la ville d'Aix-les-Bains au mont Revard. La ville thermale créa ce train à crémaillère pour emmener les curistes des thermes nationaux d'Aix-les-Bains ainsi que les touristes en haut du mont Revard. L'arrivée du téléphérique en 1935 entraîne la fin de la ligne à crémaillère. Le mont Revard appartient au domaine skiable de Savoie Grand Revard. s'agit de la plus ancienne station des Alpes françaises. Son domaine de ski de fond, d'environ 140 kilomètres, partagé avec La Féclaz, est le site nordique français le plus important au niveau national. La fréquentation du belvédère panoramique permet au Revard d'être classé comme le deuxième site le plus visité de la Savoie en période estivale. Le mont Revard servit de décor pour le film français intitulé L'Auberge rouge réalisé par Claude Autant-Lara, sorti en 1951 avec pour acteurs principaux Fernandel dans le rôle d'un moine et Françoise Rosay dans celui de la femme de l'aubergiste.
La dent du Chat est une montagne qui surplombe le lac du Bourget et visible depuis la ville d'Aix les bains. On accède au sommet en 6 h avec une importante portion en forêt. Ce sommet jouit d'un panorama embrassant les massifs du Mont-Blanc, de la Vanoise, des Bauges, de Belledonne et de la Chartreuse, ainsi que le lac du Bourget et le bassin chambérien. La légende veut qu'un jour, un pêcheur attendant en vain une prise dans sa barque, fit le voeu de relâcher le poisson à l'eau s'il arrivait à en pêcher un, dans l'espoir d'être récompensé pour son geste généreux. Entendu par la Providence, il fit enfin une prise, et trop content après tant d'heures d'attente, oublia son voeu et ne relâcha pas le poisson, le garda et relança sa ligne. Il eut alors une nouvelle prise, mais tellement importante que sa barque faillit chavirer. Il en ressortit de l'eau un petit chaton. Il rentra chez lui, le chaton dans sa poche. Au fil des années, celui-ci grandit, finit par devenir un beau chat adulte. Un beau jour, il quitta la maison du pêcheur et grimpa dans la montagne, où il s'installa sur un piton rocheux, l'actuelle dent du Chat, d'où il entreprit de terroriser les voyageurs franchissant le col. Ce furent finalement les compagnons du roi Arthur, Bérius et Mélianus qui débarrassèrent la contrée de l'horrible chat, en le transperçant de plusieurs flèches après lui avoir tendu un piège en l'appâtant avec un agneau. Le roi offrit, en récompense, un champ à Bérius (champ Bérius : Chambéry) et un mont à Mélianus (mont Mélianus : Montmélian). Finalement, une seule de ses canines resta là-haut, celle de la dent du Chat.
Vaste massif des Préalpes situé entre Isère et Savoie, avec notamment la montagne du Granier. On distingue bien tout son versant est en passant par la vallée du Grésivaudan. La fromagerie du Habert, haut lieu de la fromagerie savoyarde, y est en plein coeur, ainsi que le restaurant du Habert, à Entremont.
Sa face nord est constituée d'une falaise de près de 900 m de hauteur, apparue dans la nuit du 24 au 25 novembre 1248 à la suite d'un gigantesque glissement de terrain ayant fait disparaître une partie de la montagne. C'est probablement le plus grand éboulement connu de l'histoire de l'Europe. Le nombre de victimes est estimé à près de 1 000, et cette catastrophe a donné naissance à l'une des plus grandes falaises calcaires de France avec 700 mètres d'à-pic. Cet éboulement écrasa environ seize villages (dont Cognin, Vourey, Saint-André, Granier, Saint-Pérange) et tua au moins un millier de personnes. Des blocs calcaires de plusieurs centaines de mètres cubes furent transportés sur plus de 8 km. Des dépressions sont apparues, dont certaines ont fait naître de nouveaux lacs, tel le lac de Saint-André, proche de l'emplacement occupé par le village enseveli du même nom, ou le lac Noir. Le mont Granier, qui s'appelait auparavant le mont Apremont, a été rebaptisé à la suite de cette catastrophe avec le nom d'un des villages engloutis. De nombreuses légendes entourent le mont Granier. Les pierres de l'éboulement se seraient arrêtées avant Myans. La Vierge dorée qui surplombe l'église de cette commune a été érigée en mémoire de ce fait miraculeux. A noter les nombreuses galeries qui occupent le massif. Jean Bertolino, dont nous avons parlé plus haut, a écrit un roman à ce sujet : "Et je te donnerai les trésors des ténèbres".
Elle est bien visible depuis Challes les Eaux et Chambéry, et accessible en randonnée, pour atteindre une altitude de 1681 mètres. Elle fait partie du massif des Bauges.
Depuis la ville de Montmélian, on distingue bien le profil de cette savoyarde, avec sa coiffe typique de la région. De l'autre côté de cette barrière montagneuse se trouve le lac de la Thuile.
La chaine de Belledonne culmine a 2977 mètres d'altitudes. Elle est à cheval entre les départements de la Savoie et de l'Isère. Le massif s'étend sur 70 km de long et 20 km de large. Il est bordé par de profondes vallées. Les sommets enneigés de Belledonne constituent le décor naturel des deux plus grandes villes des Alpes françaises, Grenoble et Chambéry.
S'élevant a plus de 2400 mètres d'altitude, le grand arc forme un très joli pic vu de la combe de Savoie. On le contourne pour aller en Maurienne depuis Chambéry. Il fait parti du massif de la Lauzière.
Il vous faudra 2 heures de marche a bonne allure pour arriver à son sommet à 2084 mètres d'altitude. La dent d'Arclusaz domine la toute la Combe de Savoie, et particulièrement le village de St Pierre d'Albigny, elle est longée par l'Isère.
La Dent de Crolles s etrouve dans le département de l'Isère, surplombant la ville de Grenoble. Elle est très recherchée par les spéléologues (calcaire), elle s'élève à 2062 mètres. elle fait partie du parc naturel régional de Chartreuse ; le chamois et le lynx y sont présents.
Les aiguilles d'Arves constituent le sommet dominant du massif des Arves, au sud de la Maurienne, à la frontière des départements de la Savoie et des Hautes-Alpes. On distingue : l'aiguille Méridionale (3 514 m) ; l'aiguille Centrale (3 513 m), séparée de la précédente par le col de Gros Jean (3 265 m) ; l'aiguille Septentrionale, également appelée Tête de Chat (elle ressemble à une tête de chat), séparée de la précédente par le col des Aiguilles d'Arves (3 163 m). Ces trois aiguilles, emblématiques de la vallée de la Maurienne, sont visibles depuis le col de la Croix de Fer (image)
Le col de la Croix-de-Fer doit son nom à la présence d'une croix en fer au col. Traversé par la route départementale 926, il est ouvert à la circulation de juin à octobre (il fait partie des grands cols routiers savoyards qui ferment de octobre à mai). Il culmine à 2067 mètres d'altitude. Il est souvent emprunté par les coureurs du Tour de France.